Chroniques du Bout du Monde #7 : La malédiction du luminard

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ J’adore les films d’épouvante, je crois que ceux qui viennent ici le savent depuis un moment ! Mais j’aime bien aussi les slasher, c’est-à-dire des films d’horreur où un groupe se fait lentement décimer par un tueur en série (genre Vendredi 13). En ce moment j’en découvre de nouveaux sur Netflix, eeeett… je sais pas ce que c’est censé dire sur mon état d’esprit actuel, mais qu’est-ce que ça me détend X’D

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Nouvelle chronique littéraire ! On continue sur ma série fantasy du moment et que j’aime beaucoup beaucoup beaucoup : Les Chroniques du Bout du Monde de Paul Stewart, illustrée par le génial Chris Riddell et traduite par Jacqueline Odin dont je tiens à souligner le travail qui a dû être le sien. On attaque aujourd’hui le 7ème tome, paru en 2006 : La Malédiction du luminard. Il s’agit aussi du début du troisième cycle de la série ; j’ai conscience que présenté comme ça, ça peut faire un peu micmac, donc voici tout de suite la liste des tomes que j’ai déjà chroniqués pour mieux vous repérer 🙂

Chaque cycle est en fait une trilogie centrée sur un personnage. Le premier cycle portait sur Spic, capitaine pirate du ciel. Le deuxième porte sur Rémiz, un jeune apprenti bibliothécaire, lié à Spic mais je ne peux pas vous en dire plus ^^ Le troisième est une sorte de préquelle qui va porter sur Quint, également pirate du ciel, mais également le père de Spic. Du coup, deux solutions s’offrent à vous : lire cette trilogie en premier pour la chronologie, ou la lire dans l’ordre de parution (même dilemme qu’avec Star Wars en gros) ^^

Résumé : Sanctaphrax la Grande. Sanctaphrax la Puissante. Une ville flottant sur son rocher, dont le nom seul inspire le respect et la crainte.
Mais une ville en danger : c’est ce que Linius Pallitax, Dignitaire suprême de Sanctaphrax, et son jeune assistant, Quint Verginix, viennent de découvrir. Au plus profond de son rocher flottant, Sanctaphrax abrite un terrible secret. Pire qu’un secret, une vérité : quand la terre et le ciel s’unissent pour de sombres raisons, ils peuvent donner naissance à la pire créature qui soit. Une créature synonyme de destruction. Le luminard…

Mon avis : 

Sans surprises, je suis toujours aussi dingue des illustrations de Chris Riddell ^^ Elles sont vraiment l’un des gros points forts de la série pour moi et illustrent à merveille ce que Paul Stewart a imaginé. Les expressions des personnages sont très vivantes, parfois caricaturales, mais toujours détaillées : résultat, on est à fond dans l’histoire, on s’immerge totalement et on ressent plus d’empathie. Les décors aussi sont impressionnants, et compensent un peu la frustration de ne pas voir tout cela ailleurs que dans notre imagination 🙂 

Alors certes, on peut se dire que l’histoire manque un peu d’enjeux : comme il s’agit d’une préquelle, on sait déjà quels personnages vont a priori survivre ou non. Si vous choisissez de la lire en premier, vous profiterez du suspense ; mais si vous la lisez dans l’ordre de parution, c’est un autre plaisir qui prend le relais, celui de l’initié qui retrouve les références et les petits détails pour compléter ce qu’il sait déjà de la série. C’est au moins aussi jouissif que de tout découvrir, car on comble les petites zones d’ombre avec un vrai aperçu du passé de la série, autre que ce que les personnages nous racontaient dans les premiers tomes. On rencontre enfin des personnages autrement que par ouï-dire, et on comprend comment certaines choses ont pu voir le jour. 

Et attention, il ne s’agit pas d’un réchauffé, même si nous sommes dans le même univers et dans le passé de surcroît. Autant les premiers cycles se concentraient sur les bas-fonds d’Infraville, les dangers de la Falaise et des Grands Bois, ici nous évoluons dans la ville des érudits, la cité flottante de Sanctaphrax. Adieu les monstres, les guerres et les effusions de sang, et bonjour les complots et les intrigues, les faux-semblants d’une ville élitiste et le danger d’une créature qui prend lentement forme dans l’ombre. On découvre les origines du schisme entre érudits du ciel et érudits de la terre : on apprenait son existence dans le cycle de Rémiz, mais sans vraiment en connaître la raison. Et ce schisme a eu de grandes conséquences, car tout un pan du savoir accumulé à Sanctaphrax a disparu. La passion des études a été remplacée par les querelles futiles et les luttes de pouvoir politique. 

Au milieu de tout cela, nous retrouvons Quint, le père de Spic. A cette époque, il est encore un jeune adolescent, mais il a déjà tout pour devenir un grand pirate du ciel. Son père l’a pris sous son aile après le terrible incendie qui a ravagé leur maison et tué toute leur famille. Quint en est le seul rescapé et a développé une peur panique du feu. Rien ne le destinait a priori à rester sur Sanctaphrax, mais son père et le Dignitaire Suprême de la cité volante, Linius Pallitax sont de grands amis ; or, le second a besoin d’un assistant de confiance et peut en retour lui offrir une chance inouïe, celle d’entrer à l’Académie et devenir un chevalier érudit, un chasseur de tempête et un vrai héros pour la ville. Ce que Linius ne dit pas, c’est qu’il a entrepris dans le plus grand secret de retrouver les connaissances perdues des érudits terrestres pour réconcilier les sciences du ciel et de la terre. Mais c’est sans discernement qu’il le fait, sans prendre le temps de comprendre pourquoi certains de ces savoirs ont été volontairement perdus… Linius sombre lentement dans une folie obsessionnelle sous les yeux de sa fille Maria, qui se sent délaissée et voit dans Quint un rival et la raison de tous les maux qui affectent son père. 

L’intrigue est un peu moins nerveuse dans ce septième tome que dans les précédents, les péripéties sont plus insidieuses et l’auteur prend le temps de nous amener à la naissance d’un des monstres les plus mythiques de toute la saga. Ce sera lui le véritable antagoniste, plus que les érudits calculateurs et machiavéliques. Les personnages sont tous attachants à leur manière, en particulier le duo formé par Quint et Maria. Tous deux sont à la fois vulnérables et déterminés : le premier est encore traumatisé de la mort de sa famille et il regrette le navire du ciel de son père, mais il a le sens du devoir et une grande curiosité ; la seconde souffre d’être mise à l’écart par son père et se méfie de presque tout le monde, une nécessité pour survivre à Sanctaphrax, mais elle est profondément courageuse. 

Bref, un nouveau tome très intrigant et attachant, de nouvelles aventures que j’ai hâte de lire ^^ Les ours bandars me manquent un peu, ce sont mes créatures préférées de l’univers de Paul Stewart, mais peut-être qu’on les retrouvera dans les tomes suivants ❤ 

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