Archives de Catégorie: Fantasy

Littérature imaginaire, souvent surnaturelle, par exemple le Seigneur des Anneaux.

Shikanoko #4 : L’Héritier de l’Arc-en-Ciel

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Pouvons-nous nous arrêter un moment et profiter du fait que nous soyons dimanche pour célébrer une chose : le bonheur qu’on peut avoir lorsqu’on glande de façon éhontée dans un bon canapé 😀 A force de toujours vouloir ou devoir être productif, on en oublie à quel point c’est bon de s’autoriser un moment où on ne fait rien : on pose le cerveau, on débranche le téléphone, on glande devant une série, devant la fenêtre ou en pleine contemplation de nos orteils (une partie de notre corps qui mérite toute notre considération) ^^

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Bref, nouvelle chronique littéraire ! C’est avec un grand plaisir que je vous présente la chronique du quatrième et dernier tome de la série Shikanoko de Lian Hearn 😀 C’est fou ce que j’ai envie de lire sa première série maintenant, Le Clan des Otori, je me suis offert les tomes qui me manquaient en terminant L’Héritier de l’Arc-en-Ciel et j’ai hâte ! Plus que jamais je vous recommande la série, et n’hésitez pas à lire les chroniques des tomes précédents : L’Enfant du Cerf, La Princesse de l’Automne et L’Empereur Invisible.

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Shikanoko #3 : L’Empereur Invisible

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! J’espère aussi que, pas comme moi, vous arrivez à dormir malgré la chaleur et les moustiques ^^’ Mon chéri tente la tactique de la couette-cocon, avec un juste un bras dehors pour capter un peu de fraîcheur. Résultat : un joli réseau de piqûres sur l’épaule, façon constellation de la Grande Ourse. Du coup maintenant il se prend pour Ken le Survivant XD Heureusement, d’ici quelques jours, nous aurons la sacro-sainte Moustiquaire (faut imaginer des choeurs d’anges en lisant le mot, on en est à ce degré de fatigue).

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Nouvelle chronique littéraire ! J’ai repris une série dont je vous avais déjà présenté les deux premiers tomes : Shikanoko de Lian Hearn, qui a également écrit Le Clan de Otori. J’avais hâte, mais depuis le temps, j’avais besoin de relire les premiers tomes : c’est avec bonheur que je me suis replongée dans cet univers médiéval japonais fantastique ❤ Pour rappel, la série est sortie à partir de 2017, et en mars de cette année Gallimard a réédité la série en poche et en deux volumes pour quatre tomes. L’occasion de foncer vous l’offrir, même si ça n’aura pas le charme des versions grand format avec leur dessin sur le dos ^^ Si vous ne les avez pas lues, je vous mets les liens vers les chroniques des deux premiers tomes : L’Enfant du Cerf et La Princesse de l’Automne.

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Les Jardins statuaires

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Grosse semaine de boulot pour moi au Village du Livre, on a reçu un nouveau lot de livres et c’est moi qui vais l’inventorier ! Et beaucoup de taf du coup, environ 40 gros cartons de livres, et pas des petites tailles ce qui est un peu bête du coup : un vrai carton de livre est un petit carton que l’on peut soulever sans trop de difficultés, même rempli de livres ; là c’était des cartons normaux remplis, je vous laisse imaginer le poids que ça faisait à soulever ! Heureusement, j’ai pu m’en sortir sans avoir trop mal au dos. Mais ce lot promet d’être génial : poésie, environnement, Chine, Inde et Asie, littérature anglaise… j’adore, je me suis déjà mis plusieurs livres de côté pour moi ❤ 

Nouvelle chronique littéraire ! Un livre que j’ai découvert totalement au hasard des rayonnages et des présentoirs, la couverture m’avait attiré l’oeil ^^ Ce fut une lecture très particulière, je n’aurais jamais deviné où elle allait m’entraîner. Voici Les Jardins statuaires de Jacques Abeille. C’est un écrivain français né en 1942, influencé notamment par le mouvement surréaliste. Son œuvre, longtemps restée méconnue, est surtout remarquée pour son Cycle des Contrées, initié par ce roman en 1982.

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L’Histoire sans Fin

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Ca doit faire deux mois à peu près maintenant que je travaille vraiment, dans une boîte où je me sens bien et avec un boulot qui m’intéresse (même s’il a aussi ses petits côtés agaçants). Je ne sais pas si c’est lié, mais j’ai aussi l’impression que le temps passe deux fois plus vite. Je ne m’ennuie pas, j’ai toujours quelque chose à faire, et en rentrant c’est encore pire XD J’ai une foule d’idées et d’envies, pour le coup je désespère de ne pas avoir des journées de 48 heures. Avec mon copain, on refait régulièrement le monde, on s’imagine gagner au loto et s’enfermer dans un beau manoir victorien avec bibliothèque pour Madame et studio de jeux vidéos (avec la fibre bien sûr) pour Monsieur. Et vous, c’est quoi votre rêve un peu fou ? ^^

Nouvelle chronique littéraire ! Aujourd’hui un roman que j’avais envie de lire depuis trèèèès longtemps, envie qui s’est concrétisée avec une magnifique édition dénichée à la bibliothèque de ma ville ❤ Du coup j’hésite beaucoup à me l’offrir maintenant, rien que pour le plaisir de l’avoir et de la feuilleter respectueusement et sensuellement 😀 (avec son consentement bien sûr ! (comment ça je vais trop loin dans le délire ?)) Voici L’Histoire sans fin de Michael Ende, publié en 1979 et adapté avec succès au cinéma : deux films en 1984 et 1990 qui suivent la trame du roman, et un dernier en 1995 avec un scénario inédit mais beaucoup moins de succès. Le roman a été un triomphe et il est encore aujourd’hui considéré comme un classique de la littérature jeunesse et de la littérature fantasy. 

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Premières lignes… #173

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

Les longs doigts, burinés par des années de labeur mais fins et élégants, soulignèrent la ligne de son cou. Les ongles, coupés courts mais lisses et sans tâche, griffèrent son menton. La voix, rauque mais posée, formula une appréciation :
– Quel bel enfant.
Maman sourit, malgré sa timidité coupable. Elle n’avait jamais su la retenir quand le commun remarquait tout haut la joliesse de son rejeton. Alors, une factotum ! Pourtant, se dit Sylve, la Madame s’était exprimée avec une neutralité qui faisait craindre une désapprobation. Elle le relâcha et poursuivit :
– Quel âge a-t-il ?
– Huit ans, Madame.
Cette fois, son examinatrice fit la grimace, et cela allongea encore les traits de son visage. Elle était grande et mince. Presque osseuse. Blonde, avec des cheveux raides coupés court et plaqués contre son crâne, comme ceux des hommes. Face à face, maman et elle ressemblaient à un duo de théâtre burlesque. L’ascète altière et la replète nourrice campagnarde, avec son imposante poitrine qui menaçait de s’échapper de son corsage et les indomptables boucles d’un brun presque noir qu’elle avait léguées à tous ses rejetons.
Sylve en aurait ri, en d’autres circonstances.
– Je sais que c’est vieux, Madame. Mais il est fort. Il a pas l’air, parce qu’il est pas grand. On est pas grands dans la famille. Mais on est costauds. Et lui, il est plus costaud que l’était son père au même âge. Et agile. Je vous le dis, c’est mon métier que de prendre soin des gamins et j’en ai pas souvent vu de si à l’aise avec leur corps. Déjà, tout bébé, il tombait jamais. Quand les autres rampaient droit devant eux sans faire attention à rien, il contournait, il escaladait… On pouvait le laisser sans rien craindre sur les tables à changer les langes, et même tourner le dos sans risquer qu’il…
Elle s’interrompit, semblant remarquer pour la première fois de son existence la place que son babillage occupait dans l’espace. Et Sylve, qui n’était pas seulement costaud et agile, mais observateur, avait constaté que la factotum, en plus de garder le silence, n’avait bougé aucun muscle de son visage. Il frissonna et maman toussota avant d’ajouter :
– Pardon, Madame, c’est vrai que je cause beaucoup alors que…
et de se taire à nouveau.
Et d’attendre à son tour. Au bout de longues secondes, la Madame s’adressa à Sylve :
– Mon garçon, que sais-tu faire ?
Il eut l’impression d’être soumis à un test qu’il ne souhaitait pas passe. Mais maman comptait sur sa réussite. C’était dans cette optique qu’elle l’avait réveillé avant l’aube, ce matin. Après l’avoir embrassé machinalement, comme chaque jour, elle avait dit : « C’est l’heure », sans émotion. Ils avaient pris leur petit déjeuner tous les deux, pendant que ses frères, ses soeurs, et même papa, dormaient. Puis, elle l’avait habillé avec plusieurs couches de vêtements et, quand il avait protesté, s’était énervée : « Je ne vais pas te laisser notre seule valise ! »
Sylve s’était tu. Maman ne se montrait pas souvent affectueuse à son égard – c’était difficile, lorsqu’on avait sept enfants à soi et qu’on occupait ses journées à en garder d’autres, de s’attarder sur le plus débrouillard et le moins demandeur de câlins – mais elle était rarement agressive. Il avait donc compris ou, tout du moins, ressenti son malaise, et décidé de la soutenir.