Archives de Catégorie: Fantasy

Littérature imaginaire, souvent surnaturelle, par exemple le Seigneur des Anneaux.

Les Abysses

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Pour briller en société ou juste parce qu’on est bizarre, on aime bien retenir le nom de certaines phobies : coulrophobie pour les clowns, trypophobie pour les trous, hippopotomonstrosesquippedaliophobie pour les mots trop longs (et le mec qui a inventé le mot a loupé une carrière de bourreau visiblement),… Aujourd’hui, j’ai appris le mot taphéphobie, ou la peur d’être enterré vivant : elle a connu un petit boum à la fin du XIXème siècle avec l’essor du roman gothique et notamment La Chute de la Maison Usher d’Egard Allan Poe. Voilà, c’était la minute « j’ai appris un truc et j’en suis fière allez savoir pourquoi » XD

Nouvelle chronique littéraire ! J’avais entendu plusieurs fois parler de Rivers Solomon via le blog Les Chroniques du Chroniqueur (que je vous conseille beaucoup), et j’avais très envie de la découvrir ! Auteure non-binaire américaine (elle tolère cependant le féminin en français parce qu’on galère avec le neutre), elle est associée à la science-fiction et à l’afrofuturisme, c’est-à-dire une redéfinition de la communauté noire à travers la science-fiction ou le réalisme magique. C’est un courant dont j’ai hâte de découvrir plus de livres ! J’ai sauté sur l’occasion de lire le dernier roman de Rivers Solomon, Les Abysses, paru en 2020 aux éditions Les Forges de Vulcain.

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Premières lignes… #165

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

Il pleuvait. C’est-à-dire que, comme de coutume, des gouttes froides tombaient de la voûte, donnant l’illusion que les pierres du château transpiraient. En fait, l’averse n’avait rien d’étrange, puisqu’elle était produite par l’humidité accumulée dans les hauteurs et grossie par des ruisselets d’infiltration. Cela amenait certains à penser que le manoir gisait au plus profond d’un océan, que son étanchéité se trouvait de plus en plus menacée et, qu’un beau jour, les murailles cèderaient dans un grand fracas pour déverser des eaux dévastatrices qui ne laisseraient rien debout. Il y avait de cela quelques années, juché sur un grêle échafaudage, un nigaud s’était employé à badigeonner une partie de l’immense plafond, mais le piteux trompe-l’œil n’avait guère tenu et on avait eu à subir des chutes de confettis bleus durant des mois et des mois.
La pluie ne tombait pas que du ciel de pierre. Elle se logeait aussi dans le cœur d’Aurjance, plus glaciale encore, gommant tout ce qui faisait que la jeune fille se levait d’ordinaire au petit matin en se réjouissant des occupations qui seraient les siennes au cours de la journée. Elle venait de l’apprendre de la bouche de Nordin, l’éleveur de gonches : Dulvan, son jeune frère, avait loué deux montures pour entreprendre un long voyage au-delà de Viridis, cette vaste salle-royaume où il n’était pourtant pas si désagréable de vivre. Deux de ces animaux mangeurs de viande, moitié cheval, moitié dragon, car, bien entendu, Dulvan n’avait pas laissé derrière lui son compère Garicorne, pour lequel il paraissait parfois éprouver plus que de l’amitié…
Mais quant à sa soeur, il ne l’avait même pas avertie. N’hésitant pas à arracher Nordin à son sommeil, il s’était esbigné au coeur de la nuit, redoutant sans doute la ferme opposition que n’aurait pas manqué de lui manifester Aurjance.
« Sortir de Viridis où nous bénéficions d’un éternel printemps, c’est folie, lui aurait-elle assené. Et que comptes-tu découvrir au-delà de chez nous ? Ceux qui vivent loin dans les profondeurs de notre salle, là où ils côtoient la frontière, affirment que c’est l’été qui pèse sur le royaume suivant, qu’une chaleur difficilement supportable y règne et qu’ils en reçoivent parfois quelques bouffées aptes à brûler la peau et à tuer les plantes. Aspires-tu à devenir cuit comme un gigot ? »
Dulvan n’était pas du genre à écouter les remontrances et à dévier de son obstination. Il s’en serait probablement sorti en partant d’un grand rire, aurait soulevé sa soeur dans ses bras et l’aurait tourneboulée de baisers avant qu’elle ait pu ajouter un mot. Il aurait franchi le seuil de la chaumière de la même manière, n’ayant seulement qu’à s’épargner de marcher sur la pointe des pieds comme il l’avait fait alors qu’elle était endormie.

Le Coeur perdu des automates

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Je suis tombée sur une petite pépite au boulot : un cahier de mutation de propriétés (un genre de registre immobilier tenu par les mairies) datant de 1819 ! Ca fait tellement bizarre de voir l’écriture manuscrite et de se dire qu’elle date de plus de 200 ans, qu’il y avait un clampin qui tenait ce cahier exactement comme moi aujourd’hui… mais en bien meilleur état parce que là les plats de couverture ont l’air d’être passés à l’éponge métallique ^^’ Bon par contre ça n’atteint pas mon copain qui m’a regardée comme une folle quand j’ai essayé de lui dire pourquoi je trouvais ça émouvant XD

Nouvelle chronique littéraire ! Voici un petit roman que j’avais hâte de lire, je le voyais passer et repasser, entre couverture qui attire l’oeil et critiques alléchantes, et comme d’habitude, j’ai fini par craquer XD Voici Le Coeur perdu des automates de Daniel H. Wilson, paru en 2018. La couverture nous le jette un peu à la figure, donc spontanément je pensais que c’était du steampunk, mais en fait c’est plus une vague esthétique de rouages qu’une vraie intrigue basée sur les codes du genre ; on pourrait dire que c’est de la science-fiction puisque il y est question d’automates fonctionnant avec une technologie mystérieuse, mais d’un autre côté, tout ça semble s’apparenter à une ancienne magie donc… j’avoue que je suis confuse sur le genre dans lequel je dois classer ce roman ^^’ Lire la suite

Moitiés d’âme : Chroniques des Cinq-Trônes #1

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! On ne chôme pas au Village du Livre : il y a quelques jours, on a reçu un camion-benne entier (30m cube au bas mot) de livres qui allaient être jetés sans l’intervention du patron. La cour était remplie, ça nous a pris toute la journée quasiment pour tout mettre dans des bacs, c’était impressionnant à voir ! C’est navrant aussi, beaucoup de ces livres étaient en super état, il y en avait même du XVIIIe siècle >< Heureusement qu’on a pu les récupérer 😛 

Nouvelle chronique littéraire ! Un roman qui me faisait envie depuis trèèès longtemps, j’ai fini par craquer et l’emprunter à la librairie où je travaille 😀 Par contre, je n’avais pas réalisé qu’il s’agissait d’un premier tome, même à la fin de ma lecture… et comme je l’ai adorée, quand je me suis aperçue qu’il y avait une suite, j’étais à la fois très enthousiasmée et un peu énervée XD Voici Moitiés d’âme : publié en 2019 aux éditions Gulf Stream, c’est le premier opus de la série des Chroniques des Cinq Trônes écrite par Anthelme Hauchecorne, un auteur dont la réputation n’est plus à faire 😀 Je vous l’avais déjà présenté pour Le Carnaval des Corbeaux, et c’est un vrai plaisir de le retrouver !

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L’Ickabog

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien 🙂 Avec mon chéri on est parés pour le confinement ! On a récupéré une télé, un peu vieille mais grand écran, son correct et surtout accès Internet (vu qu’on a pas les chaînes). Monsieur est tout content de son nouveau joujou, parce que quitte à regarder des films, autant le faire avec une TV qui a de la gueule 😀 Il a aussi récupéré une partie de ses anciennes consoles et réfléchit à un système de branchement : quand tout sera fait il sera joie, bonheur et petits beurres… et il me faudra ptet un pied de biche pour le sortir de là XD

Nouvelle chronique littéraire ! On l’attendait, certains chanceux l’avaient déjà lu car il avait été publié sur Internet pendant le premier confinement, mais enfin le voilà dans sa version papier, le dernier roman de J.K. Rowling ! Je ne savais absolument pas à quoi m’attendre, n’ayant pas particulièrement suivi l’actualité à son sujet. C’est clairement un roman jeunesse, mais les adultes fan de merveilleux y trouveront aussi leur compte ! Petit plus, une partie à la fin du livre regroupe des dessins d’enfants illustrant différents moments de l’histoire, à la suite d’un concours qui avait été organisé pendant la publication sur Internet. Bon, ce sont des dessins d’enfant donc pour être polie je vais dire que ce n’est pas ma tasse de thé, même si certains ont une certaine touche d’originalité 🙂 Lire la suite