Archives de Catégorie: Dessins

Gribouillages divers et variés !

La fleur qui me ressemble // Frida // Je suis Camille

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Je vous propose à nouveau un article sur les petites pépites que j’ai trouvées, parmi les albums jeunesse de la bibliothèque où je travaille ^^ Je suis toujours plus fascinée par la créativité des certains de ces ouvrages ; et du coup, je trouve d’autant plus dommage qu’on les réserve aux enfants, qu’une fois adulte on doive s’en détacher à moins de travailler dans le milieu. Bref, lisez des albums 😀

La Fleur qui me ressemble, de Thomas Scotto et Nicolas Lacombe

Résumé : Ce soir, il y aura une foule d’invités.
Il faudra encore être polie et ne pas faire la tête.
Louise préférerait rester seule, seule ou juste avec les fleurs qu’elle aime.
Mais ce soir, une autre fille est là… Mary.
Louise et Mary savent toutes les deux qu’elles devront passer la soirée ensemble. Comme tout le reste, c’est toujours décidé comme ça. Mais tombe cette question inattendue :
— Dis, Louise, tu ne trouves pas ça bizarre que les autres n’entendent pas ce que les murs chantent ?

La soirée qui s’annonçait maussade bascule dans la fête. Louise montre à Mary ses fleurs secrètes cachées derrière sa bibliothèque. Tous ses dessins de vent et d’imagination. Les deux jeunes filles s’emparent des draps du lit et leur donnent vie. Elles dansent, tournent, tournoient, font s’envoler la lumière… La danse de Loïe Fuller est née. Mary et Louise se sont trouvées.

Mon avis : Avec ce bel album j’ai découvert à la fois des illustrations magnifiques, une histoire fabuleuse, et une artiste dont j’ignorais tout. Le livre est un hommage au travail de Loïe Fuller, de son vrai nom Mary Louise Fuller. Incroyablement inventive et créative, elle fut l’une des artistes les plus importantes et les mieux payées du monde du spectacle ; on la connaît surtout pour ses danses fabuleuses, où elle fait tournoie avec des voiles et vêtements d’une amplitude démesurée, évoquant une fleur, un papillon,… Avec l’arrivée de l’éclairage électrique, la lumière joue un grand rôle dans ses représentations. Bref, un album à lire et une belle oeuvre à connaître !

Frida, de Sébastien Pérez et Benjamin Lacombe

Résumé : L’une des plus grandes figures de l’art mexicain du XXe siècle inspire Benjamin Lacombe et Sébastien Perez pour leur nouvelle collaboration. Pour lui rendre hommage, Benjamin Lacombe propose une immersion inédite dans le processus créatif de l’artiste. Une succession de pages découpées et un texte poétique nous entraînent dans les profondeurs de l’âme de Frida Kahlo. À la manière d’un recueil de pensées, le livre explore les thématiques qui sont chères à Frida : l’amour, la mort, la terre, les animaux… Sébastien Perez insère dans son texte des phrases extraites des correspondances de Frida pour restituer de la façon la plus sincère et vraie ce que l’artiste ressentait « par-devers elle et face à elle ».

Mon avis : Sébastien Pérez et Benjamin Lacombe, mes chouchous de toujours ❤ Et comme d’habitude, je me régale avec cette merveille ! Hommage à la grande artiste peintre mexicaine Frida Kahlo, l’objet-livre est tout simplement ma-gni-fique. Pages découpées, progression des illustrations inspirés des tableaux de l’artiste, des couleurs vibrantes et des scènes qui marquent l’esprit. Comment ne pas tomber amoureux ? Le texte est également inspiré des écrits de Frida ; je ne connaissais rien sur elle, ce fut l’occasion d’apprendre et de me passionner pour le personnage. Quelle femme ! Quelle vie ! Et quel livre ❤

Je suis Camille, de Jean-Loup Felicioli

Résumé : L’histoire d’une petite fille née avec un corps de garçon. Un album émouvant et nécessaire.
Cette rentrée est très importante pour Camille. Rejetée par ses anciens camarades d’école qui n’acceptaient pas sa différence, elle espère se faire de nouveaux amis. Heureusement, elle devient rapidement copine avec Zoé, une fille débordant d’énergie. Mais Camille hésite à lui confier son secret…

Mon avis : Un album idéal pour parler aux enfants d’un sujet complexe : l’identité de genre, à ne pas confondre avec l’expression de genre (= comment la personne exprime son genre), et encore moins avec l’orientation sexuelle (= le ou les genres qui nous attirent). Camille est donc une fille trans, c’est-à-dire qu’elle est née garçon, mais se sent fille et veut être désignée comme telle. L’histoire va aborder plusieurs moments délicats pour la jeune fille : son coming out auprès de son amie, les émois amoureux lorsqu’un garçon s’intéresse à elle,… Heureusement, elle est soutenue par ses parents qui comprennent et acceptent le choix de leur fille. Le dessin est très agréable et sert à merveille le récit. A découvrir !

C’est tout pour aujourd’hui, j’espère que les albums vous ont plu et inspirés 🙂 Y en a-t-il un que vous préférez ? Ou un que vous souhaiteriez recommander ? N’hésitez pas à tout me dire en commentaire !

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Deux beaux albums de Frédéric Clément

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Aujourd’hui un petit article court, mais j’espère qu’il vous plaira quand même ^^ En effet, je vous présente un nouvel auteur d’albums jeunesse qui a fait chavirer mon coeur, mais je n’ai lu que deux de ses merveilles ! Deux histoires, et pourtant rien qu’avec l’une ou l’autre j’étais déjà amoureuse 🙂 Je meurs d’envie de découvrir les autres albums de l’auteur ^^

Artiste multiforme, Frédéric Clément (né en 1949) explore et conjugue depuis des années écriture poétique, illustration et photographie. Est admirée la qualité esthétique de son univers singulier et raffiné, loin des modes. Parmi ses nombreux livres on trouve : Magasin Zinzin (1995), Auriez-vous Ça (2015), Métamorphoses (2015). Le petit dernier, sorti en 2018, s’intitule Boutique Tic Tic. Il a également de nombreux romans à son actif, par exemple le très intrigant Grains de beautés et autres minuties d’un collectionneur de mouches, paru en 2007.

Chapellerie pour dames de coeur, chats bottés et enfants songes, de Frédéric Clément, paru en 2010

Résumé : Le vent du Nord est le plus grand voleur de chapeaux de tous les temps. Collectionneur, le matin de ce lundi-là, il se retrouve prisonnier dans le chapeau melon de M Magritte. En échange de sa liberté, il est prêt à donner sa collection de couvre-chefs rocambolesques : le chapeau transatlantique, le Mamamouchi, le chapeau turc et fou, le feutre de d’Artagnan et même le précieux Lacrima Bibi à voilette ! Une chapellerie poétique et farfelue, superbement conçue par Frédéric Clément, créateur du déjà célèbre « Magasin zinzin ».

Comment vous dire à quel point c’est un coup de coeur ? J’adore les albums de ce style qui énumèrent et détournent des histoires et mythes déjà connus, avec humour et poésie. De quoi défouler l’imagination avec des chapeaux en tout genre et pour tous les goûts, même les plus impossible ! Et surtout, de superbes illustrations à base de tissus et collages, dont il émane une douce fantaisie. A lire absolument, et à re-lire encore ❤

Petite Touche : Histoire du bout des doigts, de Frédéric Clément et Vincent Tessier, paru en 2016

Résumé : Petite Touche est une enfant qui ne voit pas mais qui a des doigts aussi sensibles que des moustaches de souris. Impatiente et joueuse, prête à tout imaginer, elle s’ennuie.
Un jour, un corbeau vient la voir et une complicité s’installe entre eux. À chaque visite, l’oiseau lui offre des bricoles, des bidules, des petits riens qu’elle touche et « lit » du bout des doigts… Ainsi, elle traduit l’histoire fantastique racontée par le corbeau par l’intermédiaire des objets apportés : il y est question d’un marabout voleur de chants d’oiseaux, d’un sortilège cruel, et d’une fillette chapeautée d’un oiseau qui part libérer toutes les voix emprisonnées… 
Un conte baroque dans lequel Frédéric Clément provoque la rencontre de deux personnages forts et attachants : une petite fille aveugle et un oiseau sans voix.

Un coup de coeur encore une fois, une histoire aussi belle que riche ! Et surtout, elle est magnifiquement illustrée par des les illustrations oniriques du récit et les photos des objets que le corbeau rapporte à l’héroïne. Des coquillages, des fleurs, des insectes, des pierres, des morceaux de bois, qui sous les doigts de la jeune fille racontent un conte fabuleux. Rien que de vous en parler, j’ai envie de m’y replonger ❤

Bref, pour tout vous dire je ne m’étais même pas aperçue que les deux albums étaient du même auteur, je les avais piochés l’un et l’autre totalement au hasard, à plusieurs semaines d’intervalle. Mais ça m’a menée à d’autres découvertes, des albums et des romans, un univers de collectionneur rêveur que je meurs d’envie de lire ! Et vous, qu’en pensez-vous ? ❤

La Fille Maudite du Capitaine Pirate

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Gros gros gros tas de choses à faire au taf, ces moments où vous avez croulez sous les to-do list et n’avez le temps de rien >< Qui est dans le même cas ?

Nouvelle chronique littéraire ! Aujourd’hui, une BD que je connaissais depuis un moment, par ouï-dire et par aperçus, par feuilletages occasionnels faute de pouvoir la lire plus avant. Et pourtant, c’est pas l’envie qui faisait défaut ! Mais joie, je travaille désormais dans une bibliothèque qui suit cette série ^^ Voici donc La Fille Maudite du Capitaine Pirate de Jeremy A. Bastian : la série, commencée en 2014, compte 3 tomes et est toujours en cours.

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Les beaux albums de Emmanuelle Houdart

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Encore une fois, je vous retrouve pour vous présenter une illustratrice que j’aime énormément ^^ Nous avions déjà parlé de Justine Brax, Sébastien Pérez, Max Ducos, Rébecca Dautremer, sans oublier les articles sur des albums de Benjamin Lacombe, mais aujourd’hui j’aimerais vous montrer mes albums chouchous illustrés, et écrits pour certains, par Emmanuelle Houdart !

Emmanuelle Houdart est née en Suisse. Elle est diplômée de l’école des beaux-arts de Sion et de l’école d’Arts visuel de Genève. Elle est peintre et illustratrice depuis 1996, et a reçu plusieurs prix pour ses albums jeunesse.

Ca m’a fait tout bizarre de retomber sur ses albums dans la bibliothèque où je travaille, car a m’a rappelé que toute petite déjà j’avais été très marquée par son style et son univers très onirique et farfelu. Et étrangement, à chaque fois que je croise ses albums, j’ai l’impression qu’il en émane une sorte de calme, de tranquillité. Je pourrais les observer pendant des heures ! Pour ne rien gâcher, c’est très coloré et il y a mille et un petits détails inattendus qui parleront aussi bien aux enfants qu’aux adultes.

Résumé (avis du site Ricochet) : Après « Emilie Pastèque » qui nous avait déjà conquis il y a de cela un an, « L’abécédaire de la colère » témoigne une nouvelle fois du talent de Emmanuelle Houdart. Avec ses personnages mi-ogres ou mi-géants, humains ou animaux, théâtrales et si expressifs, elle nous entraîne dans un dédale de vingt-six pages à la découverte d’un alphabet colérique avec des arrêts sur le B comme bagarre, le E comme Enfer, le J comme Juge, le N comme Noir ou le X comme Xénophobie. Une exploration de la colère qui promet quelques surprises ! Tout y est très fort et intense jusqu’aux illustrations rouges feu.

Un superbe album dans les tons de rouge, une de mes couleurs préférées ^^ Un album qui aide aussi à mettre des mots sur un sentiment qui a de multiples facettes, qu’on ne peut pas s’empêcher de ressentir et qui parfois nous enferme dans un cercle vicieux. J’adore :3

Résumé (avis du site Ricochet) : « Il était une fois… », c’est donc un conte ! Preuve en est le nom des personnages « Sublime princesse » et « Vaillant prince ». Nous les suivons ainsi au cours de leur périple, le voyage de la vie, dans « les multiples épreuves qui les attendaient ». Humour et dérision marquent cet album puisque les épreuves sont terriblement banales, il s’agit des (dés)agréments de la vie de famille depuis les difficultés de la maternité jusqu’aux exigences des enfants qui grandissent. La force de cet album tient au rythme engendré par les jeux d’écriture et d’illustration. Le texte scande chaque épisode par une phrase de structure répétitive et il est développé par une image à la fois froide et exubérante où les père et mère de profil « dominent » comme ils peuvent les enfants et construisent peu à peu leur image parentale. Tout cela donne le sentiment d’un théâtre d’images et pousse à la réflexion.

Un beau livre plein d’émotions, tant pour les petits que pour les grands. A travers cette histoire, c’est aussi un peu de la vôtre que vous livrez à votre enfant : la rencontre, les galères infinies de la parentalité, votre enfant qui grandira toujours plus et s’éloignera un peu, mais toujours beaucoup d’amour !

Résumé : Merlin s’inquiète : d’étranges personnages se cachent dans ses endroits favoris, lui boivent son biberon ou jouent avec ses cubes. Juste le temps de tourner la page et le personnage révèle sa vraie nature : les intrus, certes encombrants, ne sont que tendresse à partager !

Un très joli livre pour les plus petits, rigolo et doux à la fois ! Je m’éclate à le lire à des tout-petits quand je vais faire des lectures en crèche avec les collègues de la bibliothèque, c’est mon préféré 😀

Résumé : Au fil des pages de cet album «cocon», elle explore la notion d’abri. L’abri primordial, celui dont peut-être on garde la nostalgie toute notre vie durant, c’est évidemment celui du ventre de la mère. Le berceau, la maison, la cabane, tous ces lieux sont autant d’abris. Mais l’amour est aussi un abri : celui du parent, du frère, de l’amoureux. Des phrases très courtes et musicales viennent compléter les images d’une grande douceur d’Emmanuelle, à la manière d’une berceuse. L’album s’ouvre sur le ventre maternel et se referme sur la douceur du vieillard portant un tout-petit. Lequel est un abri pour l’autre ? Les deux assurément…

Alors celui-là, c’est mon album doudou. Pour moi qui ait très souvent des angoisses, rien qu’ouvrir le livre et regarder les illustrations me fait me sentir mieux ^^ Il y a des abris pour tous les âges, pour toutes les personnes et pour tous les moments, c’est un coup de coeur ❤

Résumé : Grandir est un album qui décrit le parcours de vie comme une succession de métamorphoses. Un être vient au monde, traverse l’existence, comme un voyage au cours duquel il observe ses changements d’état. Chaque apprentissage a sa temporalité, certains s’opèrent rapidement, durant l’enfance en particulier, d’autres nécessitent une vie entière. Grandir est un hymne à l’existence, il célèbre l’expérience singulière de chacun, un récit à lire avec nos tout-petits, à partager comme un pont entre les générations, à relire au cours de sa vie…

Tout comme Abris, j’ai adoré celui-ci. De la naissance à la vieillesse et à la mort, toutes les étapes de la vie sont illustrées avec beaucoup de bienveillance et d’amour. Il y a les moments heureux, les moments tristes, les doutes et finalement les moments où l’on prend confiance. Le livre aide beaucoup à relativiser tout ce temps qui passe en le remplissant de tout ce qui fera une vie, jusqu’au moment où on « ne sera plus là », mais où on laissera quand même une petite part de soi.

Résumé : Depuis toujours la mort est un sujet universel qui traverse tous les humains, du tout petit au vieillard. Elle soulève beaucoup d’émotions, parfois contradictoires, comme la peur, la fascination ou la répulsion. À travers quatre chapitres, Emmanuelle Houdart présente une sélection de tableaux liés à la mort, à la fois très concrets mais aussi imaginaires, voire spirituels. Mais d’ailleurs, sur le sujet, où s’arrête le réel et où commence l’imaginaire ? Quiconque a côtoyé de près un enfant sait que la question de la mort est omniprésente et naturelle chez lui.
Emmanuelle Houdart raconte la mort avec ce même naturel, la rendant à la fois familière et étrangère, elle nous rappelle avec cet album l’essentiel : la vie est précieuse, vivons-la joyeusement et à fond !

Malheureusement, je n’ai eu que le temps de feuilleter celui-ci, mais il m’a énormément plu et j’ai hâte de pouvoir le lire plus en détail ! La mort et tout ce qui l’accompagne sont loin d’être des sujets faciles : mais cet album permet pourtant de les aborder avec beaucoup de douceur. C’est riche en détails, sans pour autant susciter un regain d’angoisse, tout est expliqué de manière très naturelle.
C’est assez marrant, en prenant les albums dans l’ordre chronologique (comme je l’ai fait), on a l’impression de voir une vraie progression aussi dans le cheminement de pensée de l’auteure : rébellion, vie d’adulte, l’arrivée des enfants, qui confronte aussi au fait de vieillir et de mourir un jour… Mais comme je vous le disais plus haut, les illustrations d’Emmanuelle Houdart me font toujours cet effet, celui de me sentir dans un cocon de rêves ❤

J’espère vous avoir donné envie de la découvrir si ce n’est pas déjà fait ! Je l’ai redécouverte par pur hasard à l’âge « adulte », et ça me fait un bien fou, je pense que je vais bientôt m’en acheter quelques uns pour les avoir toujours sous la main en cas de besoin ^^

Les beaux albums de Rebecca Dautremer

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! A nouveau, je vous propose un article où je vous présente un illustrateur jeunesse que j’aime beaucoup, et ici c’est une illustratrice : Rebecca Dautremer ! Si le sujet vous intéresse, vous pouvez aussi regarder du côté des post que j’ai fait pour Max Ducos, Sébastien Pérez et Justine Brax, sans oublier les très nombreuses chroniques des albums de Benjamin Lacombe 😀

Rébecca Dautremer est née en 1971 dans les Hautes-Alpes. Diplômée des Arts Décos de Paris en graphisme, passionnée de photo, elle se tourne vers l’illustration jeunesse à l’occasion d’un premier album, en 1996, chez Gautier-Languereau. Il sera suivi de nombreux succès parmi lesquels L’Amoureux et le célèbrissime Princesses oubliées ou inconnues, ou encore d’objets insolites et impressionnants, comme Une Bible, avec Philippe Lechermeier, son complice de Princesses.
Un coup d’œil suffit à reconnaître son style unique. Artiste exigeante, généreuse et éprise de liberté, elle cherche toujours à repousser ses limites, gardant la fraîcheur et la modestie de qui remet son ouvrage sur le métier, depuis déjà 20 ans ! Ses originaux au format géant, véritables œuvres d’art recherchées par les collectionneurs, deviennent pour petits et grands les pages d’albums à contempler des heures, sans se lasser.

Résumé : Dans Princesses, il y a Cendrillon et quelques autres célébrités mais on y trouve surtout des princesses oubliées, des princesses injustement ignorées. Ce n’est pas tout. Dans Princesses, il y a des histoires, des anecdotes, des secrets et des portraits. Il y a des choses qui font rire, qui font peur, d’autres encore qui font rêver. Et ce n’est pas tout. Dans Princesses, il n’y a pas que des princesses. Il y a aussi des cailloux, des ombrelles et des baisers. Des jardins, un prince, des papillons noirs. Un planisphère, des mystères. De l’amour. Comme toujours. Mais il n’y a pas que ça. Princesses parle de princesses comme personne ne l’a jamais fait, les montre comme vous ne les avez jamais vues. Mais ce n’est pas tout…

Sans hésiter mon préféré de l’illustratrice, et aussi le premier qu’on m’a fait lire, cadeau de ma tantine ^^ Vous avez forcément une princesse préférée dans cet album, elles y sont toutes : de la plus improbable à la plus rebelle en passant par la plus rêveuse ^^ Et régulièrement des petits bonus : une page de blasons farfelus, un langage de l’éventail,… L’album date un peu maintenant, mais encore aujourd’hui c’est un vrai bonheur à lire, pour les enfants comme pour les adultes 🙂

Résumé : Je m’appelle Poucet.
Petit Poucet.
J’aime écrire et dessiner les choses qui me sont arrivées. Voici mon histoire. Vous ne l’oublierez jamais.

Découvert totalement par hasard et très vite adoré, un album tout doux qui nous présente le Petit Poucet comme on ne l’aurait jamais imaginé ! Ses aventures, sa famille, son amoureuse, son quotidien, ses pensées et ses questions… Les dessins ne sont pas en reste, chaque page recèle son petit lot de détails troublants, mignons, terrifiants ou simplement drôles ; des petites annotations ça et là viennent compléter le tout ^^ C’est comme si le conte se déployait encore et encore, tant les détails de l’histoire ont été enrichis !

Résumé : Deux personnages, dont l’un semble un prince, s’engagent sur un chemin. Ils bavardent, remarquent un papillon, une grenouille, un lièvre, un éléphant… un cavalier – tous endormis. Pénétrant dans les faubourgs d’une ville, ils découvrent cette fois un enfant sur une balançoire, tout un orchestre et plus loin un balayeur, deux boxeurs, un roi et une reine – guère plus éveillés.
Nul doute, nous sommes dans l’univers étrange de La Belle au bois dormant, sans les codes visuels habituels. Inutile de raconter le conte, tout le monde connaît. C’est plutôt l’occasion ici de jouer avec le lecteur (et le prince du début). Tu crois qu’ils sont morts ? Allons, tu en avais entendu parler ! 100 ans, à ce qu’on dit ? Mais qu’attendent-ils pour se réveiller ? Il n’y en a pas un qui ait envie que ça change… ? Et donc, un baiser d’amour suffirait à secouer ce monde-là ? Tu y crois, toi ?

Nouvelle réécriture de conte, mais cette fois-ci Rébecca Dautremer nous présente sa vision de la Belle au Bois Dormant. L’album fait la part belle aux images en pleine page, entrecoupées de quelques illustrations du narrateur et du prince dont seuls les contours sont dessinés. Il y a très peu de texte, comme pour laisser la place à la contemplation des illustrations et surtout au silence endormi qui semble envelopper tout le livre. Un très beau livre, très calme aussi, on a presque envie de chuchoter en le lisant 🙂 Jusqu’à ce que le prince trouve sa belle 😉

Résumé : On l’appelle Cavale parce que Cavale court tout le temps. Il ne craint rien, sauf Fin, qui un jour le rattrapera. Montagne, elle, préfère rester silencieuse et immobile. Pour échapper à Fin, elle aussi. Et quand Cavale trouve sur son chemin Montagne qui lui barre la route, celui-ci est bien obligé de s’arrêter…
Un texte parfait pour la lecture à voix haute, aux accents allégoriques doublé d’une belle métaphore sur le temps qui passe, l’amour et la mort.

Un très étrange album écrit par Stéphane Servant, une jolie histoire sur l’importance de profiter du moment présent. Surprenant, onirique, il m’a fallu un petit moment pour m’adapter à l’évolution des personnages, mais la fin est un petit bijou et les dessins de Rébecca Dautremer donnent une toute nouvelle dimension : on se croirait dans un rêve ^^

Résumé : De riches heures, comment ça ?
Disons toute une vie…
Celle de Jacominus Gainsborough.
Les feuilles mortes du parc, la pluie, la marée basse.
Un roulé-boulé, un au revoir sur le quai, un bonjour dans un jardin plein de pierres.
Un pique-nique, quelques courses et l’ombre fraîche sous l’amandier.
Tout ça.
Une vie.

Un album aussi beau que particulier, qui nécessitera peut-être un peu de médiation d’un parent pour que l’enfant apprécie vraiment. Mais au-delà de ce point, c’est un magnifique livre et une histoire toute en douceur sur la vie, le temps qui passe, avec ses heurts et ses moments de bonheur… jusqu’à la toute fin où Jacominus revient sur tout ce qu’il a accompli au cours d’une vie à la fois banale et semblable à nulle autre.
Et si vous aimez cet album, il y a aussi des chances que vous appréciez Midi Pile, un album somptueux aux pages découpées pour proposer à chaque tournant un nouveau décor et nous faire progresser dans le paysage ; sa fragilité fait qu’il sera plutôt pour les adultes, mais on y retrouve la même douceur et la même poésie qui caractérisait le premier livre de Jacominus Gainsborough ❤

Vivez un instant précieux de la vie de Jacominus Gainsborough, comme si vous y étiez !
Nous voici retournés au beau pays de Jacominus Gainsborough.
Il a donné rendez-vous à Douce à midi pile, car il va s’embarquer et il a quelque chose de très important à lui dire…
Viendra-t-elle ? Et arrivera-t-elle à temps ?
En attendant, il l’imagine : il voit avec ses yeux, entend avec ses oreilles…
Le lecteur « traverse » presque physiquement ce livre d’artiste aux pages finement découpées : il est à la fois dans la tête de Jacominus, ce petit lapin à l’âme sensible si humain, dont il partage les doutes et les élans – et dans la peau de Douce, qui s’avance vers lui. Les tableaux se succèdent, tandis que l’impatience de Jacominus grandit : on suit le chemin de l’aimée qui se met en route, on « traverse » le verger, les faubourgs, la place du marché… comme si l’on marchait avec elle.
Et c’est toujours avec Douce qu’on parcourt les derniers mètres sur le port et qu’on aperçoit enfin, sur le pont d’un bateau en partance, la petite silhouette de Jacominus Gainsborough…

J’espère que vous avez aimé ce post et qu’il vous aura donné envie de découvrir Rébecca Dautremer, si ce n’était pas déjà fait :3