Archives de Tag: wouaw

Premières lignes… #59

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

– La grippe est désagréable, remarqua Sherlock Holmes, mais vous avez raison de penser que, grâce aux soins de votre épouse, l’enfant guérira rapidement.

– Je l’espère réellement, répondis-je avant de m’interrompre et de le fixer avec des yeux remplis d’étonnement.

Mon thé était à mi-chemin de mes lèvres mais je le reposai sur la table avec tant de force que la tasse et la soucoupe manquèrent de se séparer.

– Pour l’amour du Ciel, Holmes ! m’écriai-je, vous m’avez tiré les pensées de la tête ! Je jure que je n’ai pas prononcé un seul mot à propos de l’enfant et de sa maladie. Vous le savez, mon épouse est absente – cela, vous avez pu le déduire de ma présence ici. Mais je ne vous ai pas encore indiqué le motif de son absence, et, j’en suis bien certain, rien dans mon comportement n’a pu vous donner le moindre indice.

Cette petite conversation a eu lieu au cours des derniers jours de novembre de l’année 1890. Londres était en proie à un hiver impitoyable. Les rues étaient si froides que les lampes à gaz elles-mêmes paraissaient gelées et que le brouillard qui ne se levait plus semblait avaler le peu de lumière qu’elles émettaient. Dehors, les gens glissaient le long des trottoirs comme des fantômes, la tête basse et le visage couvert, tandis que les fiacres passaient en ferraillant tirés par des chevaux impatients de retrouver l’écurie. Pour ma part, j’étais heureux d’être à l’intérieur. Un feu brillait dans la cheminée, l’odeur familière du tabac flottait dans l’air et – en dépit de tout le fatras et du désordre dont mon ami aimait bien s’entourer – j’avais l’impression que tout était bien à sa place.

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La 25ème heure (duologie)

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Bananier et pommes sautées ! (je connais la sortie). Plus sérieusement, je vous souhaite à tous une merveilleuse année 2019, j’espère qu’elle vous réserve plein de belles choses ❤ Plusieurs blogs ont fait un bilan de 2018, je n’ai pas vraiment eu le temps de faire le mien donc tant pis, sachez seulement que je suis très contente car le blog a fait une grosse remontée alors qu’il avait la tête sous l’eau depuis 2 ans ^^’ Je suis loin d’avoir le niveau de certains, mais je n’ai vraiment pas envie de me prendre la tête avec un compte Instagram, donc tant pis 😛 Sur ce, on reprend et on enchaîne !

Nouvelle chronique littéraire, je vous propose un auteur FRAN-ÇAIS, et je ne sais pas du tout pourquoi j’écris ce mot comme ça, c’est pas la première fois que je vous parle d’un auteur français, enfin si je sais pourquoi, c’est juste pour donner un effet de style. Cocorico. Bref, il s’agit d’un auteur que j’avais croisé lors d’une Japan Expo, Feldrik Rivat. Mon frère avait acheté son livre, mais moi j’avais déjà claqué tout mon argent parce que je suis une acheteuse compulsive, et j’ai dû attendre de pouvoir trouver le livre d’occasion dans une librairie, après avoir acheté le tome 2 neuf par erreur ^^’ Quand je vous dis que je suis une acheteuse compulsive ! Pour redevenir sérieux, Feldrik Rivat a donc écrit entre autres une duologie policière et steampunk composée des tomes La 25ème heure et Le Chrysanthème Noir, respectivement publiés en 2015 et 2016. Je vais vous parler ici de la série en général, parce que ça fait maintenant quelques mois que je l’ai lue, mais je tenais quand même à vous en parler. Et par ailleurs, je vous encourage à aller voir ses autres livres qui ont l’air bien cool et bien steampunk, plusieurs sont dans ma wish-list ! Lire la suite

Bazaar

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Bienvenue en Enfer, prenez un siège…

Nouvelle chronique littéraire, un livre de notre héros et terreur à tous, le véritable roi d’Halloween, Stephen King ! J’ai encore enrichi ma collection de ses livres, à la fois par hasard et par impulsion… comme à chaque fois en fait. J’étais à Easy Cash avec mon copain, et je finissais d’éplucher les étagères pendant qu’il regardait les DVD… enfin il avait fini en fait, et je soupçonne qu’il m’attendait depuis un bon moment ^^’ Un vendeur arrive, très sympa : on commence donc à discuter tous les trois, et une chose en entraînant une autre, on se met à parler de Stephen King, et il déballe de son bureau une pile impressionnante de ses livres qui attendaient de rejoindre les étagères. L’instant d’après, je suis installée comme chez moi dans une rangée de livres, en train d’examiner (et de ranger juste après, j’adore les livres bien rangés même quand ce n’est pas à moi de le faire) lesdits livres, pendant que mon copain parlait jeux vidéos avec le gentil monsieur ! Bien entendu, je suis revenue avec une énième pile de livres, et mon copain avec la collector d’un anime sur laquelle le vendeur (décidément adorable, gros bisous à lui) lui avait fait une réduction ^^ On est repartis en songeant sérieusement à devenir vendeurs chez Easy Cash, c’est vous dire 😛 Et pour en revenir à ce qui nous intéresse, parmi les nouveaux livres de Stephen King il y avait donc celui-ci, Bazaar. Lire la suite

Tara Duncan #6 : Dans le piège de Magister

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Bien le bonjour bande de petits êtres masqués et ébaubis, j’espère que vous allez bien ! Je rentre tout doucement et à reculons dans le rush des devoirs à rendre en fin de semestre, mais j’avance bien et c’est satisfaisant comme de poser les dernières pièces d’un puzzle unicolore. Il y a un nom pour ces puzzle en anglais, milky-quelque chose je crois, est-ce que l’un de vous connait ça ? Ce sont des puzzle tout blancs, on s’en sort uniquement avec la forme des pièces, ça a l’air très dur dit comme ça, et il paraît que ça l’est effectivement !

Nouvelle chronique littéraire messieurs-dames ! Je continue dans la veine de la série Tara Duncan, écrite par Sophie Audouin-Mamikonian, avec le sixième tome intitulé Dans le piège de Magister. Je ne me suis toujours pas lassée de la série, et j’espère que ce n’est pas non plus votre cas en ce qui concerne mes chroniques ! C’est toujours une bonne lecture, idéale pour ne pas se prendre le chou, mais pour se détendre je ne suis pas sûre, en tout cas je suis trop impliquée dans l’histoire pour être détendue quand je lis cette série 😀 Je vous mets ci-dessous la liste des précédentes chroniques de la série, avant d’enchaîner avec le résumé du tome :

Résumé : La jolie Tara, de son vrai nom Tara’tylanhnem Duncan, est à un tournant de sa jeune existence. Longtemps, elle s’est contentée de parer les machinations de Magister, le maître de la magie démoniaque, qui ne cesse de s’employer à dévaster sa vie. Lire la suite

New Victoria (intégrale)

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Il faut savoir que parfois j’oublie de rédiger mes intros, et je le fais ensuite à l’arrache alors que l’article est déjà publié, et vous le devinez si je vous en parle, c’est le cas aujourd’hui ! Mais j’ai une excuse : le 28 c’était mon anniversaire, et je suis actuellement dans l’euphorie, la joie et les citrouilles d’Halloween 😛 Vous vous déguisez en quoi vous ?

Nouvelle chronique littéraire, un livre que je crois avoir trouvé sur le blog des Chroniques de Totoro si ma mémoire est bonne 🙂 Je l’ai acheté sur un coup de tête, au mépris du prix et par amour fou de la belle couverture et des bords dorés. Peut-être par culpabilité envers mon porte-monnaie, le livre est ensuite resté longtemps sur mes étagères ^^’ C’était idiot, mais je l’ai enfin lu, et j’en ai profité pour frimer parce que voilà ! Il s’agit donc de l’intégrale d’une série en deux tomes, New Victoria de Lia Habel, publiée en 2014 aux éditions Bragelonne, celles que j’aime d’amour ❤ Une lecture qui fut très rapide, j’ai très peu lâché ce livre de quelques 800 ou 900 pages, en trois jours il a été dévoré ! Lire la suite

Tara Duncan #5 : Le Continent Interdit

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Bien le bonjour bande de sortceliers, j’espère que vous allez bien ! Travail intensif, je suis enfin sortie du cycle infernal des révisions mortelles de la prépa pour rentrer dans le cycle infernal des dossiers à rendre du master ! Je suis contente de faire enfin quelque chose de nouveau, mais on voit aussi le côté à double tranchant de la liberté : le sujet est libre, mais du coup… comment qu’on fait ? XD

Nouvelle chronique littéraire ! Je continue dans la veine de la série des Tara Duncan, écrite par Sophie Audouin-Mamikonian qui est en passe de se tailler une bonne place dans mon podium personnel de mes auteurs favoris 😀 Nous passons donc au tome 5 de la série, intitulé Le continent interdit ; je vous mets ci-dessous les liens des chroniques des tomes précédents 🙂

Résumé : Betty, l’amie terrienne de Tara, a été enlevée par Magister qui la retient prisonnière sur le Continent interdit. Lire la suite

Un peu de poésie tourmentée : Cauchemar

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Je vous écris après avoir vainement tenté de réviser pour mes derniers oraux d’histoire, 3 ans de cours à savoir par coeur… Motivée, motivée… Ou pas du tout ? ^^’ Je viens de passer l’oral d’histoire médiévale et… meh. A moitié hors-sujet… mais à moitié dans le sujet, donc la moyenne, on croise les doigts ? ^^’

Relevons un peu le niveau ! Nouveau samedi et nouvelle poésie, en cherchant pour vous je suis allée voir du côté d’un auteur dont j’avais beaucoup entendu parler en cours, mais que je n’avais pratiquement lu : les grands noms me font souvent peur :/ Mais je ne regrette pas d’avoir testé ici : il s’agit de Théophile Gautier 🙂 Né en 1811 et mort en 1872, il fut un poète, romancier et critique d’art français. On le connaît surtout pour sa théorie de « l’art pour l’art », et pour être le maître du mouvement poétique du Parnasse. Il s’agit en fait de faire de la poésie pour le respect de l’art, le culte de la beauté et l’amour du métier de poète ; ce mouvement s’oppose aux épanchements sentimentaux du romantisme. Et en fait, c’est d’abord pour cette raison que j’hésitais à découvrir Théophile Gautier, ma sensibilité penche plutôt du côté des romantiques. Mais la première partie de sa carrière littéraire s’est beaucoup attachée aux romantiques comme Victor Hugo, et aux récits fantastiques ! Comme quoi, rien ne vaut une recherche personnelle ! Et surtout, je reprends ici un passage de l’encyclopédie Larousse sur Internet qui m’a donné envie de découvrir le poète :

« Les deux Muses de Gautier sont la Volupté et la Mort », écrit Baudelaire. Pour échapper à ces deux tentations qui le hantent, le poète se tournera jusqu’à sa mort vers un rêve de beauté : « l’art pour l’art » sera pour lui un effort de tous les instants pour donner un sens à sa vie, la recherche inquiète du parfait trahissant son désir de rendre éternel ce qui n’est qu’éphémère et provisoire. Aux yeux de Gautier, l’art restera ainsi la seule source de salut dans la morosité des jours. 

Le recueil de Gautier le plus connu est Emaux et Camées, un modèle de préciosité et de précision poétique, mais le poème que j’ai découvert ici vient de son premier recueil, Premières poésies, publié en 1830 : il s’agit de Cauchemar.

Avec ses nerfs rompus, nue main écorchée,
Qui marche sans le corps dont elle est arrachée,
Crispe ses doigts crochus armés d’ongles de fer
Pour me saisir ; des feux pareils aux feux d’enfer
Se croisent devant moi ; dans l’ombre, des yeux fauves
Rayonnent ; des vautours, à cous rouges et chauves,
Battent mon front de l’aile en poussant des cris sourds ;
En vain pour me sauver je lève mes pieds lourds,
Des flots de plomb fondu subitement les baignent,
A des pointes d’acier ils se heurtent et saignent,
Meurtris et disloqués ; et mon dos cependant,
Ruisselant de sueur, frissonne au souffle ardent
De naseaux enflammés, de gueules haletantes :
Les voilà, les voilà ! dans mes chairs palpitantes
Je sens des becs d’oiseaux avides se plonger.
Fouiller profondément, jusqu’aux os me ronger.
Et puis des dents de loups et de serpents qui mordent
Comme une scie aiguë, et des pinces qui tordent ;
Ensuite le sol manque à mes pas chancelants :
Un gouffre me reçoit ; sur des rochers brûlants,
Sur des pics anguleux que la lune reflète.
Tremblant, je roule, roule, et j’arrive squelette
Dans un marais de sang ; bientôt, spectres hideux,
Des morts au teint bleuâtre en sortent deux à deux,
Et, se penchant vers moi, m’apprennent les mystères
Que le trépas révèle aux pâles feudataires
De son empire ; alors, étrange enchantement.
Ce qui fut moi s’envole, et passe lentement
A travers un brouillard couvrant les flèches grêles
D’une église gothique aux moresques dentelles.
Déchirant une proie enlevée au tombeau,
En me voyant venir, tout joyeux, un corbeau
Croasse, et, s’envolant aux steppes de l’Ukraine,
Par un pouvoir magique à sa suite m’entraîne,
Et j’aperçois bientôt, non loin d’un vieux manoir,
A l’angle d’un taillis, surgir un gibet noir
Soutenant un pendu ; d’effroyables sorcières
Dansent autour, et moi, de fureurs carnassières
Agité, je ressens un immense désir
De broyer sous mes dents sa chair, et de saisir.
Avec quelque lambeau de sa peau bleue et verte,
Son cœur demi-pourri dans sa poitrine ouverte.

Rooh je l’adore ❤ Cette description de cauchemar enchaîne les images toutes plus terribles les unes que les autres, mais pour un peu ça me donnerait presque envie tellement c’est bien écrit ^^ Gautier entraîne son lecteur dans une fantasmagorie morbide, avec une progression dans le cauchemar qui donne un vrai suspense, et de l’angoisse à foison, jusqu’à ce que le cauchemar se propage dans l’esprit même du rêveur et le possède tout entier : il fait partie désormais de l’univers macabre restitué par Gautier. Ce poème me fait beaucoup penser à un autre d’Aloysius Bertrand, Un rêve, et dont je vous ai déjà parlé : il part sur le même principe de description d’un cauchemar, et il est tout simplement magnifique ! Il y a aussi Les Chants de Maldoror de Lautréamont, tout un roman de poésie macabre et glauque à souhait ! Et pour illustrer, j’aurais pu prendre les tableaux de Fussli, Le Cauchemar :3 Mais je tiens à vous proposer de nouvelles choses, et je suis tombé sur une pépite !! Connaissez-vous les tableaux de Zdzisław Beksinski ? Oui, je me demande aussi comment ça se prononce. Il a été particulièrement apprécié des année 70 à 90, sa création aux dimensions mythiques, empreinte d’une intuition plus intime et plus obscure que la rationalité, mettait en scène des squelettes jonchant des déserts post-apocalyptiques, des zombies et d’autres morts-vivants hagards renvoyant aux notions de sacrilège et de profanation. Y étaient délibérément bafoués le « bon goût » trop convenu, la décence et la sérénité ; Beksiński impose une vibration qui fait corps avec la mort, la décomposition, la dégradation. Autant de stridences qui suffoquent le spectateur – le tout peint avec force détails et une précision stupéfiante. De vraies images de cauchemar, j’ai hâte d’en découvrir plus sur lui ❤

Vous savez quoi ? Tout ça m’a donné envie de me constituer mon propre recueil de poèmes récupérés, et d’en faire des illustrations pour chacun ❤ Si j’ai assez d’inspiration, je pourrai même écrire mes propres poèmes ^^