Wonder Woman

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Salutations bande de gens ! J’espère que vous allez bien ^^ Je suis littéralement sur les rotules avec la dernière semaine de cours, et mon rythme de sommeil est complètement aux fraises >< J’ai tellement hâte d’être aux vacances, vous n’imaginez pas ! Actuellement j’incarne la déchéance humaine : jogging, chaussettes de ski, paquet de gâteaux, couverture et Youtube…

Relevons un peu le niveau, je vous propose une chronique de film cette fois-ci ! L’été dernier je suis allée au cinéma avec mon oncle et ma tante, et comme j’avais le choix du film, j’ai craqué ^^ On n’arrêtait pas de vendre ce film comme l’un des premiers films féministes de superhéros, alors j’ai voulu le voir :3 Il s’agit de Wonder Woman, réalisé par Patty Jenkins en 2017. Le qualificatif de féministe tient en grande partie au fait que Wonder Woman est l’une des rares superhéroïnes par rapport à la foule des superhéros, et surtout elle a su se tailler une place dans les comics et les adaptations aux côtés de ses homologues masculins. En conséquence, beaucoup d’attentes reposaient sur le film. Je suis assez sceptique de base pour ce qui est des films, mais j’avais quand même un bon a priori de base 🙂  Lire la suite

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Un peu de poésie de l’attente : Tête perdue

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Bien le bonjour bande de gens ^^ J’espère que vous allez bien 🙂 Aujourd’hui je vous propose une nouvelle poésie, d’un poète que j’ai découvert l’année dernière (comme beaucoup en fait ^^’) Je suis tombée sur ce poème totalement par hasard, mais il m’a beaucoup plu ; je commence à croire que le hasard fait partie intégrante et essentielle de la poésie en général. Ici, je vous propose Tête perdue de Reverdy.

Pierre Reverdy est né en 1889 et est mort en 1860. C’est un poète français qui s’inscrit dans les mouvements du cubisme et dans les débuts du surréalisme. Il s’inspire de Mallarmé, et Picasso dit de lui qu’il écrit comme un peintre : c’est dû au fait qu’il écrit beaucoup par associations de mots pour former des images, des métaphores, des comparaisons pour frapper l’esprit. Son style est considéré comme révolutionnaire. Pour ma part, je l’aime beaucoup car ce poète a un univers particulier : de belles images, une atmosphère sombre et mélancolique. Il joue beaucoup sur les thèmes de la mort et du suicide, ça ferait fuir beaucoup de monde, mais moi ça m’attire irrésistiblement. J’y trouve un écho qui me parle, comme s’il ne chantait rien que pour moi…

Dans la rue où personne ne passe
Entre le numéro 13 et le numéro 30
Quelque temps qu’il fasse
Tout ce jour-là et les suivants
Je suis là j’attends
Je t’attends

De loin de là-bas de partout
D’où tu viens tu ne reviendras pas
Tu as connu ce monde et l’autre
Et tout ce que tu ne connaissais pas
Ce que tu niais
Ce dont tu riais
Mais le soir où il a fallu partir tu pleurais

Maintenant la cloche sonne et je suis là
Près de moi il y a des gens qui ne me regardent même pas
D’autres que j’ai vus et qui ne me voient pas
Des gens riches et d’autres qui ont du talent
Enfin tous ceux dont on parle en ce moment
Et toi où es-tu
Pourquoi n’est-tu pas encore revenu

Un grand bruit se fait dans la cour
Ce n’est pas encore pour moi ni pour eux
C’est ton tour
Te voilà
Toujours triste
Quelle figure
Il y a des gouttes de pluie qui brillent
Dans ta chevelure

Ce poème éveille quelque chose en moi que j’ai du mal à définir. Je l’ai lu une première fois l’année dernière, et une nouvelle fois il y a quelques jours. Beaucoup de temps s’est passé, et les mots ont une résonance différente, pas tout à fait changée mais pas tout à fait la même. Il y a un telle mélancolie dans ce poème, douce et chantante à la fois, aussi belle que les perles de pluie dans les cheveux de l’être attendu… et dont je soupçonne qu’il est mort. Mais je peux me tromper. L’univers, pourtant au départ restreint à la rue, semble s’élargir sur quelque chose de bien plus vaste. Tout semble devenir vain en dehors de l’attente, pas même de la personne, mais l’attente. L’attente de ce visage, de cette tête, perdue à force de l’évoquer et de l’attendre. J’ai choisi cette image, Turbulence, pour l’accompagner. Le poème est plein de calme, ce qui contraste apparemment avec la violence du titre. Mais cette image n’est pas violente pour moi. Elle est plutôt dévorante, comme la solitude et la souffrance de celui qui attend et se laisse détruire à petit feu, comme la mer érode la pierre jusqu’à ce qu’il n’en reste rien.

The Ancient Magus Bride

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Bien le bonjour messieurs dames ! J’espère que vous allez bien ! Toutes mes excuses pour la chronique loupée de samedi, j’essaierai d’en faire 2 ce samedi pour me rattraper ^^’ Simplement samedi dernier j’avais une épreuve de 6 heures, et quand j’en suis sortie j’avais envie d’aller m’enterrer sous une montagne de couvertures et de chocolat -.-‘

Nouvelle chronique littéraire, aujourd’hui un manga que j’ai découvert totalement au hasard ! A vrai dire je ne sais même plus dans quelles circonstances je suis tombée dessus, mais je me rappelle bien les heures que j’ai passées à lire les premiers tomes ^^Il s’agit de The Ancient Magus Bride, de Kore Yamasaki, édité en France depuis 2015. La série est en cours avec 7 ou 8 tomes si je ne me trompe pas. Je n’ai pas encore pu les acheter, mais je compte bien le faire 😛  Lire la suite

La femme à 1000°C

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Bien le bonsoir bande de gens ! J’espère que vous allez bien ^^ Je rédige à toute vitesse cet article, je croise les doigts pour l’avoir fini sans avoir à me coucher trop tard ! J’ai beau redoubler mon année, c’est toujours aussi dur les études ><

Aujourd’hui une nouvelle chronique littéraire, celle d’un livre que j’ai pris totalement au hasard en librairie ! Il s’agit de La Femme à 1000°C, de Hallgrímur Helgason ! Hallgrímur Helgason est né le 18 février 1959 à Reykjavik, c’est un écrivain, peintre, nouvelliste, dessinateur et traducteur ; apparemment et surtout d’après Wikipédia, c’est surtout son oeuvre de dessinateur qui est connue !  Lire la suite

Un peu de poésie à coeur ouvert : La complainte-litanie du Sacré-Coeur

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On se retrouve pour une nouvelle poésie ! Le dernier cours qu’on a eu en littérature avant les vacances était sur les Complaintes du poète Jules Laforgue, et je suis littéralement tombée amoureuse de ce poète ! Plus je cherche ses oeuvres et plus je les apprécie, c’est comme si les mots chantaient rien que pour moi ^^ Alors pour ceux qui ne connaissent pas, Jules Laforgue est un poète français symboliste du XIXème siècle, mort à 27 ans seulement. Il est très influencé entre autres par Schopenhauer, un des philosophes les plus pessimistes que je connaisse (cela dit c’est aussi ce qui en fait un des plus intéressants pour moi) et sa poésie est pleine de mélancolie et d’humour, elle mélange les références « classiques » et la familiarité. Je l’adore ❤

Complainte litanie du Sacré-Coeur

Prométhée et Vautour, châtiment et blasphème,
Mon Cœur, cancer sans cœur, se grignote lui-même.

Mon Cœur est une urne où j’ai mis certains défunts,
Oh ! chut, refrains de leurs berceaux ! Et vous, parfums…

Mon Cœur est un lexique où cent littératures
Se lardent sans répit de divines ratures.

Mon Cœur est un désert altéré, bien que soûl
De ce vin revomi, l’universel dégoût.

Mon Cœur est un Néron, enfant gâté d’Asie,
Qui d’empires de rêve en vain se rassasie.

Mon Cœur est un noyé vidé d’âme et d’essors,
Qu’étreint la pieuvre spleen en ses ventouses d’or.

C’est un feu d’artifice, hélas ! Qu’avant la fête,
A noyé sans retour l’averse qui s’embête.

Mon Cœur est le terrestre Histoire-Corbillard,
Que traînent au néant l’instinct et le hasard.

Mon Cœur est une horloge oubliée à demeure,
Qui, me sachant défunt, s’obstine à sonner l’heure !

Mon aimée était là, toute à me consoler ;
Je l’ai trop fait souffrir, ça ne peut plus aller.

Mon Cœur, plongé au Styx de nos arts danaïdes,
Présente à tout baiser une armure de vide.

Et toujours, mon Cœur, ayant ainsi déclamé,
En revient à sa complainte : Aimer, être aimé !

C’est vrai que Laforgue a mis beaucoup de références dans son poème : j’aime beaucoup l’image de Prométhée et du vautour à la fois : pour ceux qui ne savent pas, Prométhée est le Titan qui a créé les hommes dans la mythologie grecque ; il fut enchaîné au sommet du Mont Caucase pour avoir volé le feu du dieu Héphaïstos pour le donner aux hommes, et tous les jours un vautour (ou un aigle) venait lui manger le foie, qui repoussait car Prométhée était immortel. Mais je crois que l’image qui me parle encore plus, celle que je préfère, c’est celle de l’horloge. Cette sensation de pourrir sur place, de laisser les toiles d’araignées embrumer son esprit, et pourtant d’être encore en état de marche. Un peu comme une machine sans but pour remplir son existence.

C’est assez amusant de se dire que le coeur aspire à la paix tout en se bouffant lui-même. C’est le même principe que de trop penser non ? Les anglais ont un verbe pour exprimer ça, to overthink, le français n’a pas d’équivalent. Ca rend bien cette idée de débordement je trouve, l’impression qu’on va craquer sous l’effet d’une pression intérieure qu’on nourrit soi-même. Le pire c’est d’être livré à soi-même trop longtemps, c’est comme d’être enfermé et de devenir claustrophobe dans son propre esprit. Et en même temps, c’est comme courir après une chimère qu’on a créé soi-même, c’est pour ça que j’ai tout de suite pensé à cette image >< Il y a l’enfermement, la souffrance, la tristesse, la mélancolie, le désespoir envers soi-même, l’espoir qui fait souffrir. Si vous aimez, je vous laisse ici le lien de la page deviantart de l’artiste 🙂 Que pensez-vous de lui et de Laforgue ? ^^