Un peu de poésie automnale : L’automne (oui, j’avais de l’inspiration aujourd’hui)

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Bien le bonjour bande de gens ! Je commence doucement à reprendre la rédaction des articles de poésie du samedi, après avoir appelé Punky plusieurs fois à l’aide pour parvenir à publier à temps ^^’ Je suis en train d’essayer de réviser pour un oral que je dois passer sur Paris, un petit complément de ma prépa pour bien démarrer les études à Lyon et… oui, c’est perché. Seulement, c’est très dur de le réviser dans le sens où je ne sais pas trop quoi réviser exactement, à part des potentiels exemples dont je ne sais même pas s’ils vont me servir. La joie des études supérieures mesdames et messieurs 😛

Nouveau samedi et nouvelle poésie, et j’ai cherché de nouvelles poétesses pour rétablir le statu quo des chromosomes dans le blog ^^ Je vous présente la comte Anna-Elisabeth de Noailles, née, accrochez-vous, Bibesco Bassaraba de Brancovan, et qui était de son état poétesse française d’origine roumaine, née en 1876 et morte en 1933. On peut dire que c’était une femme fatale : une liaison avec le poète Henri Franck dont elle fut la muse, mais aussi une passion sans retour que lui voua un certain Charles Demange au point de se suicider. Elle tient un salon au début du XXème dans l’avenue Hoche à Paris, où elle rassemble l’élite intellectuelle, littéraire et artistique de l’époque. Avec d’autres jeunes femmes, et c’est là que ça devient intéressant, elle crée le prix « Vie Heureuse » qui devient en 1922 le fameux prix Femina qui récompense la meilleure œuvre française écrite en prose ou en poésie ! En ce qui concerne son œuvre, elle a écrit trois romans, une autobiographie et un grand nombre de poèmes, caractérisés par un lyrisme passionné et articulés autour des trois thèmes de l’amour, la nature et la mort. La poésie que je vous propose est extraite du recueil Le cœur innombrable, et s’intitule « L’automne ». Le thème peut vous sembler redondant, j’ai déjà proposé une poésie de Laforgue sur l’automne, mais j’ai craqué ^^

L’automne

Voici venu le froid radieux de septembre :
Le vent voudrait entrer et jouer dans les chambres ;
Mais la maison a l’air sévère, ce matin,
Et le laisse dehors qui sanglote au jardin.

Comme toutes les voix de l’été se sont tues !
Pourquoi ne met-on pas de mantes aux statues ?
Tout est transi, tout tremble et tout a peur ; je crois
Que la bise grelotte et que l’eau même a froid.

Les feuilles dans le vent courent comme des folles ;
Elles voudraient aller où les oiseaux s’envolent,
Mais le vent les reprend et barre leur chemin
Elles iront mourir sur les étangs demain….

Ce poème est difficile à interpréter au premier abord : on hésite entre la joie, l’entrain, l’énergie de l’été, et le froid, la porte fermée et la mort qu’apportera l’hiver, qui s’annonce par le « demain » qui clôt le poème. L’automne ressemble à un entre-deux de tristesse, de solitude, d’effroi face à l’hiver et d’espoirs déçus. Ce n’est pas très joyeux, certes. Mais pourtant, ce poème me réconforte quelque part, parce que j’aime ce qui y est écrit, et j’aime la façon dont les mots chantent et font vivre cette saison pourtant si terne à première vue. Comme si la vie persistait au cœur du désespoir, et tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir ! Ce poème me donne envie de prendre une couverture et un bon chocolat chaud… et ça va peut-être vous paraître ridicule, mais j’ai envie de faire un câlin aux statues qui ont l’air d’avoir froid, et de réconforter le vent et les feuilles qui sont stoppées net dans leur élan de liberté. Peut-être que d’ailleurs le vent est un peu aigri, on lui refuse la maison alors il empêche les feuilles de s’envoler ? Pour accompagner le poème, j’ai trouvé cette image de Viki Vaki (je vous mets le lien vers sa page DeviantArt si vous aimez son style) qui s’appelle « Sad Tea Time ». Je l’aime beaucoup ^^ Entre le feu et le froid, elle a la même mélancolie que le poème, la même énergie et la même chaleur, la profusion des émotions se retrouve dans le visage de la jeune fille, la cascade de ses boucles qui fait écho à la montagne nuageuse et venteuse. Je m’emballe, mais plus je regarde l’image et plus je l’adore, tout le monde s’y retrouve : une écharpe de grosse laine et un thé brulant, c’est un îlot de douceur au cœur du froid ❤

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Le siècle mécanique #2 – Clémentine

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Bien le bonjour bande de gens ! J’espère que vous allez bien ^^ A l’heure où j’écris ces lignes, je ne suis pas encore sur Lyon (ce sera le cas quand vous les lirez en revanche), mais j’y serai dans 2 jours et c’est assez excitant ! C’est surtout l’entrée en Master qui m’angoisse, je ne connais rien à l’univers de l’université !

Nouvelle chronique littéraire aujourd’hui, je continue une série que j’ai entamée il y a un petit moment maintenant, celle du Siècle Mécanique écrite par Cherie Priest ! J’avais déjà chroniqué le tome 1 intitulé Boneshaker (cliquez ici pour lire la chronique si elle vous intéresse), et maintenant c’est au tour du tome 2, Clémentine ! Un tome étonnamment plus court que le précédent, et qui s’est avéré au fil de ma lecture très différent du premier sur bien d’autres points ! Lire la suite

Premières lignes… #33

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

Lorsque je partis en excursion, un beau soleil illuminait Munich, et l’air était rempli de cette joie particulière au début de l’été. La voiture s’ébranlait déjà lorsque Herr Delbrück (le patron de l’hôtel des Quatre Saisons où j’étais descendu) accourut pour me souhaiter une promenade agréable ; puis, la main toujours sur la portière, il s’adressa au cocher :

– Et, surtout, soyez de retour avant le soir, n’est-ce pas ? Pour le moment, il fait beau, mais ce vent du nord pourrait bien finir, malgré tout, par nous amener un orage. Il est vrai qu’il est inutile de vous recommander la prudence : vous savez aussi bien que moi qu’il ne faut pas s’attarder en chemin cette nuit !

Il avait souri en disant ces derniers mots.

– Ja, mein Herr, fit Johann d’un air entendu et, touchant de deux doigts son chapeau, il fit partir les chevaux à toute vitesse.

Lorsque nous fûmes sortis de la ville, je lui fis signe d’arrêter, et lui demandai aussitôt :

– Dites-moi, Johann, pourquoi le patron a-t-il parlé ainsi de la nuit prochaine ?

En se signant, il me répondit brièvement :

– Walpurgis Nacht !

Puis, de sa poche, il tira sa montre – une ancienne montre allemande, en argent et de la grosseur d’un navet ; il la consulta en fronçant les sourcils, et haussa légèrement les épaules dans un mouvement de contrariété.

Je compris que c’était là sa façon de protester assez respectueusement contre ce retard inutile, et je me laissai retomber au fond de la voiture. Aussitôt, il se remit en route à vive allure, comme s’il voulait regagner le temps perdu. De temps à autre, les chevaux relevaient brusquement la tête et reniflaient – on eût dit qu’une odeur ou l’autre qu’eux seuls percevaient leur inspirait quelque crainte. Et chaque fois que je les voyais ainsi effrayés, moi-même, assez inquiet, je regardais le paysage autour de moi. La route était battue des vents, car nous montions une côte depuis un bon moment et parvenions sur un plateau. Peu après, je vis un chemin par lequel, apparemment, on ne passait pas souvent et qui, me semblait-il, s’enfonçait vers une vallée étroite. J’eus fort envie de le prendre et, même au risque d’importuner Johann, je lui criai à nouveau d’arrêter et je lui expliquai alors que j’aimerais descendre par ce chemin. Cherchant toutes sortes de prétextes, il dit que c’était impossible – et il se signa plusieurs fois tandis qu’il parlait. Ma curiosité éveillée, je lui posai de nombreuses questions. Il y répondit évasivement et en consultant sa montre à tout instant – en guise de protestation. À la fin, je n’y tins plus.

– Johann, lui dis-je, je veux descendre par ce chemin. Je ne vous oblige pas à m’accompagner ; mais je voudrais savoir pourquoi vous ne voulez pas le prendre. Pour toute réponse, d’un bond rapide, il sauta du siège.

Musique !! Rise Against

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Eeeeeettttttt…. Salut à tous 😀

Aujourd’hui on sort de l’ordinaire pour parler de musique putain ! Et on va commencer par un groupe qui déchire sa race 😀 C’est mon groupe préféré (ce n’est pas pour rien que leur emblème est tatoué sur mon bras ^^), et ils font partie de ceux qui ont forgé mon caractère ^^

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(J’avais aucune raison de le montrer mais j’en suis trop fier xD)

Ce groupe, si certains ont reconnu leur emblème, c’est RISE AGAINST !! 😀

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Un groupe punk/rock formé en 1999 et originaire de Chicago. Le groupe est composé de 4 membres

  • Tim Mcllrath au chant et à la guitare rythmique (pour certaines chansons)Tim-McIlrath-Net-Worth-660x330

 

  • Joe Principe à la basse et aux chœurs24

 

  • Zach Blaire à la guitare solo1C6A80501-480x600

 

  • Brandon Barnes à la batterieDena Flows

 

Ils ont produits 9 albums, dont 1 qui regroupe des chansons jamais sorties sur les autres albums, et en reprend certain en version acoustique.

Vous avez peut-être entendu leur chanson dans « The Big Bang Theory » ou « Jackass » (oui il y a vraiment une de leurs chansons dans « Jackass » xD).

C’est un groupe très engagé, et ça s’entend dans leurs textes qui sont d’une très bonne qualité ^^ (je vous jure que j’essaie de rester objectif xD), et qui sont portés par la voix Tim Mcllrath qui a une voix hors du commun ^^

Dans leurs chansons les plus connues, on peut citer :

  • Give It All
  • Swing Life Away
  • Hero Of War
  • Ready To Fall
  • Savior
  • Make It’s Stop

On peut aussi noter leur reprise de la chanson Ballad Of Hollis Brown, de Bob Dylan, pour les 50 ans d’Amnesty International, qui est juste une pure merveille.

J’ai connu ce groupe via un jeu pour apprendre la guitare ^^ Après, c’est un ami qui m’a passé tous leurs albums, et… J’ai adoré leurs textes et leurs rythmes musicaux :3 Et puis le chanteur est beau gosse quand même :p

Je vous conseille d’en écouter une ou deux ^^ Allez voir leur chaine YouTube pour regarder les clips en même temps car ils font un boulot d’enfer. Je vous conseillerai de voir en premier 3 chansons :

  • Le clip de la reprise de Ballad Of Hollis Brown
  • Le clip Ready To Fall
  • Le clip Re-Education (Through Labor) (Prenez bien la version non censuré 😉 )

Voilà ^^ Allez jeter un coup d’œil, car ils valent le détour ^^

Tchuss les gens \m/  et à la prochaine pour une nouvelle découverte de groupe ^^

Tara Duncan #4 : Le Dragon Renégat

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Bien le bonjour bande de sortceliers ! J’espère que vous allez bien ! Je rédige cet article à la va-vite avant de partir au travail, et puis il faudra passer les appels pour l’appartement, l’inscription en master, les résultats qu’on m’a envoyé sur Paris alors que je n’y suis plus… Bref ! Un beau bordel, un peu de magie ne serait pas de trop ^^’

Nouvelle chronique littéraire ! Je continue dans ma lancée sur la lecture de la série Tara Duncan, écrite par Sophie Audouin-Mamikonian. On enchaîne donc avec le quatrième tome, intitulé Le Dragon Renégat, et paru en France en 2006 J Les trois premiers tomes ne m’ont pas déçue, bien que ce soient des relectures au moins 10 ans après ma découverte de la série ^^ Et le tome 4 parvient encore à confirmer cette impression ! Lire la suite