Premières lignes… #235

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

5 septembre : 22h49
Yokohama

Un groupe d’immeubles de quatorze étages s’étend au nord d’un quartier résidentiel proche du parc Sankeien. Ils sont de construction récente, mais presque tous les appartements sont déjà occupés. On peut en dénombrer une centaine par immeuble, alignés en rangs serrés. Et pourtant, leurs occupants ne se connaissent pas, et seule la lumière qui filtre des fenêtres à la tombée de la nuit atteste de présences humaines dans chacun des logements.
Au sud, l’éclairage éblouissant d’une usine se reflète sur la couche d’huile qui recouvre la mer. D’innombrables tuyaux courent sur le mur extérieur de l’usine, comme les vaisseaux sanguins d’un corps humain. Une multitude de petits points lumineux, ressemblant à ceux émis pas des noctiluques, éclairent le mur d’entrée et confèrent une certaine beauté à cette scène grotesque. L’usine projette son ombre silencieuse sur l’étendue noire de la mer.
A une centaine de mètres, des résidences d’un étage, aussi récentes que les immeubles, s’alignent bien régulièrement. Chacune possède un hall d’entrée au sud, et un garage contigu permettant de loger une seule voiture. Des habitations tout à fait classiques, comme n’importe quelle nouvelle résidence, mais peu ombragées sur l’arrière et les côtés. Pas un seul acheteur ne s’est encore manifesté – peut-être parce que l’endroit n’est pas très bien desservi – et l’on peut voir fleurir un peu partout des pancartes « A vendre ».
Comparées au groupe d’immeubles de quatorze étages construits à la même époque et dont les appartements ont été immédiatement occupés, ces résidences donnent l’impression d’être abandonnées.
Néanmoins, un rayon de lumière fluorescent s’échappe d’une de leurs fenêtres pour venir inonder la rue sombre. Cette unique lumière provient de la chambre de Satoko Oishi. Satoko, élève de troisième année dans un lycée privé, est assise à son bureau vêtue d’un T-shirt blanc et d’un short. Les jambes négligemment allongées en biais vers le ventilateur électrique posé sur le sol, elle a les yeux rivés sur son livre d’exercices. L’air produit par l’appareil effleure ses bras nus, faisant voleter le bas des manches de son T-shirt. Un bon moyen de lutter contre la chaleur dont tout le monde se plant. Satoko s’est trop amusée pendant les vacances d’été, laissant son travail scolaire s’accumuler et accusant la chaleur de l’empêcher de travailler. Néanmoins cette année, il n’a pas fait très chaud, les beaux jours se sont fait rares, et par rapport aux autres années le nombre de vacanciers fréquentant le bord de mer a diminué. Mais naturellement, dès la fin des vacances, un beau soleil d’été s’est installé cinq jours durant. Satoko n’apprécie pas le côté ironique de la météo et elle en veut au ciel.
… Comment arriver à travailler par cette chaleur !

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Les beaux albums de Clotilde Perrin

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ On se retrouve pour une nouvelle découverte d’albums jeunesse et d’artistes coup de coeur : aujourd’hui, je vous propose de découvrir quelques livres de Clotilde Perrin ! N’hésitez pas à jeter un oeil sur son site Internet 🙂
J’ai découvert ses albums complètement par hasard, mais j’aurais pu y passer des heures, j’étais comme une gamine sur certains ^^ Les illustrations sont très colorées et très douces en même temps, avec un style qu’on reconnaît tout de suite !

Le voyage dans les images de Clotilde Perrin a commencé dans les Vosges, là où elle est née. Après un BTS en communication visuelle à l’école Estienne, elle a suivi les cours de l’Ecole supérieure des arts décoratifs de Strasbourg en section Illustration. Outre des collaborations occasionnelles pour la presse (AstrapiJ’aime LireLes Belles HistoiresRevue XXI…), elle a illustré une trentaine d’albums pour la jeunesse chez différents éditeurs et publié des ouvrages plus personnels aux éditions Rue du Monde. Au Seuil jeunesse, elle a publié Dessus-dessous la nature, A l’intérieur des méchants et A l’intérieur des gentils (pas si gentils…)Clotilde Perrin vit à Strasbourg.

T’es fleur ou t’es chou ? de Gwendoline Raisson et Clotilde Perrin

Cet album s’attache à balayer les frontières entre les genres et rappelle qu’en matière de jeux, les enfants, qu’ils soient nés dans une fleur ou un chou, aiment délaisser leurs jouets de fille ou de garçon pour des compositions plurielles. Nous découvrons ici Lila, Léo et Maël et leurs jeux de prédilection. Des princesses et des poneys certes, des chevaliers et des robots bien sûr, mais surtout de nouvelles combinaisons lorsqu’ils jouent ensemble. Surgissent alors les « dînette-mitraillette » ou encore le « rugby-princesse ». Gwendoline Raisson, nouvelle auteur, signe un texte pétillant et en rime. Clotilde Perrin a composé des illustrations foisonnantes et emplies de mille et un détails pour parler de ce sujet avec humour. Un album joyeusement fantaisiste qui s’amuse à dépasser les mises en boîte un peu figées et les « Dis-moi comment tu t’appelles et je te dirai à quoi tu joues ».

Clotilde Perrin a fait la partie illustration de ce très joli livre, que j’aime beaucoup ^^ Fleur ou chou, rose ou bleu, poupée ou camion, pourquoi choisir ? Si vous cherchez à casser les stéréotypes de genre avec votre enfant, c’est une super lecture avec une conclusion très rigolote !

Ici et là, les maisons d’Akira, de Claire Ubac et Clotilde Perrin

Depuis sa première demeure à jamais perdue (le ventre de sa mère), Akira parcourt le monde. Le temps passe, Akira grandit, part à l’aventure, rencontre l’amour, fonde une famille… passant ainsi d’une maison à l’autre. La hutte de pêcheur de son enfance, détruite par la tempête, fera bientôt place à une maison aux murs chauffés par le soleil. Quand celle-ci devient trop étroite, le ciel étoilé fera un temps office de maison pour Akira, ivre de liberté – mais attention, il est des maisons que personne ne souhaite…
Au fil du temps, Akira croît en sagesse. Sagesse qui lui fournira la ruse idéale pour trouver un abri astucieux, et éternel… Là où même la Mort ne viendra pas les chercher.

Un très joli album que j’ai vraiment adoré, avec une portée philosophique : Akira va connaître plusieurs maisons au cours de sa vie, ainsi que plusieurs émotions. L’ennui, la tristesse, le deuil, mais aussi la joie, la découverte, le plaisir de faire des rencontres,… A chaque fois notre héros croit avoir trouvé son petit coin de Paradis, mais à chaque fois l’aventure vient le tirer de son nid. Les couleurs en particulier m’ont énormément plu ! A découvrir et à relire, pour les enfants mais aussi pour les parents ❤

A l’intérieur de mes émotions, de Clotilde Perrin

Saviez-vous que la peur aimait le bouillon de poule mouillée ?
Que la joie est une véritable rockstar de la chanson sous la douche ?
Colère, tristesse, joie, peur et dégoût, cinq émotions fondamentales à découvrir sous toutes les coutures et en s’amusant afin de mieux les comprendre et les exprimer !

Un super livre avec plein de volets à soulever ou à tirer pour révéler les secrets des différentes émotions ! Les cachettes et les petits détails sont légion pour le plus grand bonheur de la lecture. Les couleurs et les illustrations sont très parlants, pour mieux comprendre ce qui est à l’oeuvre quand on ressent telle ou telle émotion : la colère explose, la tristesse écoute du blues, le dégoût a le coeur retourné, la peur se cache et la joie déborde de vie ^^ A découvrir !

Dans sa valise, de Clotilde Perrin

Il était une fois, derrière des collines, une petite maison habitée par un petit homme qui préparait sa valise pour partir en voyage. Navigant sur des océans, gravissant des montagnes, plongeant dans les profondeurs de la mer, le petit homme (et le lecteur avec lui !) va aller de surprises en surprises et de découvertes en découvertes. On avance dans ce livre en soulevant des flaps (plus de 35 !) qui sont comme autant d’obstacles à soulever pour permettre à notre petit homme de poursuivre sa route. Au fil de ces aventures, au fil des pages, celui-ci va avoir besoin de ce qu’il a mis dans sa valise pour avancer, mais aussi trouver des objets qu’il va y ranger. Au lecteur d’être attentif : que reste-t-il à la fin de ce voyage dans la valise ?!

Sans hésiter mon préféré jusqu’ici ! Cet album aussi fait la part belle aux volets à soulever et aux petits détails à découvrir, un vrai régal 😀 L’histoire est pleine de surprise et de rebondissements autour de cette mystérieuse valise : que contient-elle ? Quel objet va servir au héros ? Et à la fin, saura-t-on quel était le but de ce voyage ? Une très belle lecture que j’ai beaucoup aimé ❤

J’espère vous avoir donné envie de découvrir les albums de Clotilde Perrin, je ne les connais malheureusement pas tous mais à chaque fois que j’en lis un, c’est comme une addiction : je veux absolument (re)lire tous les autres 😀 Et vous, la connaissiez-vous ?

D’Encre, de Verre et d’Acier (duologie)

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ J’ai redécouvert un bon vieux jeu vidéo, un de l’époque où j’étais petite et où je tannais mes frères pour pouvoir les regarder quand ils geekaient ! « Heroes of Might and Magic III », c’est un chouette petit jeu de stratégie au tour par tour, avec de la fantasy, des monstres, des châteaux à conquérir et des cartes à nettoyer de leurs ressources jusqu’à la dernière miette 😀 

Nouvelle chronique littéraire ! Aujourd’hui je vous présente une duologie que j’avais très très hâte de lire, j’ai sauté sur l’occasion quand j’ai vu que les romans étaient à la bibliothèque 😀 Voici D’encre, de verre et d’acier de Gwendolyn Clare, paru en France en 2018. Le tome 2, De brume, de métal et de cendre est sorti l’année suivante. Amateurs de fantasy et de steampunk, passionnés et créatifs, la série est pour vous ^^

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Premières lignes… #234

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

Californie, été 1996

La vieille Pontiac filait sur l’asphalte brûlant soulevant un nuage de poussière âcre. D’aucuns auraient toussé mais il n’y avait pas âme qui vive. Pas même un vautour à la con volant en cercle, le genre de mauvais présage qu’on regarde en plissant les yeux et en crachant sur la terre ocre.
Josh conduisait, une main sur le volant, l’autre sur une cannette de bière. Le soleil lâchait l’affaire. Il avait suffisamment carbonisé la région et s’accordait une pause avant de remettre le couvert dans quelques heures. Ses rayons se noyaient dans une masse informe et rougeoyante qui teintait le ciel. Pas encore besoin d’allumer les phares. De toute façon, il n’en restait qu’un. L’autre avait été brisé deux semaines auparavant par un petit dealer mécontent du faible pouvoir d’achat de Josh.
Une rasade de Corona, une poignée d’Adipex pour rester éveillé. Josh roulait depuis des heures. Il se tapait toute la Californie de haut en bas à un train d’enfer.

Le matin même, chez lui, un message sur son répondeur avait attiré son attention. Kim, un ancien pote perdu de vue, l’invitait à une fiesta dans le désert. Kim, un ancien pote perdu de vue, l’invitait à une fiesta dans le désert. Une generator party. Quelques groupes électrogènes, des formations de stoner rock, de la dope en quantité, des trips sur fond de rock lourd et répétitif et ensuite le retour à la vie banale des ploucs.
Josh désertait ce genre de fêtes ces derniers temps. Trop loin, trop de route à faire, trop fatigant et trop dangereux de rouler défoncé. Il était rarement assez clean pour prendre le risque de faire le voyage. Fut un temps, il était le roi de ces generator parties. Il n’en manquait pas une. Son réseau, très bien ramifié, le prévenait de chaque rassemblement.

Malgré sa retraite, qui commençait à se savoir dans le milieu, Kim lui avait proposé de le rejoindre. Et Josh était sûr d’y retrouver Ofelia. Qu’importe s’il se prenait un vent, qu’importe s’il se ridiculisait devant Matt, son meilleur pote et accessoirement le mec qui lui avait piqué sa copine, il crevait de recoller les morceaux.

Susine et le Dorméveil

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Et cette année encore, le succès est au rendez-vous et la liste des cadeaux de Noël à faire est bou-clée 😀 Famille, belle-famille, enfants et potes, c’est tout bon ! Ca valait le coup de commencer en juillet, et si vous me trouvez tarée, sachez que c’est de famille et qu’il y a bien plus flippant que moi niveau planification de Noël XD

Nouvelle chronique littéraire ! Et encore une petite pépite de la collection « Métamorphose » des éditions Soleil : il a suffi que je voie le logo dans ma bibliothèque pour instantanément me jeter dessus ! Susine et le Dorméveil est un roman graphique en deux tomes, écrit par Brunno Enna et illustré par Clément Lefèvre. Et croyez-moi, dire que ce fut une très belle découverte est encore bien en-dessous de la réalité :3 Si vous voulez en savoir un peu plus sur les auteurs, n’hésitez pas à jeter un oeil sur cette interview. D’ailleurs, ce n’est pas la première fois que je vous parle de Bruno Enna, puisqu’il a également écrit la BD Coeur de Papier !

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