Tara Duncan #3 : Le sceptre maudit

Par défaut

Bien le bonjour bande de sortceliers ! Comment allez-vous ? Le soleil revient et frappe à la fenêtre, j’ai tellement hâte de pouvoir quitter Paris et me faire de longues balades à la campagne chez mes parents ^^ Un peu de vert que diable !

Nouvelle chronique littéraire ! On enchaîne sur la suite de la lecture de la série culte de Sophie Audouin-Mamikonian, Tara Duncan ! Il s’agit ici du tome 3, Le sceptre maudit, sorti en 2005. Après deux premiers tomes qui ont été de vrais coups de coeur pour moi, autant petite que « grande », j’attends beaucoup de la suite !

Résumé : Tara Duncan, la jeune princesse sortcelière, doit précipitamment quitter la Terre pour AutreMonde : sa mère, Selena, a été blessée lors d’un attentat. Et le cruel Magister, maître des Sangraves, que tous croyaient disparu, est de retour. Avec l’aide d’une immense et redoutable armée de démons, il prétend s’emparer de l’Empire d’Omois. Et peut-être éradiquer ensuite la race des dragons… D’ailleurs qui pourrait résister au pouvoir du Sceptre Maudit dont il est désormais le détenteur et qui prive de leur magie les sortceliers d’AutreMonde ? L’Impératrice et l’lmperator capturés, Tara se retrouve seule, à quatorze ans, à la tête de l’Empire pour mener une guerre perdue d’avance. Aidée de ses amis, l’elfe Robin, Fabrice, Moineau la  » Bête « , Cal l’astucieux Voleur, la naine Fafnir et de son arrière-grand-père le chien Manitou, la jeune Impératrice doit prendre tous les risques. Une fois encore, il lui faut affronter Magister, ses hordes et ses espions ainsi que son terrifiant tueur : le Chasseur. Les pouvoirs de Tara Duncan ne cessent de grandir mais sa magie pourra-t-elle empêcher l’armée des démons de déferler sur l’Univers ? 

Mon avis : 

Encore une fois une couverture qui nous vend du rêve ! De l’action, de la magie, de la fureur, et un sceptre en gros plan dans l’ombre qui déchire tout. Le récit est toujours aussi énergique, avec plein d’humour et de rebondissements comme on les aime. Ici cependant, j’ai l’impression que le rythme ralentit, une impression seulement ? La multiplication des ennemis, des intrigues et des rebondissements conserve un rythme rapide et entraînant certes, mais il me semble qu’on s’y emmêle un peu plus facilement les pinceaux que dans les deux premiers tomes, où on s’y retrouvait encore sans problème. Ceci dit, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, le livre est très bien, et j’ai vraiment adoré le début de ce troisième tome ^^

Magister le grand méchant se montre cette fois-ci assez « distant ». Oh il est bel et bien présent ! Mais après une bonne révélation dans le deux, je m’attendais à quelque chose d’un peu plus fouillé plutôt qu’un énième plan. Sans compter que tout le temps où il a été absent a été purement et simplement ellipsé ; c’est un choix, mais j’aurais justement aimé voir Tara évoluer, avoir des aventures sans rapport direct ou indirect avec son ennemi de toujours. En fait, pour Magister comme pour beaucoup d’autres choses dans ce troisième tome, la résolution des évènements me paraît un peu trop rapide : Magister qui revient comme une fleur, l’amnésie de Tara, le sort que lui jette le Chasseur qui est réglé en deux temps et trois mouvements, au point que je me demande encore son utilité dans le plan de Magister et/ou du Chasseur : à quoi bon s’il est si facile de l’annuler ? Certaines intrigues sont très intéressantes, mais un peu laissées de côté ; dans une série télévisée ça passerait crème, mais dans un livre, je m’attendais à un poil plus de détails, ou une meilleure intégration dans le scénario ? Ceci dit, ça ressemble par certains côtés à une enquête policière, donc pourquoi pas ? L’intrigue, même si elle semble disparate, est dense et reste cohérente.

Concernant les personnages, on retrouve l’équipe habituelle, mais je veux me concentrer ici sur les nouveaux. Jar et Mara surtout ! De vraies pestes, mais des caractères à approfondir, ces gosses sont très loin d’être des idiots. Et s’ils me sortent par les oreilles, leur histoire, elle, est vraiment géniale :3 L’impératrice est déjà connue, et je suis mitigée à son sujet : elle n’est pas idiote et sait reconnaître ses torts, mais elle est insupportable dans son impulsivité. On dirait qu’elle ne se soucie absolument pas des autres ! D’accord l’impératrice doit s’imposer, mais à ce point, je me demande comment Tara ou l’imperator parviennent à la supporter. D’ailleurs parlons-en de Tara ! Son caractère s’affirme, c’est l’adolescence et la prise de pouvoir etc… Mais ça va un peu trop loin je trouve, elle explose à tout bout de champ ! Sur ce point, elle commence à ressembler à sa tante l’impératrice : incroyablement impulsive, je ne peux que plaindre Robin qui en est toujours raide dingue. Et puisqu’on parle des intrigues amoureuses, j’ai une dernière question : c’est la saison des amours dans ce tome ? Le nombre de personnages qui tombent amoureux est assez ahurissant comparé aux premiers livres XD

Bilan, un troisième tome peut-être un peu moins bien, mais qui reste excellent, et j’attends avec impatience de pouvoir rentrer chez moi pour attraper le tome 4… Je veux la suiiiite :3

Publicités

Premières lignes… #25

Par défaut

Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

Je suis né libre. Pendant plus de trente ans, j’ai goûté aux joies de cette liberté dans un Etat libre. J’ai ensuite été enlevé et vendu comme esclave, demeurant dans cette condition d’asservissement jusqu’à ce que l’on vienne me secourir en janvier 1853, après douze ans de captivité. On m’a alors suggéré de faire le récit de ma vie et de ses aléas, qui ne devraient pas laisser le public insensible.
Depuis ma libération, je n’ai pu m’empêcher de noter la curiosité croissante, à travers les Etats du Nord, pour la question de l’esclavage. Des oeuvres de fiction, qu’elles cherchent à en décrire les aspects les plus plaisants ou les plus répugnants, on connu une diffusion sans précédent et ont, je crois, donné lieu à de nombreux débats et commentaires.
Je ne peux parler de l’esclavage que dans les limites de mon expérience personnelle. Mon objectif est d’en faire un exposé sincère et fidèle, raconter l’histoire de ma vie, sans exagération, laissant aux autres le soin de décider ce qui, de la fiction ou de la réalité, donne l’image de l’injustice la plus cruelle ou de l’aliénation la plus sévère.
Aussi loin que je puisse remonter avec certitude, mes ancêtres paternels étaient esclaves dans le Rhode Island. Ils appartenaient à une famille du nom de Northup. L’un d’entre eux vint s’installer dans l’Etat de New York, à Hoosick, ville du comté de Rensselaer et emmena avec lui Mintus Northup, mon père. A la mort de son maître, il y a une cinquantaine d’années, mon père fut affranchi par clause testamentaire et devint un homme libre.
Le sieur Henry B. Northup, juriste renommé de Sandy Hill, l’homme à qui je dois, avec Dieu, ma présente liberté et mon retour auprès des miens, est donc un parent de la famille pour laquelle travaillaient mes ancêtres. C’est à elle qu’ils ont emprunté le nom que je porte. Cela explique sans doute l’attention constante que cet homme m’a portée.

Un peu de poésie onirique : Era un niño que soñaba

Par défaut

Bien le bonsoir bande de gens, j’espère que vous allez bien :3 Je vous écris cet article juste après une énième khôlle, je suis tellement fatiguée que je n’arrive même plus à stresser… Bonne chose ? ^^’

Nouveau samedi nouvelle poésie, vous connaissez la mélodie ^^ Et comme je vous ai proposé une poésie en anglais d’Edgar Allan Poe quelques semaines plus tôt (cliquez ici pour voir l’article), cette fois-ci je vous propose une poésie en espagnol ! Comme la dernière fois, je ne vous propose pas de traduction, parce que la poésie n’est jamais aussi belle que dans la langue où elle a été écrite. La traduction française existe, je vous rassure, vous pourrez la trouver facilement sur Internet si vraiment vous voulez lire le poème, mais avant, faites-moi confiance et essayez de lire la version originale avant :3

Antonio Cipriano José María Machado Ruiz, plus connu sous le nom dʼAntonio Machado, est né enet mort en est un poète espagnol. Il est l’une des figures du mouvement littéraire espagnol connu sous le nom de Génération de 98. Ses auteurs étaient déterminés à insuffler un nouveau souffle dans la vie culturelle du pays ; c’est l’époque à laquelle l’Espagne, perdant ses dernières colonies, se rendit soudainement compte qu’elle n’était plus ce qu’elle fut. Ces écrivains essayèrent de montrer comment l’Espagne a ouvert les yeux sur ce qu’était le monde moderne, dans lequel les histoires du passé glorieux étaient devenues éventées et désuètes. Machado finit sa vie en exil à cause de la guerre civile espagnole, dont il ne verra pas la fin qui arrive la même année. Sa poésie est inspirée par les courants romantiques, elle est emprunte de beaucoup de mystère, de rêve, et de réflexions sur les hommes et le monde. Je suis tombée totalement par hasard sur la poésie que je vais vous présenter, mais elle m’a tapé dans l’oeil ^^ Il s’agit de Era un niño que soñaba, c’est-à-dire Il y avait un enfant qui rêvait.

Era un niño que soñaba
un caballo de cartón.
Abrió los ojos el niño
y el caballito no vio.
Con un caballito blanco
el niño volvió a soñar;
y por la crin lo cogía…
¡Ahora no te escaparás!
Apenas lo hubo cogido,
el niño se despertó.
Tenía el puño cerrado.
¡El caballito voló!
Quedóse el niño muy serio
pensando que no es verdad
un caballito soñado.
Y ya no volvió a soñar.
Pero el niño se hizo mozo
y el mozo tuvo un amor,
y a su amada le decía:
¿Tú eres de verdad o no?
Cuando el mozo se hizo viejo
pensaba: Todo es soñar,
el caballito soñado
y el caballo de verdad.
Y cuando vino la muerte,
el viejo a su corazón
preguntaba: ¿Tú eres sueño?
¡Quién sabe si despertó!

J’aime beaucoup ce poème, moins pour sa sonorité je l’avoue que pour ses très belles images. C’est mélancolique, nostalgique, mais cependant je n’y vois aucune tristesse. Pendant toute sa vie l’enfant ne cesse de rêver, et c’est pourquoi il se demande s’il rêve encore. C’est une forme d’incertitude qui peut faire peur, qui peut frustrer. Mais en même temps, c’est l’absence de certitude qui donne envie de poursuivre le rêve, le désir d’aventure et d’attraper ce cheval qui s’échappe encore. A la première lecture, on pourrait se dire que c’est assez cruel de demander à la personne que l’on aime si elle est réelle ou non : mais mon idée, c’est que si on est sûr de la personne que l’on aime, alors cela devient de la simple possession. On ne veut pas aimer un esclave, on veut aimer une personne dans toute sa splendeur et sa liberté. Et en prolongeant le raisonnement, la poursuite de la quête du rêve, l’aventure de la vie, la mort n’est finalement qu’un nouveau rebondissement parmi tant d’autres. Quelque part, pendant toute notre vie nous sommes et restons des enfants en train de rêver, à la poursuite d’un cheval. C’est une belle image non ? Pour accompagner le poème, je vous propose une peinture d’une artiste espagnole, Chelin Sanjuan Piquero. J’aime beaucoup l’aspect onirique des chevaux qu’elle a représentés, et la silhouette de l’enfant absorbée dans son dessin, je trouve que cette atmosphère cendrée correspond très bien à la volatilité du poème :3 Je vous conseille d’aller voir les autres tableaux de cette dame (cliquez ici pour tomber sur son site), j’adore son univers et les effets de transparence de certaines de ses peintures !

Ticktock

Par défaut

Tchuss tout le monde, je me permet une petite incruste sur l’article de la Roussette, pour vous informer de quelques petits changement ^^ Bon autant commencer par celui-là : j’ai fait une petite mise à jour dans l’onglet « Qui, Quoi, Pourquoi ? » pour me présenter un peu plus 🙂 N’hésitez pas à aller jeter un oeil 😉 Ensuite je vous informe que mes articles seront publiés le dimanche soir. Etant donné que je ne sais pas respecter des horaires (même au boulot, c’est vous dire xD), ce sera pas régulier x) Mais au moins vous savez que le dimanche soir = article Punky :3 Je pense que c’est tout ce que j’avais à dire ^^ Je laisse la place au petit être, maîtresse des lieux :p

Bien le bonjour bande de msjgmkjpiryj, je vous écris à la veille des dernières épreuves écrites de mon concours, et j’en ai officiellement plus rien à cirer ! Je veux juste rentrer chez moi… Je réclame l’euthanasie contre ce harcèlement scolaire, c’est pas humain la prépa ><

Nouvelle chronique littéraire, un livre que j’ai trouvé pendant mon voyage en Ecosse :3 Je ne connaissais ni l’auteur ni le titre, mais le résumé avait l’air bien, et l’auteur reconnu. Donc, je me suis dit pourquoi pas ? Il s’agit de Tick Tock, écrit par Dean Koontz, et sorti la même année que votre servante à savoir 1997. L’auteur a un palmarès assez impressionnant à son actif, avec plusieurs séries, majoritairement du suspense, de l’horreur et de la science-fiction.  Lire la suite

Premières lignes… #24

Par défaut

Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

Ayez pitié de Boabdil, Roi de Grenade, dernier seigneur maure de la péninsule ibérique, chassé du foyer qu’il avait gagné de haute lutte, forcé de courber l’échine devant les murs de sa propre ville par un souverain espagnol. Une fois la paix signée par les rois et le pape, il ne lui restait plus qu’à s’incliner devant son adversaire et à embrasser sa bague. Le vainqueur était supposé refuser sa reddition, afin de préserver quelque bribe de son honneur déjà malmené, mais le chrétien oublia manifestement cette clause en tendant ses doigts potelés au Maure. Trop tard. Le sceau du roi Ferdinand avait le goût du sel – tout comme le détroit que Boabdil franchirait bientôt – et sa femme, aussi pâle qu’un oignon, se permit de toiser le Maure lorsqu’il se releva.
L’ignoble marin génois qui rôdait autour d’Isabella comme une mouche autour d’un pot de chambre se tenait non loin et, lorsqu’il croisa son regard, Boabdil comprit que le bâtard buriné imaginait sa vénérable tête sur une pique. Lors de la signature de l’armistice, le roi avait signalé que l’explorateur comptait gagner l’Inde en partant dans la direction opposée, mais Boabdil ne s’en souvint qu’à présent que l’homme le scrutait. Avec un peut de chance, le Génois s’y noierait.
La passation de pouvoir se poursuivit, tout en pompe et en défilés, un Boabdil vaincu s’inclinant aux moments appropriés tandis que la procession, chargée d’une pesante croix d’argent, se retenait à grand-peine de tirer la langue aux Maures qui quittaient la cité. Bien entendu, le traité comprenait plusieurs articles garantissant les droits des Maures qui souhaiteraient rester à Grenade ou dans les environs, promettant qu’ils ne subiraient aucune pression à être convertis et resteraient protégés, comme ils l’avaient été jusque-là. Naturellement, chacun de ces articles serait ignoré et violé avant que les moustaches de Boabdil n’eussent laissé paraître leurs premiers poils blancs.