Waldo

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Suis actuellement en train d’attendre mon train, qui a 5mn de retard : lancez les paris, serai-je à temps pour ma correspondance, ou bien vais-je me mordre les doigts pour n’avoir pas pris la voiture pendant qu’il en était encore temps ?

Nouvelle chronique littéraire ! Je suis très heureuse de pouvoir vous présenter à nouveau une novella de la collection Une Heure Lumière des éditions Le Bélial ^^ Après Les Meurtres de Molly Southbourne, La survie de Molly Southbourne et L’homme qui mit fin à l’histoire, je suis fan de leurs publications ! On se retrouve cette fois pour une réédition de Waldo de Robert A. Heinlein, publié pour la première fois en 1942. Et on peut s’attendre à du très très lourd. Robert A. Heinlein est un des pionniers de la hard science fiction, c’est-à-dire l’un des premiers auteurs de SF à donner une importance primordiale à la cohérence scientifique du récit. Avec Isaac Asimov (auteur notamment de Fondation ou I, Robot) et Arthur C. Clarke, il fait partie du « Big Three » de la SF anglophone. Est-ce que vous visualisez le titan maintenant ? XD

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Premières lignes… #231

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

Ceci est rédigé de mémoire, malheureusement. Si j’avais pu rapporter le matériel que j’avais préparé avec tant de soins, ce récit serait fort différent. Des livres entiers remplis de notes, des archives soigneusement recopiées, des descriptions de première main, et des images – la pire des pertes. Nous avions quelques vues d’ensemble des villes et des parcs ; beaucoup de magnifiques images de rues, de bâtiments, dehors et dedans, et, plus important que tout, des femmes elles-mêmes.
Personne ne croira jamais de quoi elles avaient l’air. Les descriptions ne servent à rien quand il s’agit de femmes, et je n’ai jamais été doué pour les descriptions de toute façon. Mais il faut pourtant parvenir à le faire ; le reste du monde doit connaître l’existence de ce pays.
Je n’ai pas dit où il se trouvait de crainte que certaines personnes qui s’autoproclamaient missionnaires, des négociants ou des expansionnistes avides de terres, ne prennent la décision d’intervenir. Personne n’a besoin d’eau, je peur le leur dire, et ils s’en sortiront moins bien que nous s’ils trouvent l’endroit.
Voici comme cela commença. Nous étions trois camarades de classe et amis – Terry O. Nicholson (nous l’appelions Old Nick, le Malin, avec de bonnes raisons), Jeff Margrave et moi, Vandyck Jennings.
Nous nous connaissions depuis des années et des années et, malgré nos différences, nous avions beaucoup en commun. Nous étions tous passionnés de sciences.
Terry avait assez d’argent pour agir comme bon lui semblait. Son grand objectif était l’exploration. Il faisait toute une histoire parce qu’il n’y avait plus rien à explorer à présent, seulement des morceaux ici et là et quelques blancs à remplir, disait-il. Il était doué pour remplir – ses talents étaient nombreux -, très bon en mécanique et en électricité. Possédait toutes sortes de bateaux et d’automobiles, et était un de nos meilleurs aviateurs.
Jamais nous n’aurions pu y parvenir sans Terry.
Jeff Margrave était né pour être poète, botaniste – voire les deux – mais ses parents l’avaient persuadé de devenir médecin. Un bon médecin, malgré son âge, mais son véritable intérêt se portant dans ce qu’il aimait appeler « les merveilles de la science ».
Quant à moi, mon domaine était la sociologie. Il faut également s’appuyer sur beaucoup d’autres sciences, bien sûr. Toutes m’intéressent.
Terry s’en sortait très bien avec les faits – géographie, météorologie et le reste ; Jeff le devançait de loin en biologie, et peu m’importait ce dont ils discutaient aussi longtemps que cela touchait plus ou moins la vie humaine. Rares sont les choses qui n’y sont pas liées.

La fleur qui me ressemble // Frida // Je suis Camille

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Je vous propose à nouveau un article sur les petites pépites que j’ai trouvées, parmi les albums jeunesse de la bibliothèque où je travaille ^^ Je suis toujours plus fascinée par la créativité des certains de ces ouvrages ; et du coup, je trouve d’autant plus dommage qu’on les réserve aux enfants, qu’une fois adulte on doive s’en détacher à moins de travailler dans le milieu. Bref, lisez des albums 😀

La Fleur qui me ressemble, de Thomas Scotto et Nicolas Lacombe

Résumé : Ce soir, il y aura une foule d’invités.
Il faudra encore être polie et ne pas faire la tête.
Louise préférerait rester seule, seule ou juste avec les fleurs qu’elle aime.
Mais ce soir, une autre fille est là… Mary.
Louise et Mary savent toutes les deux qu’elles devront passer la soirée ensemble. Comme tout le reste, c’est toujours décidé comme ça. Mais tombe cette question inattendue :
— Dis, Louise, tu ne trouves pas ça bizarre que les autres n’entendent pas ce que les murs chantent ?

La soirée qui s’annonçait maussade bascule dans la fête. Louise montre à Mary ses fleurs secrètes cachées derrière sa bibliothèque. Tous ses dessins de vent et d’imagination. Les deux jeunes filles s’emparent des draps du lit et leur donnent vie. Elles dansent, tournent, tournoient, font s’envoler la lumière… La danse de Loïe Fuller est née. Mary et Louise se sont trouvées.

Mon avis : Avec ce bel album j’ai découvert à la fois des illustrations magnifiques, une histoire fabuleuse, et une artiste dont j’ignorais tout. Le livre est un hommage au travail de Loïe Fuller, de son vrai nom Mary Louise Fuller. Incroyablement inventive et créative, elle fut l’une des artistes les plus importantes et les mieux payées du monde du spectacle ; on la connaît surtout pour ses danses fabuleuses, où elle fait tournoie avec des voiles et vêtements d’une amplitude démesurée, évoquant une fleur, un papillon,… Avec l’arrivée de l’éclairage électrique, la lumière joue un grand rôle dans ses représentations. Bref, un album à lire et une belle oeuvre à connaître !

Frida, de Sébastien Pérez et Benjamin Lacombe

Résumé : L’une des plus grandes figures de l’art mexicain du XXe siècle inspire Benjamin Lacombe et Sébastien Perez pour leur nouvelle collaboration. Pour lui rendre hommage, Benjamin Lacombe propose une immersion inédite dans le processus créatif de l’artiste. Une succession de pages découpées et un texte poétique nous entraînent dans les profondeurs de l’âme de Frida Kahlo. À la manière d’un recueil de pensées, le livre explore les thématiques qui sont chères à Frida : l’amour, la mort, la terre, les animaux… Sébastien Perez insère dans son texte des phrases extraites des correspondances de Frida pour restituer de la façon la plus sincère et vraie ce que l’artiste ressentait « par-devers elle et face à elle ».

Mon avis : Sébastien Pérez et Benjamin Lacombe, mes chouchous de toujours ❤ Et comme d’habitude, je me régale avec cette merveille ! Hommage à la grande artiste peintre mexicaine Frida Kahlo, l’objet-livre est tout simplement ma-gni-fique. Pages découpées, progression des illustrations inspirés des tableaux de l’artiste, des couleurs vibrantes et des scènes qui marquent l’esprit. Comment ne pas tomber amoureux ? Le texte est également inspiré des écrits de Frida ; je ne connaissais rien sur elle, ce fut l’occasion d’apprendre et de me passionner pour le personnage. Quelle femme ! Quelle vie ! Et quel livre ❤

Je suis Camille, de Jean-Loup Felicioli

Résumé : L’histoire d’une petite fille née avec un corps de garçon. Un album émouvant et nécessaire.
Cette rentrée est très importante pour Camille. Rejetée par ses anciens camarades d’école qui n’acceptaient pas sa différence, elle espère se faire de nouveaux amis. Heureusement, elle devient rapidement copine avec Zoé, une fille débordant d’énergie. Mais Camille hésite à lui confier son secret…

Mon avis : Un album idéal pour parler aux enfants d’un sujet complexe : l’identité de genre, à ne pas confondre avec l’expression de genre (= comment la personne exprime son genre), et encore moins avec l’orientation sexuelle (= le ou les genres qui nous attirent). Camille est donc une fille trans, c’est-à-dire qu’elle est née garçon, mais se sent fille et veut être désignée comme telle. L’histoire va aborder plusieurs moments délicats pour la jeune fille : son coming out auprès de son amie, les émois amoureux lorsqu’un garçon s’intéresse à elle,… Heureusement, elle est soutenue par ses parents qui comprennent et acceptent le choix de leur fille. Le dessin est très agréable et sert à merveille le récit. A découvrir !

C’est tout pour aujourd’hui, j’espère que les albums vous ont plu et inspirés 🙂 Y en a-t-il un que vous préférez ? Ou un que vous souhaiteriez recommander ? N’hésitez pas à tout me dire en commentaire !

Terre des Monstres

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Un peu dépassée par les évènements en ce moment, beaucoup de choses se sont passées et s’il n’y avait pas eu les articles d’avance, je crois que je vous aurais complètement oubliés ^^’ J’adore partager mes lectures sur ce blog, mais ça devient toujours plus dur d’y consacrer du temps >< Bah, après tout, pourquoi dormir ?

Nouvelle chronique littéraire ! Aujourd’hui je vous présente une trilogie que j’avais découverte au collège, sans pouvoir en lire la fin. Pourtant, elle me trottait dans la tête. Entre cadeau et achat d’occasion, j’ai enfin pu la récupérer et la lire jusqu’au bout ^^ Voici Terre des Monstres de D.M. Cornish, publiée en France à partir de 2008.

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Premières lignes… #230

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

Il y a trois soleils dans le ciel et c’est le dernier jour de l’automne – peut-être pour toujours. Chiens du soleil. Soleils fantômes. Parhélie. Ils marquent l’arrivée de l’hiver le plus rigoureux depuis deux cents ans. Les routes sont encombrées de gens qui tentent de faire des provisions de carburant, de nourriture, d’eau. Certains disent que c’est la fin des temps. Les calottes polaires fondent. Le taux de salinité de l’océan n’a jamais été aussi bas. La dérive nord atlantique ralentit.
Les scientifiques qui travaillent pour le gouvernement disent que le mot-clé est planète. Ils prennent soin de rappeler aux médias que les planètes sont, par nature, imprévisibles. a quoi nous attendions-nous ? Les stalactites atteindront la taille de défenses de narval, ou des longs doigts osseux de l’hiver en personne. Il y aura des cheveux de glace. Des pénitents. De la poudrerie. Des étendues blanches. Des tourbillons de neige. Des plaques de glace. Du givre. Quatre mois de chute continue des températures pour descendre jusqu’à -40 ou même -50 degrés. Même avec plusieurs couches de vêtements. Même comme ça. C’est déconseillé. On retrouvera des cadavres au regard fixé sur un maëlstrom de neige. Une camionnette arrivera, ramassera les corps gelés, les emportera à la morgue municipale – il faut deux semaines pour décongeler un homme adulte. Les environnementalistes se rassemblent devant les ambassades pendant que les chefs religieux prétendent que leur propre Dieu est sur le point d’assouvir une vengeance légitime pour nos péchés – une prophétie annoncée.
La dérive nord atlantique refroidit, Dylan MacRae vient d’arriver au parc de caravanes de Clachan Fells et il y a trois soleils dans le ciel.
C’est comme ça que tout commence.
Dans Ash Lane, le long d’une rangée de caravanes argentées en force d’obus, un merle se pose sur un piquet. Ses yeux reflètent une vaste chaîne de montagnes. Debout derrière la n°9, regardant en direction du parhélie, il y a Constance Fairbairn, son enfant Stella et le Nouveau. Des voisins sortent sur leur terrasse et tout le monde observe un silence inhabituel, se saluant d’un signe de tête au lieu de se dire bonjour.