Le Bon Coeur

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Salutations bandes de gens, j’espère que vous allez bien 🙂 J’ai réussi à reprendre les exercices pour mon dos, depuis 3 jours exactement ! Lancez les paris, combien de temps je vais tenir ? ^^’ Mais vraiment je suis contente de moi, je me sens vraiment mieux… sauf au niveau du cou, je crois qu’il y a un exercice que je fais mal malgré mes tentatives d’assouplissement des cervicales…

Nouvelle chronique littéraire ! Un livre que ma p’tite Maman m’a offert (plein de bises à elle), et écrit par un auteur dont j’ai déjà eu l’occasion de vous parler, farpaitement ! Michel Bernard, que j’avais déjà eu l’occasion de découvrir avec Deux remords de Claude Moneta écrit en 2018 Le Bon Coeur : après s’être attaché à nous décrire la vision du célèbre peintre impressionniste, il nous propose cette fois un récit romancé sur le périple de l’une des figures mythiques de l’Histoire française, Jeanne d’Arc. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle a fait couler beaucoup d’encre ! Il s’agit moins de présenter un ouvrage historique et véridique que d’imaginer la foi prodigieuse que les hommes avaient en cette femme, et l’épopée légendaire qui a remotivé les Français à bouter les Anglais hors de France. Lire la suite

Premières lignes… #95

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

Thomas ne rêvait que de laisser son nom accroché à celui d’une étoile. Depuis qu’il avait lu que celui qui découvre un astre nouveau peut prétendre le baptiser, il n’avait pas cessé de scruter le ciel, de le comparer aux cartes où les étoiles étaient répertoriées une à une afin de débusquer celle qui aurait échappé à la vigilance des astronomes. Mais que pouvait-il faire avec ses pauvres moyens ? Des centaines de personnes, tout aussi passionnées que lui, possédaient des télescopes sophistiqués, coûtant des milliers de dollars et lui, Thomas Bopp, se promenait la nuit avec de pauvres jumelles qu’il avait payées 38 dollars dans un surplus de l’armée. Le verre gauche avait souffert. L’image était assez nette mais comportait des taches. Thomas les connaissait bien et savait regarder à travers elles. Après tout, s’était-il dit, Galilée avait découvert les satellites de Jupiter avec une simple lunette bien moins puissante que ses jumelles ! Alors pourquoi pas lui ? Alan se disait la même chose. Lui, c’était les comètes. C’était plus facile à observer. Une lumière en mouvement se repère mieux parmi des milliers d’étoiles, aperçues presque à l’oeil nu, qu’une étoile supplémentaire et supposée inconnue. Et lorsque ce 23 juillet l’une de ces comètes fit son apparition dans le ciel étoilé, Alan et Thomas avaient eu le même scrupule. Tous deux vérifièrent sur leurs cartes astronomiques, cherchèrent dans la constellation du Sagittaire, là où ils situaient l’astre errant, regardèrent dans un catalogue qui répertoriait les comètes connues, et, très excités, s’assurèrent que rien de ce genre n’y était consigné. Pas de doute, ce qu’ils avaient sous leurs yeux était bien un objet céleste inconnu.

L’art de faire l’amour à un homme

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Salutations bandes de gens, j’espère que vous allez bien et que vous êtes en forme ! Aujourd’hui, avec toute la finesse et la subtilité qui me caractérisent, je vous présente le sujet de cette chronique : on va parler de CUL ! Voilà, fin, subtil et délicat, je n’assumerai probablement pas cette intro avant d’avoir au minimum 80 ans, et encore je dirai que c’est une erreur de jeunesse !

Nouvelle chronique littéraire, et je me doute bien que celle-là va en faire tiquer pas mal. Tant pis 😛 Et je pense sincèrement que le sexe ne devrait pas être tabou quand il s’agit de s’informer sérieusement, ados ou adultes, c’est important. Je suis tombée sur ce livre, L’art de faire l’amour à un homme de Linda Lou Paget (2007), totalement par hasard à la bibliothèque où j’ai fait mon stage cet été, et j’ai réussi à l’emprunter de manière discrète ; non que le sujet ou la lecture soient honteux en soi, mais j’avais pas vraiment envie que mon patron le voie ^^’ Et sans mentir, ça tombait à pic. Il se trouve que mon copain est aussi mon premier copain, ça fait maintenant un peu plus de deux ans qu’on est ensemble, et je l’aime toujours autant ^^ Manque de confiance en moi ou d’expérience, je me sentais pas super à l’aise mais j’avais quand même envie de prendre les devants quand on faisait un câlin, sans oser pour autant, et je voulais essayer de me renseigner : je vois pas pourquoi les hommes auraient le privilèges de faire grimper l’autre aux rideaux après tout XD Alors Internet c’est pas mal, on trouve généralement pas mal de sites, mais avec un bouquin, j’espérais une info un peu plus complète : j’ai pas été déçue par celui-là, et j’ai même réussi à décomplexer ! Lire la suite

La princesse des glaces

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Entre la réception d’un colis très attendu pour me bricoler-coudre un accessoire steampunk de ma conception, et deux auteurs qui ont accepté de m’accorder une interview pour mon mémoire sur le steampunk, je suis aux anges 😀 Et vous, quoi de beau dans votre journée ? 😛

Nouvelle chronique littéraire ! Un livre qu’on a tous vu passer, je ne fais pas vraiment dans la nouveauté littéraire sauf de mon point de vue 😛 Camilla Läckberg est maintenant une auteure de polars très appréciée, du moins en France. La Princesse des glaces est le premier volume d’une série d’enquêtes policières, écrit en 2003, mais publié en français seulement en 2008, l’année où il a obtenu le prix polar international, et le grand prix de littérature policière. Actuellement cette série policière compte 10 tomes, dont 9 également en livres-audio pour ceux qui le veulent 😉 Ca faisait un moment que j’avais le premier tome dans mes étagères, à tel point que je l’avais oublié, et j’avais failli en acheter un deuxième exemplaire XD Je me suis finalement lancée avec de grandes attentes : elles n’ont pas été déçues ! Lire la suite

Premières lignes… #94

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

Les Egyptiens sont des cannibales. Regardez bien une fève ; observez-la de près, vous verrez combien elle ressemble à un foetus. Depuis l’Antiquité, les Egyptiens sont des mangeurs de fèves, des mangeurs de foetus. Ma mère s’appelait Esther. Des foetus, elle dut en manger des quantités avant de finalement tomber enceinte…
Esther s’était levée avant soleil, comme tous les matins. Elle avait préparé le café à la lueur d’une bougie, un café noir, dans la kanaka, la petite cafetière à longue queue. Puis elle avait servi le foul. A l’aide d’une fourchette, elle avait écrasé les fèves bouillies en versant une lampée d’huile d’olive et y avait ajouté de petits morceaux d’oeuf dur. Elle approcha son visage ; ça sentait bon le matin heureux. Ce n’était pas tous les jours qu’ils pouvaient s’offrir des fèves et des oeufs au petit-déjeuner. D’habitude, c’était une simple galette de pain et un bol de thé presque translucide. Mais, la veille, elle était passée chez sa tante Maleka, qui avait insisté. Esther avait refusé, bien sûr… Ils n’étaient tout de même pas devenus des mendiants ! Par fierté, donc, mais pas seulement… par politesse aussi ! On n’acceptait pas les cadeaux à moins d’y être contraint. Il fallait que l’autre vous le fourre dans la poche, fasse mine de se fâcher, jure qu’il y allait de son honneur, voire de sa vie… « Pour l’amour de Dieu, tu dois prendre ces fèves ; tu dois – Mais jamais ! Nous n’avons pas besoin ! – Sur ma vie ! Tu ne sortiras pas de chez moi, sinon… » Ce n’est qu’alors, après plusieurs tentatives, plusieurs refus, qu’on acceptait de recevoir, comme à contrecoeur. Sophistication d’une politesse qui assigne le prodigue à la position de quémandeur. A l’issue de ce marchandage, elle était donc rentrée avec un panier de fèves séchées, de dattes, de café, de pâte d’abricots, cette friandise qu’on appelait ici « l’astre de Dieu ».

Un peu de poésie post-partum : Il est né…

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Salutations belle compagnie, j’espère que vous allez bien ? Je rédige actuellement bien calée dans le canapé de chez mes parents : l’une des lattes est cassée, et du coup il y a un creux pile de la taille de mon postérieur, confort maximal ^^ Il faut toujours être bien installé pour lire de la poésie, c’est pri-mor-dial. C’est incroyable à quel point j’ai l’impression que le temps passe au ralenti chez mes parents, c’est comme si je me détendais malgré moi, et c’est génial pour lire ❤

Je vous propose aujourd’hui un poème d’une autre poétesse que j’ai découverte sur Internet, Cécile Sauvage. Née en 1883 et morte en 1927, elle fut écrivaine, femme de Pierre Messiaen (un écrivain reconnu pour son travail sur Shakespeare), et mère d’un poète et d’un compositeur ; ce dernier dira d’ailleurs que sa mère l’a élevé dans « un univers féérique ». On peut donc dire qu’elle a baigné dans le milieu de l’art, et elle a même été surnommée la poétesse de la maternité ! Son oeuvre poétique est composée de plusieurs recueils, et est assez influencée par celle de Marceline Desborde-Valmore, une autre poétesse ; les maîtres-mots de son écriture sont la simplicité, la nature et la maternité, et on peut se dire que le fait d’être mère a tout représenté à ses yeux. Le poème que je vous ai choisi est tiré du recueil L’âme en bourgeon, et est intitulé « Il est né ».

Il est né, j’ai perdu mon jeune bien-aimé,
Je le tenais si bien dans mon âme enfermé,
Il habitait mon sein, il buvait mes tendresses,
Je le laissais jouer et tirailler mes tresses.
À qui vais-je parler dans mon coeur à présent ?
Il écoutait mes pleurs tomber en s’écrasant,
Il était le printemps qui voit notre délire
Gambader sur son herbe et qui ne peut en rire.
Il me donnait la main pour sauter les ruisseaux,
Nous avions des bonheurs et des peines d’oiseaux ;
Son sommeil s’étendait comme un aveu candide.
Mon oeil grave flottait sur son âme limpide,
Je couvais dans son coeur les oeufs de la bonté,
J’effeuillais sur son front des roses de clarté.
Le silence des fleurs reposait sur sa bouche,
Son doux flanc se gonflait de mon orgueil farouche ;
Son souffle était le mien, il voyait par mes yeux.
Son petit crâne avait la courbure des cieux.
Je le tenais des dieux que j’ai conçus moi-même ;
C’était le jardin clos où la vérité sème,
C’était le petit livre où des contes naïfs
Me reposaient de l’ombre et des rayons pensifs.
Ses doigts tendres savaient caresser ma misère.
Devant ce front de lait, devant cette âme claire
Mon coeur n’éprouvait point de honte d’être nu,
Mon être était l’instinct dans son geste ingénu,
J’étais bonne d’avril nouveau comme la terre,
Je donnais mes ruisseaux, mes feuilles, ma lumière ;
La mort cachait ses os sous les duvets herbeux,
Nous étions le mystère et la vie à nous deux.
Notre âme, au ras du sol mollement étendue,
Était un blé qui berce une vague pelue.

Maintenant il est né. Je suis seule, je sens
S’épouvanter en moi le vide de mon sang ;
Mon flair furète dans son ombre
Avec le grognement des femelles. Je sombre
D’un bonheur plus puissant que l’appel d’un printemps
Qui ferait refleurir tous les mondes des temps.
Ah ! que je suis petite et l’âme retombée,
Comme lorsque la graine ayant pris sa volée
La capsule rejoint ses tissus aplanis.
Ô coeur abandonné dans le vent, pauvre nid !

J’ai relu à plusieurs reprises le poème avant de me décider, mais finalement je suis assez contente de mon choix. Ce n’est pas souvent qu’on trouve une poésie écrite par une mère, et encore moins souvent une poésie sur ce que je suppose être un baby-blues, c’est-à-dire une dépression après l’accouchement. La poétesse a choisi des mots touchants, presque absolus, pour évoquer sa grossesse et la symbiose qu’elle ressentait avec son bébé. Il était tout pour elle et elle était tout pour lui. Maintenant que son fils est né, elle ressent un grand bonheur de le tenir dans ses bras, mais aussi un profond sentiment de vide alors qu’il est définitivement séparé d’elle, au moins physiquement. Comme si elle ne pouvait plus le protéger, comme si elle voulait encore une fois le retenir et le reprendre dans son sein pour retrouver la complicité unique qui existait entre eux deux. Je me demande si l’accouchement n’a pas participé à rendre le choc de la séparation encore plus grand… C’est un poème vraiment émouvant, triste et beau à la fois.

J’ai beaucoup cherché pour accompagner ce poème, le sujet n’était pas facile, et il y avait si peu de tableaux ou de peintures sur le sujet ! Je ne sais pas de qui est l’image, si vous pouvez me le dire ce sera avec plaisir. On peut voir une mère qui allaite son enfant, appuyée sur son coude et à moitié allongée, et la main du bébé sur son sein. C’est une scène pleine de douceur, mais on sent aussi quelque chose de discordant : les couleurs froides, l’aspect crayonné, et les ombres qui semblent envelopper le visage de la mère. On sent la tendresse et la proximité des deux êtres, mais il y a aussi cette ombre qui les sépare, malgré la mère qui tient l’enfant contre elle. Elle le regarde et semble pensive, presque triste. Les traits verticaux dans le ciel donnent l’impression d’un poids qui vient peser sur le duo, c’est tout le paradoxe d’être proche de l’être aimé mais de se sentir à jamais séparé de lui…

Troisième Humanité #3 : La voix de la Terre

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Active recherche de stage mais si tout se passe bien je suis au bout du tunnel ; mon mémoire avance bien, et même je ne croyais pas que c’était possible mais je suis même en avance ! Tout se goupille bien, je vois arriver la fin de mes études tel un portail paradisiaque flottant dans le ciel, et derrière la liberté de ne plus avoir de travail à faire chez soi en rentrant du boulot. La vie est belle :’)

Nouvelle chronique littéraire ! Je termine une trilogie dystopique et d’anticipation, écrite par Bernard Werber : Troisième humanité. Je vous mets ici les liens pour les deux premiers tomes, Troisième humanité et Les Micro-Humains. Le dernier tome de cette trilogie s’intitule La Voix de la Terre. Nous avons quitté nos personnages alors qu’ils ont enfin découvert officiellement la première humanité ; quant à la troisième, elle a gagné son droit d’exister. La partie continue pour savoir quel modèle d’évolution l’emportera : capitalisme, écologie, féminisme, religion… Lire la suite