Archives de Catégorie: Fantastique

Dans un contexte normal, actuel, un phénomène anormal se produit, souvent en rapport avec la magie.

La Comédie Inhumaine #1

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Un peu dégoûtée aujourd’hui, galère de colis : vous savez, cette fameuse galère du colis qui arrive absolument partout dans le monde sauf à destination ? J’avais commandé un superbe artbook avec deux posters. Grosse hâte ❤ Mais ! Je ne sais pas comment mais le nom de famille a disparu de l’adresse de destination : j’appelle, j’essaye de corriger, on me dit que c’est bon et que ce sera bien livré. Deux jours plus tard, retour à l’expéditeur (qui est aux USA) ! Bref, je tente un renvoi (qui sera ma dernière chance, ils ne feront pas de troisième tentative)… Croisez les doigts pour moi sivouplé T.T

Nouvelle chronique littéraire ! Vous savez, j’ai une préférence marquée pour les gros bouquins. Les intégrales. Les livres qui pèsent lourd, les livres avec une tranche de 3cm d’épaisseur minimum, ceux qui plombent le sac et font pencher sur le côté quand on marche. Quand j’en vois un qui fait moins de 100 pages, je sens l’angoisse qui monte et j’ai très peur de ne pas avoir assez à lire. Alors qu’un pavé, un bon vieux pavé, là on se sent pris au sérieux, là on cause 😀 Et on chope une scoliose aussi, mais c’est un détail XD Et vous connaissez aussi mon goût pour le macabre, donc ça ne vous étonnera pas si je vous dis que j’ai tout de suite eu le béguin pour cette réédition en deux volumes d’une série de 9 livres intitulée La Comédie Inhumaine, écrite par Michel Pagel entre 1988 et 2005. L’auteur a déjà plusieurs romans à succès à son actif, dont L’Equilibre des paradoxes qui me fait aussi beaucoup envie ! J’ai eu beaucoup de chance, le premier volume de cette Comédie rééditée m’a été offert par l’éditeur, Les Moutons Electriques, suite à un petit challenge de chroniques. Je les remercie beaucoup ❤ Lire la suite

Premières lignes… #166

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

– Julian, regarde ! Tu as vu ce gros nuage ? Ralentis un peu, je vais le tresser ! J’en ferai un oiseau ! Non, je veux qu’il soit plus libre encore ! Qu’est-ce qui est plus libre qu’un oiseau, Julian ?
– Le vent, je pense, répondis-je hésitant, tandis que Haru s’agitait sur le porte-bagages de ma bicyclette en pointant le ciel de son long doigt blanc.
– Le vent ? répéta-t-elle, songeuse. Il ne sera pas beaucoup plus libre que maintenant…
Notre vélo fonçait à toute allure vers le lycée, dissipant dans ses pédales l’ensommeillement du matin. Les feux de circulation passaient au vert à notre approche. L’air était tiède pour un mois d’octobre. Sur notre droite, la rivière fredonnait une mélodie d’automne ; à gauche, la route déversait quelque rares voitures matinales. Notre chemin continuait ainsi tout droit au milieu de la campagne de Saitama, tout en horizontalité, parsemée de toits d’ardoise et de ponts étroits qui enjambaient distraitement la rivière. Les rizières alentour avalaient le soleil dans leurs feuilles dorées.
J’étais parti plus tôt ce matin pour me laisser le temps de faire un détour : un peu à l’écart de la route à l’abri des arbres, un tout petit cimetière vieillissait en silence. c’était un endroit où personne ne s’aventurait jamais ; masqué par l’ombre du pont, sur la pente raide de la berge, quelqu’un avait enterré ses morts. Les trois grosses pierres tombales étaient celles de Takashima Satoru et sa femme, Miyuki Saito, et la famille Koizumi accompagnée de leur chat. Les herbes folles avaient rongé les noms, la pierre s’était soulevée, effritée, fissurée par endroits, un oiseau avait fait son nid dans la branche au-dessus et des fientes coulaient le long des sotoba. Depuis que j’avais découvert ce petit sanctuaire, j’aimais y passer pour les saluer. Diligemment, j’arrachais les mauvaises herbes. Haru se moquait de moi, elle grondait : « Laisse les morts où ils sont ! Ne les embête pas ! ». Elle ne le disait jamais méchamment, je lui surprenais même l’air un peu triste dans ces moments-là.
– Koizumi-san, Saito-san, Takashima-san, aujourd’hui aussi, je m’en remets à votre bienveillance, dis-je solennellement avant de m’incliner.
Puis je remontai la pente, repris mon vélo, attendis que Haru s’installât à l’arrière et je pédalai jusqu’au lycée, un établissement humble dont les grilles restaient ouvertes à toute heure de la journée. Nous n’étions pas très nombreux, tout le monde se connaissait : le fils d’untel, la fille de monsieur, le professeur jadis professeur de maman. Pas de surprise.
– Julian, salua un jeune homme taciturne adossé à la grille, les cheveux aussi noirs que ses yeux, les épaules carrées et l’allure sportive, plus grand que la plupart des garçons de son âge.

Les Chiens de l’hiver

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Hier au boulot j’ai appris ce qu’était un cartonnage romantique : ça date du XIXème siècle, ce sont des reliures de livres qui coûtent peu à produire, très clinquantes avec énormément de décor dorés, des couleurs vives, et même parfois des images attachées sur la couverture. On les faisait surtout pour les livres de poche et les prix scolaires, bref des livres pour les enfants (bibliothèque morale, chrétienne, ce genre de collections). A la fin du siècle, ces livres donnent l’impulsion pour le développement de la lecture, avant que le livre de poche vers les années 1950 ne la démocratise un peu plus. C’était la minute historique XD Vous vous en fichez ptet mais c’est le genre de petite chose que j’aime apprendre :3 En gros ce sont des reliures à trois francs six sous, mais elles sont quand même jolies quand elles sont bien conservées, de quoi mettre des étoiles dans les yeux du gamin qui reçoit le livre ! 

Nouvelle chronique littéraire ! Vous savez, j’adore les histoires de maison hantée. Mais vraiment, je les aime d’amour, regardez à quel point je suis dingue de la série The Haunting sur Netflix. Par contre, autant j’en connais pas mal en film, autant j’en connais peu en terme de romans (si vous avez des conseils je prends !). Du coup, je cherchais un roman de maison hantée et je suis tombée sur Les Chiens de l’hiver avec Dan Simmons. Bon, le dernier livre que j’ai lu de cet auteur m’avait légèrement traumatisée, et j’ai hésité avant de le prendre ^^’ Et je me suis rendu compte en ouvrant celui-ci qu’il s’agit en fait d’une suite à un autre roman intitulé Nuit d’été, qui se passe plusieurs années auparavant. J’étais donc un peu mitigée en commençant ma lecture, mais heureusement, le fait que ce soit une suite ne m’a pas gênée !

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Là où les esprits ne dorment jamais

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Je sais que parmi les gros lecteurs, certains prévoient à l’avance leurs lectures du mois ou de la semaine. Moi j’en suis incapable, je n’aime pas m’imposer tel ou tel livre si mon humeur ne correspond pas… ce qui fais que je me retrouve régulièrement devant mon étagère à tourner sur moi-même comme une girouette, en quête de ma prochaine lecture ^^’ Et comme ma PAL est énorme, j’en suis à un point où quand je choisis un livre j’entends les soupirs de déception de tous les autres… Sisi, j’ai pris mes cachets, je vous jure !

Nouvelle chronique littéraire ! Aujourd’hui un roman qui m’a longtemps fait de l’oeil, j’avais hâte de pouvoir mettre la main dessus 🙂 Il y a tout pour me plaire, entre le spiritisme, l’illusionnisme et l’enquête historique menée en pleine époque victorienne. Je vous présente aujourd’hui Là où les esprits ne dorment jamais de Jonathan Werber, publié en France en 2020. Si le nom de l’auteur vous dit quelque chose, c’est parce qu’il s’agit du fils de Bernard Werber, un auteur très connu pour ses romans intrigants et angoissants, notamment la Trilogie des Fourmis ou celle de la Troisième Humanité. Alors comment le fils va-t-il prendre son envol littéraire ? :3
Ce premier roman réunit plusieurs figures majeures de la fin du XIXème siècle : d’une part les soeurs Fox qui ont initié la mode du spiritisme : les tables tournantes et les esprits qui frappent trois fois, ce sont elles ! Elles ont influencé le monde entier, notamment Victor Hugo et même Arthur Conan Doyle 😛 Et d’autre part les détectives Pinkerton, qui ont marqué l’histoire et se sont distingués en utilisant des techniques d’infiltration pour parvenir à leurs fins ; parmi leurs succès ils eurent cependant une sinistre réputation en se mettant au service du patronat pour briser plusieurs mouvements de grève. Et avec tout ça, une petite touche de magie et d’illusion qui n’est pas sans rappeler Le Prestige (je parle du film avec Christian Bale, je n’ai malheureusement pas encore eu l’occasion de lire le livre). Avec tout ça, ça ne pouvait être qu’un bon roman ❤ Lire la suite

L’Etrange Bibliothèque

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Il y a tellement de petites nouveautés dans ma vie en ce moment, tout arrive pêle-mêle et j’ai encore du mal à faire le tri pour retrouver un nouveau rythme. Le bon côté des choses, c’est du travail pour mon chéri et moi, et un canapé récupéré à moindres frais d’ici quelques mois pour orner le coin bibliothèque 😀 Le revers, c’est moins de temps pour les projets et continuer le fragile programme de muscu ^^’ Bah, après tout, qui a besoin de dormir ? 😛

Nouvelle chronique littéraire ! Aujourd’hui on cause d’un auteur archi-connu, Haruki Murakami. Il est l’un des écrivains japonais les plus lus au monde, son succès démarrant réellement avec le roman Kafka sur le rivage en 2002, puis avec la trilogie 1Q84. Je n’en avais lu que le premier tome, d’autres lectures m’avaient accaparé en suite, mais j’en garde un souvenir très onirique, une sorte de sentiment d’irréel difficile à qualifier. Cette fois-ci, je l’ai abordé avec une nouvelle intitulée L’Etrange Bibliothèque, illustrée par l’illustratrice allemande Kat Menschik et publiée en 2016.

Résumé : Japon, de nos jours. Un jeune garçon se rend à la bibliothèque municipale. Jusqu’ici, rien que de très banal, le garçon est scrupuleux, il rend toujours ses livres à l’heure.
Cette fois, pourtant, c’est d’abord l’employée qui l’envoie dans une salle qu’il ne connaissait pas. C’est un vieil homme, ensuite, qui le mène par les méandres d’un labyrinthe dans ce qui semble bien être une prison. C’est un homme-mouton qui l’y attend, qui aimerait bien l’aider mais qui redoute le pouvoir du gardien des livres.
Enfin, c’est une frêle jeune fille muette qui va l’aider à se libérer de cette bien étrange bibliothèque.

Mon avis : 

Ca a vraiment été une lecture particulière. J’écris cette chronique à froid, presque deux semaines après avoir terminé le livre, et pourtant je ne sais toujours pas quoi en penser. Par contamination ou parce que le style de dessin me déroute autant que l’écriture, les illustrations m’ont fait le même effet. En soi, j’ai beaucoup aimé les visages et la précision du trait, en particulier pour la couverture que je trouve magnifique. Mais les regards et la dimension angoissante sur fond noir redoublent encore cette impression que je viens de me réveiller d’un genre de rêve malaisant ou d’un cauchemar bizarroïde.

L’histoire commence avec un jeune garçon qui se rend à la bibliothèque. De nature curieuse, c’est là qu’il va dès lors qu’une question le taraude, afin de trouver la réponse dans un livre. Seulement, sa visite à la bibliothèque ne ressemblera à aucune autre. Les bibliothécaires cachent tous des secrets terrifiants, lui assure le vieil homme qui l’enferme et le force à apprendre ses lectures, jusqu’à ce que son cerveau soit bien juteux de connaissances. Le sous-sol de la bibliothèque semble être un lieu hors du temps et de l’espace, où plusieurs mondes ou dimensions parallèles se croisent : le garçon va ainsi faire la rencontre d’un homme-mouton craintif et soumis au bibliothécaire, et d’une jeune fille à la beauté irréelle qui va lui permettre de s’enfuir.

C’est assez délicat de s’attacher aux personnages dans le sens où ils ont l’air assez plats, pas forcément fades mais blasés de presque tout, détachés. Le garçon est obéissant à l’extrême, le bibliothécaire n’a aucun mal à le garder sous sa coupe jusqu’à l’enfermer. Bon, il n’est pas complètement passif parce qu’il cherche à s’enfuir, mais parfois je me disais qu’il était finalement aussi étrange par certains côtés que tous les autres personnages de cette étrange bibliothèque. L’homme-mouton est celui qui a fait bugger mon cerveau, je l’avoue : ça sortait vraiment de nulle part XD Et surtout, je trouve que ses illustrations sont franchement terrifiantes, mais après tout pourquoi pas. Le bibliothécaire est un personnage que j’ai adoré par contre ! Oui, là on peut dire que c’est moi qui ait un grain. Depuis son aspect jusqu’à son caractère, sa nature même, c’est un antagoniste de compétition, il est littéralement Dieu le Père dans cet espace et sa soif de connaissances aspirées à même le cerveau de ses victimes n’est jamais étanchée. Je m’interroge encore sur la jeune fille en revanche, on dirait un personnage qu’on ne peut appréhender que du coin de l’oeil, elle reste toujours hors de portée.

Bref, une nouvelle très particulière, très onirique encore une fois. Angoissante, mais avec une sorte de beauté froide, je pense que c’est le genre de livre qu’on va finir par relire au bout d’un moment tellement on a l’impression qu’on pourrait le redécouvrir indéfiniment.