Archives de Tag: futur

Mortal Engines

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien :3 Je lutte comme je peux contre la canicule, mais je suis pas aidée : 7ème étage, pas de volets, pas de clim, fenêtre plein est. Gné >< Ma p’tite astuce perso, c’est le tissu mouillé sur la nuque, et vous ? ^^

Nouvelle chronique de film cette fois-ci, et je vous propose de parler d’un film qui est sorti il y a un moment maintenant, que je n’attendais pas vraiment à vrai dire mais qui a été une assez bonne surprise ! Il s’agit de Mortal Engines de Christian Rivers, co-produit par Peter Jackson et sorti en décembre 2018 et adapté du premier tome d’une quadrilogie de Philip Reeve, Tom et Hester. Le livre a été très apprécié, mais de ce que j’ai pu voir il n’est pas très connu en France, surtout si j’en juge par la longueur très relative de la fiche wikipédia française de l’auteur ; ce qui explique sans doute mon impression que le film sortait un peu de nulle part, d’habitude des gros films comme ça sont assez annoncés et attendus. Après, il était annoncé depuis 2016, donc est-ce que c’est juste moi ? En tout cas, je suis allée le voir au cinéma avec mon frère et mon copain, et on a bien apprécié :3 Lire la suite

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Un peu de poésie futuriste : Brave New World

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Bien le bonjour bande de circuits sanguins imprimés sur un squelette, dites-moi, êtes vous plutôt technophiles ou technophobes, comme ça, entre nous, là maintenant tout de suite ?

Nouveau samedi et nouvelle poésie, et comme la semaine dernière, j’ai envie de vous proposer de la poésie plus récente, pour prouver qu’aujourd’hui comme il y a plusieurs siècles, la poésie peut toujours être aussi émouvante, aussi dérangeante, en deux mots aussi belle. Et j’ai déniché une pépite qui parvient à mélanger science-fiction et poésie, de Jean-Pierre Villebramar, né en 1939. Sa production poétique est toute récente, elle ne date que de 2014, et compte actuellement 4 ou 5 recueils de poèmes, dont un qui est une réédition remaniée et illustrée. Le poème dont je vous parle est tiré du recueil Poèmes pour un autre temps, publié en 2016, et s’intitule « Brave New World ». Si la phrase vous parle, c’est normal, on la connaît beaucoup car elle est le titre original de la célèbre oeuvre dystopique d’Aldous Huxley, Le Meilleur des Mondes. Mais en réalité, c’est à Shakespeare qu’on doit cette parole dans sa pièce La Tempête ; Huxley l’a popularisé, et maintenant on la retrouve dans tout un tas de série, films, et surtout titres d’albums, notamment d’Iron Maiden ; personnellement, je la connais surtout dans le single This is War de 30 Seconds to Mars (que je vous conseille). Ne connaissant que le résumé de The Tempest et quelques bribes de l’histoire d’Aldous Huxley, j’aurais tout de même tendance à dire que le poème est surtout inspiré du roman de ce dernier. Je laisse juger ceux qui ont lu et ceux qui liront, place à « Brave New World » :

Dis-moi le Monde de demain

un monde où les robots aimeront d’amour,
pendant que murmure la ville de ses rues ensoleillées
de néons
de néants.

Les robots aimeront.
Et nous ?

Dis-moi
les amours de demain entre hommes et machines femelles,
les paradis artificiels pour oublier le Temps où l’Amour se faisait à deux.

Cependant murmure et resplendit la ville de ses rues ensoleillées
de ses néons.
De ses néants.

Dis-moi les levers matinaux quand le métro se réveille,
s’endorment les premiers voyageurs à la station de Clichy-sous-Bois
et la ville murmure encore,
murmure encore et resplendit de ses néons
de ses néants.

Quel monde me prépares-tu ce matin, quel monde, quels jours quelles nuits à venir
pour les amants d’un soir, les aventures sans retour
dis-moi

Brave New World !

Si demain aimerons encore et si la ville qui ce soir murmure
toujours resplendira de ses néons, de ses néants,
jour après jour.

Dis-moi, qui es-tu Brave New World, j’ai cherché dans google bilingue et j’ai su
l’ordinateur m’ayant répondu d’un sourire :

brave new world, le meilleur des mondes

cependant,
cependant, toutes les rues de ma ville murmurent et resplendissent de leurs néons
de leurs néants

Brave New World, Le Meilleur des Mondes

Le poème nous représente l’avènement d’un monde sans sentiment, régit par une instance robotique pour qui il s’agit du meilleur des monde, calculé avec les meilleures probabilités et les meilleures statistiques, où tout est à sa place. Et c’est là que je me demande si l’ordinateur sourit vraiment, ou s’il est ironique, à moins que ce ne soit le narrateur qui est ironique face à la machine. En fait, le sourire de l’ordinateur me fait vraiment penser à quelque chose de mécanique du type « Ne vous inquiétez pas, nous faisons ça pour votre bien ». La pire excuse du monde soit dit en passant. Dans Le Meilleur des Mondes d’Aldous Huxley, les humains ne naissent plus par l’accouplement d’un homme et d’une femme, toute allusion au sexe est taboue et les enfants viennent au monde par l’intermédiaire d’une machine ; d’où à mon avis l’allusion dans le poème au couple homme et machine. Le soleil semble resplendir sur une ville peuplée de robots, sans souffle vital, rien que des machines silencieuses qui murmurent ; quand vient la nuit, on n’entend et on ne voit que les néons qui bourdonnent. Le Temps et l’Amour sont devenues des notions obsolètes et vidées de sens, puisque les robots ne peuvent percevoir ni l’un ni l’autre ; mais sans le temps et l’amour, est-ce que l’homme lui-même ne deviendrait pas un robot ? Imaginons un instant que le poète se considère comme le dernier homme véritable sur Terre, car le reste du monde lui apparaît comme une vaste masse de robots. Je ne pense pas que ce soit un poème technophobe, mais je l’aime beaucoup pour cette vision qu’il propose, celle d’un monde privé de l’homme qui serait probablement, et ironiquement, le meilleur des mondes.

Bien que la phrase évoque quelque chose d’ironique, c’est aussi un symbole d’espoir, l’espoir de voir émerger un meilleur monde sur les ruines de l’ancien ravagé par la folie humaine sous toutes ses formes. De ce point de vue là, ça me fait beaucoup penser au film Nausicäa de Miyasaki, qui a également réalisé un manga en 7 tomes qui raconte la même histoire mais plus détaillée et plus complexe : je vous conseille les deux, ce sont de vrais chef d’oeuvres. L’image que je vous propose au-dessus est tirée de la plateforme DeviantArt, et a été réalisée par allthenightlong. Je trouve qu’elle colle bien au poème dans l’idée d’une construction sans vie, à la fois méchanique et organique, plongée dans le silence et les tons de gris. J’aime beaucoup aussi l’image suivante, mais je n’ai pas pu vous retrouver la source, qui je l’espère se nommera pour que je puisse lui dire à quel point j’aime beaucoup ce qu’elle a fait. Je l’associe au poème pour l’opposition homme (enfin ici femme) et ville, bien que le silence semble plutôt du côté de la femme ; elle a l’air mélancolique en regardant la frénésie de couleurs et de sons du dehors, comme rien de tout ça n’avait plus aucun sens. Tout resplendit comme dans le poème, tout a l’apparence de la chaleur et de la couleur, mais la vie, elle, est en train de se flétrir sur la table devant le seul personnage vivant de l’image, comme un amour sans lendemain.

Les Guerriers du silence #2 : Terra Mater

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Bien le bonsoir messieurs-dames, j’espère que vous allez bien ! La lune est toute jaune ce soir, ça me rappelle le conte que ma Maman me lisait quand j’étais petite : c’était l’histoire d’un cuisinier qui devait faire un plat exceptionnel pour satisfaire une princesse capricieuse, avec très peu d’ingrédients. Quand son plat est fait et qu’on lui demande le nom, il répond « Des lunes à croquer ! », autrement dit… des crêpes ^^ Vous connaissez ce conte vous aussi ? :3

Et revoilà une chronique littéraire, j’espère qu’elle vous plaira ^^ Je vous propose le tome 2 d’une trilogie dont je vous ai déjà parlé (sinon ce serait très bête…), celle des Guerriers du Silence de Pierre Bordage. Le premier tome a été une appréhension au début, mais finalement une belle découverte, je vous laisse lire la chronique ici si vous êtes intéressés 😀 Le second tome de cette trilogie date donc de 1994, et le fait qu’il soit plus vieux que moi de trois ans m’autorise donc à dire que c’est de la Préhistoire (je sens qu’on va retrouver mon cadavre à proximité d’une maison de retraite). Voici donc le deuxième tome de la série de science-fiction Les Guerriers du Silence, intitulé Terra Mater. Lire la suite

Les Guerriers du Silence #1

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Bien le bonjour bande de petits êtres venus de l’espace et d’ailleurs, j’espère que vous allez bien ! J’ai réussi avec des potes à convaincre une amie de tester le laser game, et elle a-do-re, mission accomplie 😀 Testez le laser game les enfants, c’est la vie ^^

Nouvelle chronique littéraire, je vous propose cette fois une trilogie ! Une trilogie que j’ai probablement dû acheter d’occasion, mais je ne me rappelle même plus comment je l’ai eu ^^’ Je crois que j’ai voulu faire comme mon frère, qui avait le premier tome. Par contre, la trilogie est restée un bon moment dans mon étagère, j’ai un peu d’appréhension à l’encontre des livres de science-fiction aussi volumineux et aussi vieux (1993, et je demande pardon par avance aux personnes nées en cette merveilleuse année !), car ce sont ceux qui sont les plus détaillés, et parfois les plus ardus à lire. Je me suis finalement lancée, et ai donc commencé Les Guerriers du Silence, dont le premier tome porte le même nom. C’est une œuvre de Pierre Bordage, un grand monsieur de la science-fiction qui a écrit pas moins de 138 livres ! Lire la suite

New Victoria (intégrale)

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Il faut savoir que parfois j’oublie de rédiger mes intros, et je le fais ensuite à l’arrache alors que l’article est déjà publié, et vous le devinez si je vous en parle, c’est le cas aujourd’hui ! Mais j’ai une excuse : le 28 c’était mon anniversaire, et je suis actuellement dans l’euphorie, la joie et les citrouilles d’Halloween 😛 Vous vous déguisez en quoi vous ?

Nouvelle chronique littéraire, un livre que je crois avoir trouvé sur le blog des Chroniques de Totoro si ma mémoire est bonne 🙂 Je l’ai acheté sur un coup de tête, au mépris du prix et par amour fou de la belle couverture et des bords dorés. Peut-être par culpabilité envers mon porte-monnaie, le livre est ensuite resté longtemps sur mes étagères ^^’ C’était idiot, mais je l’ai enfin lu, et j’en ai profité pour frimer parce que voilà ! Il s’agit donc de l’intégrale d’une série en deux tomes, New Victoria de Lia Habel, publiée en 2014 aux éditions Bragelonne, celles que j’aime d’amour ❤ Une lecture qui fut très rapide, j’ai très peu lâché ce livre de quelques 800 ou 900 pages, en trois jours il a été dévoré ! Lire la suite

Le siècle mécanique #2 – Clémentine

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Bien le bonjour bande de gens ! J’espère que vous allez bien ^^ A l’heure où j’écris ces lignes, je ne suis pas encore sur Lyon (ce sera le cas quand vous les lirez en revanche), mais j’y serai dans 2 jours et c’est assez excitant ! C’est surtout l’entrée en Master qui m’angoisse, je ne connais rien à l’univers de l’université !

Nouvelle chronique littéraire aujourd’hui, je continue une série que j’ai entamée il y a un petit moment maintenant, celle du Siècle Mécanique écrite par Cherie Priest ! J’avais déjà chroniqué le tome 1 intitulé Boneshaker (cliquez ici pour lire la chronique si elle vous intéresse), et maintenant c’est au tour du tome 2, Clémentine ! Un tome étonnamment plus court que le précédent, et qui s’est avéré au fil de ma lecture très différent du premier sur bien d’autres points ! Lire la suite

Le dieu venu du centaure

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Bien le bonjour bande de gens ! Je vous écris alors qu’il me reste encore 3 épreuves orales pour mon concours, mais j’ai tellement hâte qu’elles soient passées, dieu que je hais parler devant un jury ! Je serai enfin tranquille après ça… Quel pied ! Ni cours, ni révisions, ni examens, mon rêve ❤

Nouvelle chronique littéraire ! Cette fois-ci un livre que j’ai pris un peu au hasard et surtout pour son auteur, Philip K. Dick ! Pour ceux qui ne le connaissent pas, c’est un grand monsieur de la science fiction : il a écrit les récits qui ont donné naissance aux films connus que sont Total Recall, Minority Report, ou encore Blade Runner. J’avais déjà eu l’occasion de lire le recueil de nouvelles Total Recall, et bien qu’il soit assez sombre, je l’avais adoré, ses nouvelles m’avaient toutes retourné la tête ! J’avais envie d’en lire plus, donc j’ai pris au hasard Le dieu venu du centaure, publié pour la première fois en 1965. J’avais aussi offert un autre de ses livres à Punky, un recueil de nouvelles si je me souviens bien, mais il n’avait pas accroché :/ Et je dois avouer que je comprends un peu mieux avec cette nouvelle expérience de l’auteur. Lire la suite