Archives de Tag: amour

Green Snake

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ En fait, mon petit rhume de la dernière fois s’est avéré être notre ami à tous le covid ! J’étais pas encore passée à la casserole depuis le début de l’épidémie, c’est désormais chose faite… ou du moins en train de se faire. Pas de perte de goût ou d’odorat (j’en suis très soulagée), pas de symptôme plus grave que ceux d’un bon gros rhume des familles. Un peu frustrée par contre, parce que j’ai dû m’isoler après même pas 4 jours de mon nouveau boulot, c’est rageant XD

Nouvelle chronique de film ! Ca faisait longtemps que je voulais vous en parler, le moment est enfin venu ^^ Voici le nouveau bébé des studios d’animation chinois Light Chaser et la suite de White Snake (qui étrangement ne sortira en France que dans quelque mois, la logique m’échappe), Green Snake ! On l’attendait avec impatience mon compagnon et moi, dès qu’on a pu le voir on a sauté dessus. Disponible sur Netflix, ne passez surtout pas à côté 😉 Le film reprend la légende du Serpent Blanc là où White Snake s’était arrêté, tout en prenant quelques libertés !

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Miss Pérégrine et les Enfants Particuliers #6 : Les désolations de l’Arpent du Diable

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Bien le bonjour bande de gens ! Eh oui, les chroniques rédigées par bibi reprennent enfin ❤ Mes poignets sont quasi remis : en fait, c’était même pas une tendinite, juste une grosse fatigue musculaire à force de passer mon temps au clavier au boulot et à la maison. Je me tue à la tâche pour vous, vous voyez ? Remerciez-moi, allez. Bref ! Je vous demande pardon, j’ai un peu lâché le rythme sur la dernière semaine, beaucoup de choses se sont passées : démission, nouvel emploi qui commence bientôt, festival de la BD d’Angoulême, visite familiale, la totale ! Je vous en dis plus samedi, j’ai plein de chose à vous montrer et plein d’idées à partager 😀 Juju is back !

Nouvelle chronique littéraire ! On y est, je le tiens dans mes mains, le dernier volume de la série des aventures de Miss Pérégrine et les enfants particuliers, écrite par Ransom Riggs ^^ Il est récent mine de rien, février 2021 ! Ce sixième tome s’intitule Les Désolations de l’Arpent du Diable, tout un programme qui nous fait frissonner d’aise avant même de lire la première page 😛 Pour rappel, il conclut à la fois la série et le deuxième cycle, puisqu’on peut diviser la série en deux trilogies. N’hésitez pas à lire mes chroniques des précédents tomes si ce n’est pas déjà fait !

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Un peu de poésie folle amoureuse : Mad Girl’s Love Song

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Bien le samedi bande de poésies, j’espère que vous allez bien ! Je vous retrouve pour un nouveau rendez-vous de poésie, avec une nouvelle poétesse à vous présenter 🙂 Sylvia Plath était une écrivaine américaine née en 1932 et morte en 1963 ; on la connaît surtout pour ses poèmes. Dès l’enfance il est évident qu’elle a un grand talent d’écriture, mais sa vie sera loin d’être facile : marquée très jeune par la mort de son père et plus tard par une fausse couche, elle connaît plusieurs épisodes dépressifs liés à des problèmes psychiatriques. Bien que brillante, elle souffre d’être constamment en porte-à-faux entre son besoin de liberté et le conformisme ambiant (pour cette raison, beaucoup de féministes vont s’intéresser à son travail) ; de la même manière, une fois mariée, sa carrière passe au second plan derrière sa vie d’épouse et l’aide qu’elle apporte à son mari qui est également poète. Ses moments de désespoir sont les plus productifs (notamment lorsqu’elle se sépare de son mari qui la trompait), mais aussi les plus durs : en 1963, elle se suicide au gaz, en prenant soin toutefois de calfeutrer la pièce pour protéger ses enfants.

Publié en 1953, le poème que je vous propose est intitulé « Mad Girl’s Love Song », ce qui signifie littéralement « La chanson d’amour de la fille folle ». Je l’ai découvert dans le recueil illustré par Chris Riddell dont je vous avais déjà parlé ❤ N’ayant pas pu trouver de traduction, j’ai essayé d’en bricoler une qui conserverait à la fois le sens et les rimes, puisque le poème originel en a ; c’est loin d’être parfait, ça manque d’harmonie et j’ai pris une ou deux libertés, j’espère que vous apprécierez quand même ^^’ Et surtout, prenez le temps d’écouter la lecture du poème que je vous ai trouvé sur Youtube pour avoir les sonorités, tellement plus belles en anglais !

I shut my eyes and all the world drops dead;
I lift my lids and all is born again.
(I think I made you up inside my head.) 

The stars go waltzing out in blue and red,
And arbitrary blackness gallops in:
I shut my eyes and all the world drops dead. 

I dreamed that you bewitched me into bed
And sung me moon-struck, kissed me quite insane.
(I think I made you up inside my head.) 

God topples from the sky, hell’s fires fade:
Exit seraphim and Satan’s men:
I shut my eyes and all the world drops dead. 

I fancied you’d return the way you said,
But I grow old and I forget your name.
(I think I made you up inside my head.) 

I should have loved a thunderbird instead;
At least when spring comes they roar back again.
I shut my eyes and all the world drops dead.

(I think I made you up inside my head.)

Je ferme mes yeux et le monde entier disparaît
Je lève les cils et tout revient à la vie.
(Je crois que dans ma tête je te créais.)

En bleu et rouge les étoiles dansent un ballet,
Et galopantes les ténèbres arbitraires arrivent ici :
Je ferme mes yeux et le monde entier disparaît

J’ai rêvé que tu m’avais ensorcelée à mon chevet,
Et chantant sous la lune m’avais embrassée jusqu’à la folie
(Je crois que dans ma tête je te créais.)

Dieu s’effondre depuis le ciel, le feu de l’enfer se soumet
Envolés les hommes de Satan et séraphins du Paradis
Je ferme mes yeux et le monde entier disparaît

Je me suis imaginé que tu reviendrais comme tu le disais
Mais j’ai oublié ton nom et j’ai grandi
(Je crois que dans ma tête je te créais.)

J’aurais dû aimer un oiseau-tonnerre c’est vrai ;
Au moins chaque fois que le printemps arrive ils crient
Je ferme mes yeux et le monde entier disparaît

(Je crois que dans ma tête je te créais.)

Le poème appartient à la catégorie des villanelles : 19 vers, 5 tercets et un quatrain final, et surtout des vers bien précis qui reviennent régulièrement à la manière d’un refrain. Et comment vous dire que je suis dingue de ce poème, sans mauvais jeu de mot. C’est l’histoire d’une femme qui vient de perdre un homme qu’elle aimait plus que tout, une perte qui l’affecte au point de perdre tous ses repères : sa religion, sa propre raison. L’allusion à la schizophrénie est donc très claire. Les illusions se succèdent, tantôt fascinantes, tantôt effrayantes.
Les vers qui se répètent créent une sorte d’atmosphère angoissante : d’une part, il y a cette idée de fermer les yeux comme pour tout supprimer autour de soi et recréer un espace de calme ; de l’autre une petite voix qui vient constamment mettre en doute l’illusion comme la réalité (car même cette petite voix n’est pas sûre de ce qu’elle affirme), jusqu’au vers final qui semble envahir tout l’espace. Cette petite note finale pourrait presque rendre le lecteur fou à son tour. On ressent tellement la détresse et le désespoir de cette femme qui essaye de recoller les pièces d’un puzzle sans y parvenir. Perdre son amour, même imaginaire, est en train de la détruire peu à peu, et on se sent partagé entre la peur de sa folie et l’empathie qui nous fait compatir et ressentir sa propre peur.
En ce qui concerne la religion, on peut aussi ajouter que pour Sylvia Plath, la religion chrétienne traditionnelle n’était d’aucun secours pour les femmes car elle était pensée uniquement pour et par des hommes, ce qui donne une autre interprétation possible pour la destruction des symboles religieux dans le poème : ils ne sont d’aucun secours à la narratrice.

Pour aller avec, je vous ai trouvé deux possibilités ! D’abord, les dessins de Chris Riddell qui avait illustré le poème et que je trouve vraiment beaux, car il a représenté avec beaucoup de délicatesse la progression du poème depuis la tendresse, la passion, jusqu’à l’effondrement du rêve et la terrible prise de conscience que ce n’était peut-être qu’un rêve. L’amant imaginaire n’est qu’une ombre constamment dissimulée par d’autres figures, jusqu’à la dernière image où les ténèbres envahissent entièrement le dessin, à la façon d’une idée fixe.
Et ensuite, par hasard je suis tombée sur une peinture de Acey Thompson… et malheureusement, je n’ai pas pu trouver d’autres infos que le nom de l’artiste :/ Mais j’aime beaucoup aussi sa façon d’illustrer le poème : elle a repris les notes de bleu et de rouge dans la strophe des étoiles, mais les tâches de couleurs bavent et coulent comme si elles s’effondraient sur elles-mêmes, jusqu’à rejoindre le marasme de noir et de gris qui enveloppe la femme. Ces espèces de nuées floues rendent très bien l’idée de folie, de doute, comme si on avait des nuages qui brouillaient les pensées.

J’espère que le poème et les illustrations vous ont plu, pardon pour la traduction un peu bancale ^^’ Merci beaucoup si vous avez tout lu, n’hésitez pas à me dire votre avis et vos interprétations en commentaire 🙂

Les Rougon-Macquart #7 : Une page d’amour

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Le blog reprend après la petite pause des fêtes, et je peux vous dire que ça a fait un bien fou 😀 On repart sur un rythme à trois articles par semaine au lieu de quatre, je vais voir si ça fonctionne mieux pour moi de cette façon. J’espère que le blog vous plaira toujours, n’hésitez pas à me donner votre avis ou un conseil en commentaire ^^ Sur ce, bonne année 2022 à tous et surtout courage tout le monde : c’est reparti pour un tour XD

Nouvelle chronique littéraire ! Je reprends la série des Rougon-Macquart, avec toujours plus de temps entre chaque roman XD Ce sont des livres qui demandent un peu d’attention, alors à chaque lecture je veux être sûre de les lire comme ils le méritent. Nous en sommes au septième volume, mais il faut rappeler, comme toujours, que ces romans peuvent tout à fait se lire indépendamment les uns des autres, à part peut-être le premier qui permet de placer les aïeuls de la famille Rougon-Macquart. Voici donc Une Page d’amour, écrit vers 1878-1879, après la claque qu’a été l’Assommoir et juste avant le prochain chef d’oeuvre, Nana. Pour Zola, ce roman était une sorte de pause entre deux histoires plus violentes ; plus marquantes aussi, d’où le fait qu’il soit moins connu. J’espère que la chronique vous intéressera 😉 N’hésitez pas à lire aussi les chroniques des tomes précédents, les liens sont juste ici :

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Brexit romance

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Je sais que pas mal de lecteurs et lectrices, et surtout de blogueurs et blogueuses, prévoient à l’avance leurs lectures. Mais pour ceux qui comme moi ne le font pas, est-ce que vous aussi ça ressemble à une parade nuptiale pour choisir un livre ? XD Un jour, l’un d’eux va me taper dans l’oeil, je vais lui tourner autour pendant un moment, voire me forcer à en choisir un autre parce que « franchement, je l’ai depuis encore plus longtemps, faut être un peu rationnelle quand même », jusqu’à enfin céder à la tentation ! C’est plus une bibliothèque que j’ai à ce niveau, c’est une collection d’amants X’D

Nouvelle chronique littéraire ! Un livre que m’a offert ma p’tite Maman, ma géniale p’tite Maman, tellement géniale que « géniale » est devenu le synonyme de « Maman » ^^ Je vous avais déjà présenté des livres de Clémentine Beauvais : Les Petites Reines et Songe à la Douceur, qui sont tous les deux d’immenses coups de coeur. D’ailleurs, le deuxième est toujours aujourd’hui dans mon top 10 toutes lectures confondues (et si comme moi vos étagères débordent, vous savez à quels point ces mots ont du poids). Ma p’tite Maman me les avait offerts, ainsi que le troisième dont je vais vous parler aujourd’hui, Brexit Romance, paru en 2018 ! La chronique va être assez longue, mais il y a beaucoup à dire ❤

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