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Découvrez mon roman sur Wattpad : In Memoriam

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Je vous en avais un peu parlé mercredi, voilà désormais la nouvelle en grand, en beau, en beaucoup d’émotions même si quelques jours ont passé pour moi : je commence à publier mon roman sur Wattpad, sous le pseudo de Manducatrix !
Il s’intitule In Memoriam, c’est un roman gothique sur ambiance de XIXe siècle, avec pour thèmes la folie, les fantômes et les lieux hantés. L’écriture est presque terminée dans les faits, mais je commence tout juste à publier, un chapitre par semaine !

Commencez à lire en cliquant ici

Résumé : Alice et Calie Collins sont jumelles, soeurs jusque dans leurs âmes et inséparables. Mais deux filles, quelle calamité : la dot (d’ailleurs il faudra bientôt songer à les marier, presque 17 ans tout de même), les bonnes manières, alors qu’on a besoin d’un héritier ! Heureusement, leur mère attend enfin un autre enfant. Pour qu’elle se repose jusqu’à l’accouchement, toute la famille prend calèche et bagages pour se rendre dans un vieux manoir, un héritage étrangement découvert au moment propice. L’endroit est isolé, mais on s’en contentera…
Le séjour vire au cauchemar dès la première nuit. Des voix, des tableaux glaçants, des visions et des rêves sanglants laissent les jumelles terrifiées et au bord de la folie. Si elles en parlent, on les enfermera à l’asile et on jettera la clé. A elles de découvrir quel secret cache le manoir… et qui s’en prend à leur famille.

Vos avis 😉

Car oui, c’est de vos avis dont je vais avoir besoin 🙂 Si j’ai commencé à publier sur Wattpad, c’est que je veux essayer d’avoir un maximum de retours tant que je suis encore dans le processus d’écriture et de peaufinage, avant de passer aux illustrations. J’ai déjà eu un retour plus que favorable de Pepparshoes du compte Bookstagram Sorbet-Kiwi, et j’espère que ça vous plaira à vous aussi !

N’hésitez donc pas à mettre votre grain de sel et à commenter tout ce qui vous chiffonne ! Que ce soit des questions, des remarques pointues ou plus générales, un personnage qui fait n’importe quoi, une situation complètement incohérente ou un truc qui casse l’ambiance, je prends tout ce qui vous vient à l’esprit.
Et surtout, il arrive, comme n’importe qui, que je parle de choses que je n’ai pas expérimenté personnellement, par exemple le fait d’avoir une soeur jumelle ou la gemellité de manière générale : donc si quelque chose vous semble mal à propos voire blessant, surtout faites-le moi savoir et croyez bien que c’était tout sauf volontaire.

Bien entendu, si vous aimez, je vous serai plus que reconnaissante si vous me le disiez aussi, si vous mettiez des étoiles sur Wattpad et si vous parliez du roman autour de vous 🙂 Je suis bien consciente que même si mon roman est bon, ça ne le rendra pas automatiquement visible, or j’aimerais beaucoup pouvoir passer par une maison d’édition un jour. J’ai donc doublement besoin de vous !

Sur ce, je vous fait plein de bises et j’espère que le roman vous fait envie et que vous l’aimerez si vous le lisez ❤

Premières lignes… #201

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.
Cette fois, je vous ai choisi un livre qui m’a énormément marquée, je vous invite à découvrir ma chronique sur ce lien, et surtout à le découvrir !

Avant ce soir, Pue-la-Viande mangerait la terre. Il le savait d’avance, le sentait.
Il en avait une si grande envie qu’elle en était douloureuse. Comme une fièvre dans ce qui lui servait de nerfs ; dans ses tendons d’acier vrillé, ses tresses de câbles fins comme des cheveux, impossibles à casser. Ils en tremblaient presque.
Manger la terre.
Pas exactement. Pue-la-Viande la fourrerait dans sa bouche, à grandes pelletées de ses mains cassées. Ses doigts tenaient encore ; l’ossature métallique, les rouages des articulations. Mais la céramique cuite, tout autour, était fendillée, craquelée comme la coquille d’un oeuf dur tombé par terre. Ca grinçait. Des os dans une fracture ouverte.
Parfois, il ne sentait rien avant de chasser. Aucun tremblement. Aucune envie. Parfois, il n’était pas sûr. De lui, de ses coups, du résultat à venir. Mais là, aujourd’hui, il n’hésitait même pas. Il en aurait eu des vertiges s’il avait été humain.
Le golem ne pouvait pas avaler, ingérer le sable et les blocs de terre, les caillots agglomérés par les fausses pluies de dix-sept heures neuf – toujours la même heure, toujours la même pluie.
Son gosier était là en trompe-l’oeil. Il parlait, criait, grondait, mais ne pouvait rien avaler. Sauf les perles, bien entendu, et les rares souvenirs glauques qu’elles libéraient une fois mangées. Souvenirs d’autres golems, d’autres époques, d’autres maîtres. Des souvenirs douloureux, acides comme des citrons verts.

La Malédiction des Dragensblöt #4

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Je reprends le sport avec double peine : avant je devais en faire pour atténuer les effets de ma scoliose, maintenant je dois aussi en faire pour éviter que ma rotule ne se balade hors du logement prévu à son intention ! Faites du sport le

Nouvelle chronique littéraire ! Et un gros gros merci aux éditions Michel Lafon qui m’ont envoyé le tome 4 de la série La Malédiction des Dragensblöt, de Anne Robillard. Si vous saviez comme j’avais hâte de découvrir la suite !! Je me suis jetée dessus après avoir fini ma dernière lecture ^^ N’hésitez pas à lire les chroniques des tomes précédents si vous ne connaissez pas encore la série : tome 1 / tome 2 / tome 3. Et surtout, j’espère que vous aurez envie de la lire parce que c’est un régal ❤

Résumé : Terrible dilemme au château : alors que les fantômes veulent éviter qu’Amalrik, le fils d’Ulrik, ne rencontre Samuel et ne dévoile par mégarde sa présence à Sortiarie, la sorcière a juré de revenir tourmenter l’enfant jusqu’à ce que lui soit révélée la vérité. Qui doivent protéger les descendants : leur sauveur ou le petit innocent ?
Le pauvre musicien n’est pas au bout de ses peines ! Certain qu’exhumer le passé du vieux Viking brisera la malédiction, il ouvre la porte d’Esther, à l’époque où elle gagnait sa vie comme bonne, puis celle de Jonas, le tueur en série, au moment même où celui-ci hante les rues de Londres en quête d’une prochaine victime !

Mon avis :

Encore une fois, c’est une couverture de toute beauté que nous découvrons. Après le dragon, le loup et le phénix, nous découvrons cette fois-ci une chauve-souris nimbée de flammes. Ma main à couper que c’est en référence au vampire Anthony, mais je ne peux pas vous en dire plus 😉

Samuel continue à ouvrir les portes donnant accès aux vies de ses ancêtres pour essayer de trouver celle d’Ulrik et ainsi libérer sa famille de la malédiction de Sortiarie. Hélas, la porte d’Ulrik reste introuvable et à la place, il découvre le passé d’Esther, bonne chez un aristocrate assassin à ses heures perdues, et de Jonas, devenu tueur en série par la faute de la sorcière. Le temps commence à manquer car Sortiarie est maintenant à ses trousses et fait pression sur ses prisonniers pour leur faire cracher le morceau, notamment en torturant Amalrik, le fils d’Ulrik qu’elle a ramené parmi les fantômes. Les descendants Dragensblöt sont tiraillés, mais certains moins que d’autres : pour Anthony, pas question que la malédiction soit levée… mais pas question non plus de se salir les mains en déballant lui-même l’histoire à Sortiarie. En parallèle, dans le monde des vivants, le détective Bennett continue de chercher Samuel : il se rapproche du château, mais il est loin de passer inaperçu… Quant à Emily, la fille de Samuel, son beau-père risque de l’emmener à l’autre bout du globe, loin de son vrai père ; entre détermination et discrétion, le bras de fer est engagé.

Y a pas à dire, je suis toujours aussi addict à l’histoire de Anne Robillard ❤ Côté écriture, c’est très prenant et on avance très vite au risque de sauter des lignes ^^ Seul petit bémol, le personnage d’Emily (la fille de Samuel) dont les dialogues manquent parfois de naturel pour moi, mais c’est le seul point que j’aurais à reprocher. Les péripéties et les rebondissements s’enchaînent, entre les aventures de Samuel au château et dans les vies de ses ascendants, sa vie antérieure en Atlantide, la sorcière à ses trousses, le détective qui tente de le retrouver et enfin Emily qui est prête à tout pour que son beau-père ne cherche pas à l’éloigner encore de son père biologique. Ca fait pas mal de choses à suivre, mais c’est aussi terriblement addictif ! Mais surtout, le tome nous laisse sur plusieurs cliffhangers, c’est-à-dire qu’il nous laisse en plein milieu d’une scène capitale et qu’on hurle « LA SUIIIIIITE » ^^

J’ai adoré découvrir le passé d’Esther, qui est clairement un des personnages les plus attachants de la série ❤ Entre son histoire et celle de Jonas, façon Jack l’Eventreur, c’est un tome qui fleure bon le XIXe siècle et comme c’est ma période préférée, j’adore et j’adhère 😀 Jonas aussi est très touchant car, dans son cas, c’était la sorcière qui le poussait à commettre ses crimes et il en garde de profonds remords. D’ailleurs, le tome approfondit aussi beaucoup les relations entre les différents fantômes : sous l’impulsion des aventures de Samuel, beaucoup de descendants font le point et s’efforcent de bien s’entendre, ce qu’ils n’avaient jamais tenté auparavant. J’espère que Samuel passera la porte d’Anthony dans le prochain tome, j’ai vraiment hâte de savoir comment va se dérouler la confrontation avec le vampire et comment elle affectera le présent ; et surtout, on a peut-être enfin un moyen de savoir à qui appartiennent les portes, au lieu de les choisir au hasard !
De même, dans la vie antérieure de Samuel, au temps de l’Atlantide, un nouveau rebondissement se prépare, et j’avoue que je ne m’y attendais pas du tout ! Je suis très curieuse de savoir comment ça va se dérouler. Idem, j’ai hâte que Emily puisse enfin la faire à l’envers à son beau-père : j’aime beaucoup l’idée qu’elle fasse tout son possible pour faire entendre sa voix même si elle est à peine ado. Enfin, on découvre les premiers pas d’Amalrik, à la fois bébé (il est mort très jeune) et ado (la sorcière a fait vieillir son fantôme) : il n’est pas méchant, mais tout est une découverte pour lui, il tient à la fois du personnage ultra adorable et de la bombe à retardement XD

Bref, un nouveau tome qui remplit mes attentes et en fait naître beaucoup de nouvelles XD Comme toujours, je vous recommande la série, et j’espère qu’elle vous plaira autant qu’à moi ^^

Pourquoi tu ne peux pas parler aux morts

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Il y a quelques mois, je vous avais présenté deux traductions de creepypastas que j’aimais beaucoup, et ça avait eu l’air de vous plaire aussi donc je remets le couvert 😀 Pour rappel, les creepypasta désignent des histoires effrayantes ou des légendes urbaines diffusées sur Internet. J’aime énormément ce format d’histoires, et j’en lis aussi beaucoup en anglais : deux langues, deux fois plus d’histoires ❤ Je voulais vous faire partager mes coups de coeur, donc je vous traduis mes préférées écrites en anglais ^^

J’ai découvert la creepypasta d’aujourd’hui via la chaîne Youtube de Madame Macabre que je vous conseille vraiment : elle lit des creepypasta anglais avec un accent très facile à comprendre, idéal si vous avez besoin de perfectionner votre écoute ^^ Elle s’intitule Why you can’t talk to the dead, littéralement « Pourquoi tu ne peux pas parler aux morts » C’est à la base une création de Daydalia (je n’ai que le pseudo) sur le réseau social Reddit 🙂 Je vous laisse le lien pour la lire dans la version originale et la vidéo de Madame Macabre :3

Ma tante était une escroqueuse qui avait appris du plus grand – son père. Grand-père n’avait jamais fait les choses en grand mais il vivait pour le jeu. Rester en-dessous des radars était probablement la raison pour laquelle il ne s’était jamais fait prendre. Pas une seule fois. Il en était très fier.
Maman n’a jamais repris l’affaire familiale. Elle s’est tournée vers la religion à la place et a épousé un inspecteur des impôts. C’est tellement ironique qu’on dirait une blague mais c’est la stricte vérité. Papa était le meilleur pour ce qui était d’aider à faire les devoirs de math. Les parents plus spéciaux de ma mère ont été tenus à distance pendant toute mon enfance, pour éviter qu’ils ne m’incitent à suivre des choix de vie plus intéressants.

Tante Cassie était la seule à pouvoir s’insérer dans ma vie. C’était une psychologue diplômée, ce qui la rendait un peu plus respectable. Mais Tante Cassie utilisait sa capacité à lire dans l’esprit des gens d’une toute autre façon, probablement pas celle prévue par l’université où elle avait suivi ses cours.

Tante Cassie était une véritable médium.

Elle avait une boutique et tout ce qui allait avec. Des cristaux, des herbes, des bougies. Tout ce dont vous aviez besoin pour combler le vide mystique dans votre vie pouvait être acheté pour un prix raisonnable dans sa petite échoppe. Il y avait même une salle privée à l’arrière qui était utilisée pour la divination et les séances de médium.

Comme mes deux parents travaillaient, on me déposait souvent à la boutique où j’aidais Tante Cassie lors de ses performances. Tout y passait, depuis les jeux de lumière jusqu’aux coups sur les murs. Jouer avec le thermostat était mon idée et elle était plutôt bonne. Les clients venaient pour avoir des frissons, pas vrai ? Pourquoi ne pas les satisfaire ?
Cassie m’a aidée à devenir la sceptique que je suis aujourd’hui. Elle m’a montré ce qui se passait en coulisses. Nous regardions tous les jours des talk shows avec des magiciens et des médiums, et Cassie expliquait chaque étape, de la lecture la plus basique au point culminant qui captive l’audience (j’ai eu du mal à traduire ce passage, j’ai dû improviser)

Après un épisode particulièrement, j’ai posé naturellement posé la question. N’y avait-il vraiment rien de réal ? La réponse de ma tante a été sans appel :
« Les morts ne parlent pas, gamine. Tous ceux qui affirment le contraire pètent plus haut que leur cul. »
C’était son assurance, plus que tout le reste, qui m’avait convaincue.

Je n’ai vu qu’une seule fois ma tante refuser un client. Il était vieux, chauve et recroquevillé sur lui-même. Il avait enlevé son chapeau quand il était entré et trituré ses mains en parlant. Cassie s’était aussitôt tendue en le voyant.
L’homme affirmait avoir travaillé dans le milieu pénitentiaire. Le couloir de la mort. Il avait été chargé des exécutions des pires criminels que la Terre ait porté. Cela le tourmentait avec l’âge, il était rongé de l’intérieur. Il voulait que Cassie contacte les âmes de ceux qu’il avait tués pour leur présenter ses excuses et implorer leur pardon avant qu’il ne les rejoigne.
Ma tante est entrée dans une colère incroyable. Je ne l’avais jamais vue aussi furieuse ! Elle mugissait et jetait des objets. Lui hurlait de fermer sa gueule et de dégager.
Je me suis cachée sous le comptoir avec mes mains sur mes oreilles jusqu’à ce qu’il s’en aille. Plus tard, j’ai pensé qu’elle avait réagi ainsi parce qu’elle avait peur du travail de cet homme. Un bourreau devait être la plus grande peur d’un arnaqueur.

Un jour, je me suis fait pincer. Je voulais organiser un spectacle de magie pour mes amis and stupidement j’ai pensé que je pourrais jouer les médiums, en prétendant parler à Grand-Père pour Maman, puisqu’il lui manquait tant. Enorme erreur. Maman a complètement paniqué et m’a interdit de revoir sa soeur.

J’avais laissé quelques cahiers à la boutique, alors j’ai dû y courir et les attraper pendant que ma mère fumait dans la voiture. Tante Cassie n’a même pas eu à demander ce qui se passait. Elle pouvait lire sur mon visage après tout. Je lui ai donné un câlin et lui ai dit aurevoir en pleurnichant. Toutefois, elle m’a dit un dernier secret.
« Gamine, il y a une malédiction dans cette famille qui se transmet comme un flambeau. Je prie tous les dieux, si tant est qu’il y en ait, pour qu’elle ne te soit pas transmise quand je m’en irai. »

Nous ne nous somme plus reparlé pendant plus de neuf ans. Jusqu’à ce que facebook devienne populaire et qu’aucun verrou parental ne puisse m’empêcher de me connecter. C’était malaisant. Sa vie avait pris un tour difficile ; on lui avait diagnostiqué un trouble schyzophrène, ce qui a fini par couler son magasin. Pour payer les factures, elle avait dû se ranger et avait perdu, avec son affaire, toute sa force et sa joie de vivre.

Un jour, en rentrant à la maison, j’ai trouvé un message qui m’a donné l’impression que mon estomac venait de se remplir de plomb.
« Je t’aime, gamine. Souviens-toi de ce que je t’ai dit. »
J’ai composé son numéro, déjà en pleurs. Pas de réponse. Mais j’ai continué à appeler encore et encore et encore et encore…
C’était trop compliqué de le dire à ma mère. La police s’en est chargé le lendemain. Accident de voiture. Alcool au volant.

Les funérailles étaient comme floues. Des parents que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam s’était rassemblés dans l’église. Je m’assis entre mes parents au premier rang et fouillai ma mémoire pour me rappeler ce que ma tante voulait me dire.
Nous avons suivi le corbillard jusqu’au cimetière en silence. Le prêtre fit ses dernières prières et je me retrouvai seule près de sa tombe, essayant toujours de me souvenir. Des bouts de la conversation de mes parents arrivaient à mes oreilles sans que j’y prête attention. Si seulement Cassie n’avait pas été aussi énigmatique.
« – m’attendais à un enterrement aussi vide. Quel dommage. »
Un enterrement aussi vide ? Ca m’a fait tiquer. Pendant le service l’église était pourtant pleine à craquer. Je me suis retournée pour dire quelque chose et j’ai enfin compris.

Derrière mes parents il y avait une foule de gens, debout et fixant le vide devant eux. Mes parents ne leur prêtaient pas la moindre attention. Le prêtre murmurait quelques condoléances apaisantes et présentait ses excuses, marchant en plein milieu du groupe sans déranger la moindre personne.
A la tête du groupe, avec la même apparence que le jour où je l’avais quittée, il y avait Cassie. Tous les « repose en paix » du monde ne lui auraient fait ni chaud ni froid. Sa bouche était grande, grande, largement ouverte, et juste alors, j’ai su.

Je sais quelle est la malédiction familiale. Je sais pourquoi les morts ne parlent pas.

Ils sont trop occupés à hurler.

Roman gothique #8 : Le Moine

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Pour ne rien changer, j’ai acheté de nouveaux livres ! Une Chambre à soi de Virginia Woolf, Histoire de la folie de Michel Foucault, et un livre sur l’histoire des Noirs en France, depuis le temps que je voulais en apprendre plus. C’est ça de bosser dans une librairie d’occasion, votre salaire disparaît dès que vous le recevez. Il y a des livres pour moi, mais j’ai aussi pris des cadeaux, je suis raisonnable : je commence à anticiper pour Noël 😀 Et encore, vous n’avez pas vu le reste de la pile de livres que je me suis mis de côté en attendant de pouvoir les acheter. Oui, je sais mon cas est désespéré. Mon compte en banque surtout.

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Nouvelle chronique littéraire ! Je vous propose un nouveau roman gothique aujourd’hui. Eh oui, ça commence à faire beaucoup, mais j’ai eu envie de me replonger dans mes classiques et celui dont je vais vous parler aujourd’hui est un des Boss du roman gothique, un incontournable et un des plus grands classiques du genre. Matthew Gregory Lewis l’a publié en 1796 et il a influencé de nombreux auteurs, Mary Shelley la future auteure de Frankenstein pour ne citer qu’elle 😉 Mais il y a aussi Charlotte Dacre, dont je vous ai déjà parlé pour un autre super roman gothique, Zofloya ❤ Et enfin pour achever de vous titiller, on dit même que Le Moine aurait été l’un des romans préférés du marquis de Sade. C’est bon je vous ai assez vendu le truc ? XD Et je tiens aussi à vous retranscrire le poème qui sert d’avis au lecteur du roman, curieusement il me rend tout de suite l’auteur très sympathique :3 

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