Archives de Catégorie: Historique

L’Art de perdre

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ J’ai réussi à reprendre un rythme d’écriture pour mon tapuscrit, moi qui croyait que c’était une chimère inatteignable 😭 Bon, c’est pas fou parce que le boulot, les longs trajets et les corvées ménage, mais c’est déjà beaucoup mieux qu’avant ^^

Nouvelle chronique littéraire ! Un livre que ma p’tite Maman m’a offert, encore un ^^ J’avoue que les conditions de lecture ont été un peu compliquées, je préparais mon oral de concours au même moment donc les lectures n’étaient pas très assidues… Mais je me suis rapidement sentie concernée par le récit, pour le coup c’était clairement un thème nouveau pour moi ! Voici L’Art de perdre de Alice Zeniter, un roman qui a notamment reçu le Goncourt des lycéens (entre autres prix) en 2017.

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Noir : Histoire d’une couleur

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ J’ai craqué, encore, sur un artbook, mais y a des circonstances atténuantes, je maintiens et j’affirme ! Je suis passée à la librairie chercher un cadeau pour une amie, et je suis passée à côté de deux librairies qui discutaient du livre qu’ils mettaient en rayon, en l’occurence un « artbook de fantasy gothique ». Vous voyez bien que les circonstances étaient contre moi X’D Et je ne regrette rien, il est trop beau 😍 Crimson de Abigail Larson pour les intéressé(e)s ^^

Nouvelle chronique littéraire ! Je vous présente cette fois un livre écrit par l’historien et enseignant-chercheur Michel Pastoureau : spécialiste de la symbolique et de l’histoire culturelle des couleurs, des emblèmes, de l’héraldique, et de l’histoire culturelle des animaux. Vous savez mon amour de la symbolique depuis que j’ai fait mes dessins de tarot ^^ Il a écrit plusieurs livres sur l’histoire des couleurs, et ma p’tite Maman m’a offert les deux volumes qui correspondent à mes couleurs préférées : le noir et le rouge ❤ A tout seigneur, tout honneur, j’ai donc commencé par le noir ! Noir, Histoire d’une couleur est paru en 2008 et a eu une réédition en poche récemment, mais je vous conseille tout de même la grande version si vous pouvez mettre la main dessus, vous profiterez des illustrations 🙂

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Premières lignes… #172

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

A bord du « Déchronologue », après la débâcle
(CIRCA 1653)
Je suis le capitaine Henri Villon et je mourrai bientôt.
Non, ne ricanez pas en lisant cette sentencieuse présentation. N’est-ce pas l’ultime privilège d’un condamné d’annoncer son trépas comme il l’entend ? C’est mon droit. Et si vous ne me l’accordez pas, alors disons que je le prends. Quant à celles et ceux qui liront mon récit jusqu’au bout, j’espère qu’ils sauront pardonner un peu de mon impertinence et, à l’instant de refermer ces chroniques, m’accorder leur indulgence .
D’ici quelques minutes, une poignée d’heures tout au plus, les forces contre lesquelles je me suis battu en auront définitivement terminé avec moi et ceux qui m’ont suivi dans cette folle aventure. J’ai échoué et je vais mourir. Ma frégate n’est plus qu’une épave percée de part en part, aux ponts encombrés par les cris des mourants, aux coursives déjà noircies par les flammes. Ce n’est ni le premier bâtiment que je perds ni le premier naufrage que j’affronte, mais je sais que nul ne saurait survivre à la dévastation qui s’approche. Bientôt, pour témoigner de l’épopée de ce navire et de son équipage ne resteront que les pages de ce journal. Permettez donc que je prenne un peu du temps qu’il me reste pour les présenter comme je l’entends.
Je me nomme Henri Villon et suis l’unique capitaine de la merveille baptisée Déchronologue. Il s’agit de mon véritable patronyme. Je me dois de le préciser, tant il est courant d’en changer parmi les gens qui embrassent ma profession de coureur d’océans et de fortune. Français je fus, davantage par défaut que par désir, et cette nationalité que je n’ai pas choisie ne m’a guère été d’un grand secours sur une mer caraïbe où les drapeaux feront toujours office de linceuls pour les crédules et les exaltés.
Pour des raisons d’honnêteté et de circonstances qui se révèleront ultérieurement, je ne saurais donner mon âge avec certitude, mais je peux dire que je suis né en la belle et éruptive terre de Saintonge au printemps de l’an 1599. Si j’en crois le décompte des jours notés dans le carnet qui ne quitte jamais ma poche, il semblerait que j’aie vécu environ un demi-siècle. Disons que c’est un nombre qui me convient. A propos de mes parents et de mon enfance, je ne dirai pas grand chose, tant le sujet serait vite tari ; mais je préciserai tout de même que je grandis dans une famille suffisamment aisée pour qu’elle m’espérât une belle carrière de négociant ou d’officier, au terme d’une éducation solide qui sut – peut-être pour mon plus grand malheur – m’éveiller à la lecture des beaux textes et des grands esprits. En cette province instable, enfiévrée par les querelles de la foi, je crois que je n’avais jamais été ni plus ni moins qu’un enfant de mon siècle, modelé à l’image de mes proches, pieux réformés et vaillants défenseurs du parti protestant. Si j’étais né plus tôt, lorsque l’Aquitaine constituait encore un des plus beaux joyaux de la couronne d’Outre-Manche, j’aurais aussi bien pu me découvrir anglais, et me faire mieux accueillir dans les ports fidèles à Charles Ier que dans ceux se réclamant de Louis XIII. Mais les hoquets de l’histoire et le courroux des rois m’avaient fait naître sujet de la couronne de France. Je peux avouer aujourd’hui que je n’ai jamais, au gré de mes rencontres, accordé à ces questions de frontières plus d’importance que me dicta la prudence.

Elles ont conquis le monde : Les grandes aventurières, 1850-1950

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Je ne vous en ai peut-être pas parlé avant (je m’y perds parfois), mais j’ai décroché le sacro-saint CDI dans un Village du Livre ^^ C’est surtout de la saisie, mais depuis peu également de la communication instagram : ça représente beaucoup de boulot et ça occupe une partie de mes soirées (je sens que je vais devoir me mettre au kawa, chose que j’avais pu éviter jusque là ^^’), mais on voit déjà les résultats et je ne manque pas de sujets atypiques à traiter : livres en tout genre, collections, thèmes originaux, archives de poésie, écologie bientôt… Donc si vous avez l’occaz, faites un petit tour sur le compte Insta du Village du Livre de Sablons, vous me direz ce que vous en pensez 😉

Nouvelle chronique littéraire ! S’il y a bien une chose pour laquelle j’adore les bibliothèques (et qui soit plus précise que juste « ce sont des bibliothèques »), c’est le fait qu’on peut y emprunter des livres d’art, des grands albums, des recueils de photos, bref le genre de livre qu’on ne s’offre qu’exceptionnellement parce que c’est bien trop cher et pas spécialement pratique à lire. Or, dans la bibliothèque de ma ville, j’ai eu le grand bonheur de tomber sur cette petite perle : Elles ont conquis le monde : les grandes aventurières, 1850-1950 d’Alexandra Lapierre et Christel Mouchard. Paru en 2007, l’album a eu droit à une édition poche en 2015, mais si vous avez l’occasion, je vous recommande la grande édition pour ses photos et ses illustrations 🙂 Ca couvre pile une de mes périodes historiques préférées, du XIXème siècle au début XXème siècle ; et surtout, grande fan de steampunk devant l’éternel, je rêve maintenant d’adapter ces femmes pour des costumes ou des romans steampunk ❤ Lire la suite

Kumudini

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien 🙂 Je suis en train de me refaire V for Vendetta et… bon sang je l’adore un peu plus à chaque fois que je le regarde. Je l’avais vu plusieurs fois étant petite, sans bien comprendre tout, mais il m’avait marquée ; je l’ai revue adulte et quelle claque ! La tirade de présentation de V (le perso tout entier en fait), le journal de Valérie, la nécessité de briser la routine et sa sécurité pour récupérer la liberté, ce film est une mine d’or de réflexions et de choses essentielles. Un jour je vous en ferai une belle chronique ❤

Nouvelle chronique littéraire ! Vous savez, j’adore découvrir des auteurs et des littératures venant de pays étrangers autre que l’Angleterre ou les Etats-Unis. Moins j’en ai l’habitude et plus je suis intriguée ! Quand je suis allée à la bibliothèque de ma nouvelle ville, j’ai eu la bonne surprise de découvrir plusieurs livres des éditions Zulma, qui publie des livres du monde entier. Le hasard a désigné celui-ci : Kumudini de Rabindranath Tagore, également appelé Gurudev. Né en 1861 et mort en 1941, c’est un compositeur, écrivain, dramaturge, peintre et philosophe indien dont l’œuvre a eu une profonde influence sur la littérature et la musique du Bengale (à l’est du sous-continent indien) à l’orée du XXème siècle. Il est couronné par le Prix Nobel de littérature en 1913. Une grosse pointure donc, et un illustre inconnu pour moi ! Ce roman est l’un des derniers à avoir été traduit (2013, pour une écriture en 1929) car il fait bien plus référence que les autres à la culture indienne, d’où des difficultés de traduction. Et c’est très intéressant pour nous, car l’auteur est très en faveur de l’égalité hommes-femmes.

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