Archives de Catégorie: Historique

Premières lignes… #172

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

A bord du « Déchronologue », après la débâcle
(CIRCA 1653)
Je suis le capitaine Henri Villon et je mourrai bientôt.
Non, ne ricanez pas en lisant cette sentencieuse présentation. N’est-ce pas l’ultime privilège d’un condamné d’annoncer son trépas comme il l’entend ? C’est mon droit. Et si vous ne me l’accordez pas, alors disons que je le prends. Quant à celles et ceux qui liront mon récit jusqu’au bout, j’espère qu’ils sauront pardonner un peu de mon impertinence et, à l’instant de refermer ces chroniques, m’accorder leur indulgence .
D’ici quelques minutes, une poignée d’heures tout au plus, les forces contre lesquelles je me suis battu en auront définitivement terminé avec moi et ceux qui m’ont suivi dans cette folle aventure. J’ai échoué et je vais mourir. Ma frégate n’est plus qu’une épave percée de part en part, aux ponts encombrés par les cris des mourants, aux coursives déjà noircies par les flammes. Ce n’est ni le premier bâtiment que je perds ni le premier naufrage que j’affronte, mais je sais que nul ne saurait survivre à la dévastation qui s’approche. Bientôt, pour témoigner de l’épopée de ce navire et de son équipage ne resteront que les pages de ce journal. Permettez donc que je prenne un peu du temps qu’il me reste pour les présenter comme je l’entends.
Je me nomme Henri Villon et suis l’unique capitaine de la merveille baptisée Déchronologue. Il s’agit de mon véritable patronyme. Je me dois de le préciser, tant il est courant d’en changer parmi les gens qui embrassent ma profession de coureur d’océans et de fortune. Français je fus, davantage par défaut que par désir, et cette nationalité que je n’ai pas choisie ne m’a guère été d’un grand secours sur une mer caraïbe où les drapeaux feront toujours office de linceuls pour les crédules et les exaltés.
Pour des raisons d’honnêteté et de circonstances qui se révèleront ultérieurement, je ne saurais donner mon âge avec certitude, mais je peux dire que je suis né en la belle et éruptive terre de Saintonge au printemps de l’an 1599. Si j’en crois le décompte des jours notés dans le carnet qui ne quitte jamais ma poche, il semblerait que j’aie vécu environ un demi-siècle. Disons que c’est un nombre qui me convient. A propos de mes parents et de mon enfance, je ne dirai pas grand chose, tant le sujet serait vite tari ; mais je préciserai tout de même que je grandis dans une famille suffisamment aisée pour qu’elle m’espérât une belle carrière de négociant ou d’officier, au terme d’une éducation solide qui sut – peut-être pour mon plus grand malheur – m’éveiller à la lecture des beaux textes et des grands esprits. En cette province instable, enfiévrée par les querelles de la foi, je crois que je n’avais jamais été ni plus ni moins qu’un enfant de mon siècle, modelé à l’image de mes proches, pieux réformés et vaillants défenseurs du parti protestant. Si j’étais né plus tôt, lorsque l’Aquitaine constituait encore un des plus beaux joyaux de la couronne d’Outre-Manche, j’aurais aussi bien pu me découvrir anglais, et me faire mieux accueillir dans les ports fidèles à Charles Ier que dans ceux se réclamant de Louis XIII. Mais les hoquets de l’histoire et le courroux des rois m’avaient fait naître sujet de la couronne de France. Je peux avouer aujourd’hui que je n’ai jamais, au gré de mes rencontres, accordé à ces questions de frontières plus d’importance que me dicta la prudence.

Elles ont conquis le monde : Les grandes aventurières, 1850-1950

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Je ne vous en ai peut-être pas parlé avant (je m’y perds parfois), mais j’ai décroché le sacro-saint CDI dans un Village du Livre ^^ C’est surtout de la saisie, mais depuis peu également de la communication instagram : ça représente beaucoup de boulot et ça occupe une partie de mes soirées (je sens que je vais devoir me mettre au kawa, chose que j’avais pu éviter jusque là ^^’), mais on voit déjà les résultats et je ne manque pas de sujets atypiques à traiter : livres en tout genre, collections, thèmes originaux, archives de poésie, écologie bientôt… Donc si vous avez l’occaz, faites un petit tour sur le compte Insta du Village du Livre de Sablons, vous me direz ce que vous en pensez 😉

Nouvelle chronique littéraire ! S’il y a bien une chose pour laquelle j’adore les bibliothèques (et qui soit plus précise que juste « ce sont des bibliothèques »), c’est le fait qu’on peut y emprunter des livres d’art, des grands albums, des recueils de photos, bref le genre de livre qu’on ne s’offre qu’exceptionnellement parce que c’est bien trop cher et pas spécialement pratique à lire. Or, dans la bibliothèque de ma ville, j’ai eu le grand bonheur de tomber sur cette petite perle : Elles ont conquis le monde : les grandes aventurières, 1850-1950 d’Alexandra Lapierre et Christel Mouchard. Paru en 2007, l’album a eu droit à une édition poche en 2015, mais si vous avez l’occasion, je vous recommande la grande édition pour ses photos et ses illustrations 🙂 Ca couvre pile une de mes périodes historiques préférées, du XIXème siècle au début XXème siècle ; et surtout, grande fan de steampunk devant l’éternel, je rêve maintenant d’adapter ces femmes pour des costumes ou des romans steampunk ❤ Lire la suite

Kumudini

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien 🙂 Je suis en train de me refaire V for Vendetta et… bon sang je l’adore un peu plus à chaque fois que je le regarde. Je l’avais vu plusieurs fois étant petite, sans bien comprendre tout, mais il m’avait marquée ; je l’ai revue adulte et quelle claque ! La tirade de présentation de V (le perso tout entier en fait), le journal de Valérie, la nécessité de briser la routine et sa sécurité pour récupérer la liberté, ce film est une mine d’or de réflexions et de choses essentielles. Un jour je vous en ferai une belle chronique ❤

Nouvelle chronique littéraire ! Vous savez, j’adore découvrir des auteurs et des littératures venant de pays étrangers autre que l’Angleterre ou les Etats-Unis. Moins j’en ai l’habitude et plus je suis intriguée ! Quand je suis allée à la bibliothèque de ma nouvelle ville, j’ai eu la bonne surprise de découvrir plusieurs livres des éditions Zulma, qui publie des livres du monde entier. Le hasard a désigné celui-ci : Kumudini de Rabindranath Tagore, également appelé Gurudev. Né en 1861 et mort en 1941, c’est un compositeur, écrivain, dramaturge, peintre et philosophe indien dont l’œuvre a eu une profonde influence sur la littérature et la musique du Bengale (à l’est du sous-continent indien) à l’orée du XXème siècle. Il est couronné par le Prix Nobel de littérature en 1913. Une grosse pointure donc, et un illustre inconnu pour moi ! Ce roman est l’un des derniers à avoir été traduit (2013, pour une écriture en 1929) car il fait bien plus référence que les autres à la culture indienne, d’où des difficultés de traduction. Et c’est très intéressant pour nous, car l’auteur est très en faveur de l’égalité hommes-femmes.

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Blanc autour

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! C’est aujourd’hui la fête des mères, n’oubliez pas et ne faites pas comme la fille indigne que je suis, qui va devoir trouver son cadeau sur le tas ^^’ Pour la petite anecdote, vous saviez que la fête des mères datait de 1941 ? C’est le régime de Vichy qui l’a créée en France afin de mieux faire passer la pilule de son programme « Travail, Famille, Patrie » : en consacrant le rôle des mères, on s’assure aussi qu’il devient un objectif en soi pour les femmes et que faire des bébés est bien une priorité. Bien sûr, il s’agit un peu de rattacher au foyer les femmes qui ont découvert la possibilité de travailler pendant la Première Guerre Mondiale, mais surtout ça découle d’un mouvement qui dure depuis la fin du XIXe siècle et la première guerre contre les Allemands en 1870 : convaincus que les Allemands sont plus forts car ils ont une natalité encore en hausse, la pression s’accentue en France pour faire plus de bébés, en célébrant les mères de familles nombreuses, en créant des associations de pères de famille, etc. Donc on peut dire que notre fête des mères est née suite à un concours de b*te avec les Allemands (non, c’est un énorme raccourci, ne racontez pas ça à votre prof d’histoire les enfants) XD Le plus important, dites toute l’année à votre maman que vous l’aimez, n’attendez pas un jour dans l’année pour le faire 😉 

Nouvelle chronique littéraire ! Une bande-dessinée aujourd’hui, parue en janvier 2021 : quand je l’ai vue sur la table des sorties récentes, j’ai craqué ^^ Il faut dire qu’elle aborde beaucoup de thèmes intéressants, à travers des faits réels pas toujours bien connus du grand public. Et puis c’est le XIXème siècle, une de mes périodes favorites ! Bref, permettez-moi de vous présenter aujourd’hui Blanc Autour de Wilfrid Lupano et Stéphane Fert 🙂

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La Compagnie des Menteurs

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Demain c’est le grand jour du concours, j’angoisse pas mal mais d’un autre côté j’ai tellement hâte de pouvoir me dire que c’est derrière moi. Du coup j’ai prévu bien plus de choses que je ne pourrais en faire : reprendre le manuscrit et ses petits frères et soeurs, faire la dizaine de projets dessins que j’ai noté, ranger mes affaires, lire ma gigantifique PAL, gagner au loto, apprendre le banjo… Et vous sinon, comment ça va ? XD

Nouvelle chronique littéraire ! Ca faisait environ une éternité et des poussières que j’avais ce livre dans mes étagères, il était temps que je le lise ! Sauf erreur de ma part, car ma vieille et fromagère mémoire n’est plus ce qu’elle était, c’est un cadeau de ma p’tite Maman. Elle a probablement dû m’offrir la moitié de mes livres maintenant que j’y pense. C’est fou ce que je l’aime 😀 Sans transition voici La Compagnie des Menteurs de Karen Maitland, écrit en 2008 et paru en France en 2010. Il s’agit d’un thriller médiéval, et parce que je trouve ça trop cool, précisons qu’elle habite dans la ville médiévale de Lincoln en Angleterre, laquelle est à côté de la forêt de Sherwood. Ca n’a pas grand chose à voir avec l’intrigue du roman, mais ça a l’air d’être un très bel endroit pour vivre ^^

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