Archives de Catégorie: Peintres et dessinateurs à découvrir

Ici vous trouverez des artistes qui me plaisent et que j’ai envie de partager avec vous : peintres, graphistes, illustrateurs en tout genre, j’espère qu’ils vous feront vibrer autant que moi <3

Un peu de peinture dansante : Javanese Dancer

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Bien le bonjour bande de gens ! Pas de poésie ce samedi, mais une découverte en peinture ^^ C’est parti de pas grand chose, un marque-page que ma p’tite Maman m’avait offert, et finalement j’ai tellement aimé la reproduction que j’ai voulu me renseigner davantage sur le tableau original ^^ 

John Singer Sargent (1856-1925) était un peintre américain qui a essentiellement vécu en Europe. Artiste extrêmement actif, il composa environ neuf cents toiles et plus de deux mille aquarelles, ainsi que de très nombreux croquis et dessins ! Son œuvre s’inspire de ses voyages à travers le monde, de Venise au Tyrol, de Corfou au Moyen-Orient, ou encore du Montana à la Floride. Loin de se limiter à un seul genre, il a travaillé sur plusieurs types d’oeuvres : compositions à personnages, compositions religieuses, scènes de genre, figures, portraits, intérieurs, paysages, marines, des compositions murales, à la gouache, à l’aquarelle. Enfin, il fut proche du courant de l’impressionnisme américain, qui s’inspire directement de l’impressionnisme français. 

J’ai eu le coup de coeur pour ses peintures de danseuses javanaises, ou Javanese Dancer. Il a donné ce nom à plusieurs toiles, mais les trois que je vous montre ici sont mes préférées ^^ L’origine de ces peintures vient de l’Exposition Universelle de 1889, tenue à Paris, où parmi les stands exotiques et les zoos humains (faut dire ce qui est quand même), il y avait notamment une reproduction d’un village javanais, animé par des danses traditionnelles. Sargent a été fasciné par les costumes des danseuses, ainsi que par leur danse très symbolique. Les peintures sont en fait une série d’étude, sans doute réalisées pour une composition plus grande, mais qui n’a jamais vu le jour. 

Les danseuses me font beaucoup penser au 22ème tome de la série de BD Yoko Tsuno (dont je suis une très grande fan), qui s’appelle Le Matin du Monde et où on retrouve une danseuse balinaise dont la parure me fait beaucoup penser à ces peintures de Sargent. Et si, je ne me trompe pas, les cultures javanaises et balinaises partagent des racines communes et sont issues de la région indonésienne. Ce sont en particulier les couleurs vibrantes et chaudes des tableaux qui me fascinent, ainsi que la gestuelle des danseuses. C’est très beau, tout est fluide et gracieux, le jeu des tissus épousant le mouvement des corps ❤ Je pourrai les regarder pendant des heures et ne pas m’en lasser, j’y vois autant de douceur que de solennité et le mélange est très intrigant ! J’adorerais pouvoir voir ces danses en vrai et comprendre l’origine des gestes et des pas :3 

Et vous, que pensez-vous de ces tableaux ? Est-ce qu’ils vous plaisent ? En connaissez-vous d’autres du même style ou qui traitent du même sujet ? Dites-moi tout ^^ 

Un peu de poésie épuisée : Lettre d’un soldat

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Bien le samedi bande de poésies, nouveau bonjour et nouveaux gens ^^ J’espère que vous allez bien ? On se retrouve pour un nouveau poème qui m’a tapé dans l’oeil, je gardais celui-ci sous le coude depuis un moment en plus !

Connaissez-vous Sandrine Davin ? C’est une poétesse française née en 1975, et qui a déjà publié 7 recueils ; le dernier, sorti en 2017 porte le titre très intrigant Chut… Sa poésie est très inspirée des tankas, des poèmes japonais qu’on pourrait qualifier d’ancêtres des haïkus, et qui se caractérises par cinq vers où 31 syllabes ou sons sont répartis de cette façon : 5 – 7 – 5 -7 – 7. Je vous recommande ce lien où vous avez plusieurs exemples de ses tankas, et une petite interview qui vous permettra de découvrir un peu mieux le personnage 🙂 Ses poèmes sont étudiés dans les écoles primaires, et elle est diplômée de la Société des Poètes Français pour le poème que je vous présente aujourd’hui ^^ Ce n’est pas un tanka, mais je suis sûre qu’il vous plaira quand même ! Il s’agit d’un poème en vers libres qui date de 2010 et qui s’intitule « Lettre d’un soldat ».

Sur un sol nauséabond
Je t’écris ces quelques mots
Je vais bien, ne t’en fais pas
Il me tarde, le repos.
Le soleil toujours se lève
Mais jamais je ne le vois
Le noir habite mes rêves
Mais je vais bien, ne t’en fais pas…

Les étoiles ne brillent plus
Elles ont filé au coin d’une rue,
Le vent qui était mon ami
Aujourd’hui, je le maudis.

Mais je vais bien, ne t’en fais pas…

Le sang coule sur ma joue
Une larme de nous
Il fait si froid sur ce sol
Je suis seul, je décolle.

Mais je vais bien, ne t’en fais pas…

Mes paupières se font lourdes
Le marchand de sable va passer
Et mes oreilles sont sourdes
Je tire un trait sur le passé.

Mais je vais bien, ne t’en fais pas…

Sur un sol nauséabond
J’ai écrit ces quelques mots
Je sais qu’ils te parviendront
Pour t’annoncer mon repos.

Je suis bien, ne t’en fais pas…

Ce poème m’a beaucoup plu, j’y retrouve les thèmes qui me séduisent dans la poésie. Sandrine Davin indique dans son interview qu’elle s’inspire notamment de Baudelaire et Prévert, et sans être une experte j’ai l’impression que ça se voit dans ces quelques lignes. Pour mon plus grand bonheur, car je suis une grande fan de Baudelaire ❤ Le poème est chantant, à la fois par le jeu des sonorités qui reviennent et la ritournelle du soldat « je vais bien, ne t’en fais pas ». Comme s’il cherchait encore et encore à rassurer la personne aimée, alors que lui-même glisse doucement vers son dernier sommeil. La scène est incroyablement calme et paisible, pas effrayante mais très triste pourtant. Le soldat est déjà loin de la réalité : il ne voit ni n’entend ce qui l’entoure, tout juste peut-il encore sentir l’odeur du sol (il paraît que l’odorat est un des sens les plus forts) et le vent qui sans doute est douloureux sur ses blessures. Ses mots se font de plus en plus rêveurs et lointains : les étoiles, puis lui qui s’envole, et enfin le marchand de sable, pourtant il est toujours allongé sur le sol, son corps est une prison dont il se libère peu à peu. Pour lui, tout est déjà fini, alors ses pensées se tournent vers la seule personne qui compte, et dont on ignore tout, le sang versé devenant les larmes de leur séparation.

Quelle casse-tête pour illustrer ce poème ! J’ai longtemps cherché, et j’ai fini par trouver satisfaction avec ce tableau d’Emile Betsellère, peint en 1873 et appelé L’Oublié. Le titre fait référence à l’histoire du modèle, Théodore Larran. Larran avait été un soldat de la guerre de 1870 : blessé sur le champ de bataille, les ambulances l’oublient et il ne doit son salut qu’à une infirmière qui le sauve in extremis, et qu’il épousera par la suite. Betsellère avait été marqué par cette histoire, lui-même ayant participé à cette guerre et y ayant laissé sa santé au passage. Le tableau m’a frappé pour l’expression du soldat. Il a l’air endormi ou au seuil de la mort, allongé sur le champ de bataille ; pourtant il se redresse comme s’il apercevait une lueur au loin. Est-ce l’infirmière, l’être aimé du poème qu’il aperçoit dans une dernière hallucination ? Ou plus simplement le repos bienvenu de la mort ?

Ce poème va peut-être en évoquer un autre à certain d’entre vous, un poème qu’on étudie encore et encore à l’école : Le Dormeur du Val d’Arthur Rimbaud. J’avoue que j’ai souvent du mal avec la poésie de Rimbaud, mais ce poème est particulièrement beau ❤ Je vous le reprend ci-dessous, avec une illustration d’un auteur qui s’appelle GregM (je vous laisse le lien de son site, même si j’ai l’impression qu’il n’est plus actif maintenant) :

C’est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

Un peu de poésie passionnée : Dans les jardins de mon roi

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Bien le samedi bande de poésies, nouveau bonjour et nouveaux gens ^^ J’espère que vous allez bien, je vous propose un nouveau poème qui a fait vibrer mon coeur ^^ Je l’ai trouvé sur le site Poetica et ça a fait tilt. Les hommes écrivent des poèmes depuis des siècles pour célébrer leur amour pour une femme, mais les poétesses c’est plus rare on dirait ! Au départ c’était sans doute jugé indécent, qu’une femme s’épanche sur ses sentiments amoureux, après tout le simple fait qu’elle écrive et publie suffisait à ce qu’on la regarde de travers. Aujourd’hui, ce n’est plus la même rengaine, mais on voit toujours peu de poétesses, et encore moins qui écrivent des poèmes d’amour. Et j’aime d’autant plus celui-là :3

Je vous propose donc « Dans les jardins de mon roi » de Rhita Benjelloun. Née en 1990, c’est une poétesse marocaine dont le premier recueil date de 2017, il s’intitule Spectatrice de la vie. J’ai trouvé d’autres de ses poèmes sur ce que je suppose être un site d’un admirateur ? N’hésitez pas à y jeter un oeil en cliquant ici ^^

Es-tu le mirage qui tracerait le sourire sur mon visage ?
Le lustre étincelant, l’éclaireur de mon obscur paysage ?
Envahirais-tu mon cœur ? Le prendrais-tu en otage ?
Graverais-tu ton nom sur le sable de son rivage…
Sombre est mon destin si tu n’y appartiens point
L’empire de mon âme sera en déclin
Invente-nous une histoire, écris-la avec ardeur
Sèmes y des germes d’amour et de bonheur
Cultivons-les, faisons les fleurir
Qui sème l’amour récolte le désir
Le respect, la gaieté et le plaisir
Au milieu de tous ces hommes, à mes yeux tu es le roi
Ultime joyau couvert de soie
Dans les jardins de votre majesté je vivrai
Inondée d’amour et de tendresse, fidèle je serai

J’adore ce poème, plus je le lis et plus je l’aime ! J’ai l’impression de lire ce que je ressens pour mon compagnon, et si je trouve le bon moment peut-être que je le lui ferai lire, ou que je tenterai d’y aller de ma plume, mais comme il n’aime pas beaucoup la poésie, il sera un juge très sévère ^^’ Tout me plaît, les mots, leur musique et les images qu’ils font naître. L’amoureuse place son homme au centre de sa vie et de ses espoirs, mais il n’est pas non plus question de soumission : elle aspire à l’amour, la tendresse, mais aussi au respect et au partage. Il y a tellement de douceur dans ce poème, j’ai juste envie de me laisser porter par les sensations en le lisant ❤

Pour aller avec le poème, je vous propose à nouveau une illustration de Wlop, une artiste que j’adore ! Je vous en avais déjà parlé pour le poème « Berceuse d’automne » de Laforgue, un petit bijou qui fond dans les yeux ❤ Je vais très souvent sur son compte DeviantArt, et c’est là que j’ai trouvé cette peinture, Moon and Night. Elle m’a sauvé la mise, j’ai eu un mal fou à trouver une peinture pour aller avec le poème ! Mais j’ai fini par trouver mon bonheur : le couple et l’intimité de la scène sont profondément touchants. Je n’aurais aucun mal à me dire que la femme vient de prononcer les mots du poèmes, parce que ce sont ses yeux que l’on voit, et son sourire. On peut voir qu’elle est toute à lui et que, l’espace d’une seconde, il est l’univers entier pour elle. Et j’ai envie de rajouter cette dernière image, Nap : qui sait, si elle ne le lui a pas dit, peut-être qu’elle l’a écrit dans une lettre avant de le retrouver ? ❤

Un peu de poésie mendiante : Coeur de ville

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Bien le samedi bande de poésies, nouveaux bonjours et nouveaux gens ^^ Je vous propose une nouvelle poésie aujourd’hui, j’espère qu’elle vous plaira ! Je l’ai trouvée sur le site de Poetica, et elle m’a beaucoup touchée. Je ne connais malheureusement pas du tout l’auteur, Elie Ayache, et je n’ai pu trouver aucune information sur lui ou elle (il me semble que c’est un prénom mixte ?). Je ne sais même pas de quand date ce poème, mais quelque part c’est assez symbolique : un poème écrit par un anonyme, qui aurait presque pu être écrit n’importe quand, pour parler des anonymes que nous croisons et oublions tous les jours. Voici « Cœur de ville » :

Ils s’abreuvent à l’eau des Fontaines Wallace
Ils s’abritent à l’ombre des Colonnes Morris

Arpentant les artères de Paris
La même litanie en guise de plaidoirie
Sollicitant la semaine et le dimanche
Les passants par des effets de manches

La mère mine triste portant son enfant
L’unijambiste véloce, l’aveugle clairvoyant
Les automobilistes assistent au triste spectacle
De la résurgence de la cour des miracles

Accordéonistes, flûtistes, guitaristes et chanteurs,
Accompagnent mon voyage station Sacré-Cœur
Le Métro parisien, rames et couloirs
Music-hall sous terrain du désespoir

Lits éphémères en carton de livraison
Présents à toutes heures et en toutes saisons
Seuls ou en compagnie d’autres infortunés
Chien et chats en bonne place au clair de lune

L’alcool souvent comme remède commun
Pour y puiser le courage de tendre la main
Terre d’indifférence, le message est clair
Un litron de vin telle une bouteille à la mer

Ils s’abreuvent à l’eau des Fontaines Wallace
Ils s’abritent à l’ombre des Colonnes Morris

Ce poème m’a bouleversée. Il trace le portrait de dizaines, centaines, milliers de personnes sans abri. Ici nous sommes dans les rues de Paris, mais n’importe quelle ville a ses sans abris. Le portrait n’est pas péjoratif ou terrifiant, il fait preuve d’une grande bienveillance pour cette population qui survit dans l’ombre de la nôtre, quitte à utiliser quelques artifices pour attirer l’attention et les précieuses piécettes. La musique des mots les transforme en figures de légende, et le rythme du poème ressemble à une comptine. Peu importe leurs différences, ils sont unis dans la détresse et l’oubli auquel on les condamne pour avoir la conscience tranquille.

C’est très compliqué de trouver des représentations pour aller avec le poème : on ne peut pas regrouper les sans abris sous une seule étiquette, tellement les situations sont différentes. Tous ne sont pas arrivés dans la rue par le même chemin, tous n’y évoluent pas de la même façon non plus : les hommes, les femmes, les vieux, les jeunes. Ce tableau s’intitule Beggar et a été réalisé par Wendy Zaro. Il me fait un peu penser à l’idée de « cour des miracles » du poème : on ne voit pas les yeux de l’homme, c’est un anonyme parmi tant d’autres, un mendiant parmi les mendiants. En même temps, sa casquette lui donne un petit côté roublard. Mais ce n’est qu’une représentation parmi tant d’autres vies.

Cette photo-ci s’appelle Beggar Girl, et elle a été prise par Steve McCurry, un excellent photographe. Elle représente une mère et son enfant, toquant à la porte d’une voiture pour avoir quelques sous. La vitre et l’espace de l’habitacle représentent à merveille la séparation entre deux mondes, l’un de confort et l’autre dans les intempéries. Les regards cette fois-ci ne sont pas cachés, et ils supplient. Si on pense en plus aux conditions de la prise de vue, c’est presque encore pire : imaginez vous à leur place, vous demandez de l’argent pour vivre et on se contente de vous tirer le portrait. Ici on rentre dans le dilemme du photographe engagé : pour que sa photo ait du poids, il doit saisir la réalité, non s’y impliquer. Ca m’est arrivé quelques fois avec mon copain de croiser des sans abris : moi je fuyais du regard, j’en étais venue à avoir tellement honte de l’écart de situation que j’aurais pu raser les murs ; mon copain lui, il donnait parfois une ou deux pièces, pas tout le temps mais quand il pouvait. Il ne l’a pas voulu, mais il m’a bien fait la leçon ^^’ Peu importe les arguments qu’on pourrait avoir contre eux, les sans abris n’en sont pas moins des sans abris : pas de maison (et donc très peu de chances de travail, n’en déplaise à ceux qui ont juste à traverser la rue), pas d’argent, pas ou peu de contacts humains bienveillants. Accordons-leur au moins un regard d’être humain.

Un peu de peinture pas si vieille que ça : The Irritating Gentleman

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Bien le bonjour bande de gens ! Ce samedi, pas de chronique ni de poésie, non pour une fois je vous parle d’une peinture ! Ca faisait longtemps ^^ Il s’agit d’une peinture de Berthold Woltze, un peintre portraitiste allemand né en 1829 et mort en 1896. En 1874, il réalise son tableau le plus fameux, Der lästige Kavalier ou Le gentilhomme ennuyeuxLe tableau représente une scène dans un train : une jeune femme, visiblement triste et bouleversée, regarde le spectateur pendant qu’un homme derrière elle essaye de l’intéresser. Il a été repris comme un meme et est devenu assez populaire à partir de 2012.

J’aime beaucoup ce tableau, je le trouve très beau : les détails, la lumière, les couleurs, tout me parle. La scène fait sourire malgré la détresse visible de la jeune femme (en deuil peut-être ?) car on se dit que dès le XIXème siècle il y avait des gros lourds qui tenaient absolument à vous tenir la conversation alors que vous n’en aviez visiblement pas envie. Le jeune femme a l’air complètement en dehors du tableau : son attitude réservée, son regard qui brise le mur de la peinture pour vous prendre à témoin (de sa tristesse ou de sa détresse causée par l’homme, peut-être les deux), sa tenue noire alors que tout le reste du tableau est dans des tons clairs et vivants. Même son sac fleuri ne semble pas être à elle, et ses cheveux semblent bien trop blonds et gais, c’est comme si elle n’avait plus rien au monde. Elle a l’air de vouloir s’enfuir du train et de la peinture, comme si l’homme derrière elle était la goutte de trop. Qu’il ait vu ou non qu’elle pleurait, tout dans son attitude paraît déplacée et indiscrète : son cigare, son sourire enjôleur, et son appui nonchalant sur le dossier du siège. Quand bien même il voudrait l’aider et la réconforter, ce n’est ni le bon comportement, ni visiblement le bon moment. La scène semble à la fois légère et profondément triste.

Et vous, que pensez-vous de ce tableau ? 🙂