Archives de Tag: assassinat

Tara Duncan #10 : Dragons contre Démons

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Le mémoire est rendu, je répète, le mémoire est rendu. 231 pages. Et je stresse tellement que mon copain a dû m’aider à cliquer sur « Rendre définitivement »… Maintenant je vais aller me cacher sous mon bureau et attendre la convocation à la soutenance ><

Nouvelle chronique littéraire m’sieurs dames ! Ca faisait longtemps, je vous propose donc une nouvelle chronique dans la série Tara Duncan de Sophie Audouin-Mamikonian ! On passe au tome 10, Dragons contre Démons, sorti en 2012. Je rappelle que la série compte en tout 13 tomes, avec deux autres livres qui poursuivent l’histoire en proposant de nouveaux cycles des aventures de Tara Duncan. En ce qui me concerne, je commençais jusque là à avoir du mal dans la série, les cinq premiers tomes étaient excellents, mais après je commençais à trouver que la série s’essoufflait. J’ai donc eu un peu d’appréhensions avant de me lancer dans ce dixième tome… mais contre toute attente, j’ai eu une super lecture ! Je vous laisse ci-dessous la liste et les liens des chroniques des tomes précédents, mais n’hésitez pas à vous faire votre propre avis ^^ Lire la suite

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Roman gothique #5 : Zofloya, ou le Maure

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! On va très prochainement entrer dans la période estivale, oui parce que pour moi l’été c’est quand il fait plus de 25°C, ni plus ni moins. Après, je me dis qu’à Lyon, la ville où il fait très chaud en été, et au septième étage de notre immeuble, l’été risque d’être périlleux pour moi et mon copain ^^’

Nouvelle chronique littéraire ! Je continue à vous proposer des chroniques de romans gothiques du début du XIXème siècle, j’espère que vous êtes chauds ! Le roman dont je vais vous parler aujourd’hui m’a été très utile pour mon mémoire, il faut dire qu’il est assez particulier : je travaille sur les romans gothiques féminins, qui parlent beaucoup de la condition féminine déplorable de l’époque, mais ce roman sort du lot car il est assez sanglant et présente pour une fois une héroïne pas vertueuse et innocente pour un sou. Il s’agit du roman Zofloya, ou le Maure, publié en 1806 par Charlotte Dacre (sous le pseudo de Rosa Matilda). Le roman se passe au XVIème siècle dans la région de Venise, que le roman présente comme un endroit plein de vices et de passions coupables. Navrée si la couverture vous paraît un peu floue, elle représente l’auteure et c’est la seule que j’ai pu trouver en qualité pas trop mauvaise ! Si vous souhaitez le lire, personnellement je l’ai trouvé en trois volumes sur Google Books, mais il est un peu plus connu que les autres romans gothiques dont je vous ai déjà parlés, alors vous pouvez essayer de le commander sur Internet ou en librairie… par contre ce sera probablement plus facile de le trouver en langue originale, en anglais. Lire la suite

Roman gothique #4 : Le Monstre

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Le mémoire de master est officieusement bouclé, je l’ai envoyé en crash-test à mon directeur de recherches et je croise doigts, orteils, cheveux et tout le reste en espérant qu’il ne me demande pas de tout réécrire >< Rien que les annexes font au moins 50 pages, au moins je pourrai dire que je n’ai pas chômé 😛

Nouvelle chronique littéraire messieurs-dames, et je continue de vous parler de romans gothiques féminins (j’espère que vous n’en avez pas marre, j’en ai encore plein en stock !) 😛 Celui-ci est un vrai casse-tête pour moi : déjà, l’auteure. Camille Bodin est en fait un pseudonyme qui peut être attribué à deux auteurs, Eugène de Lamerlière et Jenny Bastide. Comme c’est cette dernière qui revient le plus souvent, je vais considérer que c’est effectivement un roman féminin. La date de publication aussi m’a posé problème : la plupart de ses occurrences le disent publié pour la première fois en 1864, et il m’a fallu plusieurs heures de recherches avant de trouver totalement au hasard qu’en fait il datait de 1824 ; ce qui me permettait de l’utiliser dans mes recherches puisque ma date limite est 1830. Et ça m’a fait très plaisir, parce que ce petit roman est le seul roman gothique féminin que je connaisse qui s’est fait pratiquement censuré à sa sortie, dans le sens où un éditeur conseillait de le retirer des cabinets de lecture (l’équivalent d’un vidéo-club mais pour les livres), car il était jugé trop cru et trop sanglant. Alors vous pensez bien que ma principale question quand je me suis lancée dedans, c’était bel et bien « mais à quel point est-ce sanglant ? »

Résumé : Albert Maurice est au désespoir : sa jeune cousine, qu’il connaît et chérit depuis qu’elle est au berceau, et avec qui il a grandi, en a épousé un autre. La faute en revient à son père, l’oncle de la jeune et belle Marie, car il s’enorgueillissait de voir sa nièce épouser un duc. Mais un autre chagrin se profile : les jours passent, et pas une nouvelle de Marie, pas une lettre, rien. Albert part à sa recherche à travers monts et vallées, sans succès, jusqu’à rencontrer une jeune femme mourante, Louisa, qui lui révèle que Marie, sa chère Marie, est entre les mains d’un véritable monstre débauché et sanguinaire, dont la haine de l’humanité n’a d’égale que son penchant pour la souffrance des autres…

Mon avis : 

Le roman est assez court par rapport aux autres romans gothiques de l’époque qui font deux ou trois volumes (en vrai, c’était surtout une technique pour vendre plusieurs livres au lieu d’un seul). Honnêtement, ça se lit très facilement, l’écriture comme le récit sont assez prenants et j’ai passé un très bon moment de lecture ! Entre les rebondissements et un suspense assez bien maintenu, on a l’indispensable pour un bon roman, et les éléments gothiques sont au rendez-vous : enlèvement d’une demoiselle en détresse, château gothique, méchant sanguinaire, etc.

Alors en ce qui concerne la censure du livre et son potentiel horrifique, si pour nous ça reste assez léger, pour l’époque, je peux vous assurer que c’est du très lourd, avec une évocation assez claire de pratiques sadiques sexuelles (inutile de vous dire que c’est surtout pour ça qu’il a été censuré, le sang ça passait encore) et d’inceste. On est encore loin des détails de Sade, qui vous donnent l’impression d’être à la fois dans une encyclopédie et une blague de gamin, mais il y a suffisamment pour vous laisser imaginer plein de choses. Ca vous change des autres romans de la période, où l’héroïne clame à qui veut l’entendre que sa vertu la protègera de tout ce que le méchant lui fera subir… mouais. Paradoxalement, le roman est donc exagéré et assez réaliste de ce point de vue. Mais même en oubliant le côté cru et en réfléchissant simplement à l’aspect psychologique des personnages, le méchant vaut son pesant de cacahuètes tant il a des raffinements de cruauté.

Par contre, il risque d’heurter plus d’une féministe ! Pratiquement à chaque fois qu’Albert mentionne Marie, c’est pour parler d’elle comme de quelque chose qui lui est dû, puisqu’il a grandi avec elle et qu’il comptait bien l’épouse ; l’idée peut semble mignonne, d’autant que Marie partage ses sentiments amoureux ; mais dans les faits, il parle de Marie en disant « mon bien » ou « ma récompense ». Aouch. De manière générale, on voit bien à quel point les femmes sont au pouvoir des hommes, que ce soit son mari ou son oncle qui l’a mariée en espérant retirer un avantage social.

J’ai évoqué les principaux points, mais le mieux c’est encore que vous alliez le lire, franchement c’est une lecture intéressante et pas ennuyeuse pour un sou ! N’hésitez pas et foncez, le livre est disponible sur Gallica (le site d’archives de la BNF), mais il y a peut-être moyen de le trouver en librairie, à voir 😀

Singham

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Je rédige toujours mes intros à la dernière minute, du coup très souvent ça donne « khkjhg » à la publication parce que j’ai tout rédigé… sauf l’intro parce que j’avais la flemme de trouver un truc. D’ailleurs là par exemple, je ne savais pas quoi dire, alors j’ai improvisé sur mon « lhxgkjhkf ». C’est dur d’inventer une intro au jour le jour, différente et accrocheuse, vous n’avez pas idée ^^’

Pas de poésie ce samedi mais un film, et un film absolument p-p-p-puissant ! Je ne pensais même pas le voir un jour, j’en avais découvert des extraits sur une vidéo Youtube d’Antoine Daniel sur les vidéos indiennes (que je vous conseille absolument, cliquez ici pour la voir), et on pouvait déjà voir à quel point le film était d’une splenditude de niveau universel ^^ Netflix a répondu à ma prière, c’est-à-dire qu’on l’a trouvé totalement par hasard avec mon copain, et on a aussitôt voulu le voir. Il s’agit du film bollywoodien Singham, sorti en 2011 et produit par Rohit Shetty ; le box-office est, d’après ce que j’ai compris, gratiné d’acteurs connus en Inde. Le film est par ailleurs un remake d’un autre film sorti en 2010, Singam ; oui, c’est un peu tôt pour un remake et c’est à peine dissimulé, mais on va leur pardonner, le scénario n’est pas totalement copié non plus d’après ce que j’ai pu lire sur Wikipédia (les fiches anglaises sont très complètes pour ceux ou celles que ça intéresse). Je vous laisse avec la bande-annonce pour vous faire un idée ; en revanche, il faut savoir que le film n’a jamais été doublé, il faudra faire avec les sous-titres sur Netflix, et la bande-annonce n’en a tout simplement pas, mais je vous rassure ce n’est pas bien grave 😀 De toute façon, je vous mets un petit résumé juste après 😉 Lire la suite

Les Guerriers du silence #3 : La citadelle Hyponéros

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Bientôt finiii la rédactiooooon de mon mémoooooiiiire et pour une raison que j’ignOOOOre ça me met sur les neeeeerfs >< Au secours, je veux rentrer maison et ne plus avoir de deadline, je veux juste me mettre au lit avec un bouquin et ma couverture cocon T.T Je me sens tellement triste pour Notre-Dame, c’était l’une des rares choses qui ont fait que je n’ai pas complètement détesté Paris pendant mes 3 ans de prépa… Un grand merci aux pompiers qui ont fait un travail formidable, et une petite pensée à Victor Hugo et son adaptation Disney. La vie continue, on n’a plus Notre-Dame mais on a tout le reste et c’est ce qui compte.

Nouvelle chronique littéraire messieurs-dames et gens binaires, je propose de vous présenter ici le dernier tome d’une trilogie de Pierre Bordage, Les Guerriers du silence ; pour retrouver les chroniques des tomes précédents, je vous laisse cliquer sur les liens suivants pour le tome 1, Les Guerriers du silence, et le tome 2, Terra Mater. Alors, ce que je n’avais pas précisé dans les chroniques précédentes (décidément le travail est mal fait c’est honteux), outre le fait que Pierre Bordage est décidément un grand monsieur de la SF française, c’est qu’il a reçu le prix Julia-Verlanger et le Grand Prix de l’Imaginaire pour cette trilogie ; ou du moins pour les deux premiers tomes, puisque le dernier, La citadelle Hyponéros, est sorti un an après l’obtention des prix, soit en 1995. Ce dernier tome fut quant à lui récompensé par le prix Cosmos 2000 (décerné par les lecteurs d’une librairie parisienne, laquelle a fermé en 1996). La trilogie peut faire peur à regarder en librairie, les trois tomes font quand même près de 600 pages chacun, mais ça se lit très vite mine de rien 🙂 Lire la suite

Premières lignes… #59

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

– La grippe est désagréable, remarqua Sherlock Holmes, mais vous avez raison de penser que, grâce aux soins de votre épouse, l’enfant guérira rapidement.

– Je l’espère réellement, répondis-je avant de m’interrompre et de le fixer avec des yeux remplis d’étonnement.

Mon thé était à mi-chemin de mes lèvres mais je le reposai sur la table avec tant de force que la tasse et la soucoupe manquèrent de se séparer.

– Pour l’amour du Ciel, Holmes ! m’écriai-je, vous m’avez tiré les pensées de la tête ! Je jure que je n’ai pas prononcé un seul mot à propos de l’enfant et de sa maladie. Vous le savez, mon épouse est absente – cela, vous avez pu le déduire de ma présence ici. Mais je ne vous ai pas encore indiqué le motif de son absence, et, j’en suis bien certain, rien dans mon comportement n’a pu vous donner le moindre indice.

Cette petite conversation a eu lieu au cours des derniers jours de novembre de l’année 1890. Londres était en proie à un hiver impitoyable. Les rues étaient si froides que les lampes à gaz elles-mêmes paraissaient gelées et que le brouillard qui ne se levait plus semblait avaler le peu de lumière qu’elles émettaient. Dehors, les gens glissaient le long des trottoirs comme des fantômes, la tête basse et le visage couvert, tandis que les fiacres passaient en ferraillant tirés par des chevaux impatients de retrouver l’écurie. Pour ma part, j’étais heureux d’être à l’intérieur. Un feu brillait dans la cheminée, l’odeur familière du tabac flottait dans l’air et – en dépit de tout le fatras et du désordre dont mon ami aimait bien s’entourer – j’avais l’impression que tout était bien à sa place.

La ligne verte

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! La semaine de vacances se termine pour moi, et croyez bien que je l’ai mise à profit pour travailler… non sérieusement, à qui je vais faire croire ça ^^ Matin grasse matinée, après-midi travail (un peu quand même, pour la bonne conscience), et soirée JEUX VIDEOOOOOOS 😀

Je vous avais promis de lâcher un peu les séries, je m’exécute ! Nouvelle chronique littéraire, et on pour vous prouver doublement ma bonne volonté, je vais vous proposer une valeur sûre en la personne de Stephen King, notre dieu et maître à tous 😉 J’ai déjà chroniqué quelques uns de ses livres : Cujo, Joyland, Misery, Ça et Bazaar, et j’envisage d’en lire encore plus parce que Stephen King c’est de la balle, c’est la règle numéro 1 de cet univers… sauf pour Joyland, c’est l’exception qui confirme la règle. J’ai récupéré La Ligne Verte dans les mêmes circonstances que Bazaar, à savoir en discutant avec un gentil vendeur d’Easy Cash qui m’a montré un tout nouveau stock de livres pas encore en rayon ! Je sais que c’est un film qui, à ce qu’il paraît, est excellent, mais je ne l’ai pas vu, peut-être que je vais me lancer, je verrai bien. Mais pour ce qui est du livre, c’était à la fois une réflexion sur la peine de mort, et une expérience de roman-feuilleton à la base qui a cartonné ! Bon maintenant, l’effet est parti, on peut trouver le roman en entier dans n’importe quelle librairie, mais ça a dû être quelque chose d’énorme pour les gens à l’époque, au vu du succès que ça a été u.u Il a même eu le prix Bram Stoker en 1996.

Résumé : « Ça s’est passé en 1932, quand le pénitencier de l’Etat se trouvait encore à Cold Mountain. Naturellement, la chaise électrique était là. Ils en blaguaient, de la chaise, les détenus, mais comme on blague de choses qui font peur et auxquelles on ne peut échapper. Ils la surnommaient Miss Cent Mille Volts, la Veuve Courant, la Rôtisseuse. » Dans le bloc des condamnés à mort, au bout d’un long couloir que les prisonniers appellent la ligne verte, la chaise électrique attend John Caffey. Le meurtrier des petites jumelles Detterick, jadis découvert en larmes devant leurs cadavres ensanglantés. Paul Edgecombe, le gardien-chef, l’accueille comme les autres, sans état d’âme. Pourtant, quelque chose se trame… L’air est étouffant, la tension à son comble. Un rouage va lâcher, mais pourquoi ? Les provocations sadiques d’un maton dérangé, la présence d’une souris un peu trop curieuse, l’arrivée d’un autre condamné ? Aux frontières du roman noir et du fantastique, ce récit est avant tout une brillante réflexion sur l’exécution capitale.

Mon avis :

Ma couverture est… nan, j’ai pas de moyens de le dire avec diplomatie, elle est médiocre, juste le nom de Stephen King en gros caractères, alors par rapport aux autres couvertures qui existent, je suis déception. Heureusement, Stephen King a une écriture qui compense tout, et cette histoire dépote vraiment ^^ Pas tant de suspense que ça, parce que je savais ce qui allait advenir de John Caffey, j’ai vu des extraits du film qui m’avaient marquée, mais sans faire le lien avec le livre jusqu’à ce que je l’aie entre les mains ; ceci dit, les personnages de Percy et Brian (si je me rappelle bien de leurs noms), je ne m’y attendais pas, et ils ont été des méchants assez flippants et convaincants.

Je n’ai pas grand chose à vous dire de spécial, tout est déjà dans le résumé, et je ne peux qu’ajouter mon enthousiasme face à cette lecture ^^ Je me rends compte aussi que Stephen King a des éléments assez récurrents dans ses livres : un héros philosophe et généralement possesseur d’un chromosome Y, l’intervention d’une sorte de mystique religieuse, un méchant sadique et qui n’aime rien tant que faire peur aux gens et qui est un tantinet lâche 😛 Bien sûr, ce ne sont en aucun cas des raisons de s’ennuyer, ce n’est même plus une question de lâcher le livre, c’est le livre qui ne vous lâche pas. Certaines situations, comme avec la souris Mister Jingles, me paraissaient un peu trop improbables pour vraiment me toucher, mais Caffey, lui, il était touchant comme un gros nounours, et ça faisait mal de le voir autant souffrir.

Ce livre n’est pas vraiment un coup de cœur, c’était une claque mais pas un coup de cœur. Je vous encourage à le lire parce que c’est Stephen King, et parce que c’est une excellente prise de conscience sur ce qu’est vraiment la peine de mort. Sur ce, bonne lecture, et n’hésitez pas à me dire si le film vaut le coup 😛