Archives de Tag: autre monde

Terre des Monstres

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Un peu dépassée par les évènements en ce moment, beaucoup de choses se sont passées et s’il n’y avait pas eu les articles d’avance, je crois que je vous aurais complètement oubliés ^^’ J’adore partager mes lectures sur ce blog, mais ça devient toujours plus dur d’y consacrer du temps >< Bah, après tout, pourquoi dormir ?

Nouvelle chronique littéraire ! Aujourd’hui je vous présente une trilogie que j’avais découverte au collège, sans pouvoir en lire la fin. Pourtant, elle me trottait dans la tête. Entre cadeau et achat d’occasion, j’ai enfin pu la récupérer et la lire jusqu’au bout ^^ Voici Terre des Monstres de D.M. Cornish, publiée en France à partir de 2008.

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Lud-En-Brume

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Après ce samedi, je suis en congés pour une semaine, je vous dis pas comme je compte les jours ! J’ai hâte de me poser enfin, de réussir à ne plus penser boulot sur plus de 24h (ça c’est pas dit, mais on va essayer) !

Nouvelle chronique littéraire ! Aujourd’hui je vous propose de découvrir un roman un peu particulier : ni plus ni moins qu’un précurseur de la fantasy, et écrit par une femme en plus ❤ Je l’ai découvert totalement par hasard en bibliothèque, ça fait partie de ces petites pépites dont je me souviendrai longtemps ^^ Il s’agit de Lud-en-Brume, paru pour la première fois en 1926. C’est le roman le plus connu de l’autrice anglaise Hope Mireless (1887-1978). Cerise sur le gâteau, le livre a bénéficié d’une belle réédition en 2015, avec des illustrations de Hugo de Faucompret (dont vous pouvez retrouver le travail sur sa page Instagram).

Résumé : Aux frontières de la Faërie, Lud-en-Brume est une cité prospère et paisible. Mais les secrets hérités du royaume voisin ne sauraient rester indéfiniment dans l’ombre. Les fruits féeriques, drogue nocive et bannie de la société luddite, circulent dans la région. Ranulph semble en être victime, et son père, le Maire Nathaniel Chantecler, qui faisait jusqu’à maintenant régner la Loi d’une poigne molle et tranquille, se doit bientôt de faire l’impensable pour sauver son fils et sa cité. Mais heureusement pour Lud-en-Brume, Nathaniel est doté d’un esprit des plus pragmatiques… et d’une tête dans la lune.

Mon avis :

Un bon roman de fantasy, c’est bien. Un bon roman illustré de fantasy, c’est mieux ! Et j’ai été totalement charmée par les illustrations de Hugo de Faucompret : il y en a peu, mais chacune nous dépayse un peu plus. En effet, on s’attend à un récit plutôt victorien, étant donné la description qui est faite de la bonne société de Lud-en-Brume ; et pourtant, les illustrations nous montrent des personnages plus proches d’une espèce de medieval fantasy asiatique ou orientale. Bref, j’adore ! A l’instar des protagonistes, nos certitudes sont bousculées pour mieux nous entraîner dans un monde onirique ^^

L’écriture de Hope Mireless est très agréable, complexe mais aussi entraînante, elle convient parfaitement à ce genre de récit où la féérie se devine et joue avec nos perceptions, plutôt que de se dévoiler crument. L’histoire est celle de la ville de Lud-en-Brume, gouvernée par une élite hypocrite et rationnelle jusqu’au ridicule ; sans surprise, il y a une critique sociale en sous-texte. De l’autre côté des montagnes qui forment une frontière naturelle à la région, il y a la Faërie, avec laquelle Lud-en-Brume partageait autrefois des liens très forts ; la Faërie, un pays étrange, aussi farfelu et bizarre que ses voisins se veulent sérieux et bourgeois. Les fruits féériques provoquent des hallucinations, déconnectent complètement de la réalité et des conventions : autant dire que c’est le mal à l’état brut pour les luddites, qui vont jusqu’à nier l’existence de ces fruits, comme pour mieux les cacher sous le tapis. Aussi, lorsque le trafic de ces fruits prend de plus en plus d’ampleur, les respectables notables de la ville sont complètement désemparés… encore plus lorsque leurs propres enfants y goûtent et apportent la honte sur leur famille.

J’adore ce genre de récit qui oppose les conventions, la société, et la nécessaire part de folie, de chaos qui peut et doit exister en chacun de nous. Les personnages peuvent paraître cliché pour certains, mais ça me fascine de voir leurs réactions face à la révolution qui s’annonce, leurs machinations, leurs prises de consciences,… Ceci dit, Nathaniel Hawthorne est à part dans cette ménagerie : sous le vernis bien pensant, c’est un homme tourmenté par un son étrange, un rêveur et un esprit espiègle. C’est aussi un père aimant, quoiqu’on voit vite qu’il tient plus à son fils, son héritier, qu’à sa fille. Mais je suppose qu’ici, ce sont le contexte du récit et le contexte d’écriture qui jouent.
L’intrigue a quelque chose de machiavélique, on voit moins la propagation des fruits féériques que leurs effets surprenants et un peu inquiétants sur ceux qui les mangent ; c’est aussi une enquête pour trouver qui est responsable, et empêcher qu’il ne fasse disparaître plus de victimes. La folie progresse dans Lud-en-Brume de façon inexorable ; Nathaniel lutte au départ, pourtant cette folie trouve un certain écho en lui. C’est aussi son courage et sa ténacité qui se révèlent, longtemps endormis sous la couche des convenances. A son contact ou poussés par la situation, les autres personnages aussi révèlent des facettes inattendues d’eux-mêmes.

Un conte merveilleux pour adulte, une enquête aux accents de fantasy, il y a tout pour me plaire ❤ Quelque part ce roman me rappelle beaucoup Délius : Une chanson d’été de Sabrina Calvo, que je vous conseille tout autant ! Je suis heureuse d’avoir découvert ce titre, encore plus de l’avoir trouvé totalement par hasard ^^

La Fille Maudite du Capitaine Pirate

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Gros gros gros tas de choses à faire au taf, ces moments où vous avez croulez sous les to-do list et n’avez le temps de rien >< Qui est dans le même cas ?

Nouvelle chronique littéraire ! Aujourd’hui, une BD que je connaissais depuis un moment, par ouï-dire et par aperçus, par feuilletages occasionnels faute de pouvoir la lire plus avant. Et pourtant, c’est pas l’envie qui faisait défaut ! Mais joie, je travaille désormais dans une bibliothèque qui suit cette série ^^ Voici donc La Fille Maudite du Capitaine Pirate de Jeremy A. Bastian : la série, commencée en 2014, compte 3 tomes et est toujours en cours.

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Ninn

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ J’arrive a une pause bien méritée, un ptit weekend de trois jours que je vais savourer comme un bonbon ! Ces trois jours seront respectivement le beurre, l’argent du beurre et le torse nu et luisant du crémier 😛

Nouvelle chronique littéraire ! Une BD que j’ai découverte totalement par hasard à la bibliothèque où je travaille 🙂 Voici Ninn, écrite par Jean-Michel Darlot et dessinée par Johan Pilet à partir de 2015. La série compte actuellement 5 tomes et est toujours en cours. Vous êtes prêts ? Attention à l’espace entre le marchepied et le bord du quai 😛

Résumé : Le métro parisien. Un univers rassurant et familier, simple lieu de transit pour des milliers d’usagers qui parcourent quotidiennement ses kilomètres de couloirs. Un organe de la vie moderne au fonctionnement parfaitement millimétré, agencé par une cohorte d’employés et de techniciens zélés.
Et pourtant, ce monde apparemment sans mystère possède sa part d’ombre et de secret…
Ninn fut découverte tout bébé dans le métro parisien par deux ouvriers effectuant des réparations sur les voies. Aujourd’hui, Ninn a onze ans et le métro est son univers. Elle en connaît le moindre recoin et s’y sent comme chez elle. Mais en dépit de sa joie de vivre, Ninn se pose mille questions. D’où vient-elle ? Quels sont ces souvenirs lointains et incompréhensibles qui hantent ses souvenirs, elle qui n’a jamais mis le pied hors de Paris ? Pourquoi voit-elle, depuis peu, des essaims de papillons parcourir les galeries, invisibles aux yeux de tous sauf aux siens ? Toutes ces questions la taraudent, d’autant qu’une sourde menace la traque sans répit…

Mon avis :

Ouep, a priori le métro parisien n’est pas vraiment l’univers le plus glam qui soit pour commencer une histoire ! Surtout si vous êtes déjà passés à la station Châtelet à l’heure de pointe… Pourtant, entre les histoires inquiétantes de gens qui ont disparu sans laisser de trace sur les voies, certaines stations réutilisées par les nazis (Porte des Lilas pour ceux que ça intéresserait) ou encore les fameuses stations fantômes, il y a de quoi faire.

Quelque part, la BD me fait un peu penser à Blue au Pays des Songes : une jeune fille perdue et en proie à la solitude, un monde incroyable et onirique… Des éléments qui me plaisent, et en même temps il y a une originalité indéniable, avec mille et une idées tantôt poétiques, tantôt dramatiques comme je les aime ^^
Le dessin est très agréable à regarder, coloré et dynamique à la fois. Certaines scènes sont vraiment magnifiques, voire à couper le souffle 😛

La BD nous fait rencontrer Ninn, une jeune fille avec une histoire aussi intrigante que son drôle de prénom. Trouvée bébé dans le métro, elle n’a aucun indice sur ses parents ou l’endroit d’où elle vient réellement… jusqu’à ce qu’un jour, elle se mette à voir des papillons dans le métro. Des dizaines et des dizaines de papillons, invisibles pour tout le monde sauf elle. En les suivant, elle fait une rencontre improbable et plonge dans un véritable monde parallèle. Tout y semble à l’abandon, et des ombres cauchemardesques en ont fait leur domaine. Ninn viendrait-elle d’ici ? En tout cas, ces ombres la reconnaissent et sont déterminées à la faire disparaître, par tous les moyens.

Que vous dire ? J’ai enchaîné les 5 tomes à la suite tellement j’étais fascinée, donc maintenant c’est compliqué de démêler mes impressions sans vous spoiler XD Je trouve l’univers de la BD passionnant et vraiment original, vous ne verrez plus jamais le métro de la même manière ! Le monde caché découvert par Ninn est complètement fou et regorge de possibilités : les auteurs les explorent tome après tome, même si au tome 5 je trouve ça un peu maladroit car ça ressemble un peu trop à un épisode filler ^^’ Mais c’est vraiment le seul bémol que je pourrais trouver. Entre imaginaire et inspiration de faits réels du XXe siècle, la série regorge de rebondissements.

Au fur et à mesure qu’on en apprend sur ce monde parallèle ou sur le métro parisien, on rencontre aussi de nombreux personnages. Ninn restera cependant le personnage central, ainsi que son ami des plus insolites : un tigre de papier !
On s’attache tout de suite à l’héroïne : elle est un peu à part et solitaire, personne ne comprend vraiment sa passion pour le métro. Sa seule famille, ce sont les deux ouvriers qui l’ont recueillie après l’avoir trouvée en faisant des travaux… et eux veulent à tout prix la protéger des dangers qu’elle court à s’aventurer trop loin dans son passé. Néanmoins, Ninn est obstinée, elle ne manque ni de courage ni d’énergie. Le tigre de papier qui va l’accompagner et la protéger fait mon bonheur en tant que fan des grosses peluches félines ^^ Il fait office de guide pour la jeune fille, mais c’est aussi un ami précieux, avec des remarques délicieusement ironiques par moment 😀 Même lui est dérouté par Ninn et son tempérament de casse-cou.
Parmi les personnages qu’on va retrouver, il y a aussi la jeune femme qui tient le kiosque à journaux près de la sortie du métro : belle et cultivée, elle aide Ninn à faire ses devoirs puis à faire des recherches sur les mystères du métro qui l’a vue grandir. Mais surtout, c’est une mine incroyable de connaissances et une littéraire en puissance. Evidemment, je suis fan 😀

Bref, une série de BD que je suis vraiment heureuse d’avoir découvert, et j’espère que vous aurez envie de la lire vous aussi ^^ Elle m’a passionnée de A à Z, et j’ai terriblement hâte que le tome 6 sorte enfin !

Big Fish & Begonia

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Depuis quelques semaines j’essaye de faire du tri dans mes livres et… c’est dur >< Il y a ceux que je n’ai pas encore lus (honteusement nombreux), ceux que je veux garder parce qu’ils sont trop bien, ceux dont je ne suis pas encore prête à me séparer pour diverses raisons… Arg ^^’

Nouvelle chronique ! Et cette fois-ci je vous laisse un peu tranquille avec les BD, on va plutôt parler d’un film d’animation 🙂 Et j’ai pas fait exprès mais ce sera encore un film d’animation chinois ^^’ Je vous avais déjà chanté les louanges de quelques uns de ces films comme White Snake, Green Snake ou encore Jiang Ziya. Ici, on va parler de Big Fish & Begonia, un film sorti en 2016 que vous pourrez trouver (sauf s’ils n’ont plus les droits) sur Netflix ! Réalisé par Xuan Liang et Chun Zang, le film s’inspire d’anciennes légendes chinoises du Shanhaijing, un recueil de géographie et de récits fantastiques datant de l’Antiquité chinoise (entre le Ve et le IIe siècles avant JC pour vous donner une idée, merci Wikipedia) ; et à mon avis, il puise surtout dans la partie intitulée Livre des vastes étendues sauvages, qui mentionne une bonne soixantaine de pays imaginaires ❤

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