Archives de Tag: invasion

Ce pays qui te ressemble

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien 🙂 En ce moment, gros projet à terminer en partenariat avec le musée des Beaux-Arts de Lyon, je vous mettrai des photos quand ce sera terminé ! Mais ça demande beaucoup de taf, et surtout ça use tellement les yeux que j’ai peur de devoir finir par mettre des lunettes… argh, moi qui étais fière d’être la seule de la famille à ne pas être binoclarde XD

Nouvelle chronique littéraire messieurs-dames, aujourd’hui et encore une fois, un livre offert par ma p’tite Maman, mon sponsor littéraire personnel et l’unique objet de mes pensées (une personne qui m’offre autant de livres mérite d’être remerciée et vénérée comme il se doit, comme les personnes qui m’offrent à manger, or elle fait les deux, CQFD). Bref, il s’agit d’un livre auquel encore une fois je ne m’attendais pas du tout car ce n’est pas le genre que je lis d’habitude : Ce pays qui te ressemble écrit par Tobie Nathan en 2015. Pour la petite info, l’auteur est psychologue et professeur à Paris VIII ; ses écrits se spécialisent dans l’ethno-psychiatrie. Alors que cela ne vous fasse pas peur, je ne suis pas en train de vous parler d’une étude comportementale romanesque, ou alors si mais c’est très subtil et beaucoup plus intéressant que ce vous pourriez vous imaginer 😉 D’ailleurs, le livre a eu le prix Goncourt des lycéens, un des seuls prix littéraires auquel je fais vraiment confiance, et le Goncourt tout court.

Résumé : C’est dans le ghetto juif du Caire que naît, contre toute attente, d’une jeune mère flamboyante et d’un père aveugle, Zohar l’insoumis. Et voici que sa sœur de lait, Masreya, issue de la fange du Delta, danseuse aux ruses d’enchanteresse, le conduit aux portes du pouvoir. Voici aussi les mendiants et les orgueilleux, les filous et les commères de la ruelle, les pauvres et les nantis, petit peuple qui va roulant, criant, se révoltant, espérant et souffrant.
Cette saga aux couleurs du soleil millénaire dit tout de l’Égypte : grandeur et décadence du roi Farouk, dernier pharaon, despote à l’apparence de prince charmant, adoré de son peuple et paralysé de névroses. Arrivé au pouvoir de Gamal Abdel Nasser en 1952 et expulsion des Juifs. Islamisation de l’Égypte sous la poussée des Frères Musulmans, première éruption d’un volcan qui n’en finit pas de rugir… C’est la chute du monde ancien, qui enveloppait magies et sortilèges sous les habits d’Hollywood. La naissance d’un monde moderne, pris entre dieux et diables.

Mon avis : 

Quelle lecture ! Peut-être pas un coup de coeur, mais sans hésiter elle fait partie des plus particulières et étranges que j’ai pu faire. La couverture ressemble un peu à celle d’un documentaire Arte, en tout cas c’est ce que je me suis dit la première fois que je l’aie vue, du coup ça m’avait un peu refroidie ^^’ Ceci dit, cela met bien en valeur l’atmosphère des années 30-40, qu’on ne connaît plus que par des images en noir et blanc aujourd’hui. D’un autre côté, la femme de la couverture suggère à la fois une histoire au sein du peuple et de son folklore par ses vêtements, et un je-ne-sais quoi de poésie et de délicatesse avec la façon qu’elle de tenir sa tasse de thé et d’y perdre son regard. Je ne sais pas encore si dans cette femme il faut voir le personnage d’Esther, la mère de Masreya ou Masreya elle-même. Peut-être les trois à la fois. Il faut dire que les femmes ont une importance primordiale dans ce livre ; même si elles ne président pas aux évènements politiques, ce sont elles qui font rêver les hommes et qui occupent toutes leurs pensées, elles incarnent l’Egypte entière.

J’ai beaucoup aimé lire ce livre, l’écriture est toute en délicatesse et en poésie, et on sent le respect de son sujet chez l’auteur. L’histoire se laisse couleur dans les pages, il n’y a pas vraiment de frénésie du suspense, mais ça reste prenant, je n’avais pas envie de lâcher le livre. Les évènements socio-politiques sont surtout décrits à l’échelle de la ville du Caire, où on peut voir se croiser les ethnies religieuses, les riches et les pauvres de tous bords ; mais tout cela sert surtout de cadre pour l’évolution des personnages principaux, qui se laissent guider par leur destin, leurs fantaisies, et surtout leur amour. Dans le quartier pauvre juif, on découvre Esther, la folle et la sorcière, amoureuse de tout son être de son mari Motty, qui sait si bien chanter les Cantiques ; c’est dans ce quartier que Zohar, leur fils, grandit, lui qui est le fruit de ses parents mais aussi de la sorcière qui a aidé sa mère à tomber enceinte. L’enfant grandit et rejoint la grande ville où il monte son commerce ; Masreya, sa soeur de lait, a fait de même en envoûtant les hommes par son chant et sa danse, des talents hérités de sa mère. Ce ne sont ni des personnages conventionnels, ni des histoires d’amour conventionnelles, et la puissance des sentiments et des attirances contraste avec la nonchalance des personnages qui se laissent vivre au gré des jours ; c’en devient presque une leçon de vie qu’on pourrait résumer par « Ne te prends donc pas la tête ». Ceci dit, les troubles politiques frapperont tout un chacun, et surtout la radicalisation religieuse.

J’ai particulièrement aimé le début du livre (non pas que la fin soit horrible, au contraire), et j’ai adoré suivre le personnage d’Esther, que tout le monde craint un peu. Il y a la façon de vivre du quartier pauvre juif, très familiale et superstitieuse aussi ; ceci dit, la superstition n’empêche pas de parfois frayer avec la magie ou les superstitions étrangères, ainsi fait Esther lorsqu’elle va suivre les conseils d’une sorcière musulmane, et rejoindre les rituels de danse où les femmes entrent en transe afin de guérir ses maux physiques, mentaux, et donner naissance à son fils. Vous l’aurez compris, il y a toute une dimension érotique à l’histoire. J’ai beaucoup aimé cette partie du livre, le mystère autour du personnage d’Esther qui tient presque du récit mythologique ; surtout que magie et réalité sont très imbriqués, à aucun moment le narrateur n’intervient pour tirer un trait entre les deux, mais c’est fait de manière si subtile qu’on réagit comme les personnages : on le prend tel que ça vient, vaguement à la limite on se demande « Mais du coup, c’était vraiment de la magie ou une coïncidence ? ». Masreya a la même aura qu’Esther, la soif de liberté en plus, et tout en vivant la grande vie dans la grande ville ; là où elle est fascinante, c’est dans sa relation avec Zohar : il est plus qu’un frère, plus qu’un amant, il est littéralement une partie d’elle-même tout comme elle est une partie de lui-même.

Ce ne sont pas les seuls personnages, et ceux qui m’ont le plus marquée, outre les deux couples Esther-Motty et Masreya-Zohar, ce sont Farouk et Nino. D’un côté le roi qui veut vivre dans un rêve et qui apparaît complètement perdu face à la guerre et à la politique étrangère qui fait de l’Egypte un terrain à conquérir (encore), et de l’autre le fou qui a décidé de réaliser coûte que coûte son utopie, en la transformant en enfer au passage. Autant Farouk m’a intéressée pour le côté monarque un peu à côté de la plaque, presque pitoyable et pourtant sublime, autant Nino, c’est encore autre chose ; le personnage fait ressentir un mélange de pitié, de peur et de révulsion, c’est l’utopiste qui se transforme en despote.

Enfin bref, je pourrais vous en parler encore longtemps et vous montrer encore et encore tel ou tel aspect, mais le mieux c’est encore que vous le lisiez. Ce livre a été une très belle découverte à laquelle je ne m’attendais absolument pas, et je vous le recommande chaudement !

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Les Guerriers du silence #3 : La citadelle Hyponéros

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Bientôt finiii la rédactiooooon de mon mémoooooiiiire et pour une raison que j’ignOOOOre ça me met sur les neeeeerfs >< Au secours, je veux rentrer maison et ne plus avoir de deadline, je veux juste me mettre au lit avec un bouquin et ma couverture cocon T.T Je me sens tellement triste pour Notre-Dame, c’était l’une des rares choses qui ont fait que je n’ai pas complètement détesté Paris pendant mes 3 ans de prépa… Un grand merci aux pompiers qui ont fait un travail formidable, et une petite pensée à Victor Hugo et son adaptation Disney. La vie continue, on n’a plus Notre-Dame mais on a tout le reste et c’est ce qui compte.

Nouvelle chronique littéraire messieurs-dames et gens binaires, je propose de vous présenter ici le dernier tome d’une trilogie de Pierre Bordage, Les Guerriers du silence ; pour retrouver les chroniques des tomes précédents, je vous laisse cliquer sur les liens suivants pour le tome 1, Les Guerriers du silence, et le tome 2, Terra Mater. Alors, ce que je n’avais pas précisé dans les chroniques précédentes (décidément le travail est mal fait c’est honteux), outre le fait que Pierre Bordage est décidément un grand monsieur de la SF française, c’est qu’il a reçu le prix Julia-Verlanger et le Grand Prix de l’Imaginaire pour cette trilogie ; ou du moins pour les deux premiers tomes, puisque le dernier, La citadelle Hyponéros, est sorti un an après l’obtention des prix, soit en 1995. Ce dernier tome fut quant à lui récompensé par le prix Cosmos 2000 (décerné par les lecteurs d’une librairie parisienne, laquelle a fermé en 1996). La trilogie peut faire peur à regarder en librairie, les trois tomes font quand même près de 600 pages chacun, mais ça se lit très vite mine de rien 🙂 Lire la suite

Tara Duncan #7 : L’invasion fantôme

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien 😛  En plein rush des cadeaux de Noël pour ma part, c’est la première fois que je ne les ai pas préparés à l’avance : d’habitude en octobre j’ai tout fini et je suis tranquille, mais là… Alerte générale >< On dirait qu’ils se sont tous ligués pour me donner leurs listes de souhaits la veille de Noël !

Nouvelle chronique littéraire, et on est repartis dans le monde fantastique et fabuleux des sortceliers ! Je reprends la série des chroniques des tomes de Tara Duncan, écrite par Sophie Audouin-Mamikonian, pour vous parler du septième tome : L’invasion fantôme, sorti en 2009. Mine de rien, ça fait même pas 10 ans qu’il est sorti, ça me fait tout drôle : j’ai l’impression que c’était il y a à peine quelques mois ! Je l’ai déjà dit et je le redis, pour moi c’est avant tout une lecture détente, en tout cas au début ; après ça devient vite stressant parce que je suis scotchée au livre et que j’en suis presque à sauter des lignes pour mieux arriver au dénouement 😛 Je vous mets ici la liste des tomes précédents, avec les liens des chroniques ^^ :

Résumé : Le monde de Tara risque sa perte ! Une brèche s’est ouverte entre OutreMonde et AutreMonde. Des fantômes s’en échappent, avides de se réincarner. Lire la suite

Les Nains (intégrale)

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Bien le bonjour bande de licornes misanthropes et chauves, j’espère que vous allez bien ! Je viens d’échapper à la mort, oui-oui, quand mon frère a appris que je n’avais jamais vu les films Ghostbusters. De mon point de vue, c’est lui qui a raté son taf de grand frère 😛 Qu’en pensez-vous, votez dans les commentaires ou par sms au 595-666, facturé 4973$ le caractère. Mais je vais quand même lui acheter un plaid, parce qu’il n’en a pas, et ne pas avoir de plaid bien doux, c’est d’une tristesse abyssale u.u

Encore une nouvelle chronique littéraire, books are love, books are life 🙂 Une intégrale de deux tomes cette fois-ci, publiée aux éditions Bragelonne que, vous le savez depuis le temps, j’adore ^^ Il s’agit de la série Les Nains (en fait un premier cycle au sein d’un univers qui compte davantage de livres) écrite par Markus Heitz. J’ai acheté l’intégrale du second cycle, et je pense que je vais très bientôt acheter la suite, après tout c’est une occasion inespérée de me documenter sur mon peuple, les gens de petite taille qui ont tout le temps besoin d’un escabeau XD Cela fait longtemps que je l’avais dans mon étagère, et je regrette maintenant de l’y avoir laissée pendant tout ce temps. Lire la suite

Trilogie Loredan – Les couleurs de l’acier

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C’est la bouche pleine de fayots que je rédige cet article, ou plutôt devrais-je dire « B’est boufe plei’e faho gueu gwédige chette atik’e ». Bon appétit à vous donc, et sans plus attendre, après cette intro pleine de subtilité, finesse et délicatesse, la chronique !

On se retrouve aujourd’hui pour une nouvelle chronique littéraire, sur un livre que j’ai trouvé d’occasion (merci Boulinier !), et qui m’a séduite à 70% avec sa simple couverture. Il s’agit donc d’une trilogie sortie entre 2005 et 2007, écrite par K.J. Parker, qui est en fait le pseudonyme féminin de Tom Holt (lequel a une bibliographie assez riche). Lire la suite

FONDATION, tome 1

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Salut bande d’ours satanistes à rayures bleues ! Je vous ai manqué ? Désolée pour tout ce retard, le fait est que je n’ai toujours pas Internet dans mon appart. Et c’est pas près de s’arranger, notez la ponctualité digne de la nation suisse de ces gens : je leur dis qu’ils peuvent m’appeler à 16 heures, et bien évidemment ils m’appellent à 17h30… Mais le caca sur le gâteau, c’est que j’ai décroché et on a été coupés. La joie. La légende raconte que 5000 ans se sont écoulés et la jeune fille attend toujours son appel…

Brrrrref ! Je vous propose aujourd’hui une chronique du tome 1 de Fondation, de Isaac Asimov. J’ai piqué le livre à mon frangin (merci Tanguy !), il l’a pris dans une édition qui fait deux tomes, le premier fait 820 pages environ. Certes, le chiffre calme, mais si vous vous arrêtez à ça, ce serait une belle erreur. Ca faisait très longtemps que je voulais lire un des livres d’Asimov, c’est quand même l’un des plus grands auteurs de la SF. Rien que la série Fondation a reçu en 1966 le prix Hugo de meilleure série de science-fiction/fantasy de tous les temps !
Fondation 1

 

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L’étrange cas de l’Homme mécanique

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Bonjour m’sieurs dames ! J’espère que vous allez bien. Normalement après cet article j’en ferai un spécial dessin, je ne sais pas si vous avez remarqué mais le dernier dessin que j’ai fait et publié remonte à septembre, et encore ça fait presque plus d’un an que je n’avais pas repris le crayon ! Je me sens moche en disant ça, c’est comme quand je me rends compte que je voulais écrire pendant les grandes vacances et que j’ai rien fichu pendant juillet… Quelqu’un veut bien se dévouer pour donner une claque au misérable ver de terre que je suis ? 😥

homme mécaniqueBon, on se secoue les puces et on se motive ! Deuxième chronique littéraire, en lien direct avec la dernière puisqu’il s’agit du tome 2 des aventures de Burton et Swinburne, écrit par Mark Hodder. Vous avez le lien pour la chronique du premier tome, L’étrange affaire de Spring Heeled Jack, en cliquant ici (ce serait mieux de la lire avant au moins, si vous voulez éviter le spoil). Le deuxième tome s’intitule L’étrange cas de l’homme mécanique, ou en anglais The strange case of the Clockwork Man. J’ai littéralement atteint le septième ciel de la lecture avec le premier tome, que je vous reconseille, et j’avais de grands espoirs quant au second. Lire la suite