Archives de Catégorie: Coup de cœur <3

Mes articles préférés, les bouquins que je vous conseille absolument de lire ou les films que je considère comme géniaux !

Reckless #3 : Le Fil d’or

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Quoi de neuf de votre côté ? J’ai craqué, je me suis achetée une console d’occasion, juste pour Animal Crossing New Leaf. Et je suis déjà accro à ce jeu, en à peine une semaine j’ai déjà chassé comme une folle furieuse pour avoir 50% des poissons et des insectes du jeu XD

Nouvelle chronique littéraire les enfants, et on va de nouveau parler de cette auteure que je vénère, révère et adore, Cornelia Funke ! Pour ceux qui ne sauraient pas et qui débarquent, Cornelia Funke est une auteure allemande qui a notamment écrit la trilogie Coeur d’Encre, qui a été saluée par la critique, et que j’ai tellement adoré que j’en ai fait le titre de mon blog :3 J’ai lu d’autres romans de cette dame, et à chaque fois c’est l’extase, elle écrit bien, elle écrit de belles choses et elle a une imagination sublime ❤ Elle est également l’auteur de la série Reckless que j’adore au moins autant que Coeur d’Encre, c’est vous dire ! Il y a actuellement 3 tomes, le quatrième se fait désirer mais d’après son compte twitter, elle y travaille encore, donc tout va bien ! Après vous avoir présenté les deux premiers tomes, Reckless et Le Retour de Jacob, voici Le fil d’or, sorti en 2016 🙂 Lire la suite

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La Moïra (intégrale)

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien :3 J’ai ressorti mon livre de coloriages, c’est fou ce que c’est prenant ! J’ai toujours besoin de faire quelque chose quand je regarde un film ou une série sur mon ordinateur, alors le coloriage c’est l’idéal. Par contre, je suis très difficile pour choisir mes carnets, celui sur lequel je suis en ce moment m’a pris des heures de recherche (Le Jardin du Temps de Son Ji-Hye si vous le cherchez 😀 )

Nouvelle chronique littéraire ! Aujourd’hui, un livre qui, comme souvent, a passé un grand nombre de mois dans mes étagères après un achat coup de tête (acheteuse compulsive, moi ?), et que je me suis finalement décidée à lire alors que je ne me souviens même plus de où et quand je l’ai acheté ! Il s’agit d’une de mes éditions favorites, une intégrale spéciale 10 ans de Bragelonne (ça fait un moment qu’ils ont 10 ans maintenant, parce que ça fait plusieurs années que je vois ces éditions en librairie, non pas que je m’en plaigne 😀 ). La trilogie intégrale donc de La Moïra de Henri Loevenbruck, publiée de 2001 à 2002 ; je vous recommande absolument l’auteur, qui a écrit de très bons romans comme la trilogie Gallica que j’ai lue il y a un moment maintenant, et qui, je ne le découvre que maintenant, est la suite en fait de La Moïra (ça me fera une autre bonne raison de la relire). Les deux trilogies d’ailleurs témoignent du souhait de l’auteur de réhabiliter le loup dans l’imaginaire collectif, et de protéger l’animal contre l’homme ; ceci dit, c’est La Moïra qui a eu le plus de succès auprès du public. Lire la suite

Reckless #2 : Le retour de Jacob

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Bien le bonjour bande de gens, comment vous portez-vous ? La soutenance est passée, je suis enfin libre comme l’air et en VACANCES ❤ Ah, le mot est doux aux oreilles ! Théoriquement, je suis en stage tout le mois de juillet, mais ça reste des vacances pour moi : d’abord parce que je n’ai plus ni échéances ni devoirs à la maison (et rien que ça, c’est le Nirvana), mais aussi parce que je vais travailler en bibliothèque, et on ne me fera jamais dire que c’est une corvée 😛

Nouvelle chronique littéraire (et pour être honnête c’est la quatrième que je rédige en une journée, je commence à fatiguer, mais on va dire que ça m’entraîne à être un écrivain !). Je vais continuer une série, non pas celle de Tara Duncan (il faut que j’achète le tome suivant), mais celle de Reckless de Cornelia Funke, une auteure que j’adore de tout mon coeur ❤ J’avais déjà chroniqué le premier tome en février dernier (je vous mets le lien ici), il date de 2010, et ce tome 2, Le Retour de Jacob, a été publié en France quant à lui en 2014. Je voulais vous faire la chronique plus tôt, j’avais relu le livre, mais ensuite j’ai totalement oublié que je n’avais pas fait l’article ; et ensuite, j’ai complètement oublié que j’avais déjà relu le tome 2, je l’ai repris, et je me suis rendu compte que je m’en rappelais un peu trop bien XD Les publications sont assez dures à suivre : j’ai trouvé le tome 3 totalement au hasard, et de la même façon j’ai appris qu’il devait y avoir un tome 4, mais je ne sais pas du tout quand il sortira :/ Mais peu importe, parce que je suis prête à tout pardonner à Cornelia Funke qui écrit trop bien de la mort qui tue, et parce que Reckless est une série qui déchire :3 Lire la suite

Rocambole, ou la nouvelle appli littéraire qui va tout déchirer !

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Salut bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Depuis quelques temps sur Twitter je suis une nouvelle appli qui se lance dans le courant du mois de juin, et qui a l’air géniale à tout point de vue ! Alors permettez-moi une petite pause de pub, et prêtez donc l’oeil à ce que je vais vous dire 🙂

Quand on est dans les transports en commun, qu’on attend chez le médecin ou qu’on vit un moment un peu chiant de manière générale, mais qui ne doit pas durer la journée non plus, le réflexe c’est quoi ? Le smartphone. Quelques uns prennent un livre, mais tout le monde n’a pas forcément envie de traîner un bouquin dans son sac, surtout quand ledit bouquin est un énorme pavé grand format (RIP les épaules), et tout le monde n’a pas envie non plus de grosses lectures. Seulement, sur un smartphone et en 10 minutes, on est loin de faire des choses révolutionnaires ou même utiles : ce temps passé sur l’écran reste un temps perdu. Alors l’idée de Rocambole, c’est de reconnecter les gens avec la lecture grâce au smartphone !

Rocambole est une application littéraire pour smartphone qui veut reprendre le principe des romans feuilletons. Alors qu’est-ce que c’est qu’un roman feuilleton ? C’est tout simplement un moyen de publier un roman non en une fois mais par petits bouts, comme une série de petits épisodes à la Netflix, qui prennent 5 à 10 minutes à lire environ, 15 grand max. Ce n’est plus trop utilisé aujourd’hui comme moyen de publier, mais au XIXème siècle, tous les grands de la littérature ont fait du roman feuilleton : Zola, Victor Hugo, Balzac, vous avez saisi l’idée ; même Stephen King a tenté le coup pour publier La Ligne Verte, je déconne pas ! Donc le roman feuilleton, c’est le bon plan pour lire un tout petit peu, et en profitant à fond du suspense de la lecture grâce à la parution par épisodes 🙂

En plus de ça, Rocambole prend également en compte le fait qu’être auteur aujourd’hui, c’est un peu le suicide financier si tu n’as pas un autre travail, un « vrai » travail diront les imbéciles que je prie d’aller jouer sur l’autoroute, merci ! Les auteurs qui travaillent avec Rocambole sont déjà nombreux, ils sont triés sur le volet pour vous offrir des séries de qualité et de genres différents : SF et fantasy, polar, thriller, historique, romantique, vous en aurez pour tous les goûts ! Et loin d’être exploités, les auteurs sont rémunérés correctement ; le plus beau, ils ont la possibilité à la fois de mettre en avant leur travail via l’application, et de dépasser ensuite le cadre de cette application pour publier sous d’autres formats 🙂

Je vais être honnête, moi ça me fait des choses cette appli ^^ Pourtant je suis une inconditionnelle du livre contre l’écran, mais là c’est autre chose. Déjà parce qu’avec une lecture courte, il y a peu de chances de s’abîmer les yeux, en tout cas pas plus qu’avec la lecture sur papier. Ensuite, l’appli permet de découvrir plein de nouveaux auteurs qui ne sont pas forcément connus mais qui ont du talent à revendre : tous les auteurs de talent ne sont pas forcément reconnus par les maisons d’édition, dites-vous que Dan Brown a essuyé un ou deux refus pour son Da Vinci Code (et les responsables s’en mordent les doigts aujourd’hui). Autre chose, c’est une demoiselle sortie de l’ENSSIB qui a eu l’idée de l’appli, et comme vous pouvez le juger avec votre servante, l’ENSSIB est un gage de Kalitay 😀 Et cerise sur le gâteau, pour des gens qui comme moi veulent écrire, Rocambole a l’air d’être une super opportunité ! Honnêtement, j’adorerais pouvoir faire partie de leur équipe d’écrivains, je croise les doigts ❤

Bref, j’ai hâte de voir l’appli sur mon portable, avec un peu de chance sur mon CV, mais surtout dans vos mirettes ! Avouez qu’elle vend du rêve, et foncez ^^ Ils ont une page Twitter, Facebook et Linkedin, alors n’hésitez pas à vous renseigner, moi je suis à fond 😛

Violet Evergarden

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Au moment où je tape ces lignes, mon copain est en train de faire la sieste juste derrière moi, son travail le met littéralement KO. Petit problème : j’ai un fichu chat dans la gorge et je ne peux pas tousser sans le réveiller… et bien sûr, appartement T1 donc pour aller dans une autre pièce c’est mort. Pas tousser, pas tousser ><

Nouveau samedi, et cette fois-ci je voudrais vous parler non pas d’une poésie ou d’un tableau, mais d’un manga, un anime plus précisément, disponible en entier sur Netflix. Je suis plusieurs fois tombée dessus, et comme il m’intriguait j’ai fini par le mettre dans ma liste, mais il m’a fallu un moment et l’avis très enthousiaste d’une amie (que je remercie) pour me décider à le regarder. Et j’ai tellement, mais alors tellement regretté de ne pas l’avoir regardé plus tôt ! Il faut dire que beaucoup de gens ont adoré cet anime, et je comprends mieux pourquoi maintenant. Il s’agit de Violet Evergarden, L’anime date de 2018, et est adapté d’une série de light novels japonais écrite par Kana Akatsuki et illustrée par Akiko Takase. Il n’y a qu’une seule saison de 13 épisodes et un OAV (aussi sur Netflix). Et surtout à ma grande joie, un film d’animation est également prévu pour 2020, j’espère que la décision ne sera pas annulée ! Lire la suite

Roman gothique #3 : The Yellow Wallpaper – Le Papier Peint Jaune

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! En ce moment, je dois aider mon patron à préparer une exposition à la bibliothèque sur la chick-lit ; voulant bien faire, je me suis dit que j’allais chercher de la romance hétéro mais aussi de la romance gay et lesbienne. Et j’ai vite déchanté. On peut trouver un peu de romance gay, mais c’est dur d’en trouver de bonne qualité qu’on puisse commander en version papier sur les sites habituels type la fnac. Mais le pire, ce sont les romances lesbiennes : inexistantes ou se résumant à de simples porno, ou très rarement disponibles sur la fnac mais uniquement en version numérique. J’ai été obligée de commander sur le site de l’éditeur directement, et je n’étais même pas sûre d’y trouver une version papier… C’est dingue, ça montre bien les tabous : romance gay OK, ça fait plaisir aux nanas (ce que je trouve déjà bizarre en soi), mais romance lesbienne non, ça passe pas !?

Nouvelle chronique littéraire ! Un classique cette fois-ci, en tout cas depuis que je travaille sur les romans gothique féminins, c’en est devenu un pour moi tellement j’ai vu et revu son nom dans les livres que je potasse sur le sujet. Bien qu’il ne soit pas dans ma période, c’était visiblement une référence incontournable, notamment du féminisme en Angleterre : en effet, il illustre comment les femmes étaient traitées à l’époque, surtout quant à leur santé mentale et physique. Alors je l’ai lu, et je n’ai pas regretté ! C’est un petit récit très court, et déjà un chef d’oeuvre à mes yeux ^^ Vous le connaissez peut-être, il s’agit de la nouvelle de Charlotte Perkins Gilman, écrite en 1892 et intitulée The Yellow Wallpaper ; en français, elle a été traduite sous deux titres, Le papier peint jaune ou La Séquestrée, mais je trouve que ce deuxième titre appuie beaucoup trop sur ce que le récit définit avec bien plus de subtilité. Cette oeuvre, en critiquant la société victorienne patriarcale, a ouvert la voie à plein d’autres auteures, notamment Alice Walker qui a écrit La Couleur Pourpre (que je vous recommande). Si ça vous intéresse, j’ai trouvé le texte anglais intégral sur Internet : il fait à peine 10 pages, voilà le lien 🙂 Lire la suite

Un peu de poésie gourmande : Chez Gaston, le nôtre

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Salutations bande de petits êtres sucrés, on se retrouve pour une nouvelle poésie, et je suis prête à parier qu’elle plaira à beaucoup de monde, mention spéciale aux grands enfants et aux p’tits gamins, et à tous ceux qui ont le palais sucré de manière générale 😛 Je dédie l’article à ma frangine Charlotte, amatrice de niveau universel de sucreries et autres bonbons en tout genre, ne cherchez pas à la défier vous allez perdre ! Je n’ai pas beaucoup de renseignements sur l’auteur du poème d’aujourd’hui, sinon qu’il s’appelle William Braumann, et qu’il est encore vivant ! Je trouve ça important de le préciser, on accorde tellement d’importance à la poésie des anciens qu’on en oublie celle de maintenant, ou qu’on la jette direct aux oubliettes parce que, justement, on est habitués à la poésie des anciens… ce qui est tout de même un fichu paradoxe. Sans transitions donc, je vous propose « Chez Gaston, le nôtre », un poème de 2016 juste adorable ❤ (à ne pas lire si vous avez déjà faim).

Ce que j’ai envie de dire
Tient en quelques mots enrobés de chocolat menthe,
Dans la vitrine sucre glace de la boulangerie d’en face
Où très souvent je me délasse,
Dans un jacuzzi d’îles flottantes
Et de millefeuilles au café

Dans son grand four
Gaston, le pâtissier
En prépare des petits,
Que l’on mange en une seule bouchée
Et ses mignardises bourgeonnantes et costumées,
Fondent sur le palais des rois et des reines
Comme sur ceux des énergumènes

Notre homme, aussi doué que Le Nôtre,
Mais c’est le notre,
Fait valser la chantilly en chantant la traviata
Tandis que sa dame aux camélias,
Accueille ceux qui ont un petit creux sous les côtes

Les croissants, confiseries
Éclats d’amandes, meringues et fruits confits
Dansent car, confidence,
Pendant leurs vacances
Ils ont un peu trempés dans l’alcool
D’un ciel d’étoiles Espagnol

Je plains les vaches dans leurs enclos
Condamner à regarder passer les Paris-Brest,
Que leur vie semble indigeste
À les voir filer sans cesse, j’en deviendrais marteau

Madame, s’il vous plait, je voudrais ce gâteau !
– Ce sera tout ? Me répond-elle,
Sa question est bien embarrassante,
Je tire nerveusement sur mes bretelles

J’ai peu d’argent sur moi,
J’achèterai bien toute la boutique
Me fera t’elle crédit, ou pas ?

Osez me dire que vous n’avez pas souri à la lecture de ces lignes, ou que votre estomac n’a pas gargouillé. Le mien si, surtout que c’est bientôt l’heure de manger, et que j’ai découvert le poème en cours, alors que nous étions encore enfermés pour une heure… argh ! J’ai eu le coup de foudre pour ce poème dès les deux premières lignes, les images et les métaphores se succédaient et j’en fondais de plaisir 😛 Combien de fois je n’ai pas bavé devant la vitrine d’une pâtisserie, autant vous dire qu’il n’y faut pas 3 secondes pour s’identifier avec le narrateur et vouloir dévaliser la boutique. Je me représente tellement bien les lacs de chocolat fondu, et les gâteaux de toutes les formes possibles, avec le pâtissier bon vivant et bonne panse, et la boulangère aux bonnes joues 😀 Un rien cliché, mais à celui-là on peut pardonner. Et le coup de tirer sur ses bretelles m’a bien fait rire en plus de tout ça, c’est trop mignon comme geste ^^ On a l’impression que le poète vous chuchote un secret, comme pour vous confier une bonne adresse dont la connaissance se mérite à la finesse du palais et à la capacité de l’estomac.

Je pourrais vous montrer toutes les images de gâteaux du monde pour illustrer ce poème, jusqu’à ce que vos yeux en aient le diabète, mais ça a fait shboum là dedans, et je veux absolument vous partager un p’tit souvenir d’enfance. Si j’ai dédié cet article à ma grande soeur, ce n’est pas uniquement pour le poème, c’est aussi parce qu’elle me chantait très souvent une comptine qui s’appelle « Il était une Dame Tartine ». Vous connaissez ? ^^ Elle l’adorait parce que ça ne parle que de bonnes choses sucrées, et que la princesse de la comptine s’appelle aussi Charlotte ; autant vous dire qu’on aurait cru que la chanson avait été écrite pour elle ! Du coup, c’est devenu ma chanson d’enfant préférée à moi aussi, et je ne résiste pas à l’envie de vous la partager. Parents en mal d’inspiration, je pense fort à vous, à chanter sur un ton guilleret et pas trop lent s’il vous plaît 😉

Il était un’ dame Tartine
Dans un beau palais de beurr’ frais
La muraille était de farine
Le parquet était de croquets ;
La chambre à coucher
De crème de lait,
Le lit de biscuits,
Les rideaux d’anis.

Quand elle s’en allait à la ville
Elle avait un petit bonnet
Les rubans étaient de pastilles
Et le fond de bon raisiné;
Sa petit’ carriole
Était d’croquignoles,
Ses petits chevaux
Étaient d’pâtés chauds

Elle épousa monsieur Gimblette
Coiffé d’un beau fromage blanc
Son chapeau était de galette
Son habit était d’vol-au-vent
Culotte en nougat
Gilet d’chocolat,
Bas de caramel
Et souliers de miel.

Leur fille, la belle Charlotte
Avait un nez de massepain,
De très belles dents de compote,
Des oreilles de craquelin
Je la vois garnir
Sa rob’ de plaisirs
Avec un rouleau
De pâte d’abricots

Le joli prince Limonade
Bien frisé, vient faire sa cour
Ses longs cheveux de marmelade
Ornés de pomm’ cuites au four
Son royal bandeau
De petits gâteaux
Et de raisins secs
Portait au respect.

On frémit en voyant sa garde
De câpres et de cornichons
Armés de fusils de moutarde
Et de sabr’s en pelur’s d’oignons
Sur l’trône de brioche,
Charlott’ vient s’asseoir ;
Les bonbons d’ses poches
Sortent jusqu’au soir

Voici que la fée Carabosse
Jalouse et de mauvaise humeur
Renversa d’un coup de sa bosse
Le palais sucré du bonheur
Pour le rebâtir
Donnez à loisir,
Donnez, bons parents
Du sucre aux enfants !