Archives de Catégorie: Coup de cœur <3

Mes articles préférés, les bouquins que je vous conseille absolument de lire ou les films que je considère comme géniaux !

Violet Evergarden

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Au moment où je tape ces lignes, mon copain est en train de faire la sieste juste derrière moi, son travail le met littéralement KO. Petit problème : j’ai un fichu chat dans la gorge et je ne peux pas tousser sans le réveiller… et bien sûr, appartement T1 donc pour aller dans une autre pièce c’est mort. Pas tousser, pas tousser ><

Nouveau samedi, et cette fois-ci je voudrais vous parler non pas d’une poésie ou d’un tableau, mais d’un manga, un anime plus précisément, disponible en entier sur Netflix. Je suis plusieurs fois tombée dessus, et comme il m’intriguait j’ai fini par le mettre dans ma liste, mais il m’a fallu un moment et l’avis très enthousiaste d’une amie (que je remercie) pour me décider à le regarder. Et j’ai tellement, mais alors tellement regretté de ne pas l’avoir regardé plus tôt ! Il faut dire que beaucoup de gens ont adoré cet anime, et je comprends mieux pourquoi maintenant. Il s’agit de Violet Evergarden, L’anime date de 2018, et est adapté d’une série de light novels japonais écrite par Kana Akatsuki et illustrée par Akiko Takase. Il n’y a qu’une seule saison de 13 épisodes et un OAV (aussi sur Netflix). Et surtout à ma grande joie, un film d’animation est également prévu pour 2020, j’espère que la décision ne sera pas annulée ! Lire la suite

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Roman gothique #3 : The Yellow Wallpaper – Le Papier Peint Jaune

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! En ce moment, je dois aider mon patron à préparer une exposition à la bibliothèque sur la chick-lit ; voulant bien faire, je me suis dit que j’allais chercher de la romance hétéro mais aussi de la romance gay et lesbienne. Et j’ai vite déchanté. On peut trouver un peu de romance gay, mais c’est dur d’en trouver de bonne qualité qu’on puisse commander en version papier sur les sites habituels type la fnac. Mais le pire, ce sont les romances lesbiennes : inexistantes ou se résumant à de simples porno, ou très rarement disponibles sur la fnac mais uniquement en version numérique. J’ai été obligée de commander sur le site de l’éditeur directement, et je n’étais même pas sûre d’y trouver une version papier… C’est dingue, ça montre bien les tabous : romance gay OK, ça fait plaisir aux nanas (ce que je trouve déjà bizarre en soi), mais romance lesbienne non, ça passe pas !?

Nouvelle chronique littéraire ! Un classique cette fois-ci, en tout cas depuis que je travaille sur les romans gothique féminins, c’en est devenu un pour moi tellement j’ai vu et revu son nom dans les livres que je potasse sur le sujet. Bien qu’il ne soit pas dans ma période, c’était visiblement une référence incontournable, notamment du féminisme en Angleterre : en effet, il illustre comment les femmes étaient traitées à l’époque, surtout quant à leur santé mentale et physique. Alors je l’ai lu, et je n’ai pas regretté ! C’est un petit récit très court, et déjà un chef d’oeuvre à mes yeux ^^ Vous le connaissez peut-être, il s’agit de la nouvelle de Charlotte Perkins Gilman, écrite en 1892 et intitulée The Yellow Wallpaper ; en français, elle a été traduite sous deux titres, Le papier peint jaune ou La Séquestrée, mais je trouve que ce deuxième titre appuie beaucoup trop sur ce que le récit définit avec bien plus de subtilité. Cette oeuvre, en critiquant la société victorienne patriarcale, a ouvert la voie à plein d’autres auteures, notamment Alice Walker qui a écrit La Couleur Pourpre (que je vous recommande). Si ça vous intéresse, j’ai trouvé le texte anglais intégral sur Internet : il fait à peine 10 pages, voilà le lien 🙂 Lire la suite

Un peu de poésie gourmande : Chez Gaston, le nôtre

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Salutations bande de petits êtres sucrés, on se retrouve pour une nouvelle poésie, et je suis prête à parier qu’elle plaira à beaucoup de monde, mention spéciale aux grands enfants et aux p’tits gamins, et à tous ceux qui ont le palais sucré de manière générale 😛 Je dédie l’article à ma frangine Charlotte, amatrice de niveau universel de sucreries et autres bonbons en tout genre, ne cherchez pas à la défier vous allez perdre ! Je n’ai pas beaucoup de renseignements sur l’auteur du poème d’aujourd’hui, sinon qu’il s’appelle William Braumann, et qu’il est encore vivant ! Je trouve ça important de le préciser, on accorde tellement d’importance à la poésie des anciens qu’on en oublie celle de maintenant, ou qu’on la jette direct aux oubliettes parce que, justement, on est habitués à la poésie des anciens… ce qui est tout de même un fichu paradoxe. Sans transitions donc, je vous propose « Chez Gaston, le nôtre », un poème de 2016 juste adorable ❤ (à ne pas lire si vous avez déjà faim).

Ce que j’ai envie de dire
Tient en quelques mots enrobés de chocolat menthe,
Dans la vitrine sucre glace de la boulangerie d’en face
Où très souvent je me délasse,
Dans un jacuzzi d’îles flottantes
Et de millefeuilles au café

Dans son grand four
Gaston, le pâtissier
En prépare des petits,
Que l’on mange en une seule bouchée
Et ses mignardises bourgeonnantes et costumées,
Fondent sur le palais des rois et des reines
Comme sur ceux des énergumènes

Notre homme, aussi doué que Le Nôtre,
Mais c’est le notre,
Fait valser la chantilly en chantant la traviata
Tandis que sa dame aux camélias,
Accueille ceux qui ont un petit creux sous les côtes

Les croissants, confiseries
Éclats d’amandes, meringues et fruits confits
Dansent car, confidence,
Pendant leurs vacances
Ils ont un peu trempés dans l’alcool
D’un ciel d’étoiles Espagnol

Je plains les vaches dans leurs enclos
Condamner à regarder passer les Paris-Brest,
Que leur vie semble indigeste
À les voir filer sans cesse, j’en deviendrais marteau

Madame, s’il vous plait, je voudrais ce gâteau !
– Ce sera tout ? Me répond-elle,
Sa question est bien embarrassante,
Je tire nerveusement sur mes bretelles

J’ai peu d’argent sur moi,
J’achèterai bien toute la boutique
Me fera t’elle crédit, ou pas ?

Osez me dire que vous n’avez pas souri à la lecture de ces lignes, ou que votre estomac n’a pas gargouillé. Le mien si, surtout que c’est bientôt l’heure de manger, et que j’ai découvert le poème en cours, alors que nous étions encore enfermés pour une heure… argh ! J’ai eu le coup de foudre pour ce poème dès les deux premières lignes, les images et les métaphores se succédaient et j’en fondais de plaisir 😛 Combien de fois je n’ai pas bavé devant la vitrine d’une pâtisserie, autant vous dire qu’il n’y faut pas 3 secondes pour s’identifier avec le narrateur et vouloir dévaliser la boutique. Je me représente tellement bien les lacs de chocolat fondu, et les gâteaux de toutes les formes possibles, avec le pâtissier bon vivant et bonne panse, et la boulangère aux bonnes joues 😀 Un rien cliché, mais à celui-là on peut pardonner. Et le coup de tirer sur ses bretelles m’a bien fait rire en plus de tout ça, c’est trop mignon comme geste ^^ On a l’impression que le poète vous chuchote un secret, comme pour vous confier une bonne adresse dont la connaissance se mérite à la finesse du palais et à la capacité de l’estomac.

Je pourrais vous montrer toutes les images de gâteaux du monde pour illustrer ce poème, jusqu’à ce que vos yeux en aient le diabète, mais ça a fait shboum là dedans, et je veux absolument vous partager un p’tit souvenir d’enfance. Si j’ai dédié cet article à ma grande soeur, ce n’est pas uniquement pour le poème, c’est aussi parce qu’elle me chantait très souvent une comptine qui s’appelle « Il était une Dame Tartine ». Vous connaissez ? ^^ Elle l’adorait parce que ça ne parle que de bonnes choses sucrées, et que la princesse de la comptine s’appelle aussi Charlotte ; autant vous dire qu’on aurait cru que la chanson avait été écrite pour elle ! Du coup, c’est devenu ma chanson d’enfant préférée à moi aussi, et je ne résiste pas à l’envie de vous la partager. Parents en mal d’inspiration, je pense fort à vous, à chanter sur un ton guilleret et pas trop lent s’il vous plaît 😉

Il était un’ dame Tartine
Dans un beau palais de beurr’ frais
La muraille était de farine
Le parquet était de croquets ;
La chambre à coucher
De crème de lait,
Le lit de biscuits,
Les rideaux d’anis.

Quand elle s’en allait à la ville
Elle avait un petit bonnet
Les rubans étaient de pastilles
Et le fond de bon raisiné;
Sa petit’ carriole
Était d’croquignoles,
Ses petits chevaux
Étaient d’pâtés chauds

Elle épousa monsieur Gimblette
Coiffé d’un beau fromage blanc
Son chapeau était de galette
Son habit était d’vol-au-vent
Culotte en nougat
Gilet d’chocolat,
Bas de caramel
Et souliers de miel.

Leur fille, la belle Charlotte
Avait un nez de massepain,
De très belles dents de compote,
Des oreilles de craquelin
Je la vois garnir
Sa rob’ de plaisirs
Avec un rouleau
De pâte d’abricots

Le joli prince Limonade
Bien frisé, vient faire sa cour
Ses longs cheveux de marmelade
Ornés de pomm’ cuites au four
Son royal bandeau
De petits gâteaux
Et de raisins secs
Portait au respect.

On frémit en voyant sa garde
De câpres et de cornichons
Armés de fusils de moutarde
Et de sabr’s en pelur’s d’oignons
Sur l’trône de brioche,
Charlott’ vient s’asseoir ;
Les bonbons d’ses poches
Sortent jusqu’au soir

Voici que la fée Carabosse
Jalouse et de mauvaise humeur
Renversa d’un coup de sa bosse
Le palais sucré du bonheur
Pour le rebâtir
Donnez à loisir,
Donnez, bons parents
Du sucre aux enfants !

 

Roman gothique #1 : The Wanderer, or Female Difficulties : La Femme errante, ou les Embarras des Femmes

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! J’ai encore les yeux tout bouffis à cause du sommeil, j’ai joué un peu tard à un Sherlock Holmes (Devil’s Daughter), mais je voulais tellement finir l’enquête en cours ! Et je ne regrette rien en plus 😀 Ce jeu est super, je vous le recommande (mais prenez garde aux temples Mayas) !

Nouvelle chronique littéraire, un peu particulière celle-ci. Pour mon master, je suis en train de travailler sur les romans gothiques anglais et français, écrits et lus par de femmes entre 1760 et 1830 (oui c’est précis). Pour ceux qui se poseraient la question, les soeurs Brontë publient dans les deux décennies d’après, donc je ne les étudie pas (ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose, beaucoup a déjà été dit). Mais ce sujet m’amène à découvrir tout plein d’auteures anglaises et françaises, et surtout quelques excellents titres qui sont malheureusement inconnus du grand public aujourd’hui. Comme je ne lis plus que ça en ce moment, j’ai envie de vous faire découvrir quelques romans qui valent vraiment le coup d’être ré-édité, voire re-traduits. On commence cette semaine avec un qui m’a vraiment marquée, The Wanderer de Fanny Burney, publié en 1814. Il n’y a malheureusement pas de traduction française à part une qui date de la même époque, et qui est pratiquement introuvable aujourd’hui. Si vous souhaitez lire le roman, je vous conseille d’utiliser le site du sudoc, qui référence les catalogues de bibliothèques universitaires ; oui, c’est compliqué, mais prenez le temps si vous pouvez, ce livre vaut vraiment la peine ! Lire la suite

Les Petites Reines

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien… et j’espère aussi ne plus jamais toucher à un tableur excel de ma vie, parce que pour intégrer un graphique à mon mémoire, ça m’a pris une heure : entre la liste de chiffres d’un kilomètre de long, la mise en forme du graphique, et surtout, surtout, les bugs de niveau mammouth, eh ben joyeux Noël ><

Nouvelle chronique littéraire ! A Noël ma p’tite Maman m’a offert une sélection des livres de Clémentine Beauvais que je ne connaissais pas du tout, d’habitude je pioche dans le thriller ou la fantasy ^^ Mais comme toujours, ma mère a eu la main heureuse, y a pas à dire, elle a un don pour me faire découvrir de nouvelles lectures ! Pioché au hasard dans les livres qu’elle m’a pris, j’ai décidé de commencer par la lecture des Petites Reines, publié en 2015 (et qui d’après Babelio existe en audio-livre pour les intéressé(e)s).

Résumé : On les a élues « Boudins de l’année » du lycée de Bourg-en-Bresse sur Facebook. Mais Mireille Laplanche (élue 3 ans « Boudin d’Or », maintenant « Boudin de Bronze ») et ses « boudinettes », Hakima et Astrid (respectivement « Boudin d’Argent » et « Boudin d’Or »), n’ont pas l’intention de se lamenter sur leur sort ! Elles ont des mollets, des vélos, et elles comptent bien rallier Bourg-en-Bresse à Paris… pour s’incruster à l’Elysée ! Place aux Petites Reines !!!

Mon avis : 

La couverture du livre m’a fait beaucoup rire, c’est pour ça que je l’ai choisi en premier. Ca peut paraître bizarre, voire méchant, de rentrer d’entrée de jeu dans la thématique boudin, mais c’est précisément le choix des trois jeunes héroïnes : on les traite de Boudins, qu’à cela ne tienne, ça deviendra leur marque de fabrique ! La couverture est très pêchue, et reflète parfaitement l’état d’esprit du livre et de la narration : c’est très gai et plein de joie de vivre ^^ J’ai beaucoup aimé aussi la plume de Clémentine Beauvais que je découvre et adore déjà ! On rentre sans difficulté dans l’histoire, et une fois que c’est fait, impossible de la lâcher, c’est prenant et rigolo tout plein 🙂

Le thème du harcèlement scolaire est à la fois très délicat et éculé, du moins je trouve : à force de lire des résumés de livres sur Internet via les blogs ou les sites littéraires, je suis tombée à n’en plus finir sur des livres qui parlaient de harcèlement scolaire. A chaque fois le thème est traité de façon assez sérieuse et grave, aussi c’était une vraie nouveauté pour moi de tomber sur un livre qui parle de harcèlement scolaire à la sauce comique… et qui réussit parfaitement son coup ! N’allez pas non plus me faire dire ce que je n’ai pas dit, personne dans le livre ne se réjouit de la situation, à commencer par les trois « boudinettes » (j’adore ce mot) ; mais grâce à Mireille et à leur formidable épopée à vélo, elles parviennent à dépasser complètement le problème et à en rire, allant jusqu’à revendiquer l’appellation de « Boudins ». J’aime d’autant plus le livre qu’on a tout à la fois des scènes drôles, des scènes touchantes, mais aussi des scènes assez dures et inquiétantes ; de plus, il y a toute une médiatisation autour des trois jeunes filles, puisqu’elles ont décidé de frapper un coup d’éclat en contactant une journaliste, et on constate qu’un peu tout le monde veut interpréter leur voyage à sa sauce… ou simplement en profiter pour les insulter dans les commentaires, vive Internet. Il ne s’agit donc pas de montrer un côté uniquement positif, plutôt d’apprendre à dépasser le côté négatif.

Les personnages principaux sont super attachants ^^ J’ai vraiment adoré suivre Mireille : malgré son côté bourru et bourrin, elle a de l’entrain et un humour à toute épreuve ; c’est attendrissant aussi de la voir amoureuse. Astrid est plus discrète mais adorable ; et ce qui m’a frappé chez Hakima, c’est par-dessus tout sa naïveté ; je veux bien croire qu’à 12 ans on ne connaisse pas tout du monde, ceci dit de là à croire qu’il y a les gentils et les méchants, je trouve ce trait de caractère un peu trop forcé pour ne pas dire idiot :/ Le personnage de Kader rajoute une touche très intéressante au livre, et, comme pour le harcèlement, j’avais l’impression de voir une autre facette de l’handicap ; et surtout, il est touchant et très secret. Enfin en ce qui concerne le harceleur des trois Boudins, c’était un aspect assez sombre et terrifiant dans un sens du livre, et je suis d’autant plus impressionnée d’avoir vu Mireille le gérer aussi bien… voire avec trop d’indulgence, même si je comprends pourquoi elle l’a fait et que ça ne sert à rien de rajouter de l’huile sur le feu.

L’histoire est attendrissante et pleine de surprises, l’écriture est très prenante, en conclusion c’est un véritable coup de coeur ! J’ai vraiment passé un super moment avec cette lecture plutôt courte mais tellement riche en sentiments et si complexe. Je vous encourage à le lire, et à découvrir si ce n’est pas encore fait la très jolie plume de Beauvais ❤

Reckless #1

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Il y a un brouillard de fou furieux en ce moment à Lyon, depuis ma fenêtre je n’y vois pas à 30 mètres, c’est effrayant O.o Et toujours pas de neige ! La météo passe son temps à nous en annoncer, et tout ce qu’on a, c’est de la pluie… Je vais finir par croire que mon copain a raison : le Canada est la seule solution !

Nouvelle chronique littéraire messieurs-dames, j’espère qu’elle vous plaira, parce que c’est une série qui me plaît énormément ❤ Si vous vous souvenez bien ou si vous débarquez, le nom du blog est inspiré d’une trilogie de Cornelia Funke qui m’a énormément marquée, Cœur d’Encre. J’ai lu d’autres livres de cette auteure, et toujours avec le même plaisir, même en italien elle me plaît ! Oui parce que quand je suis allée en Sicile je n’avais pas emmené assez de bouquins, donc j’en ai acheté un autre, Il Re dei Ladri ou dans sa version française Le Prince des Voleurs de Cornelia Funke, et il était génial, bref ! Ici je veux vous parler d’une autre série, qui est peu connue, et qui s’intitule Reckless. En fait, elle est tellement peu connue que si je ne vais pas vérifier régulièrement, impossible de savoir si un nouveau tome est sorti, c’est toujours une surprise à chaque fois : par exemple, je viens d’apprendre à l’instant qu’il y aura un tome 4 😀 C’est un peu frustrant, mais la série est tellement géniale que je ne me plains pas 😛 Le premier tome dont je vais vous parler aujourd’hui date de 2010. Let’s go ! Lire la suite

Premières lignes… #51

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

Alice commençait à se sentir très lasse de rester assise à côté de sa sœur, sur le talus, et de n’avoir rien à faire : une fois ou deux, elle avait jeté un coup d’œil sur le livre que lisait sa sœur ; mais il ne contenait ni images ni dialogues : « Et, pensait Alice, à quoi peut bien servir un livre où il n’y a ni images ni dialogues ? »

Elle se demandait (dans la mesure où elle était capable de réfléchir, car elle se sentait tout endormie et toute stupide à cause de la chaleur) si le plaisir de tresser une guirlande de pâquerettes valait la peine de se lever et d’aller cueillir les pâquerettes, lorsque, brusquement, un Lapin Blanc aux yeux roses passa en courant tout près d’elle.

Ceci n’avait rien de particulièrement remarquable ; et Alice ne trouva pas non plus tellement bizarre d’entendre le Lapin se dire à mi-voix : « Oh, mon Dieu ! Oh, mon Dieu ! Je vais être en retard ! » (Lorsqu’elle y réfléchit par la suite, il lui vint à l’esprit qu’elle aurait dû s’en étonner, mais, sur le moment, cela lui sembla tout naturel) ; cependant, lorsque le Lapin tira bel et bien une montre de la poche de son gilet, regarda l’heure, et se mit à courir de plus belle, Alice se dressa d’un bond, car, tout à coup, l’idée lui était venue qu’elle n’avait jamais vu de lapin pourvu d’une poche de gilet, ni d’une montre à tirer de cette poche. Dévorée de curiosité, elle traversa le champ en courant à sa poursuite, et eut la chance d’arriver juste à temps pour le voir s’enfoncer comme une flèche dans un large terrier placé sous la haie.

Un instant plus tard, elle y pénétrait à son tour, sans se demander une seule fois comment diable elle pourrait bien en sortir.

Le terrier était d’abord creusé horizontalement comme un tunnel, puis il présentait une pente si brusque et si raide qu’Alice n’eut même pas le temps de songer à s’arrêter avant de se sentir tomber dans un puits apparemment très profond.