Archives de Catégorie: Poésie

Il m’a fallu plusieurs années et différents profs de littérature pour me rendre compte que j’aimais la poésie ^^ Bon, pas forcément tous les poèmes et tous les auteurs, mais j’adore en découvrir de nouveaux. J’aime les belles phrases qui sonnent joliment dans l’oreille, et j’adore les vers qui vous chavirent le coeur <3

Songe à la douceur

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Bieen le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! En ce moment je me fais une orgie des musiques des années 70-80-90, voire même les années 60 parce que ce serait trop bête de louper « House of the rising sun » ❤ Paraît que c’est pas ma génération mais bon, s’il fallait se limiter à ce qui est fait de notre vivant, plus personne ne connaîtrait le Seigneur des Abbeaux et ça, c’est juste inadmissible 😤 J’ai des goûts pas de mon âge et j’assume, vive Boney M et ACDC 😁 Et vous, quels sont vos péchés mignons musicaux ?

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Nouvelle chronique littéraire ! Un livre que ma petite Maman m’a offert, pour un anniversaire ou un Noël si je ne me trompe pas 🙂 Elle avait beaucoup entendu parler de Clémentine Beauvais et avait décidé de m’offrir trois de ses livres : Brexit Romance, Les Petites Reines (que je vous recommande absolument <3) et Songe à la douceur que je viens de terminer. Paru en 2016, c’est un roman en vers libres qui s’inspire d’un autre roman en vers du XIXe siècle, écrit par l’écrivain russe Alexandre Pouchkine et intitulé Eugène Onéguine. J’ai très envie de le lire maintenant, il faut que je me renseigne sur la meilleure traduction 😀 Je vous laisse également le lien vers la vidéo d’une adaptation pour l’opéra du roman de Pouchkine, mise en musique par Tchaïkovsky ; je ne suis pas très opéra, mais en revanche j’aime énormément l’oeuvre de Tchaïkovsky ❤

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Un peu de poésie mélancolique : Fantômes

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Bien le samedi bande de poésies, nouveau bonjour et nouveaux gens 😀 J’espère que vous allez bien ! Ca faisait longtemps qu’on n’avait pas parlé poésie, je papillonne beaucoup sur les romans et les mangas depuis un moment, mais de temps en temps je retrouve l’envie de chercher de jolis textes ^^ J’ai trouvé un site très sympa dernièrement et j’avais envie de le partager avec vous : Oniris ! C’est un site d’écriture amateur pour des poésies et des nouvelles ; j’y ai trouvé récemment une très belle poésie : « Fantômes » de Myndie.

Je me souviens d’avoir aimé
les échos obsédants des silences d’ébène,
sommeil qui se fracasse en mille éclats de vers,
au long des nuits de laque noire ;
les matins frissonnants au teint de tourterelle,
les aiguilles du jour qui fendent les persiennes
et le café brûlant aux cirrus d’obsidienne.

Je me souviens d’avoir aimé
l’horizon capiteux des étés d’étincelles,
les spasmes de lumière en valse magnétique,
le piano de la pluie qui plaque ses sanglots
sur les portées d’asphalte
et puis se carapate en ruisseaux clapotants.

Et le goût rouge des cerises.

Je me souviens d’avoir aimé
au mitan de l’hiver le lamento du vent,
quand la table gorgée de rustiques fumets
endurait nos défis et nos insurrections,
dans la tiédeur feutrée de son cocon de brique.

Et le sourire de ma mère.

Une mélancolie à mémoire de forme,
invisible ressac, martèle son tourment
comme si cette absence avait plus de mille ans.
Et je hais cet exil.

Toi mon premier amour, je te dois cette grâce
d’avoir empli ma vie d’encriers à saigner
pour sonder les limons de marigots amers.
Ne redoute jamais les sursauts de mon âme,
les fatras de mes rêves ; ils ne sont pas l’oubli.

J’écris à mots comptés, j’ai peur de déranger
ton silence, trop grand pour moi.

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J’ai senti le déclic dès les premières lignes ❤ Les métaphores coulent et filent comme un cours d’eau, les couleurs qu’elles évoquent en particulier me font chavirer. Les sonorités sont magnifiques et on sent tellement d’émotions derrière le flot des paroles et des images. Nostalgie du temps passé, de la nuit et du réveil, de la pluie en été, des moments passés ensemble dans un cocon chaud. L’auteure explique dans un commentaire que le premier amour est en fait sa mère, et que les souvenirs se bousculent tellement qu’elle a besoin d’écrire pour y mettre de l’ordre. Derrière les mots, on voit la mélancolie, le vide, l’amour. Je trouve ce poème tellement beau, comme une musique, avec des évocations très personnelles et pourtant j’ai l’impression de m’y retrouver intimement. Myndie a écrit beaucoup d’autres textes et je vous invite à aller les découvrir sur Oniris :3

J’ai trouvé que cette image résonnait bien avec le poème et la perception que j’en avais. Elle semble elle aussi empreinte de nostalgie et de silence, tandis que le personnage se perd dans sa contemplation et ses souvenirs. On retrouve l’écriture aussi, avec les carnets, les feuilles et le stylo posé à côté. Les couleurs sont au rendez-vous et font écho au poème : l’horizon capiteux, les spasmes de lumière, le sommeil fracassé en mille éclats, la couleur rouge des cerises, la chaleur et le silence si grand. Il émane de cette image sérénité et douceur, comme pour venir apaiser la tristesse du manque. Après tout, les bons souvenirs ne sont pas que douloureux. Cette image n’a malheureusement pas de nom, mais elle est l’oeuvre de Sylar113 que vous pouvez retrouver sur DeviantArt. C’est l’un des artistes que je suis, j’adore son travail ❤ Malheureusement ça fait un moment qu’il ne poste plus rien, mais je continue d’espérer ! Voici une de ses créations que j’aime particulièrement, regardez attentivement pour le changement de perspective :3 

Des poèmes pour aimer, laisser vivre et sauver le monde

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Ca faisait longtemps qu’on n’avait pas causé poésie, et je suis contente de pouvoir reprendre les découvertes ! alors aujourd’hui ce sera un peu particulier cependant : je ne vais pas parler d’un poème en particulier, à la place je vous présente un petit craquage littéraire que je ne regrette absolument pas !

Vous connaissez peut-être déjà mon amour pour l’illustrateur Chris Riddell, que j’avais découvert avec la série Chroniques du Bout du Monde de Paul Stewart (foncez si vous ne connaissez pas encore !). Il a illustré beaucoup d’autres livres que vous connaissez peut-être, et de nombreux livres de Neil Gaiman comme Coraline, The Graveyard Book (en français L’Etrange vie de Nobody Owens) ou encore Odd and the Frost Giants (en français Odd et les Géants de Glace). Bon, il a surtout illustré les versions anglaises, et celle d’Odd est vraiment magnifique avec des effets brillants argentés 😀

Or, il se trouve que Chris Riddell a rassemblé plusieurs poèmes d’auteurs qu’il affectionne beaucoup, les a illustré et a fait paraître les recueils ^^ Il y en a trois en tout : Poems to live your life by (2018), Poems to fall in love with (2019) et Poems to save the world with (2020). Chaque recueil a donc sa thématique : profiter de la vie, sentiments d’amour sous toutes ses formes, et, avec la crise du coronavirus, de la poésie pour sauver le monde ^^ Car oui, le dernier recueil est l’occasion de voir que les poètes aussi ont cherché à mettre des mots sur l’épidémie, et à ramener un peu de beauté dans ce monde de fous.

Les inspirations de Chris Riddell viennent de poètes tantôt célèbres, tantôt inconnus ; tantôt classiques, tantôt modernes ; tantôt anglophones, tantôt traduits d’une autre langue. Chaque poème a droit à plusieurs belles illustrations crayonnées ! Je suis fan de cette façon de publier la poésie : on découvre les goûts de l’illustrateur autant que la poésie des différents auteurs qu’il a choisis. Et pour tout vous dire, si j’ai craqué sans hésiter sur ces trois recueils, c’est parce que ça fait peut-être deux ou trois ans que je réfléchis à faire la même chose que Chris Riddell : trouver un beau carnet, y recopier proprement tous mes poèmes préférés et les illustrer ❤ J’ai les carnets, je découvre toujours plus de poèmes, il ne me reste plus que ce dilemme : au crayon à papier ou à l’encre de Chine ? 😀

Mais parlons des poèmes en eux-mêmes. Ils sont en anglais alors il faut maîtriser un peu la langue pour apprécier : mon conseil perso, lisez à voix haute pour profiter des sonorités ! Certains sont assez complexes et comme mon niveau n’est pas non plus phénoménal, j’ai dû renoncer à comprendre le sens exact, mais même sans ça, les dessins et la musique de la langue permettaient de se laisser emporter ^^ Et certains poèmes ont été de vrais coups de coeur ❤ Emouvants aux larmes, drôles ou touchants, très sombres ou plein de joie, j’ai toute une petite liste qu’il me tarde de vous faire découvrir. Je vais essayer d’en faire des traductions les plus agréables possibles, histoire que tout le monde puisse en profiter 🙂 Il y a même un poème absolument adorable sur un petit hérisson qui se roule en boule ❤ En plus, les objets livres sont splendides : reliures rigides et toilées, signets rubans, couleurs vives et dessins brillants pour les couvertures, c’est un régal pour les yeux et les mains :3

Bref, tout ça pour vous dire que ce sont trois petits recueils très beaux et très agréables à feuilleter. Si vous avez envie de découvrir un petit florilège de poésie anglaise, foncez, n’hésitez pas 😀 Le seul obstacle, ce sera la difficulté à trouver ces livres en France, il vous faudra peut-être les commander à l’éditeur anglais 🙂

Un peu de poésie page blanche : A nous deux !

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Bien le samedi bande de poésies, nouveau bonjour et nouveaux gens ! Aujourd’hui je vous propose un poème que pour une fois je n’ai pas trouvé sur Internet : il vient d’un recueil que ma p’tite Maman m’a offert 🙂 Il s’agit d’un ouvrage de Etienne Paulin, écrit en 2019 et intitulé . Et je vous avoue que j’ai énormément ri en découvrant le titre du recueil, on dirait tellement un passage de dessin animé où le personnage s’énerve et hurle « MAIS C’EST LAAAAA ! » Bref, revenons à la poésie ^^

Né en 1977, Etienne Paulin est un poète et un enseignant angevin, ses passions sont la musique et la poésie. Il a publié ses textes dans plusieurs revues, et est son troisième recueil. Ses poèmes sont assez particuliers et éloignés de ceux que je lis d’habitude. Ici le texte est plus haché, plus déroutant, et en même temps on sent que le poète essaie de retranscrire son vécu. Il y a notamment toute une série de poèmes qui tournent autour d’un même accident de voiture, sans doute un évènement qui a marqué profondément Etienne Paulin, assez pour qu’il ait besoin d’en parler dans plusieurs textes. Pourtant, j’avoue que j’ai eu du mal à trouver un poème qui me plaise dans le recueil, et finalement celui dont je vais vous parler est le seul qui m’ait sauté aux yeux, j’ai accroché d’une manière spéciale et très différente de mes autres coups de cœur poétiques ! Voici « A nous deux ! »

ce poème
il te regarde d’un drôle d’air et dans le blanc des yeux

fais ce que tu veux
en attendant il te regarde

et t’aura regardé

Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce poème a l’art de vous impliquer ! Ici, ce n’est pas une poésie qui parle à nos sentiments ou qui exprime ce que nous ressentons, c’est une poésie sous forme de face à face, presque comme une menace. Presque seulement, en réalité je le perçoit moins comme une menace que comme une confrontation avec soi-même : le but de la poésie ou de l’art en général est souvent de nous remettre face à nous-même, nous montrer ce que nous ressentons ou ce que nous refoulons. Et ça vaut autant pour le lecteur que pour l’auteur. Ce poème me fait autant penser au lecteur qui s’efforce de comprendre un poème et ce qu’il fait résonner en lui, qu’à l’auteur qui essaye de transcrire sur le papier les mots et les émotions qu’il a en lui. le « blanc des yeux » me fait beaucoup penser au syndrome de la page blanche, la confrontation et la bataille de regard ressemble à la lutte de l’écrivain qui essaye tant bien que mal d’écrire. Le poème finit sur une idée angoissante, le fait que l’oeuvre devient indépendante de l’auteur ou du lecteur, presque comme une intelligence artificielle qui devient autonome. Face à face avec les mots, avec soi-même, et finalement on ressort changé, même imperceptiblement. Qui a dit que l’écriture ou la lecture n’étaient pas éprouvantes ?

Pour illustrer le poème, j’ai dû chercher un moment. J’aurais aimé trouver une peinture qui illustre le syndrome de la page blanche, ou une Muse à l’aspect effrayant, inspiratrice mais aussi révélatrice de ce que l’auteur garde caché en lui. Mais je suis assez contente de ce que j’ai pu trouver ^^ La première illustration est de l’artiste Picolo que j’aime beaucoup, même si j’ai l’impression qu’il ne poste plus beaucoup depuis un ou deux an :/ N’hésitez pas à aller voir sa page Facebook ou sa page DeviantArt quand même ! Cette illustration s’intitule Tip of the Tongue, et j’aime beaucoup la manière dont l’artiste a représenté la difficulté de l’écriture, les mots qui s’envolent, s’enfuient, et ressemblent presque à une vague menaçante et embrouillée. La deuxième illustration s’intitule Mirror et est l’œuvre de 25kartinok sur DeviantArt (non je ne suis absolument pas accro à cette plateforme). Il n’y a pas de lien direct avec l’écriture, mais j’aime beaucoup l’atmosphère déroutante et angoissante de l’image. Les multiples miroirs peuvent renvoyer à nos différentes facettes, y compris celles qui sont cachées ou inconscientes comme la silhouette sur le miroir de droite, et à la difficulté se tout concilier dans une seule personne.

Bref, je me suis beaucoup emballée, mais j’espère que ça vous a plu quand même ^^ Que pensez-vous des images et du poème ? Est-ce qu’ils vous évoquent d’autres choses ? Dites-moi tout en commentaire :3

Un peu de poésie perplexe : It troubled me

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Bien le samedi bande de poésies, nouveau bonjour et nouveaux gens ! J’espère que vous allez bien ^^ On se retrouve pour une nouvelle découverte poétique, et pour une fois ce sera une poésie en anglais. Ma mère m’a offert plusieurs recueils de poèmes d’Emily Dickinson, je ne connaissais pas du tout cette poétesse mais j’aime beaucoup ce qu’elle fait :3

Emily Dickinson est une poétesse américaine née en 1830 et morte en 1886. Elle a été très peu reconnue de son vivant, mais elle est considérée aujourd’hui comme un des plus grands poètes américains. Assez excentrique, elle refusait de publier son oeuvre et a passé les quinze dernières années de sa vie cloîtrée chez elle, d’abord dans sa maison puis uniquement dans sa chambre. Les nombreux décès parmi ses proches durant les dernières années de sa vie l’ont profondément bouleversée. Passionnée de poésie et d’horticulture, elle ne sortait alors que pour prendre soin de son jardin. Son oeuvre poétique aborde des thèmes assez variés : les fleurs et le jardin, le macabre, les poèmes évangéliques, ou encore ce qu’elle appelle « le continent exploré », car pour elle l’esprit et l’intellect sont comme des endroits que l’on peut visiter.

Le poème que je vais vous montrer est tiré du recueil Nous ne jouons pas sur les tombes, où les poèmes sont retranscrits en version originale, et avec une traduction française de François Heusbourg. Je vous ai repris les deux ici, j’espère que le poème vous plaira :3

It troubled me as once I was —
For I was once a Child —
Concluding how an Atom — fell —
And yet the Heavens — held —

The Heavens weighed the most — by far —
Yet Blue — and solid — stood —
Without a Bolt — that I could prove —
Would Giants — understand?

Life set me larger — problems —
Some I shall keep — to solve
Till Algebra is easier —
Or simpler proved — above —

Then — too — be comprehended —
What sorer — puzzled me —
Why Heaven did not break away —
And tumble — Blue — on me —

J’aime beaucoup la sonorité des mots, et pour ceux d’entre vous qui ont du mal avec l’anglais, je vous ai trouvé sur Youtube une lecture du poème. Bon, elle n’est pas aussi harmonieuse que j’aurais voulu, mais au moins vous pourrez l’entendre :3 Et en-dessous, vous avez la traduction en français !

Cela me troublait alors —
Car alors j’étais une Enfant —
De conclure qu’un atome — tombait —
Alors que le Ciel — tenait —

Le Ciel pesait plus — de loin —
Pourtant Bleu — et solide — tenait —
Sans un Boulon — que je puisse montrer —
Des Géants pourraient-ils — comprendre ?

La vie m’a donné de plus amples — problèmes —
Certains que je dois garder — pour les résoudre
Quand l’Algèbre sera plus facile —
Ou avérés plus simples — là-haut —

Alors — aussi — comprendre —
Quelle douleur — me déroutait —
Pourquoi le Ciel ne se déchirait pas —
Pour tomber — Bleu — sur moi —

Ce petit poème m’a beaucoup touchée, et je ne m’y attendais pas du tout ! Mais après une première lecture, j’y suis revenue deux, trois, quatre fois, et j’ai fini par l’adorer 😀 La lecture est assez difficile, vu que je ne sais absolument pas quoi faire des trèèès nombreux tirets, mais la façon dont l’auteure rêve et se questionne sur le ciel m’a beaucoup attendrie ❤ Qui n’a pas passé de longs moments à rêver en regardant le ciel bleu et les nuages ? Le poème a pourtant ce sérieux si particulier des enfants qui posent des questions à la fois farfelues et pourtant pleines de bon sens. Il n’y a rien de plus simple et « banal » que le ciel que l’on voit tous les jours, et pourtant, cette question et ce grand ciel provoquent une détresse réelle chez la jeune Emily, détresse qu’elle s’imagine dans une avalanche de bleu.

Il y avait plein d’images sur Internet d’enfants regardant le ciel, mais aucune ne me plaisait ! J’ai fini par trouver celle-ci sur DeviantArt, et ce fut le coup de cœur ^^ Il s’agit d’une illustration de Takuto Nakano, intitulée A girl looking up the skyCe que j’ai adoré avec cette image, c’est le point de vue en contre-plongée, juste derrière la jeune fille, qui nous permet de voir un ciel écrasant et lumineux, comme s’il allait réellement s’écraser. On en a presque le vertige, comme quand on est au pied d’un édifice gigantesque et qu’on essaie d’en voir le sommet ! Et en même temps, on a envie de se plonger dans ce ciel éclatant :3