Archives de Catégorie: Science-fiction

Tout ce qui se passe dans le futur !

Sky-Doll

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Les beaux jours reviennent, le soleil, les p’tites fleurs… et les moustiques. Pour notre malheur, au boulot on est juste à côté d’un coin humide ; moi qui vient d’arriver, j’appréhende, surtout quand les collègues me disent qu’elles ont encore des cicatrices de piqûres de l’année dernière ^^’

Nouvelle chronique littéraire ! Cette fois, on découvre une nouvelle BD que j’avais trouvée au festival d’Angoulême, j’espère qu’elle vous intriguera autant que moi 🙂 Il s’agit de Sky-Doll, une série de science-fiction de Barbara Canepa et Alessandro Barbucci. Elle compte actuellement 4 tomes, réunis en 2017 dans une intégrale bien que le 5ème et dernier tome n’ait pas encore été publié. Impossible de savoir quand ce dernier tome paraîtra en revanche, car le tome 4 s’est déjà fait désirer pendant presque 10 ans ! Espérons qu’on n’aura pas à attendre aussi longtemps ^^’

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La Horde du Contrevent

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Fatiguée aujourd’hui, je vous le cache pas ^^’ J’ai beaucoup de mal à déstresser et me détacher du boulot une fois la journée terminée, alors qu’en soit il ne se passe rien de catastrophique. Faut croire que je suis une experte dans l’art de se mettre la pression ! Si vous avez des petits conseils pour moi, je suis preneuse : comment faites-vous pour décrocher du boulot le soir ?

Nouvelle chronique littéraire ! Cette fois-ci on s’attaque à un très gros morceau de la science-fiction française, publié pour la première fois en 2004, avec une bande-son de Arno Alyvan, et adapté en bande-dessinée à partir de 2017 (trois tomes actuellement parus) : La Horde du Contrevent d’Alain Damasio. Jusqu’à présent, je connaissais le livre de nom, pour l’entendre citer souvent et surtout parce que mon frère m’a presque menacée de mort pour que je le lise ^^’ Si l’auteur vous dit quelque chose, il a également écrit La Zone du Dehors ou encore Les Furtifs ; de plus, il a reçu plusieurs prix littéraires (Utopiales, Grand Prix de l’Imaginaire) pour son oeuvre très marquée par les dystopies, l’anticipation politique et les réflexions philosophiques.

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Premières lignes… #201

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.
Cette fois, je vous ai choisi un livre qui m’a énormément marquée, je vous invite à découvrir ma chronique sur ce lien, et surtout à le découvrir !

Avant ce soir, Pue-la-Viande mangerait la terre. Il le savait d’avance, le sentait.
Il en avait une si grande envie qu’elle en était douloureuse. Comme une fièvre dans ce qui lui servait de nerfs ; dans ses tendons d’acier vrillé, ses tresses de câbles fins comme des cheveux, impossibles à casser. Ils en tremblaient presque.
Manger la terre.
Pas exactement. Pue-la-Viande la fourrerait dans sa bouche, à grandes pelletées de ses mains cassées. Ses doigts tenaient encore ; l’ossature métallique, les rouages des articulations. Mais la céramique cuite, tout autour, était fendillée, craquelée comme la coquille d’un oeuf dur tombé par terre. Ca grinçait. Des os dans une fracture ouverte.
Parfois, il ne sentait rien avant de chasser. Aucun tremblement. Aucune envie. Parfois, il n’était pas sûr. De lui, de ses coups, du résultat à venir. Mais là, aujourd’hui, il n’hésitait même pas. Il en aurait eu des vertiges s’il avait été humain.
Le golem ne pouvait pas avaler, ingérer le sable et les blocs de terre, les caillots agglomérés par les fausses pluies de dix-sept heures neuf – toujours la même heure, toujours la même pluie.
Son gosier était là en trompe-l’oeil. Il parlait, criait, grondait, mais ne pouvait rien avaler. Sauf les perles, bien entendu, et les rares souvenirs glauques qu’elles libéraient une fois mangées. Souvenirs d’autres golems, d’autres époques, d’autres maîtres. Des souvenirs douloureux, acides comme des citrons verts.

H2G2 : Le Guide du Voyageur Galactique, et ses suites

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Sachez que votre humble serviteuse est en réalité un squelette désarticulé, un vrai pantin en kit ! Pour preuve, j’avais un dos en forme de chaine ADN, désormais j’ai également une rotule qui fout le camp. Mes os vieillissent plus vite que moi, à tous les coups ils se décomposeront avant ma peau dans mon cercueil X’D

Nouvelle chronique littéraire ! Aujourd’hui, une série que je voulais lire depuis très longtemps, un classique de la SF et un concentré d’humour qui fait bien rire à la lecture, j’ai nommé la série H2G2 de Douglas Adams, aussi appelée Le Guide du Voyageur Galactique. Il s’agit d’une pentalogie, ou « trilogie en cinq tomes » car à la base l’auteur n’avait prévu que trois tomes ^^ La série Big Bang Theory, dont je suis fan, fait beaucoup de référence à cette série de livres et ça me donnait vraiment envie de la lire, c’est enfin chose faite 😀

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Premières lignes,… #190

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

Prologue.
Des troncs calcinés témoignent d’une forêt autrefois dense. De rares branches lisses, nues, tordues comme par une souffrance, pointent vers le sol et observent avec regret les broussailles devenues légion. La terre est craquelée, aride, trop éloignées du Rio Grande pour bénéficier de ses bienfaits. Seul le bourdonnement de milliers d’insectes annonce que la vie est là. Un concert d’âmes à six pattes stridule depuis le lever du soleil. Ce 15 octobre 1990, un homme approche, un bâton fourchu à la main, un gros sac de toile accroché à la ceinture. Le terrain caillouteux situé à cinquante kilomètres d’Hidalgo, un petit village texan, abrite de nombreuses espèces de serpents, des crotales en particulier. Jim Loyer est pharmacien, il se passionne pour les reptiles. Tous les dimanches, il parcourt la région et rapporte dans son vivarium de nouveaux spécimens. Il se dirige vers un monticule de grosses pierres grises, là où les sueurs végétales et matinales ont quelque chance d’être conservées, là où les serpents aiment à se cacher.
En grimpant par l’une des pierres, l’homme s’enfonce dans le gravier. Déséquilibré, il tente de se retenir en agrippant le sommet du monticule. Au moment où sa main accroche une protubérance de la roche, il entend pour la première fois un vrombissement gagner en intensité, un débordement de vie. Il n’a pas le temps de lever les yeux qu’un nuage grouillant se précipite sur lui. Un essaim de milliers d’abeilles le prend pour cible. Le Texan court, titube, hurle de détresse. Il est seul. Il n’a aucun endroit où se cacher de cette furie bourdonnante. A la quinzième piqûre, Jim Loyer sait qu’il va mourir. Le choeur de ces abeilles fredonne bel et bien un requiem. Dans une même énergie mortifère, plusieurs centaines d’insectes plantent leur dard. Elles visent le contour des yeux, les narines, la bouche et le coup de Jim, qui s’écroule. Il semble se débattre contre un fantôme. Le sable s’envole autour de lui. Le venin se répand dans les tissus. Des dizaines d’abdomens d’abeilles se déchirent en laissant leur harpon accroché à l’épiderme de l’homme. Les donneuses de mort vont s’éteindre, elles aussi. C’est le prix à payer pour défendre la reine. Jim sait parer la morsure des serpents, il ignore l’existence de ces abeilles criminelles. Ses mains tentent désespérément de protéger son visage et sont comme dévorées par la frénésie des hyménoptères. L’homme cesse de vivre. L’essaim continue de s’activer autour de lui. Huit cent soixante-quatorze dards seront prélevés de son corps. Personne ne sait que cette attaque est l’une des toutes premières manifestations agressives de l’abeille aux Etats-Unis.

1.
Ceci n’est pas un livre, mais un testament. Celui des abeilles. Elles ne savent pas s’exprimer, alors il faut bien que quelqu’un écrive à leur place. Leur mortalité est d’une certaine manière à l’origine de l’enquête la plus difficile qu’il m’ait été donné de mener.