Archives de Catégorie: Science-fiction

Tout ce qui se passe dans le futur !

Les Abysses

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Pour briller en société ou juste parce qu’on est bizarre, on aime bien retenir le nom de certaines phobies : coulrophobie pour les clowns, trypophobie pour les trous, hippopotomonstrosesquippedaliophobie pour les mots trop longs (et le mec qui a inventé le mot a loupé une carrière de bourreau visiblement),… Aujourd’hui, j’ai appris le mot taphéphobie, ou la peur d’être enterré vivant : elle a connu un petit boum à la fin du XIXème siècle avec l’essor du roman gothique et notamment La Chute de la Maison Usher d’Egard Allan Poe. Voilà, c’était la minute « j’ai appris un truc et j’en suis fière allez savoir pourquoi » XD

Nouvelle chronique littéraire ! J’avais entendu plusieurs fois parler de Rivers Solomon via le blog Les Chroniques du Chroniqueur (que je vous conseille beaucoup), et j’avais très envie de la découvrir ! Auteure non-binaire américaine (elle tolère cependant le féminin en français parce qu’on galère avec le neutre), elle est associée à la science-fiction et à l’afrofuturisme, c’est-à-dire une redéfinition de la communauté noire à travers la science-fiction ou le réalisme magique. C’est un courant dont j’ai hâte de découvrir plus de livres ! J’ai sauté sur l’occasion de lire le dernier roman de Rivers Solomon, Les Abysses, paru en 2020 aux éditions Les Forges de Vulcain.

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Neuromancien

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Vous savez, il n’y a rien qui me frustre autant que de me réveiller en retard, ou d’être à la bourre le matin. Surtout en ce moment : j’ai des trajets un peu longs pour le boulot donc le soir je fatigue vite, il n’y a que le matin où j’ai vraiment du temps pour moi. J’essaie d’avoir trois bonnes heures avant de partir bosser, comme ça je peux être pépouze, avancer un tout petit peu mes projets… sauf quand mon réveil oublie de sonner ><

Nouvelle chronique littéraire ! Probablement pour faire écho à la sortie du jeu Cyberpunk 2077, très attendu par les joueurs et qui a fait couler beaucoup d’encre virtuelle, tant pour l’apprécier que pour le critiquer, à la fin de l’année 2020 est parue une réédition du roman Neuromancien de William Gibson. Ce roman de science-fiction est en effet considéré comme celui qui a fondé le genre du cyberpunk, en 1984 : très proche de la dystopie, il se caractérise par des univers assez pessimistes, où la technologie est omniprésente et indispensable, de même que la violence. Les personnages sont souvent ironiques, désabusés et cupides. On retrouve beaucoup ce genre dans le cinéma, les jeux vidéos et les jeux de rôle papier. Quant au roman de Gibson, il a inspiré des oeuvres cultes comme Ghost in the Shell ou Matrix. Lire la suite

Le Coeur perdu des automates

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Je suis tombée sur une petite pépite au boulot : un cahier de mutation de propriétés (un genre de registre immobilier tenu par les mairies) datant de 1819 ! Ca fait tellement bizarre de voir l’écriture manuscrite et de se dire qu’elle date de plus de 200 ans, qu’il y avait un clampin qui tenait ce cahier exactement comme moi aujourd’hui… mais en bien meilleur état parce que là les plats de couverture ont l’air d’être passés à l’éponge métallique ^^’ Bon par contre ça n’atteint pas mon copain qui m’a regardée comme une folle quand j’ai essayé de lui dire pourquoi je trouvais ça émouvant XD

Nouvelle chronique littéraire ! Voici un petit roman que j’avais hâte de lire, je le voyais passer et repasser, entre couverture qui attire l’oeil et critiques alléchantes, et comme d’habitude, j’ai fini par craquer XD Voici Le Coeur perdu des automates de Daniel H. Wilson, paru en 2018. La couverture nous le jette un peu à la figure, donc spontanément je pensais que c’était du steampunk, mais en fait c’est plus une vague esthétique de rouages qu’une vraie intrigue basée sur les codes du genre ; on pourrait dire que c’est de la science-fiction puisque il y est question d’automates fonctionnant avec une technologie mystérieuse, mais d’un autre côté, tout ça semble s’apparenter à une ancienne magie donc… j’avoue que je suis confuse sur le genre dans lequel je dois classer ce roman ^^’ Lire la suite

Premières lignes… #164

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

Matthias Helm
24 au 27 août 2036 – Avignon, 48513 hab.

La première fois que j’ai vu l’enveloppe, je n’y ai pas prêté attention. J’avais trop bu. Pour vous donner un ordre d’idées, j’ai dû mettre un quart d’heure avant de parvenir à insérer la clé dans la serrure de mon 9m carré. Je crois me souvenir avoir marché sur l’enveloppe glissée sous la porte, puis pouffé en voyant l’empreinte noire de mon pas se greffer dessus. Ou bien je me suis imaginé ceci comme pour marquer la véritable limite entre ma vie d’avant et le moment où elle a brusquement changé de trajectoire.
Je me suis affalé sur mon lit. Seul, une fois de plus. Encore une soirée étudiante de pauvre passée à boire, à défaut de séduire une fille. A l’époque, on me disait trop emprunté, trop maladroit, et le recours à l’alcool frelaté, alcool artisanal oblige, n’arrangeait rien. Fort d’une assurance dont je me croyait subitement investi, je n’en devenais que plus pitoyable. Je n’étais pas un séducteur dans l’âme. Je ne le suis pas plus aujourd’hui. Aujourd’hui, la différence, c’est que ça ne me fait plus ni chaud ni froid. Mes préoccupations sont d’une tout autre nature. Elles sont en tout cas bien éloignées des pseudos cours de fac auxquels j’assistais une fois sur trois, de mon projet professionnel ou de ma vie sentimentale.
C’est l’enveloppe qui est à l’origine de ce décalage. C’est con une enveloppe. Rien qu’un morceau de papier. Et pourtant, quand vous le découvrez, quand il se révèle, quand il révèle sa vraie nature je veux dire, il peut foutre votre existence en l’air. Il faut toujours se méfier des courriers glissés sous votre porte lorsqu’ils portent vos noms et prénoms écrits à la machine. En général, ce n’est pas bon signe, pas bon signe du tout, mais j’étais trop bourré pour m’en rendre compte.
Et je me marrais, seul dans mon lit, à mille lieues de penser à cette enveloppe encore cachetée que j’avais fourrée dans la poche de mon jean sans même l’avoir ouverte.
Elle ne se rappela à moi que trois jours plus tard, à la bibliothèque universitaire, dans l’enceinte de l’ancien hôpital Saine Catherine. Je bossais sur un exposé portant sur les failles sismiques. Un vrai bonheur.
Installé à une longue table en compagnie d’autres étudiants grattant du papier ou pianotant du clavier dans un état de concentration intense, je bullais.
Un imbécile brisa le silence ambiant en éternuant d’abord, puis en toussant et en feignant l’agonie avant de laisser échapper un rire niais. Monsieur j’mérite des baffes et bien plus encore. Sa copine de table, consciente de tous les regards braqués sur eux, lui lança un « mais t’es con ou quoi ! » en le tapant sur le bras d’une main molle. Après un sursaut d’angoisse justifié, les étudiants apprécièrent l’intervention du bibliothécaire présent ce jour-là. Il s’approcha du comique de service et lui intima de quitter les lieux sur-le-champ. Il y avait des choses avec lesquelles on ne plaisantait pas. La pandémie qui avait frappé la population mondiale deux ans plus tôt avec une efficacité que l’on pouvait à juste titre qualifier de redoutable, en était une.

Rêveur zéro

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Figurez-vous que je viens de tomber totalement par hasard sur un roman écrit par un libraire de Wigtown, le village du livre écossais où je suis allée il y a quelques années :3 Ca avait été une de mes plus belles découvertes, je vous conseille d’aller voir la page où j’ai tout raconté, ce village est un des mes endroits préférés sur Terre et je veux absolument y revenir un jour 😀 L’auteur s’appelle Shaun Bythell, si vous voulez découvrir son univers en attendant que je fasse la chronique ❤

Nouvelle chronique littéraire ! Et un nouveau roman découvert au hasard des rayonnages, y a pas à dire c’est cool de bosser en librairie rien que pour ça 😀 Bon par contre, ma PAL augmente à une vitesse proprement effrayante. Je vais vraiment finir par mourir enterrée sous mes livres à ce rythme. Bref ! Voici Rêveur Zéro de Elisa Beiram, un roman de science-fiction sorti en 2020 aux éditions l’Atalante. C’est le premier livre de cette auteure française, et j’avais hâte de voir ce qu’il en était :3

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