Archives de Catégorie: Science-fiction

Tout ce qui se passe dans le futur !

Waldo

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Suis actuellement en train d’attendre mon train, qui a 5mn de retard : lancez les paris, serai-je à temps pour ma correspondance, ou bien vais-je me mordre les doigts pour n’avoir pas pris la voiture pendant qu’il en était encore temps ?

Nouvelle chronique littéraire ! Je suis très heureuse de pouvoir vous présenter à nouveau une novella de la collection Une Heure Lumière des éditions Le Bélial ^^ Après Les Meurtres de Molly Southbourne, La survie de Molly Southbourne et L’homme qui mit fin à l’histoire, je suis fan de leurs publications ! On se retrouve cette fois pour une réédition de Waldo de Robert A. Heinlein, publié pour la première fois en 1942. Et on peut s’attendre à du très très lourd. Robert A. Heinlein est un des pionniers de la hard science fiction, c’est-à-dire l’un des premiers auteurs de SF à donner une importance primordiale à la cohérence scientifique du récit. Avec Isaac Asimov (auteur notamment de Fondation ou I, Robot) et Arthur C. Clarke, il fait partie du « Big Three » de la SF anglophone. Est-ce que vous visualisez le titan maintenant ? XD

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Premières lignes… #226

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

Ce matin du 6 janvier, Jean-Hugues de Molenne devait faire cours aux 5e6. On avait donné au jeune professeur de français, tout récemment arrivé aux Gatre-Cents, la plus mauvaise classe de l’établissement.
« Un genre de bizutage », pensa Jean-Hugues en sortant ses affaires de son cartable. Son manuel, Le français en 5e : textes et méthodes, lui parut peser trois tonnes.
Il parcourut des yeux la salle de classe encore vide et lâcha un soupir d’angoisse. Si seulement Samir pouvait être malade !
Un rire dévastateur venu du fond du couloir le fit sursauter. Ca, c’était Mamadou, toujours hilare, gueulard, hâbleur. Pénible ! Pénible ! Jean-Hugues plongea un instant son visage entre ses mains. Mais il se ressaisit aussitôt. Aïcha et Nouria, les inséparables, venaient d’entre.
– Bonne année, m’sieur ! gloussèrent-elles.
Allons, les filles de 5e6 n’étaient pas irrécupérables… Jean-Hugues leur rendit leurs voeux sur un ton compassé. Ses collègues, plus expérimentés, l’avaient prévenu : « Ne jouez pas au copain avec vos élèves ou vous vous faites bouffer ! »
– Vous avez une belle veste, m’sieur, le complimenta effrontément Nouria. C’est le Père Noël qui l’a apportée ?
Jean-Hugues rougit malgré lui. C’était un cadeau de sa maman. Les 5e6 le prenaient toujours par surprise.

Les autres élèves arrivaient par deux, par trois, s’interpellant, se bousculant. Enfin, Samir entra. Jean-Hugues baissa les yeux, sortit un stylo de sa trousse, ouvrit le cahier d’appel, souffla lentement en comptant, un, deux, trois…
– S’il vous plaît, Samir, asseyez-vous, dit-il à tout hasard et sans même relever les yeux.
Samir mettait généralement une dizaine de minutes à se choisir une place. A l’en croire, Farida puait le couscous, Stéphane puait des baskets, Zeinul le nul, c’était pas la peine de copier dessus et Mamadou la choure pouvait te tirer ton slip sans que tu t’en aperçoives.
– Hé vas-y ! protesta Samir en s’asseyant précipitamment sur Farida. Chui z’assis depuis dix minutes m’sieur. Même que ma chaise, elle pue le couscous.
Tout le monde rigola, sauf Farida qui se mit à taper sur Samir en le traitant de tous les noms.
– M’sieur, y a ma chaise qui parle ! hurla Samir en se relevant, l’air horrifié. C’est la révolte des chaises, m’sieur.
Jean-Hugues compta mentalement jusqu’à dix pour se refroidir.
– Samir, si vous commencez aussi fort, vous allez prendre la porte avant que j’aie fait l’appel, dit-il, la voix monocorde.
Crier ne servait à rien avec Samir. Menacer non plus, d’ailleurs.
– Y a plus de porte, m’sieur, répondit Samir, toujours épouvanté. Sur la tête du couscous à Farida ! C’est la révolte des portes, m’sieur !
Tout le monde rigola, même Farida.
– Taisez-vous ! Asseyez-vous, Samir ! Sortez vos livres, je fais l’appel, dit Jean-Hugues avec la précipitation qu’on met à éteindre un début d’incendie. Badach !
– Présent, répondit sagement Majid, qui avait un peu pitié du jeune prof.
L’appel se poursuivit sans nouvel incident.

Premières lignes… #215

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

Chapitre Premier : Requête au Lecteur
Ah, lecteur ; vous allez me reprocher d’écrire dans un style que six longs siècles séparent des évènements relatés, mais vous êtes venu à moi afin d’obtenir des éclaircissements sur les jours de transformation qui ont laissé notre monde tel qu’il est. Or la récente révolution est née du renouveau abrupt de la philosophie du XVIIIe siècle, grosse d’optimisme et d’ambition ; aussi n’est-il possible de décrire notre époque que dans la langue desLumières, empreinte d’opinion et de sentiment. Il faut me pardonner mes vouvoiements, mes « il » et « elle », mon renoncement aux termes et à l’objectivité modernes. Les débuts vont être difficiles, mais que vous soyez mon contemporain, toujours en proie à la stupeur devant l’ordre d’aujourd’hui, ou un historien considérant mon vingt-cinquième siècle d’aussi loin que je considère le dix-huitième, vous allez vous découvrir plus à l’aise avec la langue du passé que vous ne l’imaginez ; il en va ainsi de nous tous.
Je me demandais autrefois pourquoi les auteurs des jours enfuis se prosternent si souvent devant leur public, lui présentent leurs excuses, implorent son indulgence, s’adressent au lecteur comme à un empereur en lui expliquant leurs manquements et échecs ; mais à peine ai-je entamé mon travail que le besoin de ces obséquiosités s’impose. Si je veux faire preuve de la fidélité requise au style que j’ai choisi, cette oeuvre doit s’ouvrir sur la description de ma personne, de mon passé et de mes qualifications, puis vous conter par quel tour la Providence a placé entre mes mains les réponses à vos interrogations. Ami lecteur, maître, tyran, je vous implore de m’accorder en ces matières le privilège du silence. Si vous connaissez le nom de Mycroft Cranner, vous pouvez maintenant reposer ce livre. Si vous ne le connaissez pas, je vous implore de me laisser jouir de votre confiance quelques dizaines de pages encore, car mon récit vous donnera en lui-même tout loisir de me haïr.

Premières lignes… #213

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

« Il y a eu des complications imprévues », annonça le flou gris sombre. Flou qui était assis sur un siège capitonné bleu pâle, à moins d’un mètre de l’endroit où se trouvait Ingray elle-même, face à lui, sur un siège identique.
En apparence, du moins. Ingray savait qu’en tendant la main un peu plus d’un mètre au-delà de ses genoux elle rencontrerait une paroi lisse et dure. Pareil sur sa gauche où l’Entregent semblait trôner, sa silhouette osseuse drapée de soieries brun, or et pourpre, sa chevelure tressée rejetée en arrière, ses yeux obscurs sans expression, en observant la conversation. En l’écoutant. Seules les cloisons beiges, derrière Ingray et sa droite, correspondaient à leur apparence. Certes, la table proche du siège d’Ingray, avec sa carafe dorée de serbat et le délicat plateau en verre portant de minuscules gâteaux de pétales de rose, était réelle – l’Entregent l’avait invitée à y goûter. Mais elle était trop nerveuse pour même envisager d’en manger un.
« Des complications imprévues ont conduit à des dépenses inattendues. Nous demandons une rémunération plus importante que celle initialement prévue. »
Cet autre participant anonyme ne pouvait pas distinguer Ingray sur son siège – la voyait comme le même genre de flou gris sombre auquel elle faisait elle-même face. Assis dans une cabine identique, quelque part ailleurs sur cette station. Incapable de déchiffrer l’expression d’Ingray, si elle laissait paraître sur son visage son désarroi et son désespoir. L’Entregent, en revanche, avait vue sur eux deux. Iæl n’aurait pas trahi la plus infime réaction d’Ingray, s’iæl en avait aperçu une, elle en avait la conviction. Et cependant… « Les complications inattendues ne me concernent pas, déclara-t-elle, aussi calmement et onctueusement qu’elle le pu. Le prix était convenu d’avance. » Le prix correspondant à tout ce qu’elle possédait, hormis les vêtements qu’elle portait et son billet de retour – déjà payé.
« Les dépenses inattendues ont été considérables et doivent être réglées, d’une façon ou d’une autre, riposta le flou gris sombre. Le colis ne sera pas livré si le paiement n’est pas revu à la hausse.
– Alors, ne le livrez pas », répondit Ingray, essayant de donner une impression détachée. Tenant ses mains tout à fait figées dans son giron. Elle avait envie d’empoigner la soie vert et bleu de ses longues jupes, d’éprouver le sentiment de se raccrocher à quelque chose de solide et de sûr, une manie enfantine dont elle croyait s’être défaite depuis des années.

Sky-Doll

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Les beaux jours reviennent, le soleil, les p’tites fleurs… et les moustiques. Pour notre malheur, au boulot on est juste à côté d’un coin humide ; moi qui vient d’arriver, j’appréhende, surtout quand les collègues me disent qu’elles ont encore des cicatrices de piqûres de l’année dernière ^^’

Nouvelle chronique littéraire ! Cette fois, on découvre une nouvelle BD que j’avais trouvée au festival d’Angoulême, j’espère qu’elle vous intriguera autant que moi 🙂 Il s’agit de Sky-Doll, une série de science-fiction de Barbara Canepa et Alessandro Barbucci. Elle compte actuellement 4 tomes, réunis en 2017 dans une intégrale bien que le 5ème et dernier tome n’ait pas encore été publié. Impossible de savoir quand ce dernier tome paraîtra en revanche, car le tome 4 s’est déjà fait désirer pendant presque 10 ans ! Espérons qu’on n’aura pas à attendre aussi longtemps ^^’

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