Archives de Catégorie: Livres

Moriarty

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien :3 Je rédige ces quelques lignes planquée sous ma couette : rien ne vaut un bon lit et une bonne couette, mais c’est dur d’en sortir le matin, du coup je fais souvent des p’tits compromis de ce genre ^^’ De toute façon, la faim finit toujours par m’obliger à me lever, tout ça changera quand j’aurai enfin mes pouvoirs de télékinésie !

Nouvelle chronique littéraire bande de gens, et on repart pour un livre de mon éditeur favori, Bragelonne ! Je ne me rappelle même plus depuis combien de temps je l’ai, mais à mon avis c’est le schéma classique : je craque pour une couverture, et ici un titre plus qu’aguicheur, et ensuite je l’oublie sur mes étagères jusqu’au prochain chambardement pour manque de place ! Cette fois-ci, il s’agit d’un livre de Kim Newman, dont j’avais déjà lu Anno Dracula (ça fait longtemps alors je n’en ai plus beaucoup de souvenirs, ça mériterait peut-être une relecture) : Moriarty, publié en 2015. J’aime énormément les aventures de Sherlock Holmes, je suis une grande fan du travail de Conan Doyle (et je vous recommande chaudement La Maison de Soie d’Anthony Horowitz), alors vous pensez bien que lire tout ça du point de vue de James Moriarty, l’ennemi n°1 de Sherlock Holmes, ne pouvait que m’intéresser 😛 Le sous-titre Le chien des d’Urberville est trompeur : il ne s’agit pas d’une série dont ce livre serait le premier tome, mais plutôt d’une série d’enquêtes concentrées en un seul livre. Lire la suite

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Reckless #3 : Le Fil d’or

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Quoi de neuf de votre côté ? J’ai craqué, je me suis achetée une console d’occasion, juste pour Animal Crossing New Leaf. Et je suis déjà accro à ce jeu, en à peine une semaine j’ai déjà chassé comme une folle furieuse pour avoir 50% des poissons et des insectes du jeu XD

Nouvelle chronique littéraire les enfants, et on va de nouveau parler de cette auteure que je vénère, révère et adore, Cornelia Funke ! Pour ceux qui ne sauraient pas et qui débarquent, Cornelia Funke est une auteure allemande qui a notamment écrit la trilogie Coeur d’Encre, qui a été saluée par la critique, et que j’ai tellement adoré que j’en ai fait le titre de mon blog :3 J’ai lu d’autres romans de cette dame, et à chaque fois c’est l’extase, elle écrit bien, elle écrit de belles choses et elle a une imagination sublime ❤ Elle est également l’auteur de la série Reckless que j’adore au moins autant que Coeur d’Encre, c’est vous dire ! Il y a actuellement 3 tomes, le quatrième se fait désirer mais d’après son compte twitter, elle y travaille encore, donc tout va bien ! Après vous avoir présenté les deux premiers tomes, Reckless et Le Retour de Jacob, voici Le fil d’or, sorti en 2016 🙂 Lire la suite

Les Suprêmes

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! On a enfin eu un peu de pluie, après que la météo ait continuellement repoussé l’heure d’arrivée des nuages ! C’est un vrai soulagement, et le bruit du tonnerre au petit matin, je sais pas vous mais moi j’adore ❤

Nouvelle chronique littéraire, et cette fois-ci, roulement de tambour, sortez le champagne, le caviar et les pluies de diamants, c’est un livre de ma wish-list qui a intégré et quitté ma PAL !! Oui messieurs dames, ça existe, ce n’est pas une légende, la rédemption est possible ! Bon entre temps, j’ai 350 titres et des brouettes qui sont venus se rajouter à ma wish-list, mais bref ! Il s’agit du roman Les Suprêmes d’Edward Kelsey Moore, publié en 2015 : c’est le premier roman de l’auteur qui a d’abord fait carrière comme violoncelliste, et on peut dire que c’est un magnifique premier pas littéraire 🙂 Lire la suite

Premières lignes… #79

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

Août 1996

Les murs de la cour lui renvoient l’écho de sa respiration rauque, haletante, chargée de peur. Il sait qu’il va mourir. Il l’a lu dans leurs yeux.
Il entend leurs pas pressés, derrière les vitraux du cloître. Ces vitraux qu’il connaît par coeur et ne reverra plus jamais ; Le Miracle des Billettes, Le Sacrifice d’Elie, Le Pressoir mystique.
Le clair de lune se reflète sur la surface des pavés luisants, polis au fil des siècles par les pieds des religieux.
Il se précipite entre les arcs-boutants, glisse, trébuche, heurte une poubelle qu’il renverse dans l’obscurité en répandant son contenu sur le sol. Devant lui, une porte entrebâillée donne sur un couloir baigné d’une lueur spectrale. Une pancarte et une flèche rouge indiquent Vitraux du cloître. Il s’éloigne en sens inverse, pénètre dans l’église.
Il se sent presque aspiré par le calme immense. Sa panique emplit l’espace. A droite, une statue de la Vierge l’observe, impassible, insensible aux prières qu’il lui a souvent adressées tout au long de sa vie.
Leurs pas et leurs chuchotements sur rapprochent. Il se met à courir, longe le déambulatoire, dépasse les chapelles de saint Paul, de saint Joseph, des âmes du purgatoire. A l’extrémité de la nef, les quatre-vingt-dix tuyaux argentés de l’orgue s’élèvent en colonnes brillantes vers le Christ ressuscité flanqué de deux anges. Il a envie de leur crier : aidez-moi ! Mais il sait qu’ils ne peuvent rien pour lui.
Il franchit le jubé en marbre, puis s’arrête sous le Christ en croix. Combien de fois s’est-il recueilli ici, devant l’autel, avant de recevoir Sa chair, de boire Son sang ?
Il s’agenouille. Une dernière fois. Les autres se sont arrêtés. Comme s’ils voulaient lui laisser le temps de réciter une dernière prière. Une prière qui lui donnera le courage de les défier. Il se lèvre, se retourne, leur fait face. Quatre visages impatients luisent dans la pénombre.

Simetierre

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Dernier jour de mon stage aujourd’hui, va y avoir le p’tit bilan et ensuite je serai libre ! Liiiibre ! … Libre de commencer à travailler pour mon mémoire de seconde année. Vacances ? Kézaco ? 😥

Nouvelle chronique littéraire m’sieurs dames, et je vous propose pour cette fois-ci de retourner à un bon vieil auteur de l’horreur, on le connaît tant et plus qu’on ne le présente plus, à tel point que son nom est trois fois plus gros que le titre sur la couverture de ses livres, je veux bien entendu parler de Stephen King ! Je me suis constitué un petit stock d’occasion de ses livres, et j’en lis un de temps en temps ^^ Celui qui est à l’honneur aujourd’hui est Simetierre, vu que le film est sorti récemment 🙂 Un premier film avait été fait en 1989, ainsi qu’une mauvaise suite en 1992, et j’ai cru comprendre en voyant la bande-annonce du film de 2019 qu’ils ont un poil modifié l’histoire, est-ce bien ou mal on ne le saura que si on a vu le film : d’ailleurs n’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé, parce que moi ça me botte bien d’aller le voir et de profiter de quelques frissons par 35°C à l’ombre ^^’ Je vous mets ci-dessous les deux bande-annonces et vous choisirez le film que vous irez voir, après avoir lu le livre bien sûr 😛 Le livre quant à lui date de 1983, et a été salué bien bas par la critique. Enjoie ^^

Résumé : Louis Creed, un jeune médecin de Chicago, vient s’installer avec sa famille à Ludlow, petite bourgade du Maine. Leur voisin, le vieux Jud Grandall les emmène visiter le pittoresque « simetierre » où des générations d’enfants ont enterré leurs animaux familiers. Mais au-delà de ce « simetierre », tout au fond de la forêt, se trouvent les terres sacrées des Indiens, lieu interdit qui séduit pourtant par ses monstrueuses promesses. Un drame atroce va bientôt déchirer l’existence des Creed, et l’on se retrouve happé dans un suspense cauchemardesque…

Mon avis : 

La couverture est… Bref. J’avoue que je ne suis pas fan de cette édition qui montre juste un mauvais montage de chat collé sur une image de cimetière digne des films d’épouvante des années 80. Bon d’accord, c’était justement l’époque du livre, mais ça n’excuse pas, même dans les années 80 ils savaient faire des couvertures effrayantes, pour moi c’est l’éditeur qui a été paresseux. J’en veux aussi pour preuve le style du titre qui tranche violemment avec tout le reste. C’est très bien d’avoir trouvé un bon auteur, mais faudrait pas trop non plus se reposer sur son nom au point de négliger tout le reste.

Le style de King est toujours aussi fluide, quoique parfois un peu long dans certaines descriptions, mais j’ai beaucoup aimé cette lecture malgré tout. On retrouve les éléments que l’auteur affectionne, particulièrement la dimension mystique qu’on voit dans quasiment tous ses romans, Rose Madder étant le meilleur exemple que je puisse donner dans ce cas, encore que ce ne soit pas mon préféré (Misery sans hésiter, un vrai chef d’oeuvre) ! Le récit est très bien mené, et comme souvent amène plusieurs réflexions sur la vie, la mort, et la frontière entre les deux, mais aussi sur la part de surnaturel qui existe en ce bas monde, et celle que les gens sont prêts à tolérer avant l’oubli ou la folie. On retrouve d’ailleurs une petite référence à Cujo (un autre excellent titre), ce qui nous montre une fois de plus que King aime faire des clins d’oeil à ses autres romans et à ses lecteurs 😛

L’histoire m’a beaucoup plue, même si elle met du temps à démarrer elle est rondement menée et vraiment prenante ! Un peu prévisible ceci dit, j’avoue que rien ne m’a vraiment surprise, si ce n’est la toute fin. Mais au diable le prévisible, puisque le frisson, l’angoisse qui vous prend aux tripes, tout ceci est bien là :3 Le sujet semble un peu « banal » puisque, prise dans sa globalité et en arrondissant les angles, elle ressemble beaucoup à une histoire de zombies. Mais c’est bien plus que cela, ce sont à la fois des zombies, des revenants, des psychopathes et des démons :3 Le rapport à la mort est énormément questionné ici, je l’ai déjà dit mais c’est vraiment une caractéristique importante. Le « simetierre » est un endroit impressionnant à imaginer, et je comprends qu’il puisse être un peu glauque, même si au départ j’y voyais quelque chose de bien innocent où les enfants venaient enterrer leurs animaux de compagnie ; mais c’est tout ce qu’il cache qui est encore plus intéressant, toutes les histoires qu’on raconte et sur lesquelles on ne saura jamais toute la vérité.

Ce qui fait toute la force des romans de Stephen King, bien plus que les histoires, c’est la psychologie des personnages, toujours très travaillée et jamais tout à fait banale ; ou peut-être tellement banale qu’elle révèle que même une personne « normale » recèle des tréfonds de ténèbres maléfiques. Louis Creed est un personnage plein de bon sens, mais ce même bon sens et sa raison vont être rudement mis à l’épreuve ; au départ, il passe presque pour un mari et un père horrible, mais le récit relativise très vite en montrant ses bons côtés qui font largement pencher la balance en sa faveur. J’ai personnellement beaucoup aimé son pragmatisme, sa colère, et son amitié avec Jud qui est vraiment touchante, de même que le couple Jud et Norma est adorable. Jud est un sacré personnage, l’image du grand-père à la voix grave et aux épaules larges, qui connaît toutes les légendes remontant à la nuit des temps, vient immédiatement à l’esprit 😀 Un personnage en revanche qui m’a un peu énervée, c’était Rachel. Alors oui, elle a toutes les raisons du monde. Mais être aussi peu objective en tant que mère, et se voiler à ce point la face quant au sujet de la mort, c’est une chose que je trouve stupide peu importe la raison. En même temps, avec le co***rd de père qu’elle a… J’avoue que ça explique pas mal de choses.

Bref, un excellent roman, qui ne sera peut-être pas mon préféré au sein de l’oeuvre de Stephen King, mais une très bonne lecture dans tous les cas ^^

Les derniers jours de l’émerveillement

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien malgré la deuxième canicule de l’été ! Pensez à bien boire et à vous protéger du soleil. Personnellement, j’espère surtout que ça convaincra peut-être un peu plus de gens de faire des gestes écolo, m’enfin vu comme on a porté des oeillères jusque là… ><

Nouvelle chronique littéraire les enfants ! Je vous propose cette fois un livre que m’a offert Pepparshoes du blog Sorbet-Kiwi (qui défonce tout, allez tout de suite le voir) : même si nous n’en parlons plus sur nos blogs respectifs, nous avons continué à nous organiser des petits swaps tous les trimestres ^^ Le thème de celui dont je vais vous parler, c’était « le génie » ; j’ai surtout misé sur les djinns orientaux, et Pepparshoes sur le génie intellectuel. Et dans son colis, impeccable comme toujours, il y avait ce livre : Les derniers jours de l’émerveillement de Graham Moore, sorti en 2018. L’auteur a d’ailleurs été récompensé d’un oscar, puisqu’on lui doit le scnéario du film The Imitation Game ; je ne l’ai pas lu, mais Pepparshoes m’en dit beaucoup de bien, et comme il est sur Netflix, je vais essayer d’en profiter 🙂 Pour les amateurs de Sherlock Holmes, il a également écrit 221b Baker Street qui a l’air d’être un polar absolument génial j’ai hâte de pouvoir le lire 😀 Lire la suite

La Moïra (intégrale)

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien :3 J’ai ressorti mon livre de coloriages, c’est fou ce que c’est prenant ! J’ai toujours besoin de faire quelque chose quand je regarde un film ou une série sur mon ordinateur, alors le coloriage c’est l’idéal. Par contre, je suis très difficile pour choisir mes carnets, celui sur lequel je suis en ce moment m’a pris des heures de recherche (Le Jardin du Temps de Son Ji-Hye si vous le cherchez 😀 )

Nouvelle chronique littéraire ! Aujourd’hui, un livre qui, comme souvent, a passé un grand nombre de mois dans mes étagères après un achat coup de tête (acheteuse compulsive, moi ?), et que je me suis finalement décidée à lire alors que je ne me souviens même plus de où et quand je l’ai acheté ! Il s’agit d’une de mes éditions favorites, une intégrale spéciale 10 ans de Bragelonne (ça fait un moment qu’ils ont 10 ans maintenant, parce que ça fait plusieurs années que je vois ces éditions en librairie, non pas que je m’en plaigne 😀 ). La trilogie intégrale donc de La Moïra de Henri Loevenbruck, publiée de 2001 à 2002 ; je vous recommande absolument l’auteur, qui a écrit de très bons romans comme la trilogie Gallica que j’ai lue il y a un moment maintenant, et qui, je ne le découvre que maintenant, est la suite en fait de La Moïra (ça me fera une autre bonne raison de la relire). Les deux trilogies d’ailleurs témoignent du souhait de l’auteur de réhabiliter le loup dans l’imaginaire collectif, et de protéger l’animal contre l’homme ; ceci dit, c’est La Moïra qui a eu le plus de succès auprès du public. Lire la suite