Les Rougon-Macquart #6 : Son Excellence Eugène Rougon

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Accordons ici une minute de silence pour une vieille dame qui nous a quitté à peine un mois après notre rencontre ; une brave petite vieille qui a vu les premiers pas de ma grande soeur et mon grand frère dans l’indépendance ; vaillante mais usée par la vie, je rends ici un dernier hommage à ma machine à laver… et surtout aux sous que j’ai dû investir dans la nouvelle ^^’

Nouvelle chronique littéraire ^^ Ca faisait un bon moment que je n’avais pas continué ma lecture de la série des Rougon-Macquart d’Emile Zola, il était temps de la reprendre 😀 Nous en sommes au sixième tome, Son Excellence Eugène Rougon ! Sorti en 1876, il s’agit d’un des livres les moins connus de la série. Si vous voulez le lire sans vous encombrer des cinq tomes précédents, pas de soucis, chaque tome peut se lire indépendamment des autres 🙂 Et sinon, je vous laisse les liens vers mes chroniques ^^

Résumé :  En 1856, Eugène Rougon, un ancien avocat de province qui a contribué à faire l’Empire et que l’Empire a fait, se sentant proche de sa disgrâce, préfère prendre les devants et démissionner de la présidence du Conseil d’Etat. Mais ses amis ont besoin de lui, et sa chute les embarrasse. Ils s’inquiètent de le voir tromper son ennui par un projet de défrichement des Landes qui le conduirait à une sorte d’exil, et parmi tous ceux qui travaillent à son retour en grâce la plus active est la troublante Clorinde qu’il a refusé d’épouser.
Dans la grande fresque des Rougon-Macquart, Son Excellence Eugène Rougon, que Zola fait paraître en 1876, est le roman du pouvoir et des solidarités d’intérêts qui appellent l’intrigue dans le grand monde de Paris où s’ourdissent les manoeuvres qui font et défont les carrières. Une fiction écrite sur un ton de comédie, sans histoire nettement dessinée, et qui s’écarte de la manière traditionnelle de l’écrivain et du naturalisme : « Il n’y a pas un mot de trop, écrit Flaubert à George Sand. C’est solide, et sans aucune blague. »

Mon avis : 

L’avantage de ces romans, c’est qu’on les trouve pour une bouchée de pain en vide-grenier ^^ Enfin les plus connus, parce que j’avoue que celui-ci était tellement introuvable que j’ai dû le prendre sur Internet : comme on ne l’étudie pas en cours, il ne traîne pas dans les greniers ! Par contre, la couverture de mon édition me laisse de glace, je l’avoue ^^’

L’intrigue de ce roman est supposée se dérouler de 1856 à 1861, soit pendant le Second Empire de Napoléon III. Zola profite du roman pour dénoncer le luxe, le cynisme et l’hypocrisie des classes politiques dirigeantes. Celles-ci constituent le centre du roman : l’intrigue évolue entre ministres, députés et hauts fonctionnaires, tous soumis et faisant les beaux yeux à l’Empereur pour avoir ses faveurs. Je vous avoue que ça ne me branchait pas beaucoup au début, j’ai tendance à fuir dès que j’entends les mots « politique » et « administration » ^^’ Heureusement pour moi, l’écriture de Zola permet de rattraper un peu le coup, ses descriptions sont toujours aussi passionnantes ! Corruptions, manipulations et complots vont être notre lot quotidien en lisant ce roman.

L’histoire suit le personnage d’Eugène Rougon, un homme imposant et fort, sans aucun vice, mais qui voue une véritable passion au pouvoir. Il ne le recherche pas pour ce qu’il peut procurer, mais bien pour le pouvoir en lui-même. Lorsqu’il parvient à occuper une place importante, c’est un tyran et un rouleau compresseur. Rien ne lui fait tant plaisir que de régner sur son cercle « d’amis », mais ceux-ci sont tout aussi calculateurs que lui et entendent bien tirer tout ce qu’ils peuvent de cette « amitié ». On voit dans ce roman à quel point le pouvoir est une chose volatile, et à quel point il attire les profiteurs.

Mais cette force est minée par un défaut majeur : Rougon est très maladroit avec les femmes, qu’il méprise de manière générale. Aucune ne parvient à le séduire, sauf la belle Clorinde, qu’il repousse tout de même car il ne veut pas s’encombrer d’une épouse. Or, celle-ci a la rancune tenace. La relation d’Eugène avec Clorinde est un des fils rouges du roman, et le personnage est très particulier ! C’est une jeune femme d’une grande beauté, et qui en joue sans le moindre scrupule ; pourtant, elle est loin d’être soignée, et elle scandalise même par ses manières débraillées et cavalières. Sous ses dehors séducteurs et aguicheurs, elle est en réalité intelligente et calculatrice, et elle vouera tous ses plans à la perte de Rougon, de manière lente et insidieuse.

Bref, je vous avoue que ce roman ne m’a pas non plus transcendée, mais il m’a plus intéressée que je ne m’y attendais à première vue ^^ Zola a une belle écriture, et ses personnages sont calculés au caractère près, c’est ce que j’aime chez ce romancier 🙂

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  1. Effectivement je ne le connaissais pas du tout celui là !
    J’aimerais bien me faire tous les rougon macquart un jour, j’en ai quelques uns mais éparpillé tellement partout (chez mes parents, chez moi, au grenier ahah) que j’ai peur d’acheter des doublons. En tout cas Zola est généralement un auteur que j’aime beaucoup alors je me lancerais sûrement un jour dans ses titres moins connus !

    • C’est le genre de livre où tout le monde en a forcément un chez soi, ne serait-ce que parce que le prof l’a imposé XD
      Je te souhaite de super lectures en tout cas ^^

    • Je comprends tout à fait, ma soeur a tellement détesté travailler sur Proust qu’elle m’en a dégoûté sans même que j’en lise une ligne ^^’ Ptet que je tenterai un jour, si j’ai la foi XD Heureusement, avec Zola je n’ai pas eu ce souci 🙂

    • Haha, j’avais découvert Au Bonheur des Dames par hasard (et pour l’instant c’est toujours mon favori), ce qui m’a donné envie de lire la série dans son ensemble pour mieux cerner les différents personnages 🙂 Après tout, les sagas familiales sont à la mode en ce moment ^^

  2. Pingback: Les Rougon-Macquart #6 : L’Assommoir | Coeur d'encre 595

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