Les Rougon-Macquart#1 : La Fortune des Rougon

Par défaut

Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Bientôt en partance pour 5 p’tits jours sur Paris, pas trop hâte de revoir sa grisaille, mais y aura plein de vieux potes et ça c’est cool :3 Peut-être que je passerai faire un hommage à Notre-Dame (moi je vote pour la reconstruction avec un toit végétal) !

Nouvelle chronique littéraire ! Ca faisait un petit moment que je voulais le faire, et ça y est, j’ai fait le premier pas : je vais lire la série phare de Zola, Les Rougon-Macquart, une série de 20 romans écrits entre 1870 et 1893. Emile Zola, en bon chef de file des naturaliste, a décidé d’écrire sa série comme une analyse, celle de l’hérédité des tares de la famille de Rougon-Macquart : choisissant le lieu, le milieu et l’époque, il regarde ses personnages évoluer au gré de l’histoire, des convictions et des intrigues. Un scientifique littéraire, s’il y en a un c’est bien lui ! Alors vous me direz sans doute « Mais pourquoi tu t’infliges ça ? » C’est sûr que maintenant, on ne découvre guère plus Zola qu’au collège ou au lycée, et pas forcément dans les meilleures conditions. Je m’étais décidée à faire une tentative personnelle au lycée en lisant Au Bonheur des Dames, pris totalement au hasard, et ça avait été une étonnamment bonne surprise ! Alors je me lance, et pour l’instant, le premier tome confirme ma première impression :3 Ce premier roman, La Fortune des Rougon, raconte les origines de tout ; il se déroule en 1851, au début du Second Empire français de Louis-Napoléon Bonaparte. Le cadre se situe dans la ville de Plassans qui correspond à Aix-en-Provence, où passe l’insurrection républicaine du Var après le coup d’Etat de Bonaparte à Paris.

Résumé : Voici le premier roman, celui des origines de la famille des Rougon-Macquart. Le roman de la branche originelle. Tout commence avec Adélaïde Fouque née en 1768, une femme que tout le monde dit folle, et dont la langueur est le principal trait de caractère. C’est aussi une héritière, et toute la ville de Plassans s’interroge sur son curieux mariage avec le paysan Rougon. Un fils naît, Pierre, qui hérite du pragmatisme paternel. Rougon meurt, et tout la ville s’indigne cette fois en voyant Adélaïde s’amouracher avec un contrebandier, Macquart, et vivre en concubinage avec lui. Deux autres enfants viennent au monde, Antoine et Ursule, les héritiers de l’étrangeté de leurs parents. Les trois enfants d’Adélaïde grandiront dévorés par le feu de l’ambition, et tous leurs espoirs seront placés dans l’insurrection paysanne qui secoue Plassans au lendemain du coup d’état de Louis-Napoléon Bonaparte. Au milieu des révoltés, deux adultes encore enfants, Sylvère et Miette, se laissent emporter par le feu des passions.

Mon avis : 

Je ne sais pas trop d’où vient le tableau de ma couverture, à tout hasard je dirais Van Gogh, on dirait ses coups de pinceau ! Je dois dire que j’adore son style, unique et qui donne l’impression que toute la toile est parcourue de vagues écumantes de couleurs. Par contre, le sujet du tableau me déconcerte un peu, je voyais plus un tableau qui représenterait soit l’insurrection, soit une ville ou un salon bien bourgeois. Mais bon, l’édition Flammarion n’est pas plus mal, au moins il y a quelques notes explicatives qui ne sont pas de trop pour comprendre quelques aspects de l’histoire : Zola a voulu ancrer son roman dans l’Histoire, et ce serait dommage de rater un aspect du récit ou de ne pas comprendre un passage faute d’une bonne information : à moins d’aller en classe préparatoire (et encore, j’avais horreur de l’histoire contemporaine), on n’apprend plus cette Histoire de France au lycée, encore moins au collège !

Alors qui dit roman « classique » dit souvent, voire presque tout le temps, descriptions à rallonge. Mon grand souvenir, c’est Proust, ou plutôt ma soeur qui me raconte Proust et à quel point il lui donnait envie de se cogner la tête aux murs ^^’ Mais je testerais quand même Proust, parce qu’une excellente amie à moi, une vraie perle, est une fan incurable de Proust et a déjà lu toute son oeuvre deux fois. Comme quoi, tout est possible ! Pour en revenir à nos moutons, oui, il y a de longues descriptions dans le roman de Zola, mais très sincèrement, ça ne m’a pas gênée ni ennuyée, ça m’a même reposée. Oui, c’est le mot, reposée ! C’était agréable de prendre du temps pour poser un cadre, pour s’y habituer, et ressentir l’atmosphère que Zola a voulu y mettre. Sans vouloir se presser ni décortiquer le roman, juste en se laissant porter par les mots, le livre est agréable, et même prenant : puisque je me suis forcée à éviter de chercher tout résumé, je ne connaissais pas du tout l’histoire, et je pouvais vraiment découvrir !

Sachant que la série raconte l’histoire d’une famille, j’ai pris des petites précautions, et en même temps que je lisais, j’ai commencé à faire l’arbre généalogique. Oui, je me suis vraiment investie ^^ Dans ce premier roman, on découvre les trois branches issues des trois enfants d’Adélaïde : Pierre et les Rougon, Antoine et les Macquart, et Ursule et les Mouret. On se concentre surtout sur les premiers comme l’indique le titre du livre, on découvre vite fait le début de la seconde branche, et pour ce qui est des Mouret, il sont très rapidement mentionnés. Ceci dit, je prévois que mon arbre généalogique va avoir besoin d’un peu plus qu’une feuille A4 ^^’ Alors ne vous inquiétez pas, on ne s’emmêle pas trop les pinceaux entre les différents personnages une fois qu’on a retenu leurs caractéristiques, et ils ne sont pas trop difficiles à situer dans l’action. Je me suis surtout attachée à Miette et Sylvère, essentiellement parce que c’étaient les seuls qui avaient un minimum d’humanité. Mais ça a quelque chose de fascinant de suivre la progression des autres, même s’ils n’ont pas grand chose de sympathique a priori : un peu de machiavélisme ne fait pas de mal 😛

Je ne veux pas vous en dire trop, je pense que l’ignorance est essentielle quelque part pour lire l’oeuvre et se donner le temps de l’apprécier 🙂 N’hésitez pas à vous lancer, le livre n’est pas gros et c’est agréable de pouvoir lire sans l’encadrement rigide de l’éducation scolaire. Bonne lecture bande de garnements !

"

  1. Lu la série il y a un certain nombre d’années, et ç’a été une révélation (moi qui ne lisait que de la SF ! ou du Fantastique). J’avais trouvé ça géant. Après, j’ai « découvert » Balzac, et je l’ai trouvé encore plus géant que Zola. En ce moment, je suis dans Victor Hugo ; bref, que des grands bonhommes, et quelles plumes ! Régale-toi pour commencer avec Les Rougon, c’est une belle découverte !

    • Merci beaucoup pour ton commentaire 🙂 J’ai bien aimé Eugenie Grandet de Balzac, maic La peau de chagrin m’a un peu fâchée avec l’auteur ^^’ Je vais peut etre tenter Proust après Zola, j’ai une amie qui a lu toute son oeuvre 3 fois et ne jure que par elle !

      • Houlà, Proust / Zola, c’est le grand écart ! Ça va te faire tout drôle, les styles sont tellement différents.
        La Peau de chagrin est une œuvre à part je trouve, et moi aussi j’ai eu du mal avec, mais à côté de ça, j’ai aimé plein d’autres titres de la Comédie humaine (que je n’ai pas lue dans son entier, mais suffisamment pour placer son auteur au pinacle de la littérature française).

      • J’ai des goûts très éclectiques, ça devrait le faire 😀 Et du coup je vais peut-être accorder une seconde chance à Balzac sur tes conseils ^^

  2. Pingback: Les Rougon-Macquart #6 : Son Excellence Eugène Rougon | Coeur d'encre 595

  3. Pingback: Les Rougon-Macquart #6 : L’Assommoir | Coeur d'encre 595

  4. Pingback: Les Rougon-Macquart #7 : Une page d’amour | Coeur d'encre 595

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s