Le jour où l’humanité a niqué la fantasy

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Sachez (joie et chocolat) que j’approche doucement de la fin de mon premier tome bien rédigé et tout et tout, j’ai hâte de me mettre aux illustrations et au tome 2 ❤

Amis de la fantasy et du n’importe nawak, cette nouvelle chronique littéraire vous est spécialement dédiée ! Rien que le titre met la puce à l’oreille : Le jour où l’humanité a niqué la fantasy, de Karim Berrouka. L’auteur n’en est pas à son premier roman (j’ai très hâte de pouvoir lire ses autres écrits), et avant de prendre la plume romanesque, il a été chanteur et parolier d’un groupe punk… ce qui explique pas mal de choses 😀 Oubliez tout ce que vous savez sur la fantasy et préparez-vous à un sacré chambardement !

Résumé : Au départ il y a un lutin d’un bon mètre quatre-vingt qui hurle « Vous avez niqué la fantasy ! » alors qu’il retient en otage plusieurs personnes dans une bibliothèque.
Et puis il y a le coup d’un soir d’Olga qui se met à déconner et à foutre le feu à son appartement avec son sexe avant de prendre un gros coup, du genre définitif, sur la tête.
Et il y a aussi les trois punks Jex, Skrook et Pils qui doivent jouer au Festival du Gouffre tandis qu’il se passe de drôles de trucs dans la forêt d’à côté, avec des fées monstrueuses et un trou béant dans la terre.

Mon avis :

Que ce soit la couverture ou le titre, les deux attirent l’oeil. Je vais vous dire, avant de lire le résumé, je me demandais même si ce n’était pas un essai sur la fantasy… mais avec un titre pareil, ça aurait pu être un traité sur la plantation des aubergines que je l’aurais quand même pris, rien que pour la blague XD Dans les faits, c’est un roman qui appartient au genre de l’urban fantasy : des créatures surnaturelles qui vivent à l’époque contemporaine ; on est au croisement avec le fantastique puisque ces créatures peuvent très bien faire irruption sans que les humains n’aient eu connaissance de leur existence auparavant, ce qui sera le cas ici.

L’histoire va nous faire suivre trois trames : la première, qui se déroule quelques années avant les autres (et vaut mieux le garder à l’esprit, ça aidera pour comprendre la suite), nous raconte l’histoire de trois punks qui se rendent à un festival de musique. Jex, Skrook et Pils sont cependant loin de se douter du merdier dans lequel ils s’embarquent lorsqu’ils s’aventurent dans la forêt qui borde le festival. Forêt interdite, certes, mais allez interdire quelque chose à un punk ! Or, c’est de là que tout va partir, plus précisément d’un grand trou qui relie le monde de la fantasy au nôtre.
Retour à notre époque pour les deux autres trames narratives, sans punk cette fois. D’un côté, Olga qui n’a rien demandé à personne mais se retrouve quand même à découvrir que son coup d’un soir est un lutin, qu’il peut faire du feu avec son engin et qu’il a décidé entre autres de cramer son appart. De l’autre côté, un autre lutin qui prend en otage toute une bibliothèque et transforme les gens en gélatine bleue ; son exigence est que l’on arrête de faire n’importe quoi avec la fantasy. Ah oui, et y a un saint de 10 ans amnésique qui héberge un démon dans son corps et crèche dans le désert.

Si avec ça vous ne vous posez pas de questions, à commencer par ce que l’auteur a pris pour imaginer son histoire, je ne peux plus rien pour vous XD Nos créatures de fantasy (fées, lutins, djinns, ondines, que sais-je encore) sont en effet très remontées contre les humains et pour plusieurs raisons. La principale est qu’ils ont « niqué la fantasy », à savoir qu’ils ont raconté n’importe quoi. Des lutins minuscules ? Des fées mignonnes ? Des licornes qui ressemblent à des chevaux ? Et puis quoi encore ? Bref, les humains ont répandu d’odieuses calomnies et il faut y mettre un terme. C’est le début d’un grand plan très élaboré et complètement déjanté pour redorer le blason de tout un genre… mais évidemment, tout plan a des imprévus et celui-ci tout particulièrement !

Drôle, bourrin, cynique, j’ai adoré cette lecture et je me suis bien marrée ^^ Les personnages sont en totale roue libre, cherchant plus à sauver leurs miches et éventuellement à s’éclater plutôt qu’à résoudre les grands mystères de l’univers. Pas de questions existentielles, l’improvisation il n’y a que ça de vrai 😀 C’est particulièrement vrai du trio de punk : ce n’est pas forcément de l’attachement, mais c’est impossible de ne pas les aimer ^^ Olga aussi a ce côté un peu rentre-dedans que j’aime beaucoup, mais c’est surtout le duo du saint et du démon qui a attiré mon attention au début.
Le côté décalé avec la fantasy « traditionnelle » est génial, et la plume aussi est complètement déjantée, de quoi offrir une expérience de lecture dont on se souvient longtemps et qui ne ressemble à aucune autre. Si vous voulez en découvrir un bout, cliquez sur ce lien où vous trouverez les premières lignes ^^ C’est aussi un roman à clés avec de nombreuses références ; malheureusement, je suis loin de toutes les avoir, mais ça ne m’a pas empêchée d’apprécier ce que je lisais 🙂 La conclusion nous aide à redonner un sens à tout ça, et on la sent pleine de tendresse pour tous ces personnages qui aiment mettre le dawa partout où ils vont !

Un roman à découvrir, pas forcément facile d’accès car très particulier, mais je vous garantis que vous n’en trouverez pas deux comme lui !

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