Le sacrifice des dames

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Alors malheureusement je dois vous prévenir que je ne pourrai pas vous présenter de nouveau dessin de tarot samedi prochain, on est en train de voir avec Punky s’il peut mettre un de ses articles à la place. Le problème, c’est que je n’ai trouvé ni le temps ni les idées pour dessiner, c’est rageant >< Promis, je serai au rendez-vous pour janvier 🙂

Nouvelle chronique littéraire ! Encore un roman historique que m’a offert ma p’tite Maman (devinez quel est son genre préféré ?), et une lecture à laquelle je ne m’attendais pas du tout ! Voici Le Sacrifice des dames de Jean-Michel Delacomptée, publié en 2017. Le cadre de l’oeuvre est le début du XVIème siècle, alors que les Ottomans s’apprêtent à envahir la Hongrie. A votre avis, que va nous raconter le livre ? 😉 Ayant oublié le résumé et ne l’ayant pas relu avant de commencer le roman, j’étais très loin de me douter de l’histoire, et ça a été une excellente surprise ^^

Résumé : En ce début du XVIe siècle, les Ottomans menacent la Hongrie. Le comte Gabor, joueur d’échecs incomparable, gouverne le comitat fictif de Paks. Sa fille Judit, joueuse hors du commun elle aussi, se désespère de l’apathie de son père face au péril turc. Elle voudrait prendre sa place au plus vite. Sa mère, la comtesse Livia, cupide et avide de pouvoir, nourrit la même ambition. Toutes deux se haïssent. Pour parvenir à ses fins et sauver son pays, Judit trame un projet machiavélique. Elle le mènera jusqu’au bout, sans peur et sans pitié. Alors naît sa légende.
Dans ce roman à l’atmosphère puissamment baroque, à mi-chemin entre l’histoire et l’imaginaire, Jean-Michel Delacomptée fait surgir une héroïne exceptionnelle dont l’idéal de résistance demeure intemporel.

Mon avis :

La couverture me plaît beaucoup : la jeune femme cadre tout à fait avec l’idée que je me fais de Judit, une femme intelligente et en même temps sûre d’elle et de son pouvoir. Elle a les yeux fins, comme si elle réfléchissait intensément à sa prochaine ruse, ou son prochain coup sur l’échiquier. L’oeuvre reproduite s’intitule Portrait de femme, et elle a été peinte par le peintre Lucas Cranach l’Ancien en 1526 : l’époque correspond parfaitement ! J’aime quand les éditeurs ont le sens du détail :3

L’écriture de Jean-Michel Delacomptée m’a énormément plue, et plus encore le personnage de Judit. L’histoire est croustillante, entre intrigues politiques, coups d’échecs et scènes qui frappent l’imagination. Âmes sensibles s’abstenir, car l’oeuvre a un côté sanglant et cruel : ceci dit c’est un des points que j’ai beaucoup aimé 😀 Moi qui m’attendait à un récit de type « féminin », avec une femme forte et un soin particulier accordé aux émotions et aux sentiments des personnages qui recherchent leur émancipation, j’ai trouvé bien mieux ! Une héroïne rusée et impitoyable, fière, avec une foi profonde en son pays et qui s’affirme tant par son intelligence que par son habileté politique ❤ Croustillant vous dis-je ! Le récit a beau être totalement fictif, on se sent plongé dans l’époque de la Hongrie du XVIème siècle et c’est un vrai bonheur. Il y a notamment plusieurs références à des textes fondateurs de la science politique, comme Le Prince de Machiavel.

Pas besoin de s’y connaître au jeu d’échecs pour suivre l’intrigue, et c’est tant mieux. Le jeu va certes jouer un grand rôle, mais l’auteur a su trouver le moyen de nous faire vibrer sans passer par le détail des différents coups. Un effort est fait au point culminant de l’intrigue, où on nous met deux fois l’image d’un échiquier à différents moments du jeu, mais je me demande du coup pourquoi n’avoir pas reproduit l’image pour chaque coup, pour permettre de mieux suivre la partie ; après, je pense que l’idéal est de reprendre le passage avec un échiquier sous la main 😀 C’est vraiment passionnant de suivre les recherches de Judit pour trouver un adversaire à sa mesure, et subrepticement poser les jalons de son plan. Car jusqu’à la dernière minute, on est sur des charbons ardents et on ne se doute pas du retournement de situation qui aura lieu 😛

Les personnages contribuent beaucoup à vous attacher au livre : il y a tout d’abord Judit ! Elle a une intelligence et une assurance hors du commun, et surtout elle est poussée par un amour profond pour son pays. Dès lors, elle ne reculera devant rien pour reprendre les rênes du comitat des mains de son père, et prendre sa place pour assurer la défense contre les Turcs. Elle est loin d’être sans coeur cependant, et son affection pour son père et Kosma est touchante. Et même si ça n’a duré qu’un court moment, j’ai adoré sa complicité avec son cousin Konstantin ^^ La comparaison entre Judit et son père la rend encore plus éclatante et implacable ; Gabor est certes faible, mais il a été un esprit brillant en son temps. Pacifique convaincu, il a fort à faire avec sa fille, dont il ne peut s’empêcher d’être fier, et sa femme qui est une véritable virago. Cruelle et égoïste, Livia n’aime pas son mari et hait farouchement sa fille qui menace de s’emparer du comitat à sa place.

Bref ! Je ne veux pas trop vous en dire, mais ce roman a été une excellente surprise et je vous le recommande absolument ! Facile et rapide à lire, il vous transporte comme de rien dans une lutte sans merci pour le pouvoir, la beauté du jeu et la postérité :3

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