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Les Rivières Pourpres

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Nouveau boulot pour bibi, enfin dans ce que j’aime 😁 Beaucoup de responsabilités aussi, j’avoue que j’angoisse pas mal pour ça parce que j’ai peur de pas savoir assumer et manager, mais je suis encore en apprentissage pour l’instant. L’équipe est super sympa et je ne vois pas les heures défiler 😍

Nouvelle chronique littéraire ! Jean-Christophe Grangé est un auteur français que l’on connaît au moins de nom : il a de nombreux romans policiers et thrillers à son actif, et surtout il est un des rares auteurs français du genre à être apprécié aux USA. L’un de ses titres les plus connus est Les Rivières Pourpres, sorti en 1998 et adapté au cinéma en 2000. Bien que n’ayant jamais vu le film, je savais qu’il était très apprécié, donc quand je suis tombée sur le roman, j’ai eu envie de me lancer 🙂

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Ma femme continue à parler dans son sommeil…

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Hello tout le monde, on se retrouve pour une nouvelle traduction de creepypasta ! J’espère qu’elle vous plaira, moi elle m’a donné des frissons ! Comme toujours, je l’ai découverte sur la chaîne de Madame Macabre, que je vous conseille vivement si vous vous débrouillez un peu en anglais 🙂 Il s’agit d’une oeuvre de Christopher Maxim, que vous pouvez également lire dans sa version origine : My Wife Won’t Stop Sleep Talking, publiée en 2020 ! L’auteur a écrit plein d’autres histoires, qui tendent moins vers l’horreur que vers l’étrange et le surnaturel. Si ça vous intéresse et que l’anglais ne vous rebute pas, je vous encourage à découvrir ses livres et ses histoires via ce lien, moi en tout cas j’ai bien envie de le soutenir :3

Bref, bonne lecture et faites de beaux rêves 😉

Ma femme et moi avons déménagé dans notre nouvel appartement il y a de cela quelque mois. Avant, nous vivions dans une grande maison, qui donnait sur un beau lac. Pour ma femme et durant les trois ans que nous y avons passé, c’était la maison de ses rêves. Nous ne voulions pas partir, mais c’était une étape nécessaire pour nous.

Vous voyez, Jessica et moi avions l’habitude de vivre dans le Sud. Tout allait bien, mais mon cabinet juridique a décidé sans avertissement de me donner une promotion. C’était inattendu, mais je n’aurais pas pu être plus reconnaissant. Malheureusement, ce travail impliquait un transfert dans une de nos filiales, en Nouvelle-Angleterre. Nous avons discuté longtemps et en détail sur le sujet, et finalement, Jess a accepté de déménager.

Il est important de savoir que le dollar n’a pas aussi bon cours dans le Nord que dans le Sud. C’est aussi plus dur de trouver un travail. C’est pourquoi nous avons dû revoir nos exigences de logement à la baisse. Jusqu’à ce que Jess trouve un autre emploi, nous allions devoir le supporter. Du mois, c’est ainsi qu’elle le concevait.

Les premières semaines, il y avait beaucoup de tensions. Jess était irritable. Notre ancienne maison lui manquait, tout comme nos amis, et un boulot stable. Elle n’avait rien à faire pendant son temps libre, aussi elle s’ennuyait à mourir. Ca a donné lieu à de nombreuses disputes. Pendant un moment, c’était comme si nous ne pourrions jamais nous installer.

Environ un mois après le déménagement, les choses ont commencé à s’améliorer. Jess avait trouvé un emploi à temps partiel en tant qu’éditrice au sein de la chaîne TV locale. Elle adorait ce travail et les relations avec ses collègues étaient au-delà de ses espérances. Je n’aurais pas pu être plus heureux pour elle, et tout sembla bien pendant un temps. Pas parfait, mais bien.

C’est à ce moment qu’elle a commencé à parler dans son sommeil. Je m’y attendais un peu, et honnêtement, j’étais surpris que cela n’ait pas commencé plus tôt. En fait, ma femme dort très mal quand il y a un bouleversement dans sa vie, en bien ou en mal. La même chose s’était produite quand nous nous étions mariés, quand nous avions déménagé dans notre premier maison, et quand elle avait fait une fausse couche (je reviendrai là-dessus plus tard). Jess savait qu’elle parlait dans son sommeil car je lui parlais de temps en temps. Je riais tous les matins en répétant les choses bizarres qu’elle avait dites pendant la nuit. Cela la mettait toujours mal à l’aise, elle semblait embarrassée par ça. C’est pourquoi, après la première nuit dans notre appartement où elle a parlé dans son sommeil, je n’ai rien dit.

Cela continua pendant quelques semaines. A ce moment, le job de Jess à la chaîne de TV se termina. Sans un travail pour concentrer son esprit, ses débordements nocturnes empirèrent. Elle commença à crier à plusieurs reprises pendant la nuit, et je fus obligé de la calmer.

Une nuit, ses cris se tansformèrent en pleurs. Et alors qu’elle sanglotait, elle dit quelque chose que je ne pourrais jamais oublier :
« Je voudrais que tu sois mort. »
Je savais que ma femme était endormie, mais comme j’étais à ses côtés, essayant de la calmer du mieux que je pouvais, j’eus besoin de demander :
« Tu voudrais que qui soit mort, ma chérie ? »
A ma grande surprise, elle répondit :
« Toi. »
Cela m’a pris au dépourvu. C’était une chose étrange de vouloir la mort de son mari, encore plus en plein sommeil.
« Pourquoi ? », demandai-je.
« Tu es en train de ruiner ma vie. »
Ces quelques mots firent très mal. Qu’ils soient voulus ou qu’ils soient le résultat de sa fatigue, c’était le genre de mots qui demandaient un minimum de réflexion. Je me demandais pendant un moment si j’était vraiment en train de ruiner sa vie. Ou en tout cas, si j’étais à blâmer pour ses terreurs nocturnes.

Ma femme resta silencieuse pour le reste de la nuit. Je le savais, car j’étais resté éveillé. L’inquiétude et la contemplation m’empêchèrent de dormir. Je ne croyais pas une seule seconde que ma femme veuille vraiment ma mort, mais ses éclats nocturnes n’étaient pas à négliger. Entre les cris et le dialogue morbide, c’était pire que tous les précédents épisodes.

Le matin, je fus à deux doigts de lui dire ce qui s’était passé, mais je continuais à imaginer comment elle réagirait et ce qu’elle dirait. C’était trop. Je ne voulais pas lui infliger plus de choses que je ne l’avais déjà fait, surtout juste après qu’elle ait perdu son emploi. Je ne voulais pas non plus d’une autre dispute. Je gardai mes lèvres closes.

La nuit suivante, pas de cris. C’était un soulagement, mais de courte durée. Soudain, alors que j’allais fermer les yeux et m’endormir pour de bon, elle recommença à parler dans son sommeil.
« Quelque fois, je réfléchis à comment je m’y prendrais… »
J’attribuai la phrase à un rêve à moitié éveillé, mais elle continua.
« Quand tu t’endormirais, je me lèverais et j’irais dans la cuisine… »
Je ne savais pas de quoi elle parlait, mais alors qu’elle continuait, je réalisai. Certains mots étaient à peine articulés, mais d’après les morceaux audibles, je pouvais me faire une assez bonne idée de ce qu’elle décrivait.
« … ouvrir et dedans… prendre le couteau… encore et encore… du sang coulerait du lit… peux pas ruiner ma vie plus longtemps… »

Ma femme était en train de décrire son plan pour me tuer. Aussi dérangeant que ce soit, je ne pus m’empêcher de rire dans ma tête. C’était juste un rêve après tout, rien de plus. Je ne pouvais pas prétendre que je n’avais rien fait de bizarre dans mes propres rêves, des choses que je n’aurais jamais fait dans la vraie vie. Jess était en colère après moi au sujet du déménagement, et elle évacuait sa frustration dans son sommeil. En tout cas, c’était ce que je me disais.

Elle continua à parler dans son sommeil pendant quelques semaines. J’espérais que ces moments de libération lui ferait du bien, mais sans diplôme de psychologie, je ne pouvais pas en être sûr. Tout ce que je pouvais faire était écouter son marmonnement parlant de me tuer chaque nuit, et attendre que les choses se calment d’elles-mêmes. Sa dernière crise la plus longue avait duré un mois, alors je me dis que c’était bientôt fini.

Un mois passa, puis deux. Jess n’en finissait pas. Chaque nuit, c’était la même chose. Soit des balbutiements incohérents, soit des murmures sur la façon dont elle aimerait me blesser. Ca devenait une habitude, mais une nuit, tout changea. Alors que ma femme dormait, elle murmura quelques mots qui me déchirèrent le coeur.
« J’ai perdu mon bébé à cause de toi. »
Mes émotions firent un looping complet et laissèrent un mélange amer dans le fond de mon estomac. Cette fois, je devais savoir ce que ça signifiait.
« Qu’est-ce que tu veux dire, chérie ? »
Il y eut un petit silence, puis, enfin, Jess répondit. Il y avait des grognements mélangés au reste, mais elle parvint à se faire comprendre.
« … tu m’as fait vouloir des enfants… tu as mis la vie en moi… maintenant je suis toute seule… »
Le coup était terrible et quelques larmes roulèrent sur mes joues. C’était mon idée d’avoir un bébé. Jess n’avais jamais voulu d’enfants, mais elle s’était mise à en vouloir pour moi. C’est pourquoi, après la fausse couche, j’étais surpris de la voir complètement dévastée. Je ne soupçonnais pas combien elle avait autant changé d’avis sur le fait d’avoir un bébé.

Mes larmes furent interrompues par de nouvelles paroles, encore pires.
« Je te tuerai. Je le jure. »
Ce fut la dernière chose qu’elle prononça de toute la nuit.

Cela fait environ une semaine que ma femme a fait cette promesse. Aussi perturbante que soit cette menace, j’aurais pu facilement la mettre avec tout le reste, et dire que c’était le produit du stress, qu’il n’y avait pas de quoi s’inquiéter. Malheureusement, je ne peux pas arrêter de m’inquiéter. Jess me fait froid dans le dos. Je fais maintenant de courtes siestes et je ne dors que d’une oreille, tout ça à cause d’une chose…

Maintenant, elle marche en dormant.