Solomon Kane

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Bien le bonsoir bande de gens ! J’ai pris une petite pause pour les fêtes, j’espère que vous en avez passées de super :3 Sans surprise, j’ai eu pas mal de livres à Noël 😀

Nouvelle chronique littéraire :3 Vous connaissez ma passion pour les éditions spéciales 10 euros intégrales de Bragelonne. Cette fois-ci, je suis tombée sur celle des aventures de Solomon Kane, un personnage créé par Robert E. Howard, apparu pour la première fois en 1928, donc ça remonte ! Si le nom de l’auteur vous dit quelque chose, il est aussi à l’origine du personnage de Conan le Barbare, un héros déjà plus connu même si on ne l’a jamais lu. Avec Tolkien et Lovecraft, Howard est considéré comme l’un des pères de la littérature fantastique moderne. Avouez que ça en impose ^^ Le nom de son personnage fait directement référence à la sagesse du Roi Salomon et à la malédiction de Caïn, coupable d’avoir tué son frère Abel et chassé de l’Eden par Dieu. L’intégrale rassemble les récits des aventures de Solomon Kane, qui sont surtout des nouvelles, et parfois des poèmes, avec en annexe des récits laissés inachevés par l’auteur. Un film a été fait en 2009, pas très bien noté, mais comme il est souvent comparé à Van Helsing, je pense que sans être brillant, il fait le taf 🙂

Résumé : Aventurier errant et vagabond sur la Terre, Solomon Kane traque et tue impitoyablement ses ennemis dans un monde élisabéthain pris de folie : brigands et pirates, certes, mais aussi vampires et mort-vivants. Instrument de Dieu ou puritain fou habité par des forces qui le dépassent, qui est Solomon Kane ? L’une des créations les plus originales de Robert E. Howard.

Mon avis : 

Commençons par le commencement, la couverture est assez classe : la couleur parcheminée, la mine patibulaire du personnage, rendu encore plus imposant par la cape et le chapeau, entre la Bible, la crosse du pistolet et la rapière à la main, on a un personnage qui malgré son apparence de fanatique dégage un caractère plus complexe. Effectivement, Solomon Kane est un puritain, un fanatique guidé par le respect du bien et de la juste vengeance, mais sans être un bourreau moralisateur : il fait en effet preuve de compassion, voire même d’un ton paternaliste et protecteur. Il évolue dans un univers clairement manichéen, avec une distinction très nette entre le Mal incarné par des créatures diaboliques, et le Bien incarné par les gens qu’il place sous sa protection.

— Raconte-moi.
Sa voix était douce, apaisante, comme s’il s’adressait à une très jeune enfant.
— Le Loup, haleta-t-elle d’une voix qui faiblissait à chaque instant. Lui et ses hommes… ont attaqué notre village… à un mile d’ici, dans la vallée… Ils ont pillé… tué… incendié…
— C’était donc cela, la fumée que j’ai sentie, murmura l’homme. Continue, mon enfant.
— J’ai couru. Il… le Loup… m’a poursuivie… et… m’a rattrapée.
Les mots moururent sur ses lèvres en un silence terrifiant.
— Je comprends, mon enfant. Et après…?
— Ensuite… il… il m’a… poignardée… avec sa dague… Ô saints du paradis !… Ayez pitié…
Soudain la forme frêle se détendit. L’homme posa délicatement la jeune fille à terre et lui toucha légèrement le front.
— Morte! murmura-t-il.
Il se releva lentement, essuyant machinalement ses mains sur sa cape. Un pli sinistre vint barrer son front déjà grave. Pourtant, il ne proféra aucune imprécation sauvage, ne fit aucun serment au nom des saints ou des démons.
— Des hommes mourront pour ceci, dit-il froidement.

L’auteur a tendance à en faire des caisses sur le caractère implacable et la perfection au combat de son personnage, c’est encore plus répétitif que les récits sont des nouvelles, et donc comportent une nécessaire présentation au début à chaque fois. Ca peut être lourd, mais en même temps… tellement badass 😀 Et cette perfection du personnage anti-héros se compense par des aventures passionnantes et très inventives, dont beaucoup se déroulent dans l’Afrique profonde, qui devient le berceau de tous les mythes et monstres anciens qui ont pu être transmis par la mémoire humaine. Donc peut-être quelques longueurs, une tendance au manichéisme, des personnages clichés (surtout celui de la jeune vierge/amoureuse éplorée), mais un personnage central assez intéressant, et un univers qui aurait mérité un roman à lui tout seul, malheureusement l’auteur est mort jeune :/

Un bouquin assez sympa, et j’aimerais bien lire les adaptations de comics qui ont été faites, suivant le dessin ça doit être pas mal ^^

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