Archives de Tag: épouvante

Une douzaine de choses à ne pas oublier à la foire

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous fêtez Halloween dignement ! J’écris cet article en avance, alors j’espère que ce sera mon cas également, je rêve d’un Halloween en costume avec les potes, avec des histoires effrayantes à raconter, une orgie de bonbons et de chocolat chaud, des films d’épouvante et un concours de costume avec un trophée-squelette, que je gagnerai bien sûr 😀 Oui, je suis une gamine et j’en suis fière, prenez-en de la graine les vieux ronchons !

Halloween est la seule fête pour laquelle je tiens à faire une publication thématique, et ici, la solution était toute trouvée 😀 C’est pourquoi, après Candle Cove et Distorted Signals, je vous propose une nouvelle traduction de creepypasta aujourd’hui, j’espère qu’elle vous plaira :3 Elle s’intitule A Dozen Things to Remember at the Carnival, et a été écrite sur Reddit par lukkynumber en 2017 !

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Petits contes noirs

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! J’expérimente depuis deux semaines une nouvelle méthode pour réussir à me lever tôt : placer le portable loin du lit ! Au moins ça marche, je suis forcée de me lever. Par contre, il faut vraiment un effort de volonté pour ne pas retourner se coucher aussi sec : rien que le fait de se rasseoir sur le lit est risqué XD La phase « dans le pâté » dure aussi un peu plus longtemps, mais au moins, je peux désormais profiter de trois heures rien qu’à moi le matin avant d’aller au boulot :3 (oui, je déteste à ce point être à la bourre le matin).

Nouvelle chronique littéraire ! Si vous me suivez depuis suffisamment longtemps, vous savez que je voue un amour tout particulier aux histoires d’épouvante, les fantômes flippants, les légendes sombres et les maisons hantées. C’est donc avec enthousiasme et curiosité que j’ai emprunté ce recueil de nouvelles à la bibliothèque : publié en 2006 par Antonia Susan Byatt, il s’intitule Petits contes noirs. Je ne connaissais pas du tout l’auteure, mais d’après Babelio, elle a plus de vingt livres à son actif et une oeuvre saluée par la critique, notamment un roman qui a pour titre Possession. Pour elle, l’imaginaire est moins une porte pour s’évader qu’une alternative à la réalité : ses romans sont donc en partie réalistes avec une touche d’imaginaire un peu plus expérimentale. 

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The Haunting of Bly Manor

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Toujours en recherche d’emplois et en révisions, j’ai vraiment hâte que le concours soit passé pour pouvoir souffler un peu et faire ce qui me chante de mon temps libre. Je commence à retomber dans la spirale de la prépa où je culpabilise dès que je fais quelque chose qui n’est pas prévu au planning… Je me demande comment on recrute les bibliothécaires dans les autres pays, quelqu’un sait ?

Nouvelle chronique, et cette fois-ci il va s’agir d’une série ! Plus exactement la deuxième saison d’une série Netflix, The Haunting. Basée sur le même modèle que American Horror Story, le principe de chaque saison est de proposer un nouvelle histoire de maison hantée, avec parfois des acteurs qui reviennent d’une saison à l’autre, mais dans la peau d’un autre personnage. La première saison, The Haunting of Hill House, est sans problème dans mon top 3 de mes séries préférées, foncez la voir si ce n’est pas encore fait ❤ J’avais donc extrêmement hâte de découvrir la saison 2, The Haunting of Bly Manor, réalisée par Mike Flanagan et librement adaptée d’une nouvelle de 1898, Le Tour d’Ecrou de Henry James. Je vous laisse avec la bande-annonce 😉 Lire la suite

Simetierre

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Dernier jour de mon stage aujourd’hui, va y avoir le p’tit bilan et ensuite je serai libre ! Liiiibre ! … Libre de commencer à travailler pour mon mémoire de seconde année. Vacances ? Kézaco ? 😥

Nouvelle chronique littéraire m’sieurs dames, et je vous propose pour cette fois-ci de retourner à un bon vieil auteur de l’horreur, on le connaît tant et plus qu’on ne le présente plus, à tel point que son nom est trois fois plus gros que le titre sur la couverture de ses livres, je veux bien entendu parler de Stephen King ! Je me suis constitué un petit stock d’occasion de ses livres, et j’en lis un de temps en temps ^^ Celui qui est à l’honneur aujourd’hui est Simetierre, vu que le film est sorti récemment 🙂 Un premier film avait été fait en 1989, ainsi qu’une mauvaise suite en 1992, et j’ai cru comprendre en voyant la bande-annonce du film de 2019 qu’ils ont un poil modifié l’histoire, est-ce bien ou mal on ne le saura que si on a vu le film : d’ailleurs n’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé, parce que moi ça me botte bien d’aller le voir et de profiter de quelques frissons par 35°C à l’ombre ^^’ Je vous mets ci-dessous les deux bande-annonces et vous choisirez le film que vous irez voir, après avoir lu le livre bien sûr 😛 Le livre quant à lui date de 1983, et a été salué bien bas par la critique. Enjoie ^^

Résumé : Louis Creed, un jeune médecin de Chicago, vient s’installer avec sa famille à Ludlow, petite bourgade du Maine. Leur voisin, le vieux Jud Grandall les emmène visiter le pittoresque « simetierre » où des générations d’enfants ont enterré leurs animaux familiers. Mais au-delà de ce « simetierre », tout au fond de la forêt, se trouvent les terres sacrées des Indiens, lieu interdit qui séduit pourtant par ses monstrueuses promesses. Un drame atroce va bientôt déchirer l’existence des Creed, et l’on se retrouve happé dans un suspense cauchemardesque…

Mon avis : 

La couverture est… Bref. J’avoue que je ne suis pas fan de cette édition qui montre juste un mauvais montage de chat collé sur une image de cimetière digne des films d’épouvante des années 80. Bon d’accord, c’était justement l’époque du livre, mais ça n’excuse pas, même dans les années 80 ils savaient faire des couvertures effrayantes, pour moi c’est l’éditeur qui a été paresseux. J’en veux aussi pour preuve le style du titre qui tranche violemment avec tout le reste. C’est très bien d’avoir trouvé un bon auteur, mais faudrait pas trop non plus se reposer sur son nom au point de négliger tout le reste.

Le style de King est toujours aussi fluide, quoique parfois un peu long dans certaines descriptions, mais j’ai beaucoup aimé cette lecture malgré tout. On retrouve les éléments que l’auteur affectionne, particulièrement la dimension mystique qu’on voit dans quasiment tous ses romans, Rose Madder étant le meilleur exemple que je puisse donner dans ce cas, encore que ce ne soit pas mon préféré (Misery sans hésiter, un vrai chef d’oeuvre) ! Le récit est très bien mené, et comme souvent amène plusieurs réflexions sur la vie, la mort, et la frontière entre les deux, mais aussi sur la part de surnaturel qui existe en ce bas monde, et celle que les gens sont prêts à tolérer avant l’oubli ou la folie. On retrouve d’ailleurs une petite référence à Cujo (un autre excellent titre), ce qui nous montre une fois de plus que King aime faire des clins d’oeil à ses autres romans et à ses lecteurs 😛

L’histoire m’a beaucoup plue, même si elle met du temps à démarrer elle est rondement menée et vraiment prenante ! Un peu prévisible ceci dit, j’avoue que rien ne m’a vraiment surprise, si ce n’est la toute fin. Mais au diable le prévisible, puisque le frisson, l’angoisse qui vous prend aux tripes, tout ceci est bien là :3 Le sujet semble un peu « banal » puisque, prise dans sa globalité et en arrondissant les angles, elle ressemble beaucoup à une histoire de zombies. Mais c’est bien plus que cela, ce sont à la fois des zombies, des revenants, des psychopathes et des démons :3 Le rapport à la mort est énormément questionné ici, je l’ai déjà dit mais c’est vraiment une caractéristique importante. Le « simetierre » est un endroit impressionnant à imaginer, et je comprends qu’il puisse être un peu glauque, même si au départ j’y voyais quelque chose de bien innocent où les enfants venaient enterrer leurs animaux de compagnie ; mais c’est tout ce qu’il cache qui est encore plus intéressant, toutes les histoires qu’on raconte et sur lesquelles on ne saura jamais toute la vérité.

Ce qui fait toute la force des romans de Stephen King, bien plus que les histoires, c’est la psychologie des personnages, toujours très travaillée et jamais tout à fait banale ; ou peut-être tellement banale qu’elle révèle que même une personne « normale » recèle des tréfonds de ténèbres maléfiques. Louis Creed est un personnage plein de bon sens, mais ce même bon sens et sa raison vont être rudement mis à l’épreuve ; au départ, il passe presque pour un mari et un père horrible, mais le récit relativise très vite en montrant ses bons côtés qui font largement pencher la balance en sa faveur. J’ai personnellement beaucoup aimé son pragmatisme, sa colère, et son amitié avec Jud qui est vraiment touchante, de même que le couple Jud et Norma est adorable. Jud est un sacré personnage, l’image du grand-père à la voix grave et aux épaules larges, qui connaît toutes les légendes remontant à la nuit des temps, vient immédiatement à l’esprit 😀 Un personnage en revanche qui m’a un peu énervée, c’était Rachel. Alors oui, elle a toutes les raisons du monde. Mais être aussi peu objective en tant que mère, et se voiler à ce point la face quant au sujet de la mort, c’est une chose que je trouve stupide peu importe la raison. En même temps, avec le co***rd de père qu’elle a… J’avoue que ça explique pas mal de choses.

Bref, un excellent roman, qui ne sera peut-être pas mon préféré au sein de l’oeuvre de Stephen King, mais une très bonne lecture dans tous les cas ^^