Archives de Tag: robot

Terminus

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Weekend jacuzzi avec mon chéri ❤ On garde le chien d’amis partis en goguette (et qui en avaient bien besoin, le travail était en train de les bouffer), ce qui inclut garder la maison, le jardin et le bain chauffé avec des bubulles. Même si je dois avouer que je préfère sans les bubulles, paraît que ça en détend certains mais ça n’a pas le même effet sur moi ^^’ Et vous, vous avez déjà testé ? Oh et pendant qu’on y est : les massages, les vrais massages détentes des spa, vous avez testé ? Je veux absolument savoir si ça vaut le coup 😛 

Nouvelle chronique littéraire ! Je vous propose aujourd’hui un autre roman de science-fiction, trouvé dans la bibliothèque de ma ville ^^ Bon, j’ai déjà une PAL d’une hauteur navrante, mais que voulez-vous, je suis faible devant une étagère de livres inconnus. Cette fois il s’agit de Terminus, écrit par Tom Sweterlitsch et publié en France en 2019 ! L’auteur a déjà écrit un autre roman, Tomorrow and Tomorrow, qui est en cours d’adaptation cinématographique ; de même, Terminus a vu ses droits rachetés par la Fox qui a aussi réalisé le film Chappie (que je vous conseille vraiment) et Elysium. Donc un roman et une histoire qui ont peut-être encore quelques surprises pour nous 😀

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Carbone & Silicium

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! J’ai encore craqué sur un nouvel artbook XD Décidément, Ulule et tous les sites de financement participatif sont trop dangereux pour moi, trop de beaux projets et pas assez d’argent ! Je regrette aussi de ne pas avoir de librairie proche de chez moi ET ouvrant le lundi (ptet une idée pour en ouvrir une ceci dit…) : j’hésite entre la facilité en choisissant une grande enseigne, ou commander à une petite librairie indé pour soutenir, au risque d’avoir des frais de port trop gros à mon goût >< Mon copain me dit que je pourrai aussi freiner mes achats de livres, mais… ce qu’il dit n’a aucun sens 😛

Nouvelle chronique littéraire ! Une bande-dessinée qui a beaucoup fait parler d’elle, sortie en 2020 aux éditions Ankama : il s’agit de Carbone & Silicium, un one-shot écrit par Mathieu Bablet. Si le nom vous dit quelque chose, c’est un auteur de bande-dessinée qui fait surtout de la science-fiction et qui a déjà fait pas mal parler de lui avec un autre one-shot, Shangri-La. Je la voyais plusieurs fois passer dans les rayons de la librairie où je travaillais, mais j’ai pu finalement la lire quand elle est arrivée sous le sapin de Noël de mes parents 😛

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Green Mechanic

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Le dieu Internet est arrivé à l’appartement après un mois de 4G bancale sur nos téléphones, c’est Noël en avance ! Et quand je pense qu’ils veulent installer la 5G alors que certains endroits n’ont toujours aucun réseau de rien du tout… Bref, ça fait plaisir, car pour une raison mystique et introuvable l’opérateur ne reconnaissait même pas notre adresse, c’était assez fabuleux. Mon copain, geek dans l’âme, est aux anges et songe déjà à la douceur d’une connexion via la fibre. 

Nouvelle chronique bande de gens ! Ce dimanche, je vous propose un nouveau manga. Je l’avais vu à la bibliothèque où je travaillais l’année dernière, et puis finalement au festival de la BD d’Angoulême, j’ai craqué XD Voici Green Mechanic, un manga créé par Yami Shin (suisse, contrairement à ce qu’on pourrait penser ^^) qui a gagné un concours organisé par les éditions Ki-oon. Le premier tome est paru en 2017, et au moment où j’écris ces lignes, il y a 5 tomes. Un manga de science-fiction pour une fois 😀 Lire la suite

Fondation

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ? ^^ C’est effrayant à quel point on a encore un travail fou à la librairie. Bien sûr il y a les commandes internet qui battent tous les records, mais surtout il y a le click and collect. Avec le confinement, je ne m’attendais pas à ce qu’autant de gens viennent chercher leurs livres ! Ca se tassera peut-être au fur et a mesure, qui sait, ce serait mieux pour limiter les risques non ? Les gens aiment lire en tout cas, on ne peut pas dire le contraire !

Nouvelle chronique littéraire ! Je reviens sur un livre dont je vous avais déjà un peu parlé, ou plus exactement une série littéraire : Fondation de Isaac Asimov. Pour ceux qui ne connaissent pas le nom ou le personnage, en quelques mots : né en 1920, mort en 1992, il s’agit d’un écrivain américano-russe que l’on considère comme un des plus grands écrivains de science-fiction de tous les temps. On lui doit aussi plusieurs livres de vulgarisation scientifique. Son oeuvre la plus célèbre est justement la série Fondation, qui compte 7 tomes, mais une réédition récente de FolioSF condense les 5 derniers tomes en deux, et néglige les deux premiers qui sont finalement une sorte de préquels à l’oeuvre. Voilà pour la petite histoire ! Personnellement, j’ai découvert Asimov de manière détournée, avec l’adaptation en film I, Robot (avec Will Smith), librement inspirée de son Cycle des Robots. Comme mon frère, grand fan de SF, avait acheté Fondation, j’en ai profité ^^ Il a fallu un bon moment avant qu’il ne se rappelle qu’il devait me passer le tome 2, mais maintenant tout est lu 😀

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Un peu de poésie futuriste : Brave New World

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Bien le bonjour bande de circuits sanguins imprimés sur un squelette, dites-moi, êtes vous plutôt technophiles ou technophobes, comme ça, entre nous, là maintenant tout de suite ?

Nouveau samedi et nouvelle poésie, et comme la semaine dernière, j’ai envie de vous proposer de la poésie plus récente, pour prouver qu’aujourd’hui comme il y a plusieurs siècles, la poésie peut toujours être aussi émouvante, aussi dérangeante, en deux mots aussi belle. Et j’ai déniché une pépite qui parvient à mélanger science-fiction et poésie, de Jean-Pierre Villebramar, né en 1939. Sa production poétique est toute récente, elle ne date que de 2014, et compte actuellement 4 ou 5 recueils de poèmes, dont un qui est une réédition remaniée et illustrée. Le poème dont je vous parle est tiré du recueil Poèmes pour un autre temps, publié en 2016, et s’intitule « Brave New World ». Si la phrase vous parle, c’est normal, on la connaît beaucoup car elle est le titre original de la célèbre oeuvre dystopique d’Aldous Huxley, Le Meilleur des Mondes. Mais en réalité, c’est à Shakespeare qu’on doit cette parole dans sa pièce La Tempête ; Huxley l’a popularisé, et maintenant on la retrouve dans tout un tas de série, films, et surtout titres d’albums, notamment d’Iron Maiden ; personnellement, je la connais surtout dans le single This is War de 30 Seconds to Mars (que je vous conseille). Ne connaissant que le résumé de The Tempest et quelques bribes de l’histoire d’Aldous Huxley, j’aurais tout de même tendance à dire que le poème est surtout inspiré du roman de ce dernier. Je laisse juger ceux qui ont lu et ceux qui liront, place à « Brave New World » :

Dis-moi le Monde de demain

un monde où les robots aimeront d’amour,
pendant que murmure la ville de ses rues ensoleillées
de néons
de néants.

Les robots aimeront.
Et nous ?

Dis-moi
les amours de demain entre hommes et machines femelles,
les paradis artificiels pour oublier le Temps où l’Amour se faisait à deux.

Cependant murmure et resplendit la ville de ses rues ensoleillées
de ses néons.
De ses néants.

Dis-moi les levers matinaux quand le métro se réveille,
s’endorment les premiers voyageurs à la station de Clichy-sous-Bois
et la ville murmure encore,
murmure encore et resplendit de ses néons
de ses néants.

Quel monde me prépares-tu ce matin, quel monde, quels jours quelles nuits à venir
pour les amants d’un soir, les aventures sans retour
dis-moi

Brave New World !

Si demain aimerons encore et si la ville qui ce soir murmure
toujours resplendira de ses néons, de ses néants,
jour après jour.

Dis-moi, qui es-tu Brave New World, j’ai cherché dans google bilingue et j’ai su
l’ordinateur m’ayant répondu d’un sourire :

brave new world, le meilleur des mondes

cependant,
cependant, toutes les rues de ma ville murmurent et resplendissent de leurs néons
de leurs néants

Brave New World, Le Meilleur des Mondes

Le poème nous représente l’avènement d’un monde sans sentiment, régit par une instance robotique pour qui il s’agit du meilleur des monde, calculé avec les meilleures probabilités et les meilleures statistiques, où tout est à sa place. Et c’est là que je me demande si l’ordinateur sourit vraiment, ou s’il est ironique, à moins que ce ne soit le narrateur qui est ironique face à la machine. En fait, le sourire de l’ordinateur me fait vraiment penser à quelque chose de mécanique du type « Ne vous inquiétez pas, nous faisons ça pour votre bien ». La pire excuse du monde soit dit en passant. Dans Le Meilleur des Mondes d’Aldous Huxley, les humains ne naissent plus par l’accouplement d’un homme et d’une femme, toute allusion au sexe est taboue et les enfants viennent au monde par l’intermédiaire d’une machine ; d’où à mon avis l’allusion dans le poème au couple homme et machine. Le soleil semble resplendir sur une ville peuplée de robots, sans souffle vital, rien que des machines silencieuses qui murmurent ; quand vient la nuit, on n’entend et on ne voit que les néons qui bourdonnent. Le Temps et l’Amour sont devenues des notions obsolètes et vidées de sens, puisque les robots ne peuvent percevoir ni l’un ni l’autre ; mais sans le temps et l’amour, est-ce que l’homme lui-même ne deviendrait pas un robot ? Imaginons un instant que le poète se considère comme le dernier homme véritable sur Terre, car le reste du monde lui apparaît comme une vaste masse de robots. Je ne pense pas que ce soit un poème technophobe, mais je l’aime beaucoup pour cette vision qu’il propose, celle d’un monde privé de l’homme qui serait probablement, et ironiquement, le meilleur des mondes.

Bien que la phrase évoque quelque chose d’ironique, c’est aussi un symbole d’espoir, l’espoir de voir émerger un meilleur monde sur les ruines de l’ancien ravagé par la folie humaine sous toutes ses formes. De ce point de vue là, ça me fait beaucoup penser au film Nausicäa de Miyasaki, qui a également réalisé un manga en 7 tomes qui raconte la même histoire mais plus détaillée et plus complexe : je vous conseille les deux, ce sont de vrais chef d’oeuvres. L’image que je vous propose au-dessus est tirée de la plateforme DeviantArt, et a été réalisée par allthenightlong. Je trouve qu’elle colle bien au poème dans l’idée d’une construction sans vie, à la fois méchanique et organique, plongée dans le silence et les tons de gris. J’aime beaucoup aussi l’image suivante, mais je n’ai pas pu vous retrouver la source, qui je l’espère se nommera pour que je puisse lui dire à quel point j’aime beaucoup ce qu’elle a fait. Je l’associe au poème pour l’opposition homme (enfin ici femme) et ville, bien que le silence semble plutôt du côté de la femme ; elle a l’air mélancolique en regardant la frénésie de couleurs et de sons du dehors, comme rien de tout ça n’avait plus aucun sens. Tout resplendit comme dans le poème, tout a l’apparence de la chaleur et de la couleur, mais la vie, elle, est en train de se flétrir sur la table devant le seul personnage vivant de l’image, comme un amour sans lendemain.