Délius : Une chanson d’été

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Soirée anniversaire qui s’est transformée en marathon Just Dance hier soir avec les copains, on a carburé jusqu’aux petites heures ! Je vous dis pas les courbatures ce matin, mais nous ne regrettons rrrrien 🤣 On a bien dormi par contre u.u

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Nouvelle chronique littéraire ! Aujourd’hui un roman qui me faisait de l’oeil depuis très longtemps et qui m’est comme tombé dans les bras quand je l’ai vu à la bibliothèque…. bon d’accord, mes bras l’ont un peu aidé, mais ça compte quand même. Délius : Une chanson d’été de Sabrina Calvo a été réédité récemment, en 2019, mais en réalité sa première parution date de 1997. Ce premier roman l’a placée avec les premiers grands noms de la fantasy française, et même les premiers auteurs de steampunk puisque, sans forcément donner la part belle aux machines et autres automates, le livre saute à pieds joints dans l’univers merveilleux d’un XIXe siècle revisité. Pré-steampunk ou proto-steampunk donc ? Et en novembre 2020 pour notre plus grand bonheur, une suite est parue, intitulée La Nuit des Labyrinthes. J’ai hâte de pouvoir la lire :3 

Résumé : XIXe siècle. Bertrand Lacejambe est un célèbre botaniste dont la particularité est de manger des fleurs, une bizarrerie culinaire qui lui vaut de de changer de couleur de cheveux au rythme de ses humeurs. Accompagné de son fidèle ami Fenby, elficologue amateur, il va braver les dangers pour démasquer un tueur dont le rituel consiste à tapisser le ventre des cadavres avec des fleurs au parfum entêtant. Sur leur route, ils sont entraînés dans une bien curieuse mélodie, faite de fleurs inconnues, de thé vénéneux, d’enfants rêveurs, de forêts hantées, de lucioles, de cauchemars et de rires.
Une fantasy victorienne étourdissante pleine d’humour et de poésie et une enquête délirante, sur un ton souvent décalé. Sabrina Calvo est une autrice, dessinatrice et conceptrice de jeux vidéo transgenre, née à Marseille en 1974. Reconnue pour son sens très singulier du merveilleux et de l’absurde, femme-orchestre explorant une anarchie affectueuse emprunte de spiritualité, elle vit quelque part dans le monde fatal. Elle a reçu le Grand Prix de l’Imaginaire 2018 pour son roman Toxoplasma.

Mon avis : 

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Comment ne pas tomber amoureux de cette couverture ? Elle a l’air tellement poétique : en contrebas le Paris de la fin du XIXème siècle, et en haut de la couverture un nuage de fleurs comme si l’air devenait une tapisserie florale et parfumée. La silhouette de dos est très intrigante ! Avouez que ça donne envie : au lieu du fog londonien, une atmosphère remplie de fleurs… bon ça doit aussi être un cauchemar à cause du pollen ^^’ 

Sabrina Calvo a une écriture fabuleuse, j’ai tout de suite été sous le charme ! Quand on sait que c’était un premier roman, on peut dire qu’elle envoyait déjà du lourd :3 Il y a beaucoup de références littéraires, notamment à Sherlock Holmes (incontournable vous me direz, c’est un peu la base), mais aussi la poétesse P.D. Finn que je vous encourage à aller découvrir 🙂 Il y a évidemment des références historiques pour bien planter le décor et ça fait plaisir quand un auteur ou une autrice connaît son sujet ! Le roman mélange donc avec brio cadre historique, enquête policière et roman de fantasy. Il y a aussi une part d’absurde et de comique qui donne de la légèreté au tout, compensant ainsi avec l’horreur des cadavres semés de fleurs. C’est presque onirique par moments et bien que je l’aie fini récemment, j’ai déjà envie de le relire pour me replonger dans l’ambiance 😀 

L’histoire me donnait parfois l’impression de partir dans tous les sens, et c’est vrais que certains éléments pourront vous paraître obscurs au début, mais ça vaut le coup de s’accrocher, croyez-moi 😉 Bertrand Lacejambe et son ami Fenby, deux personnages des plus atypiques, sont sollicités pour une affaire des plus étranges : une série de meurtres où les cadavres sont remplis de fleurs, et dont les visages sont aussi épanouis que s’ils avaient entrevus le Paradis. Bertrand, en bon scientifique rationnel, est convaincu que les fleurs sauront le mener à bon port ; mais Fenby, persuadé de l’existence des fées, se doute qu’il y a anguille sous roche. Le lecteur alterne entre les deux enquêteurs qui peu à peu suivent une piste de plus en plus féérique, le meurtrier qui s’enlise dans sa quête pour se libérer de ses démons et le fameux Délius, pianiste virtuose ignorant quelle entité sournoise se cache derrière son talent prodigieux. 

Les personnages sont tous incroyablement prenants et attachants. Bertrand le premier, savant mélange de rigueur scientifique et de papillonnage floral… littéralement XD Détonnant et excentrique, il a un sang-froid presque comique et un esprit brillant. Fenby est plus mélancolique, en particulier depuis que des fées lui ont volé 10 ans de sa vie… et que personne ne veut le croire ! Le petit groupe qui va les contacter est aussi hétéroclite que drôle ; Arthur Conan Doyle, que l’on va croiser également, est lui aussi haut en couleurs ^^ Quant à notre méchant, car un méchant de qualité c’est important, on ne le dira jamais assez, ses propos et ses motivations sont assez obscurs au début, et il faudra un bon moment avant d’y mettre de l’ordre ; car il ne faut pas nous attendre à une enquête terre à terre, avec preuves tangibles et explication aussi rationnelle qu’un épisode de « Des chiffres et des lettres ». Ici, on a plutôt l’impression de résoudre une enquête dans le Pays des Merveilles d’Alice, et c’est absolument fabuleux ❤

Bref ! Un roman qui jongle entre le merveilleux des rêves et des fées, et les ténèbres des angoisses de la psyché humaine, tout ça sur fond de société victorienne. Je me suis régalée, et comme je vous l’ai dit, j’ai déjà envie de le relire, des mots et des images me trottent dans la tête comme si une fée y tournicotait en rond 😀 Je vous conseille d’aller voir les Chroniques du Chroniqueur de Blog sur ce roman et sa suite, elles sont toujours très fouillées et avec des réflexions très pertinentes ! Avez-vous lu Délius ? Qu’en avez-vous pensé ? 🙂 

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