Les Suprêmes

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! On a enfin eu un peu de pluie, après que la météo ait continuellement repoussé l’heure d’arrivée des nuages ! C’est un vrai soulagement, et le bruit du tonnerre au petit matin, je sais pas vous mais moi j’adore ❤

Nouvelle chronique littéraire, et cette fois-ci, roulement de tambour, sortez le champagne, le caviar et les pluies de diamants, c’est un livre de ma wish-list qui a intégré et quitté ma PAL !! Oui messieurs dames, ça existe, ce n’est pas une légende, la rédemption est possible ! Bon entre temps, j’ai 350 titres et des brouettes qui sont venus se rajouter à ma wish-list, mais bref ! Il s’agit du roman Les Suprêmes d’Edward Kelsey Moore, publié en 2015 : c’est le premier roman de l’auteur qui a d’abord fait carrière comme violoncelliste, et on peut dire que c’est un magnifique premier pas littéraire 🙂

Résumé : Elles se sont rencontrées à la fin des années 1960 et ne se sont plus quittées depuis : tout le monde les appelle “les Suprêmes”, en référence au célèbre groupe de chanteuses des seventies. Complices dans le bonheur comme dans l’adversité, ces trois irrésistibles quinquas afro-américaines aussi puissantes que fragiles ont, depuis leur adolescence, fait de l’un des restaurants de leur petite ville de l’Indiana longtemps marquée par la ségrégation leur quartier général où, tous les dimanches, entre commérages et confidences, rire et larmes, elles se gavent de nourritures diététiquement incorrectes tout en élaborant leurs stratégies de survie.
Née dans un sycomore, l’intrépide Odette, qui mène son monde à la baguette, converse secrètement avec les fantômes et soigne son cancer à la marijuana sur les conseils avisés de sa défunte mère, tandis que la sage Clarice endure les frasques de son très volage époux pour gagner sa part de ciel. Toutes deux ont pris sous leur aile Barbara Jean, éternelle bombe sexuelle que l’existence n’a cessé de meurtrir. D’épreuves en épreuves, l’indissoluble trio a subsisté contre vents et marées dans une Amérique successivement modelée par les ravages de la ségrégation raciale, l’insouciance des années hippies, la difficile mise en route de “l’ascenseur social”, l’embourgeoisement, sous la houlette des promoteurs immobiliers, des quartiers naguère réservés aux Noirs et les nouveaux catéchismes de la modernité mondialisée.

Mon avis : 

La couverture me plaisait déjà beaucoup, elle me faisait énormément penser à La Couleur des Sentiments ^^ Et de fait, les personnages aussi ressemblent un peu qui à Minnie, qui à Aibileen, tout en restant originales et attachantes comme pas deux ! Bref, on a des couleurs pêchues avec les robes, donc des caractères bien trempés, et en même temps une position très posée et délicate, donc une assemblée de dames s’il-vous-plaît ! Le mélange est savoureux, et la couverture reste pleine de douceur.

Le récit est un peu décousu, et alterne entre passé et présent, et entre les trois Suprêmes pour découvrir comment elles ont vécu et ce qui constitue le ciment de leur amitié. C’est un peu perturbant mais je m’y suis vite habituée. L’écriture est prenante, mais ce que j’ai surtout adoré, c’est l’histoire et les personnages. Ce sont elles qui font tout le sel, et il y a tellement de choses à dire et à lire. Bien sûr, le thème du racisme apparaît, mais ce n’est pas le seul ; il y a aussi le deuil, le poids des espoirs parentaux et la conséquence sur les enfants, l’alcoolisme, la pression sociale, l’amour,… Et finalement la volonté de se battre envers et contre tout, la volonté de tirer son épingle du jeu, même si c’est plus dur à faire qu’à dire.

Les personnages sont tous extra. Je ne dis pas qu’ils sont tous rocambolesques, pas du tout ; chacun a son histoire, parfois bonne, parfois triste à pleurer. Je dois dire que je ne sais pas laquelle des Suprêmes je préfère, et pourtant le choix me semblait simple au début ! Je n’aimais pas beaucoup Clarice par exemple : je veux dire, j’avais de la compassion pour elle, à la fois pour son mari qui était vraiment à baffer, et pour sa mère qui donnait presque envie de remettre le matricide au goût du jour. Mais Clarice n’est pas exempte de défauts non plus : elle est calculatrice, cancanière, et beaucoup trop soucieuse du qu’en-dira-t-on. Mais au fil du récit, on la voit qui se libère peu à peu de tous ses défauts, ou presque tous ; elle devient vraiment impressionnante, surtout par rapport à Richmond son mari ^^ Concernant Barbara Jean, j’avais un peu de mal, bien que son histoire soit indiscutablement la plus triste des trois ; je crois qu’elle était beaucoup trop marquée par l’histoire de sa mère et qu’elle n’a jamais réussi à s’en débarrasser complètement, même une fois devenue riche et respectable ; il lui fallait, à elle comme à Clarice, un petit coup de main de celle que je préfère du trio, Odette. Odette est la seule des trois qui parle à la première personne, c’est un incroyable bout de femme : forte, téméraire, bon vivant, aimante et qui sait quand il faut être franche ou donner des gnons ^^

Bref, ce livre est génial, ce livre fait du bien au petit palpitant 🙂 Je ne veux pas vous en dire trop pour l’histoire, ou plutôt les histoires, tout ce que vous avez besoin de savoir pour vous lancer dans ce livre, c’est qu’il est à la fois triste, drôle et incroyablement touchant ❤ J’ai passé un super moment à le lire, un moment trop court vu que je n’ai pas réussi à le lâcher : je l’ai lu d’une traite 😀 Le livre est riche en instants et en émotions, à lire absolument !

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