Archives de Tag: rêve

Susine et le Dorméveil

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Et cette année encore, le succès est au rendez-vous et la liste des cadeaux de Noël à faire est bou-clée 😀 Famille, belle-famille, enfants et potes, c’est tout bon ! Ca valait le coup de commencer en juillet, et si vous me trouvez tarée, sachez que c’est de famille et qu’il y a bien plus flippant que moi niveau planification de Noël XD

Nouvelle chronique littéraire ! Et encore une petite pépite de la collection « Métamorphose » des éditions Soleil : il a suffi que je voie le logo dans ma bibliothèque pour instantanément me jeter dessus ! Susine et le Dorméveil est un roman graphique en deux tomes, écrit par Brunno Enna et illustré par Clément Lefèvre. Et croyez-moi, dire que ce fut une très belle découverte est encore bien en-dessous de la réalité :3 Si vous voulez en savoir un peu plus sur les auteurs, n’hésitez pas à jeter un oeil sur cette interview. D’ailleurs, ce n’est pas la première fois que je vous parle de Bruno Enna, puisqu’il a également écrit la BD Coeur de Papier !

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La colère de Banshee – La malédiction de l’anneau d’or – Le rêve du poisson

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Depuis quelques semaines, je vous présente des illustrateurs d’albums jeunesse que j’ai découverts en bibliothèque et que j’adore ^^ Le moment est venu de vous présenter tous les titres isolés, trouvés au hasard des emprunts et des lectures, qui m’ont fait chavirer 😀 J’espère que vous aimerez, sachez que j’en ai plein en stock et que j’ai hâte de tous vous les montrer !

La Colère de Banshee, écrit par Jean-François Chabas et illustré par David Sala, publié en 2010

Résumé : Sortie de son palais de cristal, la blonde Banshee est en colère. Et quand Banshee déploie ainsi sa fureur, des éclairs de soleil et d’étoiles dans ses grands yeux d’ambre, alors c’est tout l’univers, ou presque, qui tremble sur ses fondements ! L’herbe sèche s’enflamme à son passage, le sol mouillé grésille sous ses petits pieds. Sous son ire, les rochers des géants s’envolent, les flots et les cieux se teintent d’ouragan. Il se dit même qu’un bébé baleine, là-bas très loin dans une crique de l’autre bord du monde, s’est effrayé de son hurlement cosmique. Ce n’est que plus tard qu’on apprendra, dans un demi-sourire, quelle était la véritable raison de cette colère mémorable…
« En Irlande, pays des enchantements, écrit Jean-François Chabas en conclusion de ce beau livre, la banshee est la plus puissante des fées. La reine des magies, des malédictions, de toutes les merveilles. Aucun homme, pas même un druide, ne peut lutter contre ses pouvoirs. » Dans un grand format qui rend bien justice à la démesure de cette histoire inspirée, les luxuriantes images de David Sala lui donnent la réplique avec un talent consommé.

Alors là, c’est mon chouchou du moment et probablement pour très longtemps ❤ L’histoire est assez simple, mais le texte est très beau, avec une description magnifique de la colère de la jeune Banshee. Et surtout, ce qui m’a conquise dès le début, c’était les illustrations, clairement inspirées de l’oeuvre du peintre Klimt. Belles, poétiques, avec des dorures parce qu’on aime aussi quand ça brille, je n’ai pas assez de mots pour vous dire à quel point je pourrais me perdre dans cet album !

La Malédiction de l’anneau d’or, écrit par Fred Bernard et illustré par François Roca, publié en 2017

Résumé : Cornélia, une jeune fille aveugle, grandit dans un orphelinat aux côtés de Jack, son corbeau, et de son amie Virginia. Un jour, dans une sombre forêt où se dressent des ruines mystérieuses, Cornélia parvient à retirer de son socle de pierre un anneau d’or pourtant inamovible. Elle développe alors d’inquiétants pouvoirs… Sous prétexte de la désensorceler, le mystérieux Génius l’emmène avec lui au loin, l’arrachant à ses amis chers.
Quand Virginia peut quitter l’orphelinat, elle chevauche à travers le monde avec Jack pour retrouver Cornélia… et découvrir son terrible destin.

Un conte magnifique, porté par des illustrations que j’ai adoré du début à la fin ! C’est exactement le genre d’histoire que j’aime, avec des personnages intrigants et attachants, de la magie, du mystère, une touche de sombre, bref que du bon ^^ Les images dégagent beaucoup de douceur, mais elles fascinent aussi :3

Le Rêve du Poisson, de Anne Brouillard, publié en 2009

Résumé : Colin et sa soeur Orphie ont une passion : vernir les cailloux qu’ils ramassent derrière la maison. Un jour, Colin en brise un, libérant ainsi le rêve d’un poisson conservé là depuis des millénaires. La maison se transforme alors en sous-marin et Colin y croise d’étranges visiteurs…

Un album un peu inquiétant, j’avoue que les dessins étaient aussi intrigants que parfois malaisants ; mais le jeu des silhouettes de poissons cachées un peu partout m’a beaucoup plu, ça m’a un peu rappelé les dessins d’Escher ^^ L’histoire est très originale et j’ai beaucoup aimé le principe : le rêve d’un animal depuis longtemps disparu, qui se propage petit à petit et « contamine » la réalité. C’est un peu effrayant, mais d’un autre côté on aimerait que le rêve se prolonge un peu, juste pour voir ^^

J’espère que ces trois présentations vous ont plu, et qu’elles vous ont donné envie de lire les albums ! Est-ce que vous les connaissiez déjà ?

Lud-En-Brume

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Après ce samedi, je suis en congés pour une semaine, je vous dis pas comme je compte les jours ! J’ai hâte de me poser enfin, de réussir à ne plus penser boulot sur plus de 24h (ça c’est pas dit, mais on va essayer) !

Nouvelle chronique littéraire ! Aujourd’hui je vous propose de découvrir un roman un peu particulier : ni plus ni moins qu’un précurseur de la fantasy, et écrit par une femme en plus ❤ Je l’ai découvert totalement par hasard en bibliothèque, ça fait partie de ces petites pépites dont je me souviendrai longtemps ^^ Il s’agit de Lud-en-Brume, paru pour la première fois en 1926. C’est le roman le plus connu de l’autrice anglaise Hope Mireless (1887-1978). Cerise sur le gâteau, le livre a bénéficié d’une belle réédition en 2015, avec des illustrations de Hugo de Faucompret (dont vous pouvez retrouver le travail sur sa page Instagram).

Résumé : Aux frontières de la Faërie, Lud-en-Brume est une cité prospère et paisible. Mais les secrets hérités du royaume voisin ne sauraient rester indéfiniment dans l’ombre. Les fruits féeriques, drogue nocive et bannie de la société luddite, circulent dans la région. Ranulph semble en être victime, et son père, le Maire Nathaniel Chantecler, qui faisait jusqu’à maintenant régner la Loi d’une poigne molle et tranquille, se doit bientôt de faire l’impensable pour sauver son fils et sa cité. Mais heureusement pour Lud-en-Brume, Nathaniel est doté d’un esprit des plus pragmatiques… et d’une tête dans la lune.

Mon avis :

Un bon roman de fantasy, c’est bien. Un bon roman illustré de fantasy, c’est mieux ! Et j’ai été totalement charmée par les illustrations de Hugo de Faucompret : il y en a peu, mais chacune nous dépayse un peu plus. En effet, on s’attend à un récit plutôt victorien, étant donné la description qui est faite de la bonne société de Lud-en-Brume ; et pourtant, les illustrations nous montrent des personnages plus proches d’une espèce de medieval fantasy asiatique ou orientale. Bref, j’adore ! A l’instar des protagonistes, nos certitudes sont bousculées pour mieux nous entraîner dans un monde onirique ^^

L’écriture de Hope Mireless est très agréable, complexe mais aussi entraînante, elle convient parfaitement à ce genre de récit où la féérie se devine et joue avec nos perceptions, plutôt que de se dévoiler crument. L’histoire est celle de la ville de Lud-en-Brume, gouvernée par une élite hypocrite et rationnelle jusqu’au ridicule ; sans surprise, il y a une critique sociale en sous-texte. De l’autre côté des montagnes qui forment une frontière naturelle à la région, il y a la Faërie, avec laquelle Lud-en-Brume partageait autrefois des liens très forts ; la Faërie, un pays étrange, aussi farfelu et bizarre que ses voisins se veulent sérieux et bourgeois. Les fruits féériques provoquent des hallucinations, déconnectent complètement de la réalité et des conventions : autant dire que c’est le mal à l’état brut pour les luddites, qui vont jusqu’à nier l’existence de ces fruits, comme pour mieux les cacher sous le tapis. Aussi, lorsque le trafic de ces fruits prend de plus en plus d’ampleur, les respectables notables de la ville sont complètement désemparés… encore plus lorsque leurs propres enfants y goûtent et apportent la honte sur leur famille.

J’adore ce genre de récit qui oppose les conventions, la société, et la nécessaire part de folie, de chaos qui peut et doit exister en chacun de nous. Les personnages peuvent paraître cliché pour certains, mais ça me fascine de voir leurs réactions face à la révolution qui s’annonce, leurs machinations, leurs prises de consciences,… Ceci dit, Nathaniel Hawthorne est à part dans cette ménagerie : sous le vernis bien pensant, c’est un homme tourmenté par un son étrange, un rêveur et un esprit espiègle. C’est aussi un père aimant, quoiqu’on voit vite qu’il tient plus à son fils, son héritier, qu’à sa fille. Mais je suppose qu’ici, ce sont le contexte du récit et le contexte d’écriture qui jouent.
L’intrigue a quelque chose de machiavélique, on voit moins la propagation des fruits féériques que leurs effets surprenants et un peu inquiétants sur ceux qui les mangent ; c’est aussi une enquête pour trouver qui est responsable, et empêcher qu’il ne fasse disparaître plus de victimes. La folie progresse dans Lud-en-Brume de façon inexorable ; Nathaniel lutte au départ, pourtant cette folie trouve un certain écho en lui. C’est aussi son courage et sa ténacité qui se révèlent, longtemps endormis sous la couche des convenances. A son contact ou poussés par la situation, les autres personnages aussi révèlent des facettes inattendues d’eux-mêmes.

Un conte merveilleux pour adulte, une enquête aux accents de fantasy, il y a tout pour me plaire ❤ Quelque part ce roman me rappelle beaucoup Délius : Une chanson d’été de Sabrina Calvo, que je vous conseille tout autant ! Je suis heureuse d’avoir découvert ce titre, encore plus de l’avoir trouvé totalement par hasard ^^

Deux beaux albums de Frédéric Clément

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Aujourd’hui un petit article court, mais j’espère qu’il vous plaira quand même ^^ En effet, je vous présente un nouvel auteur d’albums jeunesse qui a fait chavirer mon coeur, mais je n’ai lu que deux de ses merveilles ! Deux histoires, et pourtant rien qu’avec l’une ou l’autre j’étais déjà amoureuse 🙂 Je meurs d’envie de découvrir les autres albums de l’auteur ^^

Artiste multiforme, Frédéric Clément (né en 1949) explore et conjugue depuis des années écriture poétique, illustration et photographie. Est admirée la qualité esthétique de son univers singulier et raffiné, loin des modes. Parmi ses nombreux livres on trouve : Magasin Zinzin (1995), Auriez-vous Ça (2015), Métamorphoses (2015). Le petit dernier, sorti en 2018, s’intitule Boutique Tic Tic. Il a également de nombreux romans à son actif, par exemple le très intrigant Grains de beautés et autres minuties d’un collectionneur de mouches, paru en 2007.

Chapellerie pour dames de coeur, chats bottés et enfants songes, de Frédéric Clément, paru en 2010

Résumé : Le vent du Nord est le plus grand voleur de chapeaux de tous les temps. Collectionneur, le matin de ce lundi-là, il se retrouve prisonnier dans le chapeau melon de M Magritte. En échange de sa liberté, il est prêt à donner sa collection de couvre-chefs rocambolesques : le chapeau transatlantique, le Mamamouchi, le chapeau turc et fou, le feutre de d’Artagnan et même le précieux Lacrima Bibi à voilette ! Une chapellerie poétique et farfelue, superbement conçue par Frédéric Clément, créateur du déjà célèbre « Magasin zinzin ».

Comment vous dire à quel point c’est un coup de coeur ? J’adore les albums de ce style qui énumèrent et détournent des histoires et mythes déjà connus, avec humour et poésie. De quoi défouler l’imagination avec des chapeaux en tout genre et pour tous les goûts, même les plus impossible ! Et surtout, de superbes illustrations à base de tissus et collages, dont il émane une douce fantaisie. A lire absolument, et à re-lire encore ❤

Petite Touche : Histoire du bout des doigts, de Frédéric Clément et Vincent Tessier, paru en 2016

Résumé : Petite Touche est une enfant qui ne voit pas mais qui a des doigts aussi sensibles que des moustaches de souris. Impatiente et joueuse, prête à tout imaginer, elle s’ennuie.
Un jour, un corbeau vient la voir et une complicité s’installe entre eux. À chaque visite, l’oiseau lui offre des bricoles, des bidules, des petits riens qu’elle touche et « lit » du bout des doigts… Ainsi, elle traduit l’histoire fantastique racontée par le corbeau par l’intermédiaire des objets apportés : il y est question d’un marabout voleur de chants d’oiseaux, d’un sortilège cruel, et d’une fillette chapeautée d’un oiseau qui part libérer toutes les voix emprisonnées… 
Un conte baroque dans lequel Frédéric Clément provoque la rencontre de deux personnages forts et attachants : une petite fille aveugle et un oiseau sans voix.

Un coup de coeur encore une fois, une histoire aussi belle que riche ! Et surtout, elle est magnifiquement illustrée par des les illustrations oniriques du récit et les photos des objets que le corbeau rapporte à l’héroïne. Des coquillages, des fleurs, des insectes, des pierres, des morceaux de bois, qui sous les doigts de la jeune fille racontent un conte fabuleux. Rien que de vous en parler, j’ai envie de m’y replonger ❤

Bref, pour tout vous dire je ne m’étais même pas aperçue que les deux albums étaient du même auteur, je les avais piochés l’un et l’autre totalement au hasard, à plusieurs semaines d’intervalle. Mais ça m’a menée à d’autres découvertes, des albums et des romans, un univers de collectionneur rêveur que je meurs d’envie de lire ! Et vous, qu’en pensez-vous ? ❤

Blue au Pays des Songes

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Incroyable mais vrai, j’arrive a trouver mon rythme avec le nouveau boulot et même à gagner un peu de temps. Bon, j’ai toujours des moments de panique et de stress parce que c’est moi, fidèle au poste d’angoissée, mais je commence à émettre les prémisses de l’idée de l’hypothèse de la possibilité que je m’en sorte bien et que je fasse du bon boulot ^^’

Nouvelle chronique littéraire ! Cette fois-ci je vous présente une BD que j’ai découvert complètement par hasard, mais pas au festival d’Angoulême cette fois ! Je vous avais d’ailleurs déjà présenté les premières pages, que vous pouvez retrouver sur le site de Bedetheque : il s’agit de la série Blue au Pays des Songes de Davide Tosello. Avec trois tomes sortis depuis 2020, la série est toujours en court ; on a déjà un premier « cycle » qui s’achève avec la fin du tome 3, mais je meurs quand même d’envie d’avoir le tome 4 😀

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