La Guerre du Pavot

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Je suis de nouveau en recherche d’emploi, mais je ne peux pas m’empêcher de profiter à fond de ces journées où j’ai tout mon temps pour moi. Il paraît que beaucoup de gens s’ennuient quand ils cherchent du travail, moi j’essaie surtout de rattraper tous les livres que je veux lire, les projets que je veux terminer, le concours à réviser… J’aime tellement ces journées où je peux juste rester chez moi et ignorer le reste du monde. Même ma boîte mail me terrorise en ce moment ^^’

Nouvelle chronique littéraire ! Un roman choisi totalement au hasard au rayon fantasy de ma librairie, et j’ai eu la main heureuse 😀 Voici La Guerre du Pavot de Rebecca F. Kuang, une auteure américaine d’origine chinoise. Il est sorti en juin 2020 aux éditions Actes Sud, et c’est le premier tome d’une trilogie. Et j’ai adoré grave ^^

Résumé : Deux pays s’affrontent depuis des siècles : l’immense empire de Nikara et une petite île voisine, Mugen. Jeune orpheline, Rin décide de tout faire pour échapper au mariage qu’ont arrangé ses parents adoptifs. Aidée d’un bibliothécaire qui s’est pris d’affection pour elle, elle se met à étudier en vue du concours Keju, qui ouvre aux enfants les plus brillants du pays accès à l’académie militaire de Sinegard, chargée de former les futures élites de l’Empire. Sous l’égide d’un vieux maître fantasque et mystérieux, elle s’éveille peu à peu aux pouvoirs chamaniques qui sont les siens, mais quand la guerre larvée éclate de nouveau, sous les coups de boutoir de Mugen, l’Académie est dissoute et ses membres affectés à l’une des douze divisions des Douze Provinces qui composent l’Empire. Rin rejoint les sicaires de l’Impératrice…
Mi-roman de formation évoquant les meilleures pages de Harry Potter, mi-épopée grimdark de fantasy militaire, le premier roman de R. F. Kuang, salué par la critique, détonne par son originalité.

Mon avis : 

La couverture n’est pas pour rien dans le fait que j’ai choisi le roman : Rin, le personnage principal, est à l’honneur, et je ne me lasse pas d’admirer les détails de sa pose et surtout de sa tenue ❤ J’aime aussi beaucoup le fait que, sans rien faire de spécial, Rin a l’air dangereuse. Elle un regard littéralement ténébreux, sans pitié, et sa main est placée fermement sur le pommeau de son épée. L’arrière-plan est neutre, comme si on ne pouvait pas lui échapper. En deux mots : j’adore ! Mais il reste tout de même un petit bémol : dans le livre Rin est censée avoir une peau sombre ^^’

Alors, mes connaissances en histoire se limitant à la France et éventuellement à l’Occident, j’ai appris en cherchant sur le net qu’en fait, l’intrigue du roman prend sa source dans l’histoire de la Chine, plus particulièrement les guerres de l’opium au XIXème siècle et les conflits sino-japonais (un à la fin du XIXème siècle, un autre pendant la Seconde Guerre Mondiale avec notamment le massacre de Nankin). La mythologie chinoise va aussi être une grande source d’inspiration, et je vous avoue que maintenant je regrette un peu de ne pas en savoir davantage sur ce pays… à part le fait qu’aujourd’hui en terme de droits de l’homme comme la liberté d’expression, il craint.
Il y a un vrai soin du détail dans ce roman, l’univers décrit a sa propre histoire, ses guerres, ses différents peuples (en particulier les Spiriens, annihilés mais toujours célèbres pour leur férocité au combat), ses mythes, c’est très riche et surtout c’est fascinant ! En particulier les questions de stratégie militaire, souvent confrontées à des questions d’éthique et de nécessité. Quant aux dieux, le panthéon imaginé par l’auteur et les incarnations physiques des divinités sont impressionnants à lire et à imaginer ! D’ailleurs, j’ai découvert le mot « enthéogène », qui désigne les drogues utilisées pour provoquer une transe mystique, c’est cadeau 😀 Les drogues ont une place très importante dans le roman : l’addiction mais aussi le besoin d’oublier sont des thèmes récurrents. Je dois aussi vous prévenir que certains passages sont très durs et violents, âmes sensibles s’abstenir.

J’ai été très agréablement surprise : dès les premières lignes, je me suis passionnée pour l’intrigue. D’habitude, j’ai besoin de commencer en douceur, de lire le premier chapitre pour me faire une idée. Ici, j’ai été à fond dès le début ! L’histoire est passionnante, les péripéties et le cheminement de l’héroïne m’ont tenue en haleine jusqu’à la dernière page ^^ Orpheline de guerre, Rin est maltraitée et exploitée par sa famille d’adoption. Elle ne rêve que de quitter cette vie pour toujours, et le prestigieux concours d’admission à l’école militaire de Sinegard est sa seule chance d’éviter un mariage arrangé. Là-bas, on forme des généraux, des élites. A la seule force de sa volonté, avide de gloire et de reconnaissance, Rin s’impose malgré les brimades et la cruauté de l’enseignement. Mais surtout, elle qui ne croit pas aux dieux, découvre l’impensable : ses propres pouvoirs chamaniques. Grâce à l’aide de son étrange mentor, elle redécouvre un ancien savoir aujourd’hui oublié. Mais pendant ce temps, la guerre menace entre l’Empire de Nikara et Mugen. Rin se retrouve plongée dans l’horreur des massacres, et sa soif de pouvoir redouble devant son impuissance.

J’ai souvent voulu suivre un personnage principal qui ne serait pas forcément « du côté lumineux ». Ici, j’ai été servie ! Un peu déroutée, mais au final j’ai vraiment aimé sortir des sentiers battus. Rin est un personnage attachant, et en même temps profondément sombre et torturé. Ce premier tome est surtout un roman initiatique : Rin grandit, découvre les subtilités du monde, ou plutôt des mondes, dans lesquels elle évolue. La question de ses origines secrètes m’a laissée sur ma faim, j’ai eu l’impression que c’était un peu traité par-dessus la jambe. Peu à peu, elle se laisse guider par sa soif de connaissances et de puissance, puis par un désir implacable de vengeance. En fait, elle est constamment dans l’extrême, que ce soit pour passer le concours de Sinegard (ça m’a rappelé des souvenirs de prépa tiens…) ou pour battre ses adversaires à l’école militaire. Un passage qui est révélateur d’ailleurs, c’est celui de ses premières règles. Même si elle est ambitieuse, elle n’est pas froide pour autant, c’est même plutôt l’inverse, elle est assez sanguine ^^’
Sa solitude la rend touchante lorsqu’elle parvient à nouer des liens, avec Kitay par exemple (que j’aime beaucoup, essentiellement pour sa modération et son pragmatisme) ou avec Jiang. Ce dernier me fait beaucoup penser à Alfred dans la série Les Portes de la Mort : c’est un personnage dépositaire d’une grande puissance, mais il est effrayé par elle. La relation de Rin avec Nezha est un peu plus compliquée, et j’avoue que l’évolution m’a agréablement surprise ! Le personnage d’Altan est au moins aussi fascinant et perturbant que Rin : il est tout aussi torturé qu’elle, mais bien plus puissant. Ses origines mystérieuses, son passé et le poids de son héritage, celui de tout un peuple, m’ont passionnée :3

Bref ! J’ai l’impression que quoi que je dise, je n’arriverai pas à vous dire correctement à quel point ce roman m’a marqué ^^ Original et très fouillé, j’ai vraiment hâte de lire la suite et de voir comment Rin va évoluer ❤ Et de manière générale, je veux en voir et en découvrir plus, cet univers et l’ensemble de ses personnages m’ont captivée :3

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