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Tarot divinatoire made by Juliet : Le Mat

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Bien le bonjour bande de gens ! On y est, ON Y EST, après presque deux ans depuis le 13 juillet 2019 où je vous présentais le premier de mes arcanes majeurs, je vous présente enfin le dernier dessin de tarot, ou en tout cas le dernier de mes arcanes majeurs ❤ Ca fait un bien fou, je vous raconte même pas ^^ Je ne sais pas encore bien ce que je ferai après, ce qui est sûr c’est que je ne compte pas abandonner le dessin ; en revanche, une pause pour pouvoir terminer mes autres projets, ça c’est plus que probable. Je me tâte encore à faire les arcanes mineurs mais je suis de plus en plus intéressée pour le faire ; mais pas tout de suite non plus : pendant deux ans et à chaque fois que j’au l’occasion de dessiner, c’était pour ce projet. Non pas que j’en suis dégoûtée, mais j’ai envie de dessiner un peu n’importe quoi, sans ligne directrice, histoire de me changer les idées 😀 En tout cas, merci beaucoup d’avoir suivi l’aventure jusqu’à maintenant, j’espère que cette nouvelle carte vous plaira !

Aujourd’hui, on va se concentrer sur l’arcane du Mat ou du Fou. De la même manière que l’arcane numéro 13 n’avait pas de nom, le Fou ou le Mat ne possède pas de numéro : elle peut aussi bien finir le jeu (on lui donne alors le numéro 22) que le commencer (et dans ce cas c’est le numéro 0), elle est à la fois la fin et le commencement d’un nouveau cycle. C’est aussi l’un des arcanes les plus incertains quant au sens, les différents éléments n’ont pas de signification arrêtée. Pourtant, c’est l’un de ceux qui m’a donné le moins de fil à retordre, c’est une carte que j’aime énormément en fait ^^ Comme d’habitude, je vais d’abord vous présenter la version du tarot de Marseille qui fait référence, puis je vous montrerai ma propre carte. N’hésitez pas à consulter les cartes précédentes, toutes les cartes de tarot sont liées entre elles de plusieurs façons :

Voici donc la carte du Fou ou du « Mat ». Ce dernier terme est vraiment intéressant et dérive de l’expression « échec et mat », qui vient elle-même de l’arabe « sheykh mat » (je ne suis pas sûre de l’orthographe) et signifie « le roi est mort ». Faut-il donc dire que le Fou est mort ? Oui et non : puisqu’il se trouve aussi bien à la fin qu’au début d’un cycle, on peut considérer qu’il est « mort » car il a atteint un point décisif (qu’il ait atteint ou non son objectif initial) et démarre maintenant une nouvelle vie. De plus, en italien, « fou » se dit « pazzo » ou « matto ». Voilà pour l’étymologie ! 

Le personnage que nous voyons est très particulier, jusque dans sa façon de se tenir. Il est habillé comme un bouffon (couleurs et grelots), d’où la difficulté de le prendre au sérieux, surtout avec les fesses à l’air et le chien qui s’apprête à le mordre comme dans un vieux cartoon. Il a également une blessure à la cuisse, qu’il ne cherche ni à soigner ni à cacher. Il a un bâton de marche, comme l’Hermite, et également un baluchon qu’il porte d’une étrange manière : sur l’épaule opposée à sa main ! En plus de ne pas être très confortable, on a l’impression que sa tête est séparée du corps, renforçant l’idée que le fou à littéralement perdu la tête. Enfin un chien se trouve avec lui : pour l’accompagner, pour le blesser, pour l’avertir ? Ici les interprétations divergent, mais la plupart voient dans l’animal la part « instinctive » de l’homme, le naturel qu’il est bon d’écouter si l’on ne veut pas qu’il revienne au galop… et vous laisse une trace de dents sur le derrière ! Dans beaucoup d’autres jeux, on peut aussi voir que le fou s’avance sur le bord d’une falaise et va tomber dans un précipice s’il ne prend pas garde : d’une part, cela renforce l’idée qu’il est bel et bien fou, insouciant et sans souci des conséquences. D’autre part, cela permet de supposer que le chien le mord pour essayer de le retenir. 

Grâce au chien, on associe également à l’arcane à Diogène, un philosophie grec ayant vécu au IVème siècle avant JC et dont la philosophie est le « cynisme » (qui étymologiquement vient du mot « chien ») ; pour lui et ses disciples les cyniques, la sagesse réside dans le fait de mépriser richesse, puissance, gloire et plaisirs, car ils ne font pas le poids face à la mort, la pauvreté, etc. Il vaut bien mieux se contenter de suivre la nature en toute chose et laisser de côté les comportements « civilisés » et codifiés qui nous rapprochent plus des animaux de cirque que de l’homme véritable. Diogène vivait donc de mendicité, presque en « autarcie » et dormait dans un tonneau, car pour lui la pauvreté lui apprenait bien plus que les livres de philosophie et il pouvait ainsi vivre détaché de toute chose. Pour vous donner deux anecdotes parmi les plus célèbres : lorsqu’Alexandre le Grand vint voir le célèbre philosophe dont tout Athènes parlait, Diogène lui demanda purement et simplement de s’écarter car il lui cachait le soleil ; on raconte aussi qu’un jour il se promena dans toute la ville avec une lanterne en pleine journée, se plaignant de ne trouver aucun homme véritable. 

De part son accoutrement, le Fou se place en marge de la société et l’assume totalement. C’est la carte de la liberté et de l’instinct, celle de tous les possibles et des idées parfois saugrenues. C’est d’ailleurs de là que viens le Joker dans nos jeux de 52 cartes : c’est l’atout que l’on place quand la situation est désespérée, on le joue quand on n’a plus rien à perdre et que l’on espère un retournement de situation. Le Fou, comme Diogène, se moque des conventions et du qu’en dira-t-on ; c’est aussi pour cela que son arcane est la seule à ne pas être numérotée : non seulement car elle se place aussi bien au début qu’à la fin du jeu, mais aussi car il refuse la soumission à un système de pensée ou à un code. Le seul attachement qu’il manifeste est pour son baluchon : il est petit, léger, on peut y voir aussi bien le strict nécessaire du voyageur que le bagage intellectuel. Mais si le Fou le manie avec autant de désinvolture, c’est peut-être aussi parce qu’il s’apprête à se défaire de ses dernières attaches. 

Le génie ou la sagesse ne sont que l’autre face de la folie : ne dit-on pas souvent des gens qu’on ignore s’ils sont des fous ou des génies ? La religion chrétienne dit également que la sagesse des hommes est folie pour Dieu, et que la sagesse de Dieu est folie pour les hommes. Le Fou peut aussi bien être vide de tout intellect (au début du jeu) qu’avoir atteint la sagesse ultime qui consiste justement à se détacher de tout (à la fin du jeu). Il se contente d’avoir foi, d’écouter ses instincts et de se laisser guider par la nature, que ce soit la sienne ou celle d’une puissance supérieure dont il reconnaît l’existence. S’il se dirige vers une falaise, sa chute (ou non ? car l’instant est figé, on ignore s’il va effectivement tomber) peut renvoyer soit à la stupidité, soit à un véritable saut de la foi, une confiance totale dans l’instant présent. La végétation présente sur la carte peut être un indice pour montrer que son action n’est pas vide de sens : l’herbe naît des pas du Fou, symbolisant la fertilité de son action spirituelle. Il ne faut pas y voir l’indice qu’il va réussir dans sa démarche, mais plutôt que toute démarche, même la plus ratée, est susceptible de porter ses fruits car on apprend aussi de ses échecs. 

Bref, c’est un peu l’arcane du « ptet ben qu’oui, ptet ben qu’non » XD Plus sérieusement, tirée à l’endroit c’est un arcane très positif, qui vous invite à suivre votre instinct et à vous laisser porter par le courant. Vous avez de l’énergie, de l’envie, des motivations, et même si vous ne savez pas exactement où ça vous mènera, cette force est précieuse et vous pouvez vous fier à elle, quitte à sortir des sentiers battus. Tirée à l’envers en revanche, il faut refaire le point sur vous avant d’entreprendre toute démarche : soit parce que vous n’arrivez pas à lâcher prise à cause d’une ou plusieurs raisons, soit parce que vous partez trop dans tous les sens pour que votre action puisse donner quelque chose de concret, ou bien encore que vous soyez trop téméraire ou trop naïf, donc pas prêt à vous lancer dans un projet de grande envergure. 

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Et voilà ma carte ! Attention, c’est très très très subtil, mais elle est inspirée d’Alice au Pays des Merveilles XD Je sais que pendant tout le projet, je voulais éviter d’attacher mon jeu à une oeuvre, une religion, ou que sais-je. Mais là j’ai craqué, c’était juste tellement évident que je ne voyais absolument pas quoi faire d’autre : la folie, le bâton qui coupe la tête (coucou la Reine Rouge), le chien dont on ne sait jamais quoi penser (coucou le Chat du Cheshire), la démarche « j’y vais et on verra bien yolo », mon petit lapin fétiche,… Nan vraiment, je ne pouvais que faire cette carte 😀 Et je me suis tellement amusée à la faire, j’ai pu mettre plein de petits détails ^^

Je n’ai pas gardé la blessure qui ne m’inspirait pas forcément ; surtout que techniquement, la folie est déjà une blessure mentale en soit, donc pas besoin d’en rajouter. J’ai donc repris le Chapelier qui devient une Chapelière parce que je fais c’que j’veux 😛 Et pour l’anecdote, ce n’est pas un hasard si Lewis Carroll a utilisé un chapelier dans son oeuvre : à son époque, les chapeliers travaillaient beaucoup avec du mercure, or les effets sur le physique et le comportement sont vite dévastateurs (je vous conseille cet article du blog Savoirs d’Histoire au sujet des chapeliers fous, ultra documenté et très bien écrit !). Je me suis bien amusée avec la pile de chapeaux, et la théière s’est imposée d’elle-même, il ne manquait plus que la tasse que j’ai glissée au bout du bâton… à moins que ce ne soit le sceptre de la Reine Rouge ^^ J’ai utilisé les ballons pour rappeler le jeu de carte, encore que j’aurais pu changer les symboles pour ceux des arcanes mineurs du tarot, qui fonctionnent sur le même principe que nos 52 cartes : coupes, deniers, bâtons et épées. Voilà pour le bagage de ma Chapelière ! Sans oublier le lapin qui nous suit partout dans ce jeu, à moins qu’en réalité, ce soient nous qui l’ayons suivi dans son terrier 😉 

Côté inspiration je suis à la fois partie sur Tim Burton (qu’est-ce que j’adore le travail de cet homme <3) et sur Walt Disney (les classiques quoi). Pour le premier, on a le Chat du Cheshire, ce chat tellement parfait, la meilleure version sans hésiter. Le seul qui rivalise (et encore), c’est la version du jeu Alice Madness Return (mais c’est un autre style un peu plus hardcore !). J’ai mis du temps à le faire mais je suis trop contente du résultat ! Et pour le Disney, j’ai récupéré les fleurs, en bas à gauche de la feuille, et les papillons : le tartinebeurrée et l’hippocampapillon 😀 Un petit parapluie flamand rose pour compléter le tableau et faire une dernière référence, l’incontournable montre à gousset, et le tour est joué ! 

Que pensez-vous de ce dernier arcane ? ^^ J’avoue que c’est un de mes préférés ! Et comme souvent, je remarque que pour chaque mois que je consacrais à la carte, la tendance générale suivait la signification de l’arcane, comme si les évènements suivaient le chemin des cartes ! Bon, pas totalement non plus, mais c’était assez bluffant à voir et c’est une jolie concordance que je ne suis pas prête d’oublier 🙂 Est-ce que je vais me mettre à tirer H24 les cartes pour autant, je ne pense pas XD Il faut de la spontanéité et au final, quoi qu’il se passe, je peux me contenter de garder les leçons du jeu en main : prudence, modération, toujours être en mouvement et savoir faire table rase pour repartir sur des bases saines si nécessaire 🙂 

Tarot divinatoire made by Juliet #9 : L’Hermite

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Damoiseaux et damoiselles, bonsoir, que la paix et l’ordre règnent sur votre vie à défaut de votre bureau (ou en tout cas à défaut du mien…). Je continue ma série de dessins des arcanes majeurs du tarot divinatoire, ce projet me botte toujours autant qu’au début, voire même plus :3 J’ai beau ne pas vraiment croire à la divination, l’étude des symboles me passionne plus que jamais, et j’ai même l’impression de voir des progrès dans ma façon de dessiner ! Bon, il y a encore beaucoup à faire, surtout si je veux faire les arcanes mineurs (y en a 52 ><), mais je commence doucement à me dire que j’aimerais bien les faire, ne serait-ce que pour avoir un jeu complet !

Voici la neuvième carte de mon tarot, l’Hermite ! Enfin, techniquement ça s’écrit ermite sans H, mais cette lettre est là pour une bonne raison que je vous expliquerai ci-dessous 🙂 Vous connaissez la procédure, je vais commencer par vous expliquer la symbolique de base de la carte avec la version du tarot de Marseille, c’est le tarot le plus connu. Ensuite, je vous montrerai ma carte et je vous montrerai comment j’ai adapté le tout à ma façon ; et en plus, pour cette fois j’ai pensé à prendre des photos au fur et à mesure du dessin pour que vous voyez la progression 😛 Je vous mets ici la liste des précédentes cartes avec les liens vers les articles, ça peut vous aider à compléter, dans le sens où la signification des arcanes se suit et dépend en partie des cartes précédentes et suivantes… et aussi ça me permet de frimer un peu plus longtemps ^^

Here comes l’Hermite ! Il ressemble à l’idée que n’importe qui, surtout toi dans ta grotte, se fait d’un ermite : un vieillard avec longue tunique et longue cape, et qui s’appuie sur un bâton. C’est important d’ailleurs qu’il soit vieux, parce qu’il peut être vu comme une allégorie du Temps : en italien, cette carte peut être appelée « Il Vecchio » (le Vieux), « Il Gobbo » (le Bossu) ou « Il Tempo » (pas besoin de traduire ^^). Il est toujours avec une lanterne dont la lumière éclaire son chemin, et symbolise sagesse et vérité. Dans ce sens, on peut l’associer à Lucifer, dont le nom signifie littéralement en latin « porteur de lumière », ou à Diogène, un philosophe grec qui avait choisi de vivre comme un mendiant ; l’une des légendes autour du personnage raconte qu’il se mit à se balader à midi avec une lanterne dans les rues d’Athènes, recherchant des hommes et ne trouvant que des fous. L’Hermite recherche méthodiquement la vérité, mais il ne dispense sa sagesse qu’aux initiés ou à ceux qui se donnent la peine de la chercher avec lui.

Enfin, la raison pour laquelle on peut appeler cette carte Hermite et non Ermite, c’est parce que le personnage est très proche de la symbolique du dieu grec Hermès (ou Mercure pour les Romains) : ce dieu est un peu polyvalent, mais plusieurs de ses fonctions peuvent se rapprocher de l’ermite : messager, juge intérieur (c’est-à-dire la conscience), guide, médiateur, il révèle aux hommes la sagesse et le chemin de l’éternité. Cette lame de tarot appelle plusieurs valeurs : la prudence, la réserve, la discrétion, la patience, la réflexion ou encore le sens du devoir. Le chiffre 9 peut d’ailleurs renvoyer à la prudence : d’une certaine manière, on peut le voir comme un cercle qui finalement repart en arrière ; or la carte suivant l’Hermite est la Roue de la Fortune qui peut tout chambouler. On peut donc imaginer que l’Hermite préfère se tourner vers la gauche et revenir sur ses pas pour faire le bilan sur sa situation actuelle et sur sa capacité à affronter le hasard.

Tirée à l’endroit, la carte peut signifier que vous êtes bien entouré et que vous agissez de façon prudente ; tirée à l’envers, cela peut vouloir dire que vous êtes mal entouré, ou que vous êtes trop prudent et trop replié sur vous-même, au point de stagner et régresser au lieu d’avancer. En tout cas ce sont les interprétations les plus courantes, mais c’est vraiment à adapter en fonction de la situation.

Et voici ma carte ! J’avoue que je n’avais pas grand chose à adapter, un ermite ce n’est pas ce qu’il y a de plus compliqué : un vieillard avec son bâton, sa cape et sa lanterne ! Je suis ceci dit assez contente de moi pour cette carte, et tout particulièrement de l’effet lumineux de la lanterne :3 Et j’ai craqué, je me suis inspiré du bâton de Gandalf le Gris, parce que le Seigneur des Anneaux c’est la vie, et que Tolkien est l’identité secrète de Dieu. J’ai eu envie cependant de compléter un peu la carte, et du coup j’ai rajouté deux animaux : tout d’abord un serpent parce qu’on en retrouve parfois sur la carte de l’Hermite. Il a tendance à disparaître dans les tarots où on écrit Hermite et pas Ermite, parce que le serpent peut déjà à lui seul rappeler Hermès : il s’enroule sur le bâton de l’ermite et rappelle le caducée du dieu. Bien qu’en Occident il soit un animal assez négatif, dans de nombreuses civilisations (les Egyptiens par exemple) il évoque la sagesse et le sacré.

J’ai aussi voulu représenter un corbeau, en m’aidant de cette image : après quelques recherches, je me suis aperçue… qu’il a une symbolique longue comme le bras pour commencer. Mais surtout : dans la Genèse, il symbolise la perspicacité, et en Afrique Noire on le voit comme un esprit protecteur, ce que l’Hermite peut évoquer. Il symbolise également l’isolement volontaire de celui qui veut vivre à un plan supérieur, et peut être considéré comme un guide, plus particulièrement un guide des âmes : associé à la mort, il est aussi celui qui perce les ténèbres. Cette dernière partie m’a aussi un peu inspirée pour ma carte, en particulier les arbres morts ^^ Je voulais accentuer l’idée de difficulté dans la recherche de sagesse et de vérité 🙂

Voilà, l’explication de trois kilomètres est terminée, merci d’avoir lu jusqu’au bout si vous l’avez fait, j’espère que ça vous a intéressé 😀 Je vous laisse avec les photos du processus de dessin 🙂

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Tarot divinatoire made by Juliet #8 : La Justice

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Salutations et hommages peuple de l’Internet, je viens en paix ! Et surtout pour continuer ma série de dessins pour me faire mon propre jeu de tarot divinatoire… avec juste les arcanes majeures pour commencer ^^’ Je mets longtemps à dessiner, donc rien qu’avec elles j’ai un boulot énorme, non seulement en terme de dessin mais aussi de recherches pour bien respecter la symbolique de chaque carte. Ca a l’air rébarbatif comme ça, mais c’est un projet qui me passionne 😀 Honnêtement, je ne sais pas si ces cartes peuvent révéler l’avenir et ce n’est pas ce qui me motive : c’est leur sens à toutes qui m’intéresse, et comment l’expliquer ^^

On enchaîne donc avec la huitième carte du Tarot, l’arcane de la Justice. Comme pour les précédentes, je vais d’abord vous expliquer la symbolique de base de la carte, en me basant sur le Tarot de Marseille. Puis je vous montrerai ma carte, et comment j’ai choisi d’adapter la symbolique à ma sauce 🙂 Attention cependant : la signification des arcanes peut se suivre et compléter les cartes précédentes et suivantes, donc n’hésitez pas à regarder les précédentes cartes que j’ai faites pour vous aider :

Voici donc la carte de la Justice, qu’on reconnaît très facilement à ses attributs : l’épée et la balance. Elle ressemble à l’Impératrice, mais sans l’aigle, puisqu’elle est également sur un trône avec une couronne, laquelle symbolise la rigueur de la loi. L’épée de la justice est là pour « trancher » les litiges, de manière à faire le tri entre le vrai et le faux, le mal et le bien. La balance est là pour peser les faits, de manière à déterminer une compensation juste par rapport à ce qui a été dit ou accompli. Derrière elle, on retrouve les deux piliers qui se trouvaient derrière la Grande Prêtresse ou le Hiérophante : ils peuvent avoir énormément de significations possible, mais ici il faut leur attribuer les valeurs d’indulgence et de raison, qui viennent tempérer l’apparente dureté de tout ceci et nuancer le jugement final.

De manière plus générale, la Justice est la première des quatre Vertus présentes dans le jeu de tarot : justice, prudence, courage et continence. Elle représente la volonté inébranlable de donner à chacun ce qui lui est dû, selon le principe de l’équité (à ne pas confondre avec l’égalité). De plus, la Justice sous-entend ce qui est juste pour soi mais également pour les autres : donc, cet arcane invite aussi à réfléchir aux idées de partage, de différence et d’équilibre. En conclusion, la carte met le consultant face à lui-même pour récolter ce qu’il a semé, le bon comme le mauvais ; il est également averti de toujours se comporter de manière juste avec les autres.

 

Et voici ma carte ! ^^ Je n’avais pas encore fait de carte dans un univers japonais, et comme le Chariot avait un petit côté steampunk, j’ai décidé de me lâcher ici aussi 🙂 Pour moi, la rigueur de la justice se marie bien avec le traditionalisme japonais, très pondéré et maîtrisé. Le choix d’un jardin japonais a été quasi instinctif, puisqu’il doit refléter le monde : ici, les rides du sables tournent autour de la balance, une manière de montrer que la justice est universelle peu importe le contexte : ce qui est vrai reste vrai, ce qui est faux est toujours faux. J’aurais pu représenter la femme en tenue de prêtresse mais… ben en fait j’ai eu l’idée trop tard et je ne pouvais plus effacer ce que j’avais fait ^^’ J’ai mis pas mal de temps pour le kimono, mais je suis très contente du résultat ! Et j’ai placé la peluche de lapin signature comme une poupée maudite, c’est-à-dire clouée sur un poteau… bon normalement pour faire un vrai rituel de malédiction, il faut une poupée de paille plantée avec un clou bien précis sur un arbre bien précis, m’enfin bon 😛 Et en parlant des poteaux, ils sont identiques, c’est juste l’éclairage de la photo qui fait que… et aussi le fait que la feuille ne soit pas bien à plat ^^’

Côté symboles, je me suis fait plaisir aussi. Commençons par les sculptures de la poutre au-dessus : il s’agit d’un serpent et d’un lion que j’ai représentés en m’inspirant d’estampes et de tatouages japonais. Ce sont deux animaux que l’on retrouve parfois aux côtés de la Justice selon les pays et les coutumes, mais pas forcément ensemble : le serpent incarne le mensonge qu’il crache comme un venin (Eve, Adam, pomme mangée, tout le monde connaît l’histoire), et le lion a parmi ses très nombreuses attributions celle de la justice.

Mais les symboles dont je suis le plus contente ce sont les Trésors Sacrés du Japon : le bouclier au-dessus (derrière les lettres), le magatama en pendentif, et l’épée. Au départ, j’avais pensé à une légende rapportée dans le jeu Ace Attorney, d’une épée invincible opposée à un bouclier incassable. Je cherchais une forme d’épée classique, plutôt japonaise, et je suis tombée de fil en aiguille sur ces trois trésors légendaires japonais qui servaient aux intronisations impériales. Normalement la justice n’a qu’une épée, mais c’était trop dommage de m’en contenter après avoir vu ça ! Chacun des trois objets a son histoire dans la mythologie japonaise, que je vous encourage à lire sur Wikipedia ; moi je me contenterai de ce qu’ils symbolisent :

  • Kusanagi-no-Tsurugi (= épée de Kusanagi) est une épée extrêmement célèbre au Japon, autant qu’Excalibur en Angleterre. C’est une épée à double tranchant donc elle est très différente de l’idée qu’on se fait des sabres japonais, mais elle est aussi très ancienne. Elle représente la valeur (de manière générale) et la faculté de partager.
  • Yata-no-Kagami (= miroir de bronze) est un bouclier qui symbolise la sagesse et la compréhension.
  • Le pendentif enfin est un magatama, c’est-à-dire un ornement ancien typiquement japonais, taillé dans une pierre, et auquel on attribue certains pouvoirs magiques. Ici, c’est le magatama de Yasakani, qui illustre la bienveillance et la capacité d’apprendre.

Que pensez-vous de cette carte, est-ce qu’elle vous plaît ? N’hésitez pas à me donner vos avis ou vos conseils en commentaire ^^

Tarot divinatoire made by Juliet #7 : Le Chariot

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Salutations bande de gens, j’espère que vous allez bien ! C’est la mi-février, et j’en profite pour vous montrer un nouveau dessin de tarot 🙂 Comme vous le savez si vous suivez le blog depuis assez longtemps, j’ai commencé depuis quelques mois une série de dessins sur le thème du tarot divinatoire, et mon objectif est de faire un dessin pour chaque arcane majeur, jusqu’à avoir mon propre jeu. Il y a 22 arcanes majeurs, donc c’est déjà pas mal, je ne pense pas faire aussi les arcanes mineurs sinon j’en ai pour 56 cartes supplémentaires ^^’ J’adore le tarot parce qu’il est très riche en symboles, et je suis passionnée par l’étude des symboles ❤ Mais du coup ça veut aussi dire que c’est un vrai boulot à chaque dessin pour tout respecter et adapter à ma sauce, chaque carte a une symbolique bien précise. Cette fois-ci, je vous présente l’arcane numéro 7, le Chariot ! Comme d’habitude, je vais d’abord vous montrer ce que la carte veut dire, et ensuite vous montrer comment je l’ai adaptée ; ceci dit, une carte de tarot dépend souvent des précédentes pour mieux la comprendre, donc je vous mets les liens vers les cartes précédentes si ça vous intéresse 😛

Le tarot qui fait référence pour tous les autre jeux de tarot, c’est le tarot de Marseille, et c’est donc sur lui que je me suis basée pour faire mon dessin 🙂 Cette carte a une signification qui est assez simple et positive. Tout d’abord, elle représente un conducteur de chariot, et attention : la distinction entre char et chariot est ici très importante, car au Moyen Age (et encore, l’origine du tarot remonte encore plus loin), avoir un chariot est un signe de richesse et de réussite sociale par rapport à un simple char. L’homme qui conduit le chariot est un conquérant : si la carte précédente, celle de l’Amoureux, le représentait en proie au dilemme, celle du Chariot le montre confiant et en pleine possession de ses moyens. Il tient un sceptre et porte une couronne, mais ceux-ci sont moins des symboles de royauté que de puissance, voire de virilité ; c’est aussi un guerrier, à cause de la cuirasse. Bref, il a l’argent, la gloire, l’amour (puisque l’Amoureux a fait son choix), la puissance. Si vous voulez une chanson qui colle parfaitement à la carte, je vous conseille « I’m the best » du groupe de k-pop 2NE1 : tout est dans le titre 😀

Les visages sur ses épaulières sont ceux de Janus, le dieu romain aux deux visages qui marque le commencement et la fin, ainsi que le passage (son nom a donné le mois de janvier pour l’anecdote). Je vais laisser de côté la symbolique du chiffre 7, c’est l’une des plus connues, il porte chance en général et c’est un chiffre qui est littéralement PARTOUT. Enfin, le chariot est un peu particulier : en théorie, il ne devrait pas pouvoir avancer, puisque ses roues ne vont pas dans le même sens, sans parler des chevaux qui n’ont pas l’air de vouloir coopérer. Cela peut vouloir dire plusieurs choses : première hypothèse, cet attelage bizarre souligne la force et l’habileté du cavalier qui arrive quand même à le contrôler. Deuxième hypothèse, la confusion des chevaux signifierait que le cavalier a un but mais n’a pas encore défini les moyens d’y parvenir, ou encore qu’il court plusieurs lièvres à la fois. Pour un sens plus négatif, cet arcane exprime un besoin de contrôle : cela peut être de la fierté, mais aussi de la honte, ou un besoin de s’émanciper d’une tutelle supérieure à cause d’un manque de volonté propre. Le Chariot peut donc aussi vous avertir sur le fait que vous vous contrôlez difficilement, que vous avez trop confiance en vous… ou pas assez !

Voilà ma version de la carte du Chariot ^^ L’idée de conduire un char et de conquérir m’a tout de suite fait penser à la conquête de l’Ouest et aux cow-boys : quelle meilleure figure du conquérant guerrier et audacieux ? Au moment où j’ai commencé à dessiner cette carte, je commençais à m’intéresser au steampunk pour faire mon mémoire de master ; et il se trouve qu’aux USA, ils ont créé le weird west, c’est-à-dire un steampunk version cow-boy (le meilleur exemple, c’est le film Wild Wild West, puisqu’il combine l’atmosphère du XIXème siècle et des machines à vapeur et engrenages).

L’idée de départ était lancée 😀 Pour le symbole de richesse, j’ai adoré l’idée d’en faire un détrousseur de grand chemin, comme un Jessie James : du coup, le chariot devient une diligence détroussée et une banque dévalisée avec les sacs de billets et le coffre-fort 😛 Mais le point de départ du dessin, c’était les chevaux : j’ai pris des photos sur Internet pour recopier les contours, en choisissant des silhouettes dynamiques et allant dans des sens opposés. Pour les mécaniser, j’ai suivi mes envies, et je suis très contente du résultat : c’était la partie la plus longue et la plus difficile, mais ça valait le coup ❤ Je le suis un peu moins par contre pour la silhouette du cavalier, je le trouve trop trapu, mais son chapeau touche déjà le bord supérieur… Et la position des jambes m’a donné du fil à retordre. Mais je me suis fait plaisir avec son bras, et le revolver colle assez bien avec l’idée de pouvoir. Et comme toujours, la peluche de lapin comme signature ! Bref ! J’étais pas trop satisfaite de l’Amoureux, mais le résultat final de cette carte me plaît énormément (malgré une malencontreuse tache de thé… on va dire qu’elle rajoute du caractère) ; et vous, qu’en pensez-vous ? ^^

Tarot divinatoire made by Juliet #5 : Le Hiérophante

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Bien le bonjour bande de gens, enfilez vos plus belles lunettes de professeur Trelawney, et plongeons dans l’univers merveilleux du tarot ! Même si on va pas faire de divination, donc à la limite oubliez ce que j’ai dit pour les lunettes 😛 Je continue ma série de dessins des arcanes majeurs du tarot divinatoire, j’en suis maintenant à la carte numéro 5. Je suis toujours autant passionnée par la symbolique de ces cartes, et comme pour les précédentes, je vais vous expliquer les symboles caractéristiques du Hiérophante (aussi appelé Pape selon les jeux), et ensuite vous présenter ma version. Cependant, comme la symbolique des cartes tend à se suivre, et à parfois dépendre de la carte précédente, je vous mets les liens ci-dessous pour les quatre premières cartes :

Et après l’Empereur, voici le Hiérophante, qui porte le plus souvent le nom de Pape ; c’est la tradition anglaise, en particulier Antoine Court de Gébelin, qui au XVIIIème siècle l’a nommé Hiérophante (donc Grand Prêtre) pour se démarquer des chrétiens, et faire une référence aux mystères d’Eleusis (culte ésotérique de la Grèce antique). Cependant, quel que soit le nom les attributs et la signification demeurent les mêmes. On peut donc voir sur la carte un vieil homme qui regarde à droite, et qui fait un geste de bénédiction pour les deux fidèles à ses pieds. Il tient la férule papale, une croix à trois branches, qui symbolise le triple pouvoir du pape en matière d’ordre, de juridiction et de magistère (soit l’autorité en ce qui concerne la morale et la foi) ; autre symbole chrétien, la tiare pontificale à trois couronnes, qui reprennent les mêmes significations que la férule.

Concernant la croix sur ses mains, il s’agit à l’origine de la croix de Saint-Jean, utilisée par les Hospitaliers (un ordre religieux qui soignait les blessés pendant les croisades) mais aussi les Templiers (pour symboliser leur voeu permanent de croisade). Elle devient ensuite la croix de Malte, et revêt différentes significations selon qui l’utilise. Les deux piliers derrières lui ont plusieurs interprétations possibles : loi et liberté, obéissance et désobéissance, pitié et sévérité… Certaines représentations du Hiérophante montrent aussi deux clés croisées : ce peut être un attribut de la papauté (les clés du Paradis), mais aussi un symbole ésotérique (la connaissance occulte), mais dans les deux cas, il indique l’autorité du Pape en matière de savoir et de mysticisme.

La carte est d’abord à rapprocher de celle de la Grande Prêtresse, qui symbolisait une connaissance livresque et théorique : le Hiérophante symbolise le dépassement de la théorie, c’est-à-dire le savoir pratique, la sagesse. On en a un premier indice avec le chiffre 5, impair et donc signifiant le mouvement. Le Hiérophante est un homme d’âge mûr qui a atteint la véritable sagesse, celle de l’expérience. De plus, là où la Grande Prêtresse reçoit le savoir et l’intériorise, le Hiérophante le diffuse, et les deux fidèles à ses pieds sont aussi les deux élèves écoutant le maître et reconnaissant son autorité. Il regarde à droite, donc vers l’avenir et la transmission aux générations futures, en bon professeur qu’il est.

De même, en tant que premier pontife (qui vient du latin pontifex, « qui fait le pont », le Hiérophante est chargé de faire le lien entre le divin et l’humain. Pour prolonger cette idée, notons que le chiffre 5 est considéré comme le chiffre de l’homme, tout comme l’étoile à cinq branches (et NON, ce n’est pas forcément un symbole maléfique, les occultistes le considèrent mauvais quand l’étoile est renversée avec deux pointes vers le haut). Je ne vais pas m’attarder sur la symbolique du chiffre 5 (elle est gigantesque, mais si ça vous intéresse, j’ai puisé mes infos sur ce site. Par rapport à l’Empereur qui le précède, et qui se reposait sur ses acquis et son autorité pour gouverner, le Pape est plus bienveillant et a dépassé les limites de sa pensée pour continuer son chemin.

Valà ! C’est ma carte ! Vous pouvez le voir, même si j’ai repris la férule papale, le geste de bénédiction, la croix de Malte et la couronne divisée en trois, je me suis résolument tournée vers une symbolique de l’occulte, et je me suis donné à coeur joie ^^ J’ai aussi repris les clés, mais j’ai préféré m’éloigner des deux clés croisées pour lui en mettre quelques unes autour du cou, tout en gardant l’idée d’un gardien de la connaissance et des choses cachées. Le vitrail derrière lui représente l’étoile à cinq branches dont je vous parlais plus haut ; et je ne résiste pas, vous saviez que l’étoile que les Rois Mages ont suivi pour trouver l’enfant Jésus était une étoile à cinq branches ? 😛 Pour les deux piliers, j’ai voulu m’inspirer des colonnes égyptiennes avec une décoration végétale en haut ; de chaque côté se trouvent des fenêtres qui indiquent un moment différent de la journée, pour montrer le passage du temps et le mouvement vers le futur. A gauche, j’ai dessiné une pile de livres reléguée dans un coin pour montrer que le Hiérophante n’a plus besoin des livres, il les a déjà lus et intégrés. Les deux disciples portent des tuniques et des sandales à la grecque, et j’ai tenu à faire un garçon et une fille par souci de parité.

Le gros morceau, ce sont les deux symboles sur les colonnes. De ce que je vous ai dit précédemment, vous devez deviner qu’ils sont opposés, mais en quoi ? J’ai trouvé toutes mes infos sur ce site, une vraie pépite ^^ On commence avec le symbole de gauche, il s’agit de la Croix du Léviathan, souvent associée à une croix satanique : en réalité, c’est un certain Antoine de LaVey qui en a fait un symbole satanique dans les années 1960 (et a accessoirement fondé l’Eglise de Satan), en transformant la croix du Léviathan en une insulte envers les chrétiens. Pour lui, ce signe se divise en une double croix qui indique protection et équilibre entre les personnes, et le symbole de l’infini qui renvoie à l’univers éternel : en clair, pour LaVey la croix du Léviathan indique que les hommes sont garants de leur propre équilibre et de leur propre vérité. Pourtant, la croix du Léviathan est à l’origine une création des Templiers ; et je parie ma chemise que LaVey a repris ce symbole en pensant au procès des Templiers, qui ont été accusés notamment d’hérésie.

Et une petite digression parce que je ne résiste pas : vous saviez que la croix catholique inversée peut renvoyer à la fois à un symbole satanique ET à un symbole chrétien ? ^^ En effet, inverser les choses permet aussi de renverser leur sens, donc la croix inversée est utilisée par les satanistes comme une insulte à Dieu. Mais la croix renversée est aussi le symbole du supplice de Saint-Pierre : condamné à la crucifixion, il a demandé à la subir tête en bas, par humilité envers le Seigneur et Jésus-Christ. J’adore la symbolique ❤

Fin de la parenthèse ! De plus, la croix du Léviathan est aussi un symbole alchimique qui représente l’un des trois principes fondamentaux, c’est-à-dire le souffre (attention quand même, les alchimistes ont leur propre vocabulaire et le « souffre » ne renvoie pas forcément à notre souffre) ; à noter que le souffre est aussi associé aux éléments de chaleur, sécheresse et masculinité (c’est pas par hasard que j’ai mis le garçon en-dessous). L’élément qui lui est opposé en alchimie est le mercure, associé également au froid, à l’humidité et à la féminité : c’est le symbole que j’ai placé sur la colonne opposée ^^ Il n’y a là que deux des trois principes fondamentaux, mais ce sont les deux qui sont considérés comme les « parents » de tous les autres éléments par les alchimistes ; souffre et mercure sont censés être associés grâce au sel, le troisième principe fondamental. Or, le Hiérophante est celui qui est chargé de faire le lien, donc on peut considérer qu’il fait tout le sel de la carte XD

Voilà, c’était long mais je vous jure que j’ai essayé de faire court, quand je suis lancée sur les symboles on m’arrête difficilement ^^’ J’espère quand même que ça vous a intéressé. Que pensez-vous de ma carte alors ? N’hésitez pas à me le dire en commentaire, je serai ravie d’en parler 🙂