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Premières lignes… #179

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

Bien que l’histoire nous eût tenus haletants autour du feu, en dehors de la remarque – trop évidente – qu’elle était sinistre, ainsi que le doit être essentiellement toute étrange histoire racontée la nuit de Noël dans une vieille maison, je ne me rappelle aucun commentaire jusqu’à ce que quelqu’un hasardât que c’était, à sa connaissance, le seul cas où pareille épreuve eût été subie par un enfant. Dans le cas en question (je le dis en passant), il s’agissait d’une apparition dans une vieille maison semblable à celle où nous nous trouvions rassemblés, apparition, d’une horrible espèce, à un petit garçon qui couchait dans la chambre de sa mère. Pris de terreur, il la réveillait ; et la mère, avant d’avoir pu dissiper la terreur de l’enfant et le rendormir, se trouvait tout à coup, elle aussi, face à face avec le spectacle qui l’avait bouleversé.
Ce fut cette observation qui attira – pas immédiatement, mais un peu plus tard dans la soirée – une certaine réplique de Douglas, laquelle provoqua l’intéressante conséquence sur laquelle j’appelle votre attention. Une autre personne se mit à raconter une histoire assez banale, et je remarquai qu’il ne l’écoutait pas. A ce signe, je compris que lui-même avait quelque chose à dire : il n’y avait qu’à patienter. De fait, il nous fallut attendre deux soirées. Mais ce même soir, avant de nous séparer, il nous révéla ce qui le préoccupait.
« Je reconnais bien – pour ce qui est du fantôme de Griffin ou tout ce que vous voudrez que ce soit – que le fait d’apparaître d’abord à un petit garçon d’un âge si tendre ajoute à l’histoire un trait particulier. Mais ce n’est pas, à ma connaissance, la première fois qu’un exemple de ce genre délicieux s’applique à un enfant. Si cet enfant donne un tour de vis de plus à votre émotion, que direz-vous de deux enfants ?
– Nous dirons, bien entendu, s’écria quelqu’un, que deux enfants donnent deux tours… et que nous voulons savoir ce que leur est arrivé. »
Je vois encore Douglas ; il s’était levé et, adossé à la cheminée, les mains dans les poches, il regardait son interlocuteur de haut en bas.
« Il n’y a jusqu’ici que moi qui l’aie jamais su. C’est par trop horrible. »
Naturellement, plusieurs voix s’élevèrent pour déclarer que ceci donnait à la chose un attrait suprême. Notre ami, préparant son triomphe avec un air paisible, regarda son auditoire et poursuivit :
« C’est au-delà de tout. Je ne sais rien au monde qui en approche.
– Comme effet de terreur ? demandai-je.
Il sembla vouloir dire que ce n’était pas si simple que cela, mais qu’il ne pouvait trouver des termes exacts pour s’exprimer. Il passa sa main sur ses yeux, eut une petite grimace douloureuse :
« Comme horreur. Comme horreur – horrible !

Petits contes noirs

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! J’expérimente depuis deux semaines une nouvelle méthode pour réussir à me lever tôt : placer le portable loin du lit ! Au moins ça marche, je suis forcée de me lever. Par contre, il faut vraiment un effort de volonté pour ne pas retourner se coucher aussi sec : rien que le fait de se rasseoir sur le lit est risqué XD La phase « dans le pâté » dure aussi un peu plus longtemps, mais au moins, je peux désormais profiter de trois heures rien qu’à moi le matin avant d’aller au boulot :3 (oui, je déteste à ce point être à la bourre le matin).

Nouvelle chronique littéraire ! Si vous me suivez depuis suffisamment longtemps, vous savez que je voue un amour tout particulier aux histoires d’épouvante, les fantômes flippants, les légendes sombres et les maisons hantées. C’est donc avec enthousiasme et curiosité que j’ai emprunté ce recueil de nouvelles à la bibliothèque : publié en 2006 par Antonia Susan Byatt, il s’intitule Petits contes noirs. Je ne connaissais pas du tout l’auteure, mais d’après Babelio, elle a plus de vingt livres à son actif et une oeuvre saluée par la critique, notamment un roman qui a pour titre Possession. Pour elle, l’imaginaire est moins une porte pour s’évader qu’une alternative à la réalité : ses romans sont donc en partie réalistes avec une touche d’imaginaire un peu plus expérimentale. 

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Avertissements parasités

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Bien le bonjour tout le monde ! Aujourd’hui je vous propose un type d’article un peu différent, j’espère que ça vous plaira 🙂 Connaissez-vous les creepypastas ? Ce sont des histoires courtes d’horreur ou d’épouvante écrites sur Internet, je suis une très grande fan ! Certaines sont de vrais petits chefs d’oeuvre, avec des intrigues et des twists scénaristiques absolument délicieux :3 A ne pas lire quand il fait nuit les enfants ! Sinon vous allez faire comme moi et hurler en voyant votre peignoir bouger dans le miroir, alors que c’est juste votre maman qui veut ouvrir la porte.

Bref ! J’adore les creepypastas mais je les lis surtout en anglais, et depuis quelques années maintenant, je les écoute avec délectation sur la chaîne Youtube de Madame Macabre. Elle a une très belle voix et met en scène de supers ambiances ❤ J’aime beaucoup l’écouter pendant que je dessine, j’en profite aussi pour améliorer mon niveau en anglais 😛 Et comme je vais bientôt devoir passer un concours avec une épreuve de version en anglais, et que j’ai trop envie de partager mes creepypastas favorites, combinons les deux ! Je vous propose une traduction perso des histoires que je préfère 🙂

Celle que je vais vous traduire aujourd’hui a pour titre Distorted Warning Signals, littéralement « Signaux d’alarme déformés ». Parue sur Reddit, son auteur a pour pseudo TheThingThatWill, je vous laisse ici le lien pour la lire dans sa version originale 🙂 Je vous laisse également la vidéo de Madame Macabre qui lit et met en scène cette histoire avec un talent qui m’a fait délicieusement frissonner ! :3

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13 à table ! (édition 2021)

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Aujourd’hui, on va être fous, on va prendre des risques et faire des choses incroyables, poussés que nous sommes par la nécessité, le besoin, l’amour et la fin du monde : on va prendre un livre. Attends non, c’était pas ça la révélation, oui voilà, on va prendre un Pléiade avec nous avant d’aller au boulot. Pour ceux qui ne savent pas, les Pléiades sont des éditions extrêmement qualitatives et extrêmement chères (de 60 à 100 euros en moyenne le livre, ma mère me gâte définitivement beaucoup trop) d’auteurs classiques, donc le mettre dans ton fourre-tout ça fait un peu sacrilège… mais bon vous êtes marrants, je le lis quand si je peux pas l’emmener avec moi –‘ 

Nouvelle chronique littéraire ! On se retrouve pour une nouvelle édition du recueil de nouvelles 13 à table !, publié chaque année depuis 2014 par les Restos du Coeur. Le principe est simple : plusieurs auteurs français écrivent chacun une nouvelle sur un thème qui change d’une année sur l’autre, et le bénéfice du livre (qui ne coûte que 5 euros) permet d’offrir 4 repas pour des sans-abris. Cette année, le thème est celui du premier amour ! Moi qui ne suis pas très romance, j’ai été très agréablement surprise par certains textes ^^

Chaque année je mets un point d’honneur à acheter le livre, ça me fait une petite BA et surtout je découvre des auteurs vers lesquels je ne vais pas spontanément, ou que j’adore dans le cas de Maxime Chattam par exemple 😀 Alors je ne vais pas vous présenter de résumé ou autre pour éviter de spoiler : je vous dirai en deux-trois phrases mon avis sur chaque nouvelle.

Tonini Benacquista, Hier, à la même heure :

Une nouvelle qui m’a laissée un peu mitigée, mais qui évoque tout de même quelque chose de puissant à travers la tendresse pour nos idoles de jeunesse. En ce qui me concerne, c’était Legolas. Oui, oui, Legolas, je sais que c’était Orlando Bloom derrière la perruque et les oreilles en pointe mais moi je craquais spécifiquement sur Legolas XD

Philippe Besson, Un film de Douglas Sirk

Très intrigante, on suit pas à pas le récit avec la puce à l’oreille sur le dénouement ^^ Une très jolie histoire, que j’ai beaucoup appréciée malgré une référence peut-être un peu trop nette à d’autres personnes : ça fait presque trop voyeur je trouve.

Françoise Bourdin, N’a qu’un oeil :

J’ai adoré ❤ Une histoire toute mignonne sur les premiers émois à l’école, avec une petite fille qui refuse constamment de porter ses lunettes.

Maxime Chattam, Big Crunch ou le Sens de la vie :

Aaaah, mon chouchou quelle que soit l’année, et encore une fois je ne suis pas déçue avec un récit incroyablement touchant et délicat venant d’un maître de l’horreur. J’ai même appris des choses en découvrant le Big Crunch, qui est une sorte d’antithèse du Big Bang :3

Jean-Paul Dubois, Une belle vie avec Charlie

Encore une nouvelle qui m’a chamboulée, une magnifique rencontre entre deux êtres faits l’un pour l’autre :3 J’ai beaucoup aimé la façon dont l’auteur revisite le thème du premier amour en y apportant une vraie touche d’originalité ^^

François d’Epenoux, 1973, 7e B

Mignon, mais aussi un peu bizarre, je reste un peu sur ma faim pour cette petite nouvelle 🙂

Alexandra Lapierre, Le Correspondant autrichien 

Une histoire captivante, et une nouvelle fois une auteure qui aborde le thème par un biais auquel je ne m’attendais absolument pas ! Certaines scènes m’ont parues un peu trop trash, mais je ne pouvais pas m’empêcher de m’accrocher aux mots.

Agnès Martin-Lugand, Des lettres oubliées 

Depuis qu’elle participe à ces recueils, Agnès Martin-Lugand reprend les mêmes personnages pour les faire évoluer. Pas besoin d’avoir lu les précédents recueils pour comprendre, mais tant que vous y êtes, je vous les conseille aussi 😀 Encore une fois, elle aborde un sujet délicat avec une grande douceur et une touche très humaine, c’est un régal :3

Véronique Ovaldé, Mon premier amour 

Une nouvelle extrêmement courte, mais qui claque à la figure par tout ce qu’elle implique. Il faut lire entre les lignes, mais le sujet abordé est poignant !

Romain Puértolas, L’Amour volé

Alors là, c’est un coup de coeur comme pour Maxime Chattam ❤ L’auteur a su me surprendre au-delà de ce que j’imaginais, avec un très joli clin d’oeil historique. J’ai adoré !

Eric Giacommeti & Jacques Ravenne, Le premier sera le dernier

Le récit est machiavélique, mais malheureusement j’ai l’impression d’avoir mal saisi la fin, j’aurais aimé quelque chose d’un tout petit peu plus développé ^^’ Mais ce sont deux auteurs que j’aime beaucoup, et je ne suis pas déçue malgré tout 🙂

Olivia Ruiz, Une si jolie nuit

Le récit est tout aussi impitoyable et que celui de Véronique Ovaldé, et on se sent désemparé et impuissant en lisant les dernières lignes. C’est bouleversant, et très triste.

Leïla Slimani, Heureux au jeu 

Une histoire que j’ai beaucoup aimée, mais j’y ai retrouvé le même genre de twist que dans l’histoire de Giacommeti & Ravenne, ce qui m’a un peu refroidie dans mon enthousiasme.

Franck Thilliez, Un train d’avance

Alors celle-là, je ne m’y attendais pas du tout et j’ai énormément apprécié le déroulement du récit ! Un peu comme avec la nouvelle de Maxime Chattam, la trame du temps est chamboulée. Les personnages sont confrontés à leurs plus grandes incertitudes et angoisses. Un final de toute beauté pour le recueil ^^

Bref ! Un de mes recueils favoris je pense depuis le début des 13 à table !, avec de très belles surprises qui m’ont marquée pour longtemps 🙂 Faites votre BA en l’achetant en librairie, et profitez du plaisir de lire 😉

Mécanique et lutte des classes

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Je poursuis mon stage au Village du Livre, c’est pas de tout repos ! En fait, on a quelques millions (sans rire) de livres qui attendent d’être indexés sur le site internet, le but c’est de leur créer une petite fiche pour chacun ; le quota qu’on me demande pour l’instant, c’est une centaine de fiches par jour. Je ne sais pas si ça vous paraît peu ou non, mais pour les atteindre ça demande une mécanique bien huilée et une concentration à toute épreuve 😛 

Nouvelle chronique littéraire ! Je vous avais déjà parlé des recueils de nouvelles de la maison d’édition steampunk Oneiroi : le premier volume, Ecologie & folie technologique, avait été un petit coup de coeur ❤ Je ne peux d’ailleurs que vous conseiller les autres livres de la maison d’édition, et le steampunk de manière générale ; si vous ne connaissez pas ce genre, je vous invite à aller regarder la page de ce blog qui lui est dédiée 🙂 Aujourd’hui, on va aborder la deuxième anthologie de nouvelles steampunk de Oneiroi, qui aborde une thématique ô combien présente dans le steampunk : les différences sociales. Voici Mécanique & lutte des classes, un ensemble de quatre nouvelles de Tepthida Hay, Noëmie Lemos, Catherine Loiseau et Johanna Marines ! Lire la suite