Archives de Tag: mythologie

Les Centaures

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Dimanche bien mérité après une semaine de dur labeur en caisse à la librairie ! Mais ce travail me plaît pour l’instant, les clients relous sont assez rares et je découvre encore plus de livres qui me font envie, de quoi surcharger un peu plus ma wish-list XD Mon salaire ne va pas faire long feu à ce train-là. Bref, la vie continue, et vous, quoi de beau ? ❤

Nouvelle chronique littéraire ! Aujourd’hui, un très beau livre que m’a offert ma p’tite Maman, qui a eu une idée de génie avec cette trouvaille ❤ Vous savez qu’en France, la fantasy est souvent mal considérée (mal écrit, toujours la même chose, infantile, j’en passe et des meilleurs) ; le genre existe depuis très longtemps, mais il n’a eu droit à sa propre catégorie en France que dans les années 80. Pour vous dire à quel point on a du mal avec ce genre dans l’Hexagone, Le Seigneur des Anneaux est un classique en Angleterre alors que chez nous c’est même pas la peine d’y penser. Je vous conseille de regarder à ce sujet des blogs comme Les Chroniques du Chroniqueur, L’Imaginaerum de Symphonie ou Le Culte d’Apophis qui sont vraiment bien si vous avez envie de découvrir de bons titres (récents ou non) et des réflexions intéressantes. Enfin, on trouve de très beaux romans de fantasy français bien avant les années 80, comme celui dont je vais vous parler aujourd’hui : Les Centaures d’André Lichtenberger, 1904 ! On le considère aujourd’hui comme l’un des premiers romans de fantasy français, cocorico ^^ Lire la suite

Le festin de John Saturnal

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Bien le bonjour bande de gens ! Depuis deux jours je suis joie, bonheur et petits beurres : après 7 ans et 7 carnets, j’ai ENFIN terminé le premier jet de mon roman d’horreur ❤ La mise à jour est faite sur la page « Ecrivaine » si vous voulez jeter un oeil ! C’est fou, je réalise toujours pas, je me sens libérée comme si j’allais me mettre à flotter dans les airs XD

Nouvelle chronique littéraire ! Pour ne pas changer c’est un livre que ma p’tite Maman m’a offert : ma p’tite Maman, pourvoyeuse de linge lavé avec adoucissant, de poêles glissées en cachette dans les bagages de sa fille au cas où (histoire vraie), de piles de livres improbables et pourtant très bons, et surtout de gros câlins depuis 1997. Je ne la ferai pas breveter, on risquerait de me la piquer ! Bref, il s’agit du livre Le Festin de John Saturnal, écrit par Lawrence Norfolk et publié en 2014. Le résumé m’attirait beaucoup : les histoires de cuisine, surtout quand elles sont bien écrites et qu’elles décrivent tout plein de plats, ça me met l’eau à la bouche ❤ D’ailleurs, je ne saurais que trop vous conseiller les films Le Chocolat et Epices et passion, qui sont super tous les deux ; je n’ai pas encore lu les livres dont ils sont tirés, mais ils sont en très bonne place sur ma wish-list ! Bref ! Lire la suite

Shikanoko #2 : La Princesse de l’Automne

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien :3 Si on met à part mes galères avec Pôle Emploi (qui n’en a pas) et le fait que je cours après ma caution d’appart tel un personnage de cartoon derrière une liasse de billets avec des pitites ailes, je me sens malgré tout dans une bonne passe : j’ai bientôt fini mon brouillon de roman, le point final approche et avec lui l’avènement, l’apothéose et les crêpes à volonté.

Nouvelle chronique littéraire bande de gens ! J’ai entamé la suite de la série Shikanoko de Lian Hearn, j’avais adoré le premier tome et il me fallait absolument la suite ! Après L’Enfant du Cerf, voici La Princesse de l’Automne, sorti en 2017 en France ^^ Lire la suite

L’Etrange Cabaret des Fées Désenchantées

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien :3 Je profite de cette petite introduction pour vous transmettre la bonne parole si elle ne vous a pas encore atteint : l’application Rocambole dont je vous avais déjà parlé sur le blog est enfin disponible sur Android ! Inutile de vous dire que je l’ai téléchargé tout de suite, et je me délecte devant ce catalogue de fou ❤ Foncez, en plus avec le coronavirus la majeure partie de leur épisodes littéraires sont gratuits ^^

Nouvelle chronique littéraire ! Cette fois-ci, un album que j’ai lu pour mon mémoire, dans le plus pur steampunk ❤ J’avais déjà flashé dessus pour moi, et j’ai été très contente de pouvoir le lire et de l’intégrer à mon travail ; je l’ai emprunté à la bibliothèque, mais aussi demandé pour Noël 😛 (et finalement je l’ai acheté au festival Yggdrasil de Lyon de février 2020 ❤ ) Il s’agit de L’Etrange Cabaret des fées désenchantées, illustré et écrit par Hélène Larbaigt, publié en 2014 ; notez bien que cette demoiselle est autodidacte pour le dessin, ça rend la performance encore plus impressionnante et j’ai vraiment envie de pouvoir faire pareil un jour ^^ Je note aussi la participation de Claudine Glot et Pierre Dubois pour les préface et postface, mais c’est le deuxième qui m’intéresse le plus. J’adore ce monsieur, c’est un conteur reconnu maintenant et un grand monsieur de l’imaginaire, il a notamment fait deux livres dont je suis tombée amoureuse : L’Effroyable encyclopédie des revenants et L’Epouvantable encyclopédie des fantômes. Et en plus, il a une tête fantastique, entre sa barbe et ses contes, c’est le grand-père que j’ai toujours rêvé d’avoir, je suis sûre qu’il a une super voix grave et profonde, il le faut ❤ Lire la suite

Premières lignes… #94

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

Les Egyptiens sont des cannibales. Regardez bien une fève ; observez-la de près, vous verrez combien elle ressemble à un foetus. Depuis l’Antiquité, les Egyptiens sont des mangeurs de fèves, des mangeurs de foetus. Ma mère s’appelait Esther. Des foetus, elle dut en manger des quantités avant de finalement tomber enceinte…
Esther s’était levée avant soleil, comme tous les matins. Elle avait préparé le café à la lueur d’une bougie, un café noir, dans la kanaka, la petite cafetière à longue queue. Puis elle avait servi le foul. A l’aide d’une fourchette, elle avait écrasé les fèves bouillies en versant une lampée d’huile d’olive et y avait ajouté de petits morceaux d’oeuf dur. Elle approcha son visage ; ça sentait bon le matin heureux. Ce n’était pas tous les jours qu’ils pouvaient s’offrir des fèves et des oeufs au petit-déjeuner. D’habitude, c’était une simple galette de pain et un bol de thé presque translucide. Mais, la veille, elle était passée chez sa tante Maleka, qui avait insisté. Esther avait refusé, bien sûr… Ils n’étaient tout de même pas devenus des mendiants ! Par fierté, donc, mais pas seulement… par politesse aussi ! On n’acceptait pas les cadeaux à moins d’y être contraint. Il fallait que l’autre vous le fourre dans la poche, fasse mine de se fâcher, jure qu’il y allait de son honneur, voire de sa vie… « Pour l’amour de Dieu, tu dois prendre ces fèves ; tu dois – Mais jamais ! Nous n’avons pas besoin ! – Sur ma vie ! Tu ne sortiras pas de chez moi, sinon… » Ce n’est qu’alors, après plusieurs tentatives, plusieurs refus, qu’on acceptait de recevoir, comme à contrecoeur. Sophistication d’une politesse qui assigne le prodigue à la position de quémandeur. A l’issue de ce marchandage, elle était donc rentrée avec un panier de fèves séchées, de dattes, de café, de pâte d’abricots, cette friandise qu’on appelait ici « l’astre de Dieu ».