Archives de Tag: maladie

Les délices de Tokyo

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ En ce qui me concerne j’attends encore de savoir ce qui m’a donné la fièvre : insolation, covid ou gastro, les paris sont ouverts et j’aurai la réponse cet aprem ! Croisez les doigts pour moi >< J’essaye de chercher un appart pour m’installer dans mon p’tit chez-moi avec mon copain, là aussi je vais avoir besoin de pensées positives ^^’

Nouvelle chronique littéraire bande de gens ! Je vous propose un livre que j’ai reçu il y a un ou deux ans pour un anniversaire, j’avoue que je ne sais même plus si c’est ma mère ou ma soeur qui me l’a offert ! Il s’agit d’un roman de Durian Sukegawa paru pour la première fois en 2013, Les délices de Tokyo ; j’avoue que le nom de l’auteur me fait un peu rire, parce que ça me fait penser au durian, le fruit, qui est réputé sentir extrêmement mauvais. Monsieur Sukegawa je vous présente toutes mes excuses ^^’ Bref, le livre a eu droit à son adaptation au cinéma en 2016 par Naomi Kawase, je n’ai pas vu le film mais d’après Allociné il a reçu de très bonnes critiques. Ca faisait un moment que je voulais lire un peu plus de littérature japonaise, et c’est un premier essai qui est assez concluant ! Je vous conseille d’ailleurs la librairie Le Renard Doré à Paris, quartier Jussieu : ils sont spécialisés dans la littérature et la culture japonaise, donc non seulement le manga mais aussi plein de romans. Les libraires sont très compétents, c’est une librairie extrêmement agréable et chaleureuse et elle vaut vraiment le coup d’oeil ❤ Lire la suite

Les Rougon-Macquart #5 : La faute de l’abbé Mouret

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Bien le bonjour mes p’tits loulous, j’espère que vous allez bien ! Mémoire terminé, rapport de stage dispensé, plus beaucoup de télétravail à l’horizon, on dirait bien que je suis en vacances officieuses 😀 Et surtout surtout, déménagement prévu le 30 mai, je vais ENFIN retourner chez mes parents à la campagne, dans ma chambre rien qu’à moi toute seule, et avec TOUS MES BOUQUINS !! Mes bébés qui m’ont tellement manqué 😥

Nouvelle chronique du dimanche ! Je continue dans ma lancée de la série des Rougon-Macquart de Emile Zola ^^ Je vous présente La Faute de l’abbé Mouret, écrit par notre célèbre monsieur en 1875. Il s’agit du cinquième tome de la série, même si techniquement on peut lire dans le désordre si on le souhaite. Si vous souhaitez lire mes chroniques des tomes précédents, voici la p’tite liste :

Ce tome est un peu particulier : d’habitude, Zola fait évoluer ses personnages au sein d’une société assez remplie, ou dans une ville, mais ici le protagoniste principal est assez isolé au fin fond de la cambrousse. Le roman va vraiment opposer deux conceptions de la vie, celle de la religion et celle de la nature. Une grande part du roman peut être vue comme une réécriture de la Genèse, mais après pas de panique : vous n’avez pas besoin d’avoir lu tout le pavé de la Bible pour comprendre le roman, et si vraiment vous voulez saisir les lignes entre les lignes, presque toutes les éditions de maintenant ont des notes de bas de page qui sont très bien faites, en tout cas ça vaut pour mon édition ^^ Par contre vous aurez ptet besoin d’un livre sur la botanique… Lire la suite

Lincoln au Bardo

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Salutations bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Croisez les doigts pour moi, j’ai une bonne piste pour mon stage du second semestre et il me le faaaaauuut ! J’ai trouvé l’endroit par-fait, si je ne l’ai pas je me jette en l’air… mais avant ça je vous ferai un dernier article pour vous présenter l’endroit qui est vraiment cool 😛

Nouvelle chronique littéraire, et encore une fois ce sera un livre que ma p’tite Maman m’a offert :3 Il faut savoir que ma mère est fantastique, elle m’offre des livres auxquels je ne m’attends jamais, qui ne sont parfois même pas dans mes goûts, et pourtant ce sont des livres qui réussissent à m’intéresser ! Quel super-pouvoir est-ce là ?! Bref, cette fois-ci il s’agit d’un livre intitulé Lincoln au Bardo, publié en 2019 par George Saunders (version française hein, il a reçu un prix en 2017). Alors pour ceux qui ne savent pas et que le résumé rendra perplexe avec le passage du « fameux Bardo tibétain » (il devrait y avoir un enfer spécial pour les gens qui qualifient de « fameux » un concept que seules 3 personnes connaissent, et qui veulent juste se faire mousser et te faire passer pour un abruti), il faut savoir que le bardo est un terme de certaines écoles bouddhiques tibétaines : il désigne un état mental intermédiaire, un intervalle auquel on peut attribuer des bornes comme le sommeil, la méditation, ou même la mort dans la mesure où on pense au Paradis ou à la réincarnation (merci Wikipédia !). Lire la suite

Roman gothique #4 : Le Monstre

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Le mémoire de master est officieusement bouclé, je l’ai envoyé en crash-test à mon directeur de recherches et je croise doigts, orteils, cheveux et tout le reste en espérant qu’il ne me demande pas de tout réécrire >< Rien que les annexes font au moins 50 pages, au moins je pourrai dire que je n’ai pas chômé 😛

Nouvelle chronique littéraire messieurs-dames, et je continue de vous parler de romans gothiques féminins (j’espère que vous n’en avez pas marre, j’en ai encore plein en stock !) 😛 Celui-ci est un vrai casse-tête pour moi : déjà, l’auteure. Camille Bodin est en fait un pseudonyme qui peut être attribué à deux auteurs, Eugène de Lamerlière et Jenny Bastide. Comme c’est cette dernière qui revient le plus souvent, je vais considérer que c’est effectivement un roman féminin. La date de publication aussi m’a posé problème : la plupart de ses occurrences le disent publié pour la première fois en 1864, et il m’a fallu plusieurs heures de recherches avant de trouver totalement au hasard qu’en fait il datait de 1824 ; ce qui me permettait de l’utiliser dans mes recherches puisque ma date limite est 1830. Et ça m’a fait très plaisir, parce que ce petit roman est le seul roman gothique féminin que je connaisse qui s’est fait pratiquement censuré à sa sortie, dans le sens où un éditeur conseillait de le retirer des cabinets de lecture (l’équivalent d’un vidéo-club mais pour les livres), car il était jugé trop cru et trop sanglant. Alors vous pensez bien que ma principale question quand je me suis lancée dedans, c’était bel et bien « mais à quel point est-ce sanglant ? »

Résumé : Albert Maurice est au désespoir : sa jeune cousine, qu’il connaît et chérit depuis qu’elle est au berceau, et avec qui il a grandi, en a épousé un autre. La faute en revient à son père, l’oncle de la jeune et belle Marie, car il s’enorgueillissait de voir sa nièce épouser un duc. Mais un autre chagrin se profile : les jours passent, et pas une nouvelle de Marie, pas une lettre, rien. Albert part à sa recherche à travers monts et vallées, sans succès, jusqu’à rencontrer une jeune femme mourante, Louisa, qui lui révèle que Marie, sa chère Marie, est entre les mains d’un véritable monstre débauché et sanguinaire, dont la haine de l’humanité n’a d’égale que son penchant pour la souffrance des autres…

Mon avis : 

Le roman est assez court par rapport aux autres romans gothiques de l’époque qui font deux ou trois volumes (en vrai, c’était surtout une technique pour vendre plusieurs livres au lieu d’un seul). Honnêtement, ça se lit très facilement, l’écriture comme le récit sont assez prenants et j’ai passé un très bon moment de lecture ! Entre les rebondissements et un suspense assez bien maintenu, on a l’indispensable pour un bon roman, et les éléments gothiques sont au rendez-vous : enlèvement d’une demoiselle en détresse, château gothique, méchant sanguinaire, etc.

Alors en ce qui concerne la censure du livre et son potentiel horrifique, si pour nous ça reste assez léger, pour l’époque, je peux vous assurer que c’est du très lourd, avec une évocation assez claire de pratiques sadiques sexuelles (inutile de vous dire que c’est surtout pour ça qu’il a été censuré, le sang ça passait encore) et d’inceste. On est encore loin des détails de Sade, qui vous donnent l’impression d’être à la fois dans une encyclopédie et une blague de gamin, mais il y a suffisamment pour vous laisser imaginer plein de choses. Ca vous change des autres romans de la période, où l’héroïne clame à qui veut l’entendre que sa vertu la protègera de tout ce que le méchant lui fera subir… mouais. Paradoxalement, le roman est donc exagéré et assez réaliste de ce point de vue. Mais même en oubliant le côté cru et en réfléchissant simplement à l’aspect psychologique des personnages, le méchant vaut son pesant de cacahuètes tant il a des raffinements de cruauté.

Par contre, il risque d’heurter plus d’une féministe ! Pratiquement à chaque fois qu’Albert mentionne Marie, c’est pour parler d’elle comme de quelque chose qui lui est dû, puisqu’il a grandi avec elle et qu’il comptait bien l’épouse ; l’idée peut semble mignonne, d’autant que Marie partage ses sentiments amoureux ; mais dans les faits, il parle de Marie en disant « mon bien » ou « ma récompense ». Aouch. De manière générale, on voit bien à quel point les femmes sont au pouvoir des hommes, que ce soit son mari ou son oncle qui l’a mariée en espérant retirer un avantage social.

J’ai évoqué les principaux points, mais le mieux c’est encore que vous alliez le lire, franchement c’est une lecture intéressante et pas ennuyeuse pour un sou ! N’hésitez pas et foncez, le livre est disponible sur Gallica (le site d’archives de la BNF), mais il y a peut-être moyen de le trouver en librairie, à voir 😀

Le siècle mécanique #1 – Boneshaker

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Bien le bonjour bande de gens ! Je rédige ceci alors que je suis enfin posée pépouze chez moi, mon vrai chez moi de chez mes parents de chez mon petit village paumé, là où se trouve ma bibliothèque adorée ❤ Et c’est presque effrayant de voir à quel point le simple fait d’être à Paris peut augmenter mon niveau de stress en comparaison :S

Nouvelle chronique littéraire aujourd’hui ! Un livre qui a passé un temps prodigieux dans ma PAL, au point que ses franges sont devenues toutes jaunes… et en fait je trouve que ça va très bien avec sa couverture et son esprit, donc non en fait, tout était parfaitement calculé messieurs dames (ahem ahem) 😀 Bref ! Il s’agit du premier tome de la trilogie Le siècle mécanique de Cherie Priest, Boneshaker, publié en 2013 ! Toute la trilogie est sortie maintenant, il doit même y avoir moyen de se la procurer d’occasion. C’est une trilogie steampunk et uchronique, où la guerre de Sécession, censée finir en 1865 (et qui a abouti sur l’abolition de l’esclavage grâce à Abraham Lincoln pour l’anecdote historique), fait encore rage en 1880. Ah oui, et il y a des zombies.  Lire la suite