Archives de Tag: lecture

La baleine bibliothèque

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Et j’espère aussi que vous avez survécu sans trop de dégâts à la canicule de ce weekend ? Pensez à bien boire les enfants, et n’oubliez pas : on ferme tout en journée et on ouvre la nuit seulement 😋

Nouvelle chronique littéraire ! On repart du côté de la BD, encore et toujours, et on retrouve Zidrou qui est un auteur que j’aime beaucoup ! Comme la plupart d’entre vous, je l’ai découvert avec la BD L’élève Ducobu. Plus tard, j’ai lu la BD Lydie que je ne peux que vous recommander, et ça a été le coup de foudre. Voici donc un autre de ses albums, La baleine bibliothèque, illustré par Judith Vanistendael et publié en 2021. J’avoue, au départ, c’est le titre qui m’avait attirée 😀

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Un peu de poésie épistolaire : N’envoyez plus de lettres

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Bien le samedi bande de poésies, nouveaux bonjour et nouveaux gens ^^ On se retrouve pour un nouveau poème, j’en croise plein ce moment à force de traiter des recueils de poème à mon boulot, du coup j’ai l’embarras du choix ! Et j’en profite d’ailleurs pour vous recommander le site « Femmes en poésie », qui compile des poèmes de nombreuses femmes poètes, sans restriction d’époque ni de nationalité 🙂 Cerise sur le gâteau, il est toujours actif aujourd’hui.

Le poème dont je voudrais vous parler aujourd’hui est une oeuvre d’Alliette Audra (1897-1962), une poétesse française qui a écrit de nombreux recueils ; son oeuvre a été saluée par le prix Gérard de Nerval et par l’Académie française 🙂 Elle a également traduit les poème d’Elisabeth Browning, une poétesse victorienne, et de William Butler Yeats, un des plus grands écrivains et poètes irlandais ! Il ne s’agit donc pas d’une petite pointure ^^ Si vous souhaitez en savoir plus cependant, je n’ai pu trouver que cet article de 1996 sur sa vie, sur le site Persée. Et le poème qui nous intéresse ici est tiré du recueil Poèmes choisis publié chez Seghers : « N’envoyez plus de lettres »

N’envoyez plus de lettres, seulement des feuilles
d’arbres, que le soleil détache ou le vent cueille
ou l’automne abat et dépose entre vos mains.
Je ne les recevrai jamais le lendemain,
mais j’ai depuis toujours l’habitude d’attendre
et mon cœur, de veiller, n’en sera pas moins tendre.
Vous ne pourrez, c’est vrai, rien écrire dessus,
cependant je lirai comme si j’avais su
les paroles que vous formulez dans votre âme
tant vos rêves ont pour moi l’éclat de la flamme.
Choisissez les couleurs suivant le ton des jours ;
que la feuille soit fraîche si le ciel est lourd,
et d’un vert bien profond si l’azur est trop pâle.
Qu’elle soit de chêne et blonde comme le hâle
au front d’un bel enfant, quand s’achève l’été,
et lorsque vient Novembre, afin de refléter
ce qu’il ensevelit et ce qu’il remémore
veuillez me cueillir une feuille au sycomore.
(Mais qu’elle soit de hêtre, d’aulne ou d’olivier,
que m’importe après tout pourvu que vous viviez !)
Et si, dans le futur, un jour Dieu vous propose
par hasard le bonheur, pour me dire la chose
envoyez simplement une feuille de rose.

Plus je relis ce poème et plus je l’adore, je me sens devenir légère à mesure que je lis ses vers ❤ Moi qui adore écrire du courrier, j’adore cette description si belle d’une correspondance d’un autre style, à la fois échange d’émotions et de petits bouts de nature. Les mots sont si jolis, des rimes embrassées et des alexandrins, et cette petite musique qui nous porte à la rêverie :3 On ressent tout à la fois l’attente des nouvelles, l’amour de la nature, et surtout la tendresse des messages qui se passent de mots pour mieux faire parler les pensées et les coeurs. Alliette Audra nous présente son papier à lettre comme si on se baladait en forêt et que l’on cherchait des belles feuilles pour faire un herbier : j’ai presque l’impression de sentir l’odeur de la forêt ! Le temps passe sans que cela soit triste, ni que cela affecte les sentiments partagés entre les correspondants : on cherche simplement à profiter de la vie, en attendant la prochaine feuille portée par le vent et en en envoyant à notre tour. Et ce qui est magique, c’est qu’on n’a pas l’impression que la feuille arrivera séchée, comme nous on pourrait l’envoyer entre deux feuilles de papier : c’est comme si l’émotion qui la portait la conservait dans toute sa fraîcheur ^^ Et mon coup de coeur ultime, c’est la douceur de la fin, la feuille de rose pour le bonheur, c’est tellement adorable, éphémère et éternel à la fois ❤

Pour aller avec le poème, je vous propose un tableau de Delphin Enjolras (1865-1945), un peintre aquarelliste français connu pour ses scènes représentant des femmes dans des moments d’intimité ou de rêverie. Son utilisation des pastels, de l’aquarelle et de la peinture à l’huile lui a valu le surnom de « peintre des reflets » ❤ Il a peint de nombreux tableaux de femmes en train de lire une lettre, donc ça me semblait approprié, et les couleurs de celui-ci se marient si bien avec la douceur et la tendresse d’Alliette Audra ! Des couleurs chaudes, une lumière tamisée, une pièce confortable, des fleurs et des tissus qui ont l’air doux, parfumés et satinés à souhait, et cette légère touche de sensualité qui rend le tout si parfait :3 J’ai même l’impression qu’une diagonale partage le tableau, entre le tissu aux couleurs froides et la pièce plus chaude : le contraste est sublime, on a presque l’impression que la femme glisse hors de ses vêtements, toute en délicatesse et sans y prêter attention, pour se blottir dans un cocon de chaleur, à l’abri des regards indiscrets et des conventions. Elle a l’air absorbée dans sa lecture, peut-être des nouvelles de son amant ? ^^ Comme dans le poème, l’intimité de la lecture donne l’impression d’abolir les distances ❤

J’espère que le poème et le tableau vous plaisent autant qu’à moi, ce sont deux petites douceurs que j’avais vraiment envie de partager avec vous ! Et je vous laisse avec un autre tableau d’Enjolras que j’aime énormément : Le doux bruit de la mer

La Lectrice disparue

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Je suis en train de re-regarder la série The Crown, je n’ai jamais été autant fascinée par une série historique :3 Et j’ai aussi terminé une petite série de maison hantée indienne, très sympa, qui s’appelle Typewriter, vous connaissez ? ^^ Et vous, qu’est-ce que vous regardez passionnément en ce moment 😀

Nouvelle chronique littéraire ! Aujourd’hui, un livre découvert totalement au hasard d’une balade entre les rayons, la couverture m’avait attiré l’oeil pour sa réutilisation du dessin d’Alice au Pays des Merveilles, et bien entendu son titre ^^ Le résumé a achevé de me convaincre, et je me suis lancée dans ce roman avec impatience ! Voici La Lectrice Disparue de Sigrídur Hagalín Bjornsdottir, publié en 2020 chez l’éditeur Gaïa et traduit par Eric Boury. C’est un polar islandais, mais pas que ! Préparez-vous à une plongée dans l’univers de la lecture, une lecture dont vous n’auriez jamais soupçonné les implications. Lire la suite

Rocambole, ou la nouvelle appli littéraire qui va tout déchirer !

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Salut bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Depuis quelques temps sur Twitter je suis une nouvelle appli qui se lance dans le courant du mois de juin, et qui a l’air géniale à tout point de vue ! Alors permettez-moi une petite pause de pub, et prêtez donc l’oeil à ce que je vais vous dire 🙂

Quand on est dans les transports en commun, qu’on attend chez le médecin ou qu’on vit un moment un peu chiant de manière générale, mais qui ne doit pas durer la journée non plus, le réflexe c’est quoi ? Le smartphone. Quelques uns prennent un livre, mais tout le monde n’a pas forcément envie de traîner un bouquin dans son sac, surtout quand ledit bouquin est un énorme pavé grand format (RIP les épaules), et tout le monde n’a pas envie non plus de grosses lectures. Seulement, sur un smartphone et en 10 minutes, on est loin de faire des choses révolutionnaires ou même utiles : ce temps passé sur l’écran reste un temps perdu. Alors l’idée de Rocambole, c’est de reconnecter les gens avec la lecture grâce au smartphone !

Rocambole est une application littéraire pour smartphone qui veut reprendre le principe des romans feuilletons. Alors qu’est-ce que c’est qu’un roman feuilleton ? C’est tout simplement un moyen de publier un roman non en une fois mais par petits bouts, comme une série de petits épisodes à la Netflix, qui prennent 5 à 10 minutes à lire environ, 15 grand max. Ce n’est plus trop utilisé aujourd’hui comme moyen de publier, mais au XIXème siècle, tous les grands de la littérature ont fait du roman feuilleton : Zola, Victor Hugo, Balzac, vous avez saisi l’idée ; même Stephen King a tenté le coup pour publier La Ligne Verte, je déconne pas ! Donc le roman feuilleton, c’est le bon plan pour lire un tout petit peu, et en profitant à fond du suspense de la lecture grâce à la parution par épisodes 🙂

En plus de ça, Rocambole prend également en compte le fait qu’être auteur aujourd’hui, c’est un peu le suicide financier si tu n’as pas un autre travail, un « vrai » travail diront les imbéciles que je prie d’aller jouer sur l’autoroute, merci ! Les auteurs qui travaillent avec Rocambole sont déjà nombreux, ils sont triés sur le volet pour vous offrir des séries de qualité et de genres différents : SF et fantasy, polar, thriller, historique, romantique, vous en aurez pour tous les goûts ! Et loin d’être exploités, les auteurs sont rémunérés correctement ; le plus beau, ils ont la possibilité à la fois de mettre en avant leur travail via l’application, et de dépasser ensuite le cadre de cette application pour publier sous d’autres formats 🙂

Je vais être honnête, moi ça me fait des choses cette appli ^^ Pourtant je suis une inconditionnelle du livre contre l’écran, mais là c’est autre chose. Déjà parce qu’avec une lecture courte, il y a peu de chances de s’abîmer les yeux, en tout cas pas plus qu’avec la lecture sur papier. Ensuite, l’appli permet de découvrir plein de nouveaux auteurs qui ne sont pas forcément connus mais qui ont du talent à revendre : tous les auteurs de talent ne sont pas forcément reconnus par les maisons d’édition, dites-vous que Dan Brown a essuyé un ou deux refus pour son Da Vinci Code (et les responsables s’en mordent les doigts aujourd’hui). Autre chose, c’est une demoiselle sortie de l’ENSSIB qui a eu l’idée de l’appli, et comme vous pouvez le juger avec votre servante, l’ENSSIB est un gage de Kalitay 😀 Et cerise sur le gâteau, pour des gens qui comme moi veulent écrire, Rocambole a l’air d’être une super opportunité ! Honnêtement, j’adorerais pouvoir faire partie de leur équipe d’écrivains, je croise les doigts ❤

Bref, j’ai hâte de voir l’appli sur mon portable, avec un peu de chance sur mon CV, mais surtout dans vos mirettes ! Avouez qu’elle vend du rêve, et foncez ^^ Ils ont une page Twitter, Facebook et Linkedin, alors n’hésitez pas à vous renseigner, moi je suis à fond 😛

Premières lignes… #62

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

Il était une fois, et un jour il sera. Voici le début de chaque histoire.

Il était une fois un monde appelé Kelanna, un terrible et merveilleux monde d’eau, de bateaux et de magie. Les gens de Kelanna étaient comme vous par bien des aspects : ils marchaient, ils travaillaient, ils aimaient, et ils mouraient. Mais ils étaient différents sur un point crucial : ils ne savaient pas lire. Ils n’avaient jamais développé d’alphabet, ou de règles d’orthographe, jamais gravé leurs histoires dans la pierre. Au lieu de ça, ils se les rappelaient avec leurs voix et avec leurs corps, et les répétaient jusqu’à ce que les histoire fassent partie d’eau, et que les légendes deviennent aussi réelles que leurs langues, leurs poumons et leurs coeurs.

Certaines histoires, reprises et passées de bouche en bouche, traversaient les royaumes et les océans, tandis que d’autres s’éteignaient après seulement quelques répétitions, et n’étaient plus jamais entendues. Toutes les légendes n’étaient pas populaires. Nombre d’entre elles menaient une vie secrète au sein d’une famille ou d’une petite communauté de croyants qui les chuchotaient entre eux afin qu’elles ne soient pas oubliées.

L’un de ces contes relataient l’histoire du Livre, un mystérieux objet contenant la clé de la magie la plus puissante que Kelanna ait jamais connue. Certaines personnes disaient qu’il donnait accès à des sorts permettant de transformer le sel en or et les hommes en rats. D’autres prétendaient qu’avec de longues heures et un peu de persévérance, on pouvait apprendre à contrôler les phénomènes naturels… ou même créer une armée. Les récits différaient sur les détails, mais il y avait un point sur lequel ils se rejoignaient tous : rares étaient ceux capables d’accéder à son pouvoir.