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Histoires de fantômes du Japon

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Atelier couture avec mon chéri pour faire nos masques de déconfinement : l’occasion de réaliser que Monsieur est beaucoup plus doué que moi ! Mais ils sont fin prêts, avec le coton et le molleton, et on va probablement crever de chaud avec ça sur la figure mais bon. Il faut ce qui faut, c’est ça ou une nouvelle période de confinement !

Nouvelle chronique littéraire, et de taille ! En effet, aujourd’hui je vais vous rebassiner avec un des mes illustrateurs favoris, Benjamin Lacombe. En novembre 2019 est paru son petit dernier, un magnifique album intitulé Histoires de fantômes du Japon. Fan de son travail devant l’éternel, j’ai aussitôt harcelé ma famille pour l’avoir à Noël, et j’ai eu gain de cause 😀 Je n’ai même pas attendu le lendemain pour sauter sur mon cadeau, et le dévorer en même pas deux heures. La modération c’est pas mon truc ^^ Pour tout vous dire, je ne savais même pas qu’il s’agissait d’une oeuvre de Lafcadio Hearn, un monsieur ayant vécu dans la deuxième moitié du XIXème siècle ; tout ce que j’ai vu, c’est qu’il y avait des fantômes, du Japon, et Benjamin Lacombe : TIERCÉ GAGNANT ❤

Résumé : Fasciné par le Japon – son art, sa culture et ses paysages – depuis ses plus tendres années, Benjamin Lacombe a souhaité illustrer Fantômes du Japon, un recueil d’histoires imprégnées du folklore japonais, recueillies par Lafcadio Hearn. Cet écrivain irlandais a été l’un des premiers occidentaux à obtenir la nationalité japonaise. Il est connu pour avoir sillonné les provinces de ce pays, recueilli et mis par écrit les contes et légendes de fantômes japonais. Pour cet ouvrage, Benjamin a choisi d’illustrer un panel de bestiaire large et diversifié ; une diversité qu’il était essentiel pour lui de laisser transparaître dans un traitement graphique différent pour chaque histoire. En fin de livre, la création de jeux, inspirés de jeux anciens, offre la possibilité de raconter sa propre légende de yôkai. Un hommage de toute splendeur, au ton juste.

Mon avis : 

Comme pour les précédents albums illustrés par Lacombe (Les Contes MacabresAlice au Pays des MerveillesNotre-Dame de Paris,…), l’objet livre est vraiment magnifique. En même temps qu’une belle illustration mi-inquiétante mi-fantastique de Lacombe, on a droit à une demi-reliure en tissu ; elle est plus large que les précédents albums, et comporte de jolis motifs de yokai japonais en bleu brillant. Bref, tout pour vous attirer l’oeil et vous faire passer à la caisse avant même que vous n’ayez eu le temps de vous en rendre compte 😀

Les illustrations de Lacombe sont vraiment fascinantes, comme toujours la qualité et la beauté sont au rendez-vous :3 Je pourrais les regarder pendant des heures sans me lasser, et elles illustrent magnifiquement les textes. Même les pages de garde donnent envie de s’attarder dessus, pour essayer de trouver tous les yokai cachés dans les volutes de couleur. Mention spéciale également pour les jeux de société à la fin du livre ; je n’ai pas pu les tester faute d’avoir quelqu’un sous la main (faut dire que le jour de Noël, tout le monde est déjà trop occupé avec ses propres cadeaux), mais ils donnent vraiment envie de jouer ^^

Concernant les textes, le début est un peu long à se mettre en place, et pour moi qui arrivait brute de décoffrage dessus, il m’a fallu un p’tit moment pour me mettre en train. Mais une fois lancée, la magie des contes a pris le dessus ! J’étais déjà un peu familière de l’imaginaire japonais : fan de mangas, de Miyasaki, et de la culture japonaise en général, je ne demandais qu’à en savoir plus :3 On voit vraiment la différence entre nos fantômes occidentaux et ceux du Japon, dans le sens où le surnaturel imprègne bien plus le quotidien, et pas forcément dans un sens effrayant et négatif. C’est presque normal ! Presque, parce que bon, c’est pas non plus tous les quatre matins qu’on croise un revenant en allant au boulot. Je me suis régalée avec les différentes histoires, il y avait de tout : du touchant, du glauque, de l’effrayant, et toujours de l’émerveillement.

Je ne vous en dis pas plus, car le mieux c’est encore que vous découvriez cela par vous-mêmes :3 A la limite, si j’avais vraiment une chose à reprocher, c’est le lexique des mots japonais à la fin de l’ouvrage : je ne suis vraiment pas fan du principe, qui t’oblige à garder constamment la page du lexique pour quand tu croises un mot étranger. Certes je suis on ne peut plus ravie de découvrir de nouveaux mots et concepts, m’enfin si ça doit tout le temps me couper dans mon élan… Erf. Heureusement, ça ne le fait pas non plus à toutes les pages ! Et puis on s’en balance, les illustrations sont tellement belles que j’en oublie tout le reste ❤