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Premières lignes… #216

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

Le 22 septembre 1887, le World me donna pour mission de me faire interner dans l’un des asiles de fous de New York. Mon rédacteur en chef, Joseph Pulitzer, souhaitait que je décrive en termes simples et directs les soins apportés aux patientes, les méthodes de la direction, ect. Mais avais-je les nerfs suffisamment solides pour supporter pareille épreuve ? Serais-je capable de me faire passer pour folle auprès des médecins ? D’évoluer une semaine entière au milieu de malades mentales sans que les autorités découvrent que je ne suis qu’une « moins que rien armée d’un calepin » ? Oui, j’avais foi en mes talents d’actrice et me pensais de taille à feindre la démence d’un bout à l’autre de mon séjour. Pourrais-je passer sept jours à l’asile d’aliénées de Blackwell’s ISland ? J’en étais convaincue. Et j’ai tenu parole.
Je reçus pour seule instruction de me mettre au travail dès que je me sentirais prête. On me demandait d’enquêter sur cette institution, si bien protégée du monde extérieur par des fenêtres à barreaux, des portes verrouillées et une armée d’infirmières à coiffe blanche.
« Nous n’attendons rien de sensationnel, mais un récit honnête des faits. Distribuez les blâmes et les louanges comme bon vous semble, du moment que vous vous en tenez à la vérité. Et prenez garde à ce sourire que vous affichez en permanence, ajouta mon rédacteur en chef.
– Je m’en départirai », lui promis-je avant de sortir de son bureau.
Dans mon esprit, si je réussissais à franchir les portes de l’asile – ce qui me semblait un exploit en soi -, ce serait pour vivre la paisible routine d’un hôpital psychiatrique. Comment pouvais-je imaginer qu’une telle institution soit dirigée en dépit du bon sens et tyrannise ses propres pensionnaires ? Les maisons de fous m’avaient toujours intriguée ; j’espérais au fond de moi que ces créatures vulnérables y recevaient les meilleurs soins. Je refusais de croire les histoires de maltraitance lues ici ou là, tout en éprouvant le désir secret de les élucider.
Je pensais avec effroi à la totale sujétion des aliénés en face de leurs gardiens. Rien ne leur servait d’implorer leur libération si ces derniers en avaient décidé autrement.
« Une fois ma mission accomplie, comment comptez-vous me faire sortir ? avais-je demandé à mon interlocuteur.
– Je ne sais pas encore. Je suppose qu’il nous suffira de révéler votre identité et les motifs de votre internement – mais tentez déjà d’y entrer. »

Ecotopia

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Reconnaissons un avantage au confinement : la matinée au lit avec un bon bouquin, c’est le pied 😀 Alors que faites-vous de votre côté ? Je vais essayer de mettre les bouchées doubles sur les révisions en ce qui me concerne, ça sera toujours ça de fait pour le concours ; et si j’arrive à avancer sur mon tapuscrit, la vie sera belle ^^

Nouvelle chronique littéraire ^^ Grâce à mon travail en librairie, j’ai pu emprunter quelques livres, et pour une fois, lire des sorties récentes ! D’habitude, comme j’achète essentiellement d’occasion, je lis après tout le monde les nouveaux titres ^^’ Bon, ici ce n’en est pas un, mais il m’avait tapé dans l’oeil et je ne regrette pas de l’avoir lu ! Voici Ecotopia  : Les Carnets de notes et de Rapports de William Westonécrit par Ernest Callenbach en 1975. Il s’agit d’une des premières utopies écologiques (même si la société décrite n’est pas non plus parfaite), et à ce titre elle a eu un impact majeur sur le mouvement écologique. Ernest Callenbach est d’ailleurs partisan de la simplicité volontaire, un mode de vie où l’on réduit volontairement sa consommation, et donc les impacts de celle-ci : les motivations peuvent être multiples et pas seulement écologiques (philosophiques, sociales, économiques, juste pour la frime,…), et on le voit tout au long du livre ! Lire la suite