Archives de Tag: journal intime

La Passe-Miroir #2 : Les Disparus du Clairdelune

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Salut bande de gens ! J’espère que vous allez bien 🙂 « Je savoure de ne plus être en concours, je vous dis pas la prise de tête, parce que bien sûr le programme de révision était signé conjointement par Hitler, Staline, Mao, et le Nyan Cat spécial 10 heures non-stop. Mais maintenant c’est fini, fini, fini ! » … Voici ce que je pensais après le concours. Parce que j’ai encore 2 exams, moins importants, mais avec un programme de révision équivalent. Joie. Bonheur. Pendaison.

Ceci dit, je continue d’espérer (à défaut de survivre) ! Le blog a fêté ses 3 ans et je vous prépare un piti truc pour fêter ça 🙂 Et j’ai des articles en préparation, donc je ne vous oublie pas !

9782070661985Bref, comme je n’ai aucune volonté, j’ai craqué et j’ai lu jusqu’aux petites heures le tome 2 de La Passe Miroir, Les disparus du Clairdelune, écrit par Christelle Dabos. J’ai essayé, j’ai vraiment essayé, parce que je savais que j’allais devenir tarée, que le tome 3 ne sort pas avant plusieurs mois… et j’ai pas réussi, du coup j’ai lu jusqu’à 1 heure du matin environ. J’ai déjà fait une chronique du tome 1, je vous mets le lien ici ; d’autre part, Diterasu a aussi fait les chroniques des deux tomes, voici les liens 🙂 : tome 1 / tome 2 Lire la suite

Maliki – L’esprit empoisonné

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Bien le bonjour les gens ! Il y a quelques jours, c’était le 16 mars. Et le 16 mars, je l’attendais de pied ferme, j’ai sauté à la librairie dès que j’ai pu, parce que le 16 mars, c’était la date de sortie  du tome 2 de Maliki. Maliki c’est à la base un super web comic, qui s’est développé en BD, puis tout récemment en roman. Une jeune fille aux cheveux roses et aux oreilles pointues évolue dans notre monde moderne, accompagnée de ses amis plus ou moins surnaturels, avec une bonne dose d’humour, de fantastique et de badass, que demande le peuple ! J’avais essayé plusieurs fois d’obtenir une dédicace mais à chaque fois j’arrivais pour voir la file se fermer… Mais m’en fous, cette année je vais à la Japan Expo, en cosplay, et je camperai devant le stand si il faut ! (je dis ça mais comme d’hab j’arriverai à la bourre)

Bref, j’avais fait la chronique du tome 1, L’autre fille dans le miroir (cliquez sur le lien pour y jeter un oeil), j’avais adoré et j’étais impatiente de lire le tome 2 ! Les romans racontent la jeunesse de Maliki au collège, ça peut paraître gamin comme ça mais c’est super prenant ! Des trailers ont été faits pour les 2 tomes, je vous mets celui du tome 2 après le résumé ! Ce coup-ci j’avais beaucoup de chose à dire pour la chronique alors elle sera assez longue, et il y aura pas mal de spoilers, vous êtes prévenus.

roman2_couv3D_provisoire-1Résumé : Maliki a finalement réussi à s’intégrer dans un groupe d’amis : Sarah, sa meilleure amie depuis 3 ans, Gros Maxime qui porte bien son surnom en tant qu’armoire à glace pur jus, Ranjit, un jeune garçon étrange mais adorable,… Elle a réussi à apprivoiser Lady, l’esprit de son chat qui s’est cristallisé en elle en adoptant une forme humaine. Lady possède une grande force, et personne ne peut la voir, aussi la tentation est grande pour Maliki d’en profiter. Une bonne note en sport par-ci, un imbécile remis à sa place par-là, Maliki devient le centre de phénomènes étranges. Elle attire un peu trop l’attention, quelqu’un s’est mis à la prendre en photo à son insu, et elle se fait aborder par une jeune fille blonde qui se balade tout le temps avec une Bible. Maliki surnage au milieu des évènements, mais elle doit aussi protéger Lady… Lire la suite

1984

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Bien le bonjour ! J’espère que vous ne mourrez pas de chaud, les 40°C ont établi leur règne maléfique. C’est là que je bénis mes parents d’aimer les vieilles maisons en pierre : il fait bien frais et je peux me gausser des gens qui passent dans la rue en suant leur âme 🙂 Certains diront que je suis méchante, personnellement je ne fais que profiter de ma situation, tant que je le peux encore. La semaine dernière, c’était la fête de la musique par chez moi, décalée d’une semaine à cause de problèmes administratifs si j’ai bien compris. Le dernier groupe, un groupe de rock qui s’appelle 29th Street, était vraiment génial, c’est une copine à moi qui me l’a fait découvrir, alors je vous encourage à faire de même, j’ai adoré les écouter 🙂 Je vous mets ici le lien vers la page Facebook, il y a quelques vidéos d’autres concerts qu’ils ont donné !

1984Ceci étant dit, c’est parti pour une autre chronique littéraire ! La sélection de dessins arrive bientôt, ne vous en faites pas. Il n’y a pas longtemps, environ un mois avant les premières épreuves du bac, on a parlé en philo du langage et de l’Etat. A cette occasion, on a parlé du novlangue, la langue créée par George Orwell pour son livre 1984, comment elle conditionnait notre façon de penser en diminuant notre vocabulaire, les mots que nous utilisions et donc notre capacité à avoir une pensée construite. Fascinant non ? J’ai réussi à me le procurer il n’y a pas longtemps, pas assez rapidement pour en profiter pour le bac, mais le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est une sacrée lecture. Le livre est considéré comme une référence du genre d’anticipation, de la dystopie, et voire de la science-fiction en général (merci Wikipédia !). Plus généralement, le seul fait qu’on retienne « Big Brother is watching you » témoigne de l’impact qu’a eu le roman, surtout si on considère qu’il a été écrit en 1949, donc début de la Guerre Froide. Je vais faire ce que je peux pour le résumer, mais le seul moyen de vraiment comprendre l’œuvre, c’est de la lire. Lire la suite

L’invité

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Coucou ! Dites-moi, si vous avez déjà passé vos oraux du bac pour les langues, avez-vous des conseils à me donner ? Du style comme gérer rapidement et efficacement son stress, surtout au moment de parler ? J’ai bien une petite technique de respiration, et je sais que je dois me forcer à parler lentement sous peine de ne pas articuler, de bafouiller, et de terminer en 5mn alors que je dois en faire 10, mais bon j’ai quand même peur de faire une bêtise. Je déteste les oraux.

invitéCe coup-ci, dans le cadre du Challenge 1 mois = 1 consigne, j’ai lu L’invité de Roal Dahl, une petite nouvelle d’une centaine de pages à peine. Je rappelle au passage que la consigne du mois de mai était de lire un livre de moins de 200 pages, donc je suis large. Si vous ne connaissez pas Roald Dahl, c’est un auteur jeunesse très connu et très apprécié. Il a écrit Charlie et la chocolaterie et sa suite, Charlie et le grand ascenseur de verre, Matilda qui est vraiment un de mes livres fétiches, je l’ai lu et relu des dizaines de fois et chaque fois avec le même plaisir, ou encore La potion magique de Georges Bouillon, et Le bon gros géant. Les titres font très gamins comme ça, mais je vous assure que même un adulte peut lire et aimer. Ma mère avait découvert L’invité tout à fait par hasard et je crois que je ne la remercierai jamais assez.

Résumé : Oswald Hendryks Cornelius. Grand amateur d’opéra italien, éleveur d’araignées pour se faire des cravates en soie, collectionneur de cannes ayant appartenu à de grands hommes, maniaque au point d’avoir la phobie des microbes, et surtout très grand séducteur. Un personnage pour le moins haut en couleurs. Lire la suite

L’herbe bleue

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Re ! Je ne pensais pas faire de nouvel article ce weekend, à part bien sûr travailler sur la série, mais je viens à peine de finir un bouquin et il faut absolument que je fasse la chronique maintenant ou je sens que je vais oublier tout ce que je voulais écrire.

l'herbe bleueIl s’agit de L’herbe bleue. Le livre est paru en 1971 aux Etats-Unis et en 1972 en France. Au départ publié anonymement, avec le sous-titre « Journal intime d’une jeune droguée », il a ensuite été attribué plusieurs années plus tard à la psychologue Béatrice Sparks : elle a déclaré que le livre était bien composé du journal intime d’une de ses patientes, mais également d’éléments fictifs inspirés de son travail avec d’autres patients.

Le livre en lui-même est le journal intime d’une jeune adolescente de 15 ans, complexée et mal dans sa peau. Elle se pose beaucoup de questions dans lesquelles je me suis reconnue, notamment les questions rapport aux garçons et tout ce qui va avec. Elle pense que sa famille ne la comprend pas et n’arrive pas à communiquer avec eux. En somme une ado normale qui essaye de trouver sa place et qui se cherche. Seulement, tout dérape le jour où elle se rend à une fête entre amis et qu’ils jouent au jeu « Il court le furet » : il s’agit de faire passer des verres où dans certains on a mis de la LSD, mais ils sont mélangés donc on ne sait pas qui va tomber dessus. C’est sa première prise de drogue à son insu, et très vite, alors qu’elle s’était promis de ne plus recommencer, tout dérape et elle devient une droguée. Elle commence par dealer de la drogue, puis elle s’enfuit et ne pense plus qu’à obtenir sa dose en se prostituant.

Je vous jure que ce livre m’a fait encore plus flipper que Stephen King. La différence de comportement est visible lorsqu’elle prend de la drogue et c’est quelque chose qui la fascine véritablement. Même lorsqu’elle récidive et qu’elle sait qu’elle va retomber dedans, elle dit qu’elle est heureuse ! J’avais vraiment peur pour elle, et je n’ose même pas imaginer ce qu’elle serait devenue si sa famille n’avait pas pu la tirer de là. Elle avait la chance de pouvoir compter sur quelqu’un alors que pour d’autres, c’était le caniveau ou pire encore.

Même lorsqu’elle essaye d’arrêter, elle se fait persécuter par tout le monde : les drogués parce qu’elle essaye justement d’arrêter, ce qui lui vaut le surnom de « Sainte-Nitouche » et « Marie la Pure », mais aussi les autres qui ne se droguent pas, à cause de son passé. Mais je crois bien que la chose qui m’a encore plus révoltée, c’est vers la fin, quand on l’a fait retomber malgré elle en lui donnant des bonbecs fourrés à la drogue : personne ne la croit quand elle dit qu’elle ne voulait pas retomber, et elle se retrouve à l’asile. Heureusement elle en sort, mais ça m’a vraiment écœurée, le comportement des gens autour d’elle. Après sa première récidive, elle a réussi à décrocher et est retournée au lycée. Autant les autres élèves l’ont persécutée, autant dès le premier jour, le proviseur la fait venir et lui dit qu’elle est un véritable rebut de l’humanité. Je vous jure que j’avais vraiment envie de l’avoir en face de moi pour lui cracher à la gueule.

Mais le truc qui m’a vraiment foutu la boule au ventre, c’est l’épilogue. A la fin, elle avait décroché complètement, elle s’était trouvé un petit copain super sympa, elle s’entendait bien avec toute sa famille, et elle avait décidé de ne plus tenir de journal et d’aller de l’avant. A ce moment-là, on se dit que tout finit bien pour elle, que finalement, elle va avoir la vie rangée qu’elle souhaite. Honnêtement, j’étais contente pour elle. Et pourtant à la fin :

« L’auteur de ce journal est morte trois semaines après avoir pris la décision de ne plus en tenir un. Ses parents sont rentrés un soir du cinéma et l’ont trouvée morte. Ils ont appelé la police , une ambulance, mais il n’y avait plus rien à faire. Etait-ce une dose trop forte ? Accidentelle ? Préméditée ? Personne ne le sait et cela n’a que peu d’importance , dans le fond. Ce qui importe , c’est que cette enfant est morte.
Et qu’elle n’est qu’une des cinquante mille victimes de la drogue qui succombèrent cette année-là.
 »

Bam. Je vous jure que j’avais envie d’engueuler le monde entier quand j’ai lu ça.

D’apprendre que le bouquin n’était pas un vrai journal, ça m’a quand même assez déçue. Même si c’est inspiré de faits réels, la fille qui tenait le journal n’a plus la même importance maintenant. Mais par contre, un truc m’a dérangée quand j’ai lu la biographie de la psychologue. J’ai vu qu’elle était de confession mormone, une religion catholique qui existe surtout aux Etats-Unis je crois, et qui prône en gros une vie avec le moins de technologie possible, sans compter le retour aux bonnes vieilles valeurs familiales, telles que le mariage, maman qui fait les gosses et papa qui commande. Bon, ça encore ça me dérange pas, qu’ils pensent ce qu’ils veulent du moment qu’ils ne m’incluent pas dedans. Je veux bien comprendre leurs motivations, mais je n’y adhère pas. Non, en fait, ça m’a dérangé par rapport à ce que j’avais lu dans le bouquin : à la fin, la fille voulait à tout prix être une épouse modèle, elle faisait l’éloge du mariage, et que le vrai bon parcours c’était : copain, mariage, première fois. Du coup, maintenant j’ai l’impression que la psychologue voulait en même temps faire passer ses idées religieuses dans un bouquin sur la drogue… Je vois peut-être trop de sous-entendus, m’enfin bon…

Retour au thème principal. Quand j’ai essayé de me mettre à la place de la fille, je me suis rendue compte d’une chose, c’est qu’à sa place, j’en aurais parlé direct avec mes parents, j’en suis sûre, et personne ne me fera changer d’avis. Je reste souvent dans ma bulle, c’est vrai, et mon père me dit parfois qu’il aimerait que je montre un peu plus que je vais bien. Autant je n’aime pas m’épancher sur ce que je ressens avec eux, autant pour un problème comme celui-là, je ne me poserais pas la question, j’irais directement les voir après coup tellement je serais pétée de trouille ! J’ai déjà une sainte horreur de la cigarette (plus ou moins à cause des odeurs de clope de papa que je détestais, surtout en bagnole), et je n’ai jamais pris d’alcool, même pas une goutte de vin ou de champagne, parce que je ne supporte pas l’idée de ne pas contrôler ce que je fais. Je ne veux pas déprendre de quelque chose. Vous me direz de toute façon on est tous dépendants de quelque chose, mais vous avez compris l’idée : je veux faire ma vie et être heureuse sans substituts.

Rien que de voir les stats de la drogue dans le monde ça me rend malade. Je vous conseille ce livre, parce que même si ce sont plutôt des récits assemblés par une psychologue, le fond est poignant, et parce que je voulais vraiment croire que cette fille allait s’en sortir.