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Roman gothique #8 : Le Moine

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Pour ne rien changer, j’ai acheté de nouveaux livres ! Une Chambre à soi de Virginia Woolf, Histoire de la folie de Michel Foucault, et un livre sur l’histoire des Noirs en France, depuis le temps que je voulais en apprendre plus. C’est ça de bosser dans une librairie d’occasion, votre salaire disparaît dès que vous le recevez. Il y a des livres pour moi, mais j’ai aussi pris des cadeaux, je suis raisonnable : je commence à anticiper pour Noël 😀 Et encore, vous n’avez pas vu le reste de la pile de livres que je me suis mis de côté en attendant de pouvoir les acheter. Oui, je sais mon cas est désespéré. Mon compte en banque surtout.

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Nouvelle chronique littéraire ! Je vous propose un nouveau roman gothique aujourd’hui. Eh oui, ça commence à faire beaucoup, mais j’ai eu envie de me replonger dans mes classiques et celui dont je vais vous parler aujourd’hui est un des Boss du roman gothique, un incontournable et un des plus grands classiques du genre. Matthew Gregory Lewis l’a publié en 1796 et il a influencé de nombreux auteurs, Mary Shelley la future auteure de Frankenstein pour ne citer qu’elle 😉 Mais il y a aussi Charlotte Dacre, dont je vous ai déjà parlé pour un autre super roman gothique, Zofloya ❤ Et enfin pour achever de vous titiller, on dit même que Le Moine aurait été l’un des romans préférés du marquis de Sade. C’est bon je vous ai assez vendu le truc ? XD Et je tiens aussi à vous retranscrire le poème qui sert d’avis au lecteur du roman, curieusement il me rend tout de suite l’auteur très sympathique :3 

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L’annulaire

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Mon père est un grand fan de musique, surtout blues, jazz et rock, et il m’a fait découvrir cette petite pépite que j’écoute en boucle actuellement 😀 Si vous connaissez d’autres musiques dans le même style, je suis preneuse ^^

Nouvelle chronique littéraire ! J’interromps la longue litanie de romans steampunk cette semaine pour un roman très court, moins d’une petite centaine de pages. J’ai dû le lire pour un cours sur les collectionneurs, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il est très particulier. Il s’agit de L’Annulaire de Yoko Ogawa, publié en 1994 et adapté en film en 2005. Je n’ai pas vu le film donc je vous parlerai surtout du livre, mais si vous avez de quoi compléter la chronique, n’hésitez pas 🙂

Résumé : Dans un ancien foyer de jeunes filles transformé en laboratoire, M. Deshimaru, taxidermiste du souvenir, prépare et surveille des « spécimens », tandis que la narratrice de ce récit, assistante et réceptionniste, accueille les clients venus confier au mystérieux spécialiste d’insolites bribes de leur histoire: des ossements d’oiseau, quelques champignons microscopiques, une mélodie, une cicatrice…
Amputée d’une infime partie d’elle-même depuis un accident du travail, la jeune assistante tombe peu à peu sous le charme du maître de ce lieu de mémoire malsain et fascinant.

Mon avis : 

La couverture est assez intrigante, et j’avoue qu’elle ne m’inspire pas beaucoup ^^’ En fait, je sais d’emblée que si je n’avais eu connaissance que du film, dont est tirée la couverture, je n’aurais pas eu envie de le regarder. Trop particulier, pas mon genre. Le roman est déjà assez complexe en terme de psychologie, et on se perd en conjectures à essayer de comprendre qui est cette femme, et ce qu’elle représente.

Je ne lis pas beaucoup de romans japonais en temps normal, moins par désintérêt (au contraire) que par manque d’occasions ; ceci dit, j’ai bon espoir de combler ça avec l’ouverture de la boutique en ligne d’une librairie que j’aime beaucoup et que je vous conseille, Le Renard Doré 😉 Mais revenons à nos moutons. La plume de Yoko Ogawa est plutôt douce, et ça contraste de manière très particulière avec l’angoisse sous-jacente du texte. L’histoire est prenante car très particulière, je vous mets sincèrement au défi d’en trouver une du même genre ! L’idée d’un musée constitué d’objets hétéroclites, uniques car porteurs de sentiments et de souvenirs propres à une seule personne, me plaisait beaucoup. Le principe est intéressant, surtout du point de vue d’une littéraire qui adore connaître de nouvelles histoires et anecdotes ; après, nous sommes servis en matières d’histoires hétéroclites, mais ce n’est pas non plus de la manière dont on aurait pu se le figurer à première vue. Le but du musée est de supprimer et d’enfermer les sentiments douloureux des propriétaires de ces objets, qui ne reviennent plus jamais les voir après en avoir fait des « spécimens » : ce peut être n’importe quoi, un oiseau mort, l’air d’une chanson,…

En fait, l’ambiance générale du livre est glauque, je n’ai pas d’autres mots. Elle fascine mais en même temps elle est assez malaisante. Que les gens soient assez renfermés en dehors du moment où il doivent livrer l’histoire de l’objet, ça ce n’est rien, c’est même assez normal, et on se transforme en confident muet l’espace d’un instant. Même le fait que des parties de corps, comme le suggère le titre, peuvent devenir des spécimens, ça ne me perturbe pas des masses, c’est même un prolongement logique selon moi. Non, le truc le plus perturbant, ça va être la relation entre l’héroïne, qui devient la secrétaire du musée, et le conservateur, Deshimaru. On ne connait pas le nom de cette nouvelle assistante, mais c’est elle qu’on va suivre pendant tout le long de l’histoire, en découvrant son histoire et sa vie au musée. Et elle va très rapidement devenir le jouet de son patron dans une relation fétichiste et surtout malsaine et dominatrice ; jusqu’à devenir sa chose et ne plus pouvoir s’éloigner de lui. Et tout ça transparaît au travers de scènes qui sont pesantes émotionnellement, et affreusement calmes. Le personnage de Deshimaru est réellement angoissant, mais le fait que l’héroïne ait l’air aussi calme et placide ajoute encore au malaise.

La fin est ouverte, mais je pense qu’on devine assez bien ce qui s’y passe. Le livre est très court mais représente quand même une grosse claque, et il faut un petit moment pour tout assimiler une fois qu’on l’a refermé. Aussi bizarre que ça puisse paraître, je ne déconseille pas la lecture du livre ; juste il vaudrait mieux que ce soit pour un public averti et pas trop sensible. Mais en dehors de ça, ben c’est un livre particulier qui peut valoir le coup d’oeil, juste pour découvrir. Pour ce qui est du film, je n’en ai aucune idée, mais j’ai cru comprendre qu’ils avaient beaucoup insisté sur la partie érotique, alors que ça ne me semblait pas très prégnant dans le livre. Bref ! Dur de faire un bilan, vous l’aurez compris ^^’