Archives de Tag: enfants

Cœur de Papier

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Hâte de voir enfin le soleil pointer le bout de son nez, ici il pleut à n’en plus finir ! Je vais bientôt devoir faire une lecture d’albums pour des tout-petits à la bibliothèque où je travaille, ma toute première ! Pour la circonstance, j’adopte les coutumes de mon public : coiffure avec deux couettes hautes 😁

Nouvelle chronique littéraire ! On entame les chroniques des BD que j’ai découvertes au festival d’Angoulême, vous aviez hâte et moi aussi 😀 Voici un de mes premiers achats, une occasion : Coeur de Papier, par Bruno Enna et Giovanni Rigano. La série ne comporte qu’un seul tome… depuis 2010 ! Ouep, il est fort possible que cette série n’aura jamais de suite. Mais dans ce cas, vous me direz, cruche que je suis, pourquoi diable l’ai-je achetée, surtout que l’information que je viens de vous donner, je l’ai vérifiée avant d’acheter. Eh bien, sans surprise, j’ai été faible, et même après l’avoir lue et en sachant que je n’aurai peut-être jamais le fin mot de l’histoire, je ne regrette rien !

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Shadows House

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Depuis hier, mon copain dispose désormais (pour des raisons de venue au monde un 17 septembre) d’un magnifique lecteur de vinyles. L’est content. L’est même très content. Plus qu’à se constituer une petite discothèque digne de ce nom, à base de hard rock et de métal bien entendu 😁

Nouvelle chronique littéraire ! Je vous propose aujourd’hui un nouveau manga, qui m’a séduite dès que je l’ai aperçu pour la première fois en librairie ^^ J’avais hâte de pouvoir les lire, j’ai craqué sans le moindre remord et je suis très attentivement les nouvelles sorties ! Voici Shadows House du duo So-ma-to, composé de la scénariste Nori et de l’illustrateur Hisshi ; d’ailleurs « So-ma-to » fait référence à une lanterne magique ou au fait de voir sa vie défiler devant soi lorsqu’on est sur le point de mourir. Le premier tome est paru au Japon en 2018, et en 2020 en France ; cinq tomes sont parus en France et sept au Japon. Et pour mon plus grand bonheur, un anime existe depuis avril ^^ Je ne l’ai pas encore regardé, mais j’en attends beaucoup ! 

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Un peu de poésie pâtissière : La romance de la tarte aux pommes

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Bien le samedi bande de poésies, nouveau bonjour et nouveau gens ! J’espère que vous allez bien ^^ Ca faisait longtemps, je ne propose plus beaucoup de poésies en ce moment, j’ai moins de temps pour les chercher et mes envies changent au bout d’un moment ; mais ça n’empêche que de temps en temps, j’ai envie de jolis vers et de mots qui chantent ❤ Et comme c’est plus beau quand c’est le hasard qui s’en charge, je vous propose une poésie trouvée à la volée et lue du coin de l’oeil dans un recueil qui passait dans mes mains au boulot ! C’était le classique, 365 poésies de plein d’auteurs différents. Et en feuilletant vite fait, j’ai découvert ce petit poème tout mignon : « La romance de la tarte aux pommes » de Pierre Gamarra. 

Pierre Gamarra est né en 1919 et mort en 2009, c’était un romancier, un dramaturge, un poète et un critique français. On le connaît surtout pour ses oeuvres destinées aux enfants, mais aussi pour l’importance qu’a eu pour lui et son travail la région de Toulouse et du Sud-Ouest en général. Il a écrit beaucoup de fables, de comptines et de jeux de mots mnémotechniques, sans oublier les romans et les contes. Son oeuvre est très riche et généralement décrite comme vivante et colorée ; la joie de vivre y est omniprésente, même si parfois la douleur refait surface. Moi je le découvre aujourd’hui, mais il semble que son poème « Mon cartable » est très souvent appris aux enfants ; et effectivement, il est très mignon, j’ai failli changer pour celui-ci 😀 Mais la gourmandise l’a emporté et je suis restée sur « La romance de la tarte aux pommes », tirée du recueil La Tarte aux pommes de 1977 ❤ 

Fleur de farine et pommes douces,
il va neiger,
je pense aux arbres pleins de mousse
au vieux berger.
Graisse légère et sucre blanc,
des étincelles
sautent du feu rouge et tremblant
comme des lèvres de demoiselle.
La neige va couvrir ce soir
les fronts des hommes,
on entend pleurer dans le noir
la tarte aux pommes.
Elle se dore au fond du four
gonflé d’arômes.
Je pense à l’hiver, au ciel lourd
et je pense à la tarte aux pommes.

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J’adore l’atmosphère de ce poème. On a l’impression d’être bien au chaud, protégé du froid hivernal, et on sent presque l’odeur des pommes en train de cuire avec la cannelle (oui, la cannelle n’est pas dans le poème mais ma Maman met de la cannelle et la tarte aux pommes de ma Maman c’est la meilleure, point final). Il y a un vrai jeu entre le chaud et le froid sans que les termes soient directement utilisés, mais on peut très facilement distinguer :  dehors, avec les arbres, les lèvres qui tremblent, le berger, la neige, l’hiver ; et dedans avec le feu, tous les arômes, le goût, l’impatience et même les bruits de la cuisson. Et honnêtement. Sincèrement. Est-ce que c’est pas la définition du bonheur, regarder la neige tomber et sentir l’odeur de la tarte dans le four, anticiper le plaisir de la dégustation sous un bon plaid ? ❤ On a même déjà cette petite touche de sensualité avec les lèvres de la demoiselle ; un peu d’amertume aussi, pour le froid et le ciel lourd, mais heureusement, la neige ressemble au sucre et on finit sur une note gourmande ^^

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Pas de tableau ou de dessin pour accompagner ce poème, mais à la place une histoire qui a bercé mon enfance et peut-être aussi la vôtre : Les Trente-six chats de Marie Tatin, de  Sylvie Chausse et François Crozat. L’histoire est assez connue : Marie Tatin vit seule dans une petite maison tirée à quatre épingles, mais elle se sent seule dans son logis tout vide. Elle se rend alors chez une voyante qui l’aide à attirer 36 chats, ni plus ni moins ! Très vite, la maison est sans dessus dessous, mais Marie Tatin est aux anges ; il faut nourrir tout ce petit monde, alors elle décide de préparer une grande tarte aux pommes. Mais dans la précipitation, elle se trompe et met la pâte par-dessus les pommes ! Et voilà comment est née la tarte tatin ^^ Encore aujourd’hui j’adore ce conte, les illustrations sont superbes et pleines de couleurs. Entre les chats qui jouent et la tarte qui a l’air à tomber par terre, c’est un pur régal. Et surtout, l’histoire est géniale ❤ Quoi de mieux pour compléter le poème de Gamarra que le ronronnement d’un chat sur les genoux ? 😉

Est-ce que le poème vous plaît ? Connaissiez-vous déjà l’auteur ou l’histoire de Marie Tatin ? N’hésitez pas à me dire tout ça en commentaire, et aussi si vous aimeriez que je reprenne plus souvent les articles de poésie : je me suis aperçue que je suis plus régulière si on me pousse au cul X’D Je vous fais beaucoup de bises et je vous souhaite plein de tartes aux pommes ❤

Premières lignes… #88

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

Dans une petite ville d’Ecosse, dans la petite rue des Combats, vivait une veuve d’une cinquantaine d’années, Mme Mac’Miche. Elle avait l’air dur et repoussant. Elle ne voyait personne, de peur de se trouver entraînée dans quelque dépense, car elle était d’une avarice extrême. Sa maison était vieille, sale et triste ; elle tricotait un jour dans une chambre du premier étage, simplement, presque misérablement meublée. Elle jetait de temps en temps un coup d’oeil à la fenêtre et paraissait attendre quelqu’un ; après avoir donné divers signes d’impatience, elle s’écria :
« Ce misérable enfant ! Toujours en retard ! Détestable sujet ! Il finira par la prison et la corde, si je ne parviens à le corriger ! »
A peine avait-elle achevé ces mots que la porte vitrée qui faisait face à la croisée s’ouvrit ; un jeune garçon de douze ans entra et s’arrêta devant le regard courroucé de la femme. Il y avait, dans la physionomie et dans toute l’attitude de l’enfant, un mélange prononcé de crainte et de décision.
MADAME MAC’MICHE : D’où viens-tu ? Pourquoi rentres-tu si tard, paresseux ?
CHARLES : Ma cousine, j’ai été retenu un quart d’heure par Juliette, qui m’a demandé de la ramener chez elle, parce qu’elle s’ennuyait chez M. le juge de paix.
MADAME MAC’MICHE : Quel besoin avais-tu de la ramener ? Quelqu’un de chez le juge de paix ne pouvait-il s’en charger ? Tu fais toujours l’aimable, l’officieux ; tu sais pourtant que j’ai besoin de toi. Mais tu t’en repentiras, mauvais garnement !… Suis-moi. »
Charles, combattu entre le désir de résister à sa cousine et la crainte qu’elle lui inspirait, hésita un instant ; la cousine se retourna, et, le voyant encore immobile, elle le saisit par l’oreille et l’entraîna vers un cabinet noir dans lequel elle le poussa violemment.

Les quatre filles du docteur March

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien :3 Si vous saviez comme j’ai hâte d’être aux prochaines vacances, Paris me sort par tous les orifices… C’est pas drôle d’être toute seule dans une coque de noix pour appartement 😦

Nouvelle chronique littéraire aujourd’hui ! Un livre dont tout le monde parle, et dont tout le monde connaît le titre même sans l’avoir lu, bref qui fait partie des grands classiques de la jeunesse. J’avais même oublié que je l’avais dans mes étagères, alors que je m’étais promis de le lire ! Il s’agit donc des Quatre filles du Dr March, de Louisa M. Alcott, écrit en 1868 et traduit en français en 1880.  Lire la suite