Archives de Tag: émancipation

La Scribe

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Actuellement en pleine session ruminage, une cÂlice de porte chez moi qui refuse de se fermer et se rouvre toute seule. Je la brûlerai bien mais c’est la seule séparation entre la porte et le salon… 🤬🤬

Nouvelle chronique littéraire ! Aujourd’hui je vous propose de découvrir le roman La Scribe de Antonio Garrido, qui m’a été offert non pas par ma Maman mais par ma frangine 😀 L’auteur est un professeur d’université et un passionné d’histoire : La Scribe est son premier roman, publié en 2009 et devenu un best-seller dans son pays d’origine, l’Espagne. Il s’agit d’un roman historique avec une touche de policier, qui se déroule à l’époque de Charlemagne, soit à la toute fin du VIIIe siècle.

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Premières lignes… #216

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

Le 22 septembre 1887, le World me donna pour mission de me faire interner dans l’un des asiles de fous de New York. Mon rédacteur en chef, Joseph Pulitzer, souhaitait que je décrive en termes simples et directs les soins apportés aux patientes, les méthodes de la direction, ect. Mais avais-je les nerfs suffisamment solides pour supporter pareille épreuve ? Serais-je capable de me faire passer pour folle auprès des médecins ? D’évoluer une semaine entière au milieu de malades mentales sans que les autorités découvrent que je ne suis qu’une « moins que rien armée d’un calepin » ? Oui, j’avais foi en mes talents d’actrice et me pensais de taille à feindre la démence d’un bout à l’autre de mon séjour. Pourrais-je passer sept jours à l’asile d’aliénées de Blackwell’s ISland ? J’en étais convaincue. Et j’ai tenu parole.
Je reçus pour seule instruction de me mettre au travail dès que je me sentirais prête. On me demandait d’enquêter sur cette institution, si bien protégée du monde extérieur par des fenêtres à barreaux, des portes verrouillées et une armée d’infirmières à coiffe blanche.
« Nous n’attendons rien de sensationnel, mais un récit honnête des faits. Distribuez les blâmes et les louanges comme bon vous semble, du moment que vous vous en tenez à la vérité. Et prenez garde à ce sourire que vous affichez en permanence, ajouta mon rédacteur en chef.
– Je m’en départirai », lui promis-je avant de sortir de son bureau.
Dans mon esprit, si je réussissais à franchir les portes de l’asile – ce qui me semblait un exploit en soi -, ce serait pour vivre la paisible routine d’un hôpital psychiatrique. Comment pouvais-je imaginer qu’une telle institution soit dirigée en dépit du bon sens et tyrannise ses propres pensionnaires ? Les maisons de fous m’avaient toujours intriguée ; j’espérais au fond de moi que ces créatures vulnérables y recevaient les meilleurs soins. Je refusais de croire les histoires de maltraitance lues ici ou là, tout en éprouvant le désir secret de les élucider.
Je pensais avec effroi à la totale sujétion des aliénés en face de leurs gardiens. Rien ne leur servait d’implorer leur libération si ces derniers en avaient décidé autrement.
« Une fois ma mission accomplie, comment comptez-vous me faire sortir ? avais-je demandé à mon interlocuteur.
– Je ne sais pas encore. Je suppose qu’il nous suffira de révéler votre identité et les motifs de votre internement – mais tentez déjà d’y entrer. »

Grimoire Noir

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ La semaine est passée à une vitesse folle pour moi, j’ai découvert tout plein d’albums jeunesse au boulot dont j’ai hâte de vous parler :3 Et aussi j’ai récupéré un roman d’une amie qui avait oublié qu’elle y faisait sécher ses feuilles de marijuana XD

Nouvelle chronique littéraire ! Une autre de mes trouvailles au festival de la BD d’Angoulême 🙂 C’était une occasion, c’était un hasard sur la dernière étagère, c’était même un coup de poker parce que la BD était emballée dans une poche plastique transparente : pas moyen de la consulter, et pas de résumé sur la quatrième de couverture ! Je l’ai quand même prise et je ne regrette rien 😀 Voici Grimoire Noir, un one-shot de Vera Greentea et Yana Bogatch, paru en 2021 😛

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Les Colombes du Roi Soleil

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Tant de choses à faire et si peu de temps, ça doit faire plusieurs jours que cette phrase du Joker me trotte dans la tête… Au boulot et à la maison d’ailleurs, au moins je ne m’ennuie pas XD

Nouvelle chronique littéraire ! Je pensais le faire tome par tome au début, mais comme j’ai eu le temps de tout lire avant que mes poignets ne guérissent, je vais faire la série en un coup 😀 Voici Les Colombes du Roi-Soleil, une série historique publiée de 2005 à 2015 en 14 tomes, écrite par Anne-Marie Desplat-Duc. Si le nom vous dit quelque chose, c’est normal, elle a écrit plusieurs séries de romans jeunesse. J’ai découvert la série au collège, mais sans aller jusqu’au bout ; il y a quelques mois, j’ai mis la main sur les derniers tomes et j’ai enfin pu avoir le mot de la fin !

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Premières lignes… #196

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

A l’est des montagnes du Matin s’étendait le merveilleux royaume de Landor. Les marraines fées s’y penchaient sur les berceaux des enfants royaux, les princes y épousaient des princesses. Quant aux dragons, qui vivaient à l’ouest des montagnes, ils ne s’y risquaient que très rarement. Les chevaliers n’avaient donc pas besoin de les combattre, et ils se contentaient d’astiquer leurs armures pour passer le temps. Oui, Landor était un royaume paisible et prospère.
Cendorine s’y ennuyait à mourir.
Elle était la plus jeune des sept filles du roi et de la reine. Ses soeurs étaient de ravissantes princesses aux cheveux d’or et au doux sourire. Cendorine n’était pas laide ; mais ses tresses d’un noir de jais, sa haute taille, ses grands pieds et son caractère de cochon faisaient le désespoir de ses parents.
Ils avaient pourtant engagé les meilleurs précepteurs et les plus parfaites gouvernantes pour lui enseigner tout ce qu’une princesse doit savoir : danser, broder, dessiner et faire la révérence. Hélas, Cendorine préférait descendre en cachette à l’armurerie du château pour prendre des cours d’escrime avec le maître d’armes !
Elle avait déjà douze ans quand son père s’en aperçut. Gentiment mais fermement, comme il convient à un roi, il lui fit remarquer :
« Une princesse ne se bat pas à l’épée, mon enfant !
– Ah ? s’étonna Cendorine. Et pourquoi ?
Tout aussi gentiment et tout aussi fermement, le roi déclara :
– Parce que ce ne sont pas des manières.
Et ce fut la fin des leçons d’escrime.
Quand Cendorine eut quatorze ans, sa mère découvrit qu’elle s’instruisait en secret avec le magicien de la cour. Elle convoqua aussitôt sa fille :
– Une princesse ne pratique pas la magie, mon enfant.
– Ah ? s’étonna Cendorine. Et pourquoi ?
– Ce ne sont pas des manières, dit la reine. Voilà pourquoi.
– Pas des manières, pas des manières ! bougonna Cendorine. C’est toujours la même histoire !
Mais ce fut la fin des leçons de magie.
Par la suite, Cendorine essaya d’apprendre le latin, la cuisine, la comptabilité et la jonglerie. En vain ! Chaque fois, on découvrait ses subterfuges et on le lui interdisait. Cendorine commençait à en avoir assez. Aussi, quand elle eut seize ans, elle fit appel à sa marraine fée.
Celle-ci apparut dans un nuage de fumée bleue, qu’elle chassa gracieusement de la main, et s’exclama :
– Ma chérie, ce ne sont pas des manières ! J’ai horreur d’être dérangée à l’heure du thé ! Sache qu’une princesse ne peut convoquer sa marraine fée que si son bonheur en dépend.
– Justement, répliqua Cendorine, mon bonheur en dépend.
– Je vois, dit la fée avec un sourire entendu. Parle-moi de ce garçon.
– Il ne s’agit pas d’un garçon.
Une lueur d’intérêt s’alluma dans les yeux de la fée.
– Un enchantement, c’est ça ? Ne me dis pas que ce jeune homme a été transformé en crapaud, c’est un peu démodé ! De nos jours, les princes deviennent plutôt hérissons, paillassons ou…
– Il ne s’agit ni d’un prince, ni d’un enchantement !
– En ce cas, quel est le problème ? soupira la fée.
– Tout ! lâcha Cendorine. La danse, la broderie, les révérences… la vie de princesse, quoi !
– Voyons, ma chérie ! Tu es fille de roi, c’est ton destin !
– Eh bien, ça m’ennuie !
– Ca t’ennuie ! répéta la fée, consternée.
– Parfaitement, ça m’ennuie. J’ai envie de bouger, moi ! Je ne vais pas passer le reste de mes jours à écouter des ménestrels chanter la bravoure de mon papa, la noblesse de ma maman et les beaux yeux de mes grandes soeurs !