Archives de Tag: écologie

Premières lignes… #188

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

– Des zoiseaux ?
– Non, Kid, répondit la jeune fille, ce ne sont pas des oiseaux.
Le petit tenait son nez levé vers la nuit qui étendait son immense couverture au-dessus de ce coin du monde. La cabane était perchée tout en haut du chêne, à une dizaine de mètres du sol. Avril et Kid étaient allongés sur la plate-forme qui formait une terrasse à l’aplomb du vide, si bien qu’on aurait pu croire qu’eux aussi étaient suspendus au milieu du ciel.
– Ce sont des étoiles filantes.
Au-dessus d’eau, tout autour d’eux, par-delà la ramure du chêne, la nuit était comme poudrée d’or, rayée par les traînées lumineuses de toutes ces comètes qui s’en allaient mourir de l’autre côté du monde. Avril n’en avait jamais vu autant. Depuis quelques temps, les nuits étaient presque plus lumineuses que les jours. Comme si un animal énorme lacérait le ciel à grands coups de griffes.
– T’es sûre ? C’est pas des zoiseaux ?
– Non, je te l’ai déjà dit, répondit patiemment Avril. Les oiseaux, ça avait des ailes. C’était vivant. Là, ce sont des étoiles. Des bout d’étoiles. Des gros cailloux qui tombent. Ce que tu vous, ce sont les derniers moments de ces étoiles.
Avril était fatiguée, aussi elle n’eut pas le courage d’expliquer à Kid comment les débris de roche s’enflammaient en rentrant dans l’atmosphère. Comment ils se désintégraient et se transformaient en poussière et comment cette poussière retombait ensuite sur notre monde. Cette même poussière dans laquelle leurs pas laissaient des traces nettes. Cette même poussière qui poudrait leurs cheveux, sans doute en ce moment même sans qu’ils n’en sachent rien.
– C’est des zétoilfilantes, répéta Kid en hochant la tête. Des zétoilfilantes ! C’est beau hein ?
– Oui, Kid, c’est beau, approuva Avril.
Kid ne dit rien pendant un moment. Le chêne gigantesque tanguait mollement. Au-dessus, il y avait tant de rayures mordorées que la nuit ressemblait à une broderie orientale ou à une toile de ce peintre à l’oreille coupée dont Avril avait oublié le nom. Les étoiles semblaient toutes filer vers l’est. Et, curieusement, le ciel dans cette direction était beaucoup plus sombre. C’était magnifique. Vraiment magnifique, et tout aussi terrifiant.
– Dis, Avril, pourquoi elles filent, les zétoiles ? demanda Kid en tournant son regard vers la jeune fille. Elles jouent à casse-casse ?
– Non, elles ne jouent pas à cache-cache, elles filent, c’est tout. Kid se gratta le bout du nez.
– Elles ont peur, alors ?
Avril caressa la joue sale de l’enfant.
– Ne t’en fais pas, Kid, rien ne peut effrayer les étoiles.
Les yeux du gamin brillaient dans l’obscurité, pareils aux étoiles enflammées là-haut.
Kid lui sourit. Un petit sourir un peu forcé. Avril voyait bien que son explication n’était pas suffisante. Elle voyait bien ce que Kid se disait dans sa petite tête d’enfant : A quoi bon filer quand rien ne nous menace ? Si on se trouve bien quelque part, pourquoi ne pas y rester ? Kid en était persuadé : si les étoiles se ruaient à l’autre bout du ciel, c’est qu’elles étaient en danger, sans doute poursuivies par quelqu’un ou quelque chose. Avril essaya d’imaginer à quoi pourrait ressembler une telle créature. Est-ce qu’il y avait là-haut un Dieu si furieux qu’il faisait fuir jusqu’aux étoiles ? Est-ce qu’il y avait autre chose dans le ciel que l’ombre portée de l’homme, la faim d’un ogre jamais rassasié ?

Premières lignes… #187

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

« J’étais endormi sur mon bateau quand la vague est arrivée, comme venue de nulle part. Une immense déferlante blanche, qui m’a emporté si loin que je n’ai plus jamais retrouvé ma ville. Et quand tout s’est apaisé, le monde tel que je le connaissais avait disparu. »
Témoignage d’un Survivant, recueilli quelques jours après le Bouleversement.

Le soleil venait de disparaître sous la mer de Brume quand Pylos fut surpris par un « Ouiiiin ! » bruyant sur sa gauche. Le marin se tourna vers le hamac, où il aimait d’ordinaire dormir, et où, pour le moment, la petite fille légèrement emmaillotée criait de toute la force de ses poumons.
Il n’eut pas le temps d’intervenir. Une jeune femme se précipita vers le bébé, le prit dans ses bras en chuchotant des mots apaisants.
L’enfant se calma. Pylos se racla la gorge avant de déclarer :
– Si elle a faim, je dois encore avoir une réserve de lait dans ma cabine…
La jeune femme le remercia d’un sourire avant de s’éloigner vers le modeste réduit que Pylos avait aménagé. Un luxe inédit pour ce type d’embarcations, dont de nombreux autres marins s’étaient moqués à l’époque.
– Et à quoi cela va te servir, hein ? Quand tu y auras remisé tes voiles, il ne te restera plus de place pour y suspendre ton hamac !
Pylos sentit son coeur se serrer à ce souvenir.
Si on lui avait dit un jour qu’il se retrouverait dans un monde sans aucune brise pour faire avancer son bateau, où les voiles ne servaient plus à rien, sinon à se tailler des vêtements… Jamais il ne l’aurait cru. Un monde où le vent aurait purement et simplement disparu. Une des nombreuses conséquences du Bouleversement.

Un p’tit geste pour l’environnement : donner à une association, pourquoi et comment ?

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Il y a plusieurs mois de ça, on avait fait un article avec Punky sur l’écologie, l’environnement, comment on voyait les choses et ce qu’on essayait de faire pour améliorer la situation avec nos petits moyens. Ca remonte à loin maintenant, mais j’ai envie de remettre un peu le couvert sur le blog. Je ne sais pas encore quelle forme ça va prendre, j’aimerais beaucoup faire plusieurs petits articles mais ça demande du temps, beaucoup de recherche et d’organisation ^^’

On va quand même essayer et aujourd’hui, j’aimerais commencer avec quelque chose d’assez simple et à la portée de tout le monde, pour peu bien entendu que vous puissiez y consacrer quelques euros : le don à une association écologique. C’était quelque chose qui me tenait à coeur personnellement, je m’étais promis de commencer à donner dès que j’aurais un salaire régulier, et c’est ce que j’ai fait. Bien entendu, plusieurs questions se sont posées :

  • Pourquoi je donne ?
  • Quelle cause je veux soutenir ?
  • Est-ce que je privilégie des associations qui sensibilisent ou des associations qui agissent directement sur l’environnement ?
  • S’il y en a plusieurs, est-ce que je donne un peu à plusieurs asso, ou est-ce qu’il ne serait pas plus efficace de donner tout mon budget à une seule association ?
  • Quelle association choisir ? Comment est-ce que je me renseigne ?
  • Combien je donne ?
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Carbone & Silicium

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! J’ai encore craqué sur un nouvel artbook XD Décidément, Ulule et tous les sites de financement participatif sont trop dangereux pour moi, trop de beaux projets et pas assez d’argent ! Je regrette aussi de ne pas avoir de librairie proche de chez moi ET ouvrant le lundi (ptet une idée pour en ouvrir une ceci dit…) : j’hésite entre la facilité en choisissant une grande enseigne, ou commander à une petite librairie indé pour soutenir, au risque d’avoir des frais de port trop gros à mon goût >< Mon copain me dit que je pourrai aussi freiner mes achats de livres, mais… ce qu’il dit n’a aucun sens 😛

Nouvelle chronique littéraire ! Une bande-dessinée qui a beaucoup fait parler d’elle, sortie en 2020 aux éditions Ankama : il s’agit de Carbone & Silicium, un one-shot écrit par Mathieu Bablet. Si le nom vous dit quelque chose, c’est un auteur de bande-dessinée qui fait surtout de la science-fiction et qui a déjà fait pas mal parler de lui avec un autre one-shot, Shangri-La. Je la voyais plusieurs fois passer dans les rayons de la librairie où je travaillais, mais j’ai pu finalement la lire quand elle est arrivée sous le sapin de Noël de mes parents 😛

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Kariba

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Souvent au Village du Livre, on tombe sur des livres du XIXème siècle, qui me prennent d’ailleurs plus de temps à cataloguer sur le site puisqu’ils sont parfois abîmés et que je n’ose pas les manipuler trop brutalement. Mais hier, je suis tombée sur de l’inédit : un livre de mutations de propriétés datant de 1819, tenu par une mairie du Lot-et-Garonne ! Ca fait quelque chose de voir l’écriture du type qui a vécu il y a plus de 200 ans et de l’imaginer à ma place avec le livre :3
Et sinon les gens : c’est le 900ème article du blog, YAY ! Rendez-vous pour le 1000, on essaiera de vous proposer un bon p’tit concours de derrière les fagots 😉

Nouvelle chronique littéraire ! Aujourd’hui, je vous cause d’une bande dessinée que j’ai vu plusieurs fois passer à la librairie : la couverture et les dessins me faisaient baver ! J’ai finalement pu la dévorer, et quelle lecture :3 Voici Kariba, un one-shot paru en 2020 aux éditions Glénat, écrit et illustré par Daniel et James Clarke. Je précise ici que Kariba est le nom d’un barrage hydroélectrique bien réel situé sur le fleuve Zambèze (entre la Zambie et le Zimbabwe), et dont la création a provoqué de nombreux problème économiques et sanitaires auprès de la population locale. Menacé de rupture, le risque n’est aujourd’hui évité que parce que le réservoir du barrage est loin de sa pleine capacité ; cependant un niveau aussi faible pose des problèmes de production électrique.

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