Archives de Tag: Diable

La Comédie Inhumaine #1

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Un peu dégoûtée aujourd’hui, galère de colis : vous savez, cette fameuse galère du colis qui arrive absolument partout dans le monde sauf à destination ? J’avais commandé un superbe artbook avec deux posters. Grosse hâte ❤ Mais ! Je ne sais pas comment mais le nom de famille a disparu de l’adresse de destination : j’appelle, j’essaye de corriger, on me dit que c’est bon et que ce sera bien livré. Deux jours plus tard, retour à l’expéditeur (qui est aux USA) ! Bref, je tente un renvoi (qui sera ma dernière chance, ils ne feront pas de troisième tentative)… Croisez les doigts pour moi sivouplé T.T

Nouvelle chronique littéraire ! Vous savez, j’ai une préférence marquée pour les gros bouquins. Les intégrales. Les livres qui pèsent lourd, les livres avec une tranche de 3cm d’épaisseur minimum, ceux qui plombent le sac et font pencher sur le côté quand on marche. Quand j’en vois un qui fait moins de 100 pages, je sens l’angoisse qui monte et j’ai très peur de ne pas avoir assez à lire. Alors qu’un pavé, un bon vieux pavé, là on se sent pris au sérieux, là on cause 😀 Et on chope une scoliose aussi, mais c’est un détail XD Et vous connaissez aussi mon goût pour le macabre, donc ça ne vous étonnera pas si je vous dis que j’ai tout de suite eu le béguin pour cette réédition en deux volumes d’une série de 9 livres intitulée La Comédie Inhumaine, écrite par Michel Pagel entre 1988 et 2005. L’auteur a déjà plusieurs romans à succès à son actif, dont L’Equilibre des paradoxes qui me fait aussi beaucoup envie ! J’ai eu beaucoup de chance, le premier volume de cette Comédie rééditée m’a été offert par l’éditeur, Les Moutons Electriques, suite à un petit challenge de chroniques. Je les remercie beaucoup ❤ Lire la suite

Tarot divinatoire made by Juliet #5 : Le Hiérophante

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Bien le bonjour bande de gens, enfilez vos plus belles lunettes de professeur Trelawney, et plongeons dans l’univers merveilleux du tarot ! Même si on va pas faire de divination, donc à la limite oubliez ce que j’ai dit pour les lunettes 😛 Je continue ma série de dessins des arcanes majeurs du tarot divinatoire, j’en suis maintenant à la carte numéro 5. Je suis toujours autant passionnée par la symbolique de ces cartes, et comme pour les précédentes, je vais vous expliquer les symboles caractéristiques du Hiérophante (aussi appelé Pape selon les jeux), et ensuite vous présenter ma version. Cependant, comme la symbolique des cartes tend à se suivre, et à parfois dépendre de la carte précédente, je vous mets les liens ci-dessous pour les quatre premières cartes :

Et après l’Empereur, voici le Hiérophante, qui porte le plus souvent le nom de Pape ; c’est la tradition anglaise, en particulier Antoine Court de Gébelin, qui au XVIIIème siècle l’a nommé Hiérophante (donc Grand Prêtre) pour se démarquer des chrétiens, et faire une référence aux mystères d’Eleusis (culte ésotérique de la Grèce antique). Cependant, quel que soit le nom les attributs et la signification demeurent les mêmes. On peut donc voir sur la carte un vieil homme qui regarde à droite, et qui fait un geste de bénédiction pour les deux fidèles à ses pieds. Il tient la férule papale, une croix à trois branches, qui symbolise le triple pouvoir du pape en matière d’ordre, de juridiction et de magistère (soit l’autorité en ce qui concerne la morale et la foi) ; autre symbole chrétien, la tiare pontificale à trois couronnes, qui reprennent les mêmes significations que la férule.

Concernant la croix sur ses mains, il s’agit à l’origine de la croix de Saint-Jean, utilisée par les Hospitaliers (un ordre religieux qui soignait les blessés pendant les croisades) mais aussi les Templiers (pour symboliser leur voeu permanent de croisade). Elle devient ensuite la croix de Malte, et revêt différentes significations selon qui l’utilise. Les deux piliers derrières lui ont plusieurs interprétations possibles : loi et liberté, obéissance et désobéissance, pitié et sévérité… Certaines représentations du Hiérophante montrent aussi deux clés croisées : ce peut être un attribut de la papauté (les clés du Paradis), mais aussi un symbole ésotérique (la connaissance occulte), mais dans les deux cas, il indique l’autorité du Pape en matière de savoir et de mysticisme.

La carte est d’abord à rapprocher de celle de la Grande Prêtresse, qui symbolisait une connaissance livresque et théorique : le Hiérophante symbolise le dépassement de la théorie, c’est-à-dire le savoir pratique, la sagesse. On en a un premier indice avec le chiffre 5, impair et donc signifiant le mouvement. Le Hiérophante est un homme d’âge mûr qui a atteint la véritable sagesse, celle de l’expérience. De plus, là où la Grande Prêtresse reçoit le savoir et l’intériorise, le Hiérophante le diffuse, et les deux fidèles à ses pieds sont aussi les deux élèves écoutant le maître et reconnaissant son autorité. Il regarde à droite, donc vers l’avenir et la transmission aux générations futures, en bon professeur qu’il est.

De même, en tant que premier pontife (qui vient du latin pontifex, « qui fait le pont », le Hiérophante est chargé de faire le lien entre le divin et l’humain. Pour prolonger cette idée, notons que le chiffre 5 est considéré comme le chiffre de l’homme, tout comme l’étoile à cinq branches (et NON, ce n’est pas forcément un symbole maléfique, les occultistes le considèrent mauvais quand l’étoile est renversée avec deux pointes vers le haut). Je ne vais pas m’attarder sur la symbolique du chiffre 5 (elle est gigantesque, mais si ça vous intéresse, j’ai puisé mes infos sur ce site. Par rapport à l’Empereur qui le précède, et qui se reposait sur ses acquis et son autorité pour gouverner, le Pape est plus bienveillant et a dépassé les limites de sa pensée pour continuer son chemin.

Valà ! C’est ma carte ! Vous pouvez le voir, même si j’ai repris la férule papale, le geste de bénédiction, la croix de Malte et la couronne divisée en trois, je me suis résolument tournée vers une symbolique de l’occulte, et je me suis donné à coeur joie ^^ J’ai aussi repris les clés, mais j’ai préféré m’éloigner des deux clés croisées pour lui en mettre quelques unes autour du cou, tout en gardant l’idée d’un gardien de la connaissance et des choses cachées. Le vitrail derrière lui représente l’étoile à cinq branches dont je vous parlais plus haut ; et je ne résiste pas, vous saviez que l’étoile que les Rois Mages ont suivi pour trouver l’enfant Jésus était une étoile à cinq branches ? 😛 Pour les deux piliers, j’ai voulu m’inspirer des colonnes égyptiennes avec une décoration végétale en haut ; de chaque côté se trouvent des fenêtres qui indiquent un moment différent de la journée, pour montrer le passage du temps et le mouvement vers le futur. A gauche, j’ai dessiné une pile de livres reléguée dans un coin pour montrer que le Hiérophante n’a plus besoin des livres, il les a déjà lus et intégrés. Les deux disciples portent des tuniques et des sandales à la grecque, et j’ai tenu à faire un garçon et une fille par souci de parité.

Le gros morceau, ce sont les deux symboles sur les colonnes. De ce que je vous ai dit précédemment, vous devez deviner qu’ils sont opposés, mais en quoi ? J’ai trouvé toutes mes infos sur ce site, une vraie pépite ^^ On commence avec le symbole de gauche, il s’agit de la Croix du Léviathan, souvent associée à une croix satanique : en réalité, c’est un certain Antoine de LaVey qui en a fait un symbole satanique dans les années 1960 (et a accessoirement fondé l’Eglise de Satan), en transformant la croix du Léviathan en une insulte envers les chrétiens. Pour lui, ce signe se divise en une double croix qui indique protection et équilibre entre les personnes, et le symbole de l’infini qui renvoie à l’univers éternel : en clair, pour LaVey la croix du Léviathan indique que les hommes sont garants de leur propre équilibre et de leur propre vérité. Pourtant, la croix du Léviathan est à l’origine une création des Templiers ; et je parie ma chemise que LaVey a repris ce symbole en pensant au procès des Templiers, qui ont été accusés notamment d’hérésie.

Et une petite digression parce que je ne résiste pas : vous saviez que la croix catholique inversée peut renvoyer à la fois à un symbole satanique ET à un symbole chrétien ? ^^ En effet, inverser les choses permet aussi de renverser leur sens, donc la croix inversée est utilisée par les satanistes comme une insulte à Dieu. Mais la croix renversée est aussi le symbole du supplice de Saint-Pierre : condamné à la crucifixion, il a demandé à la subir tête en bas, par humilité envers le Seigneur et Jésus-Christ. J’adore la symbolique ❤

Fin de la parenthèse ! De plus, la croix du Léviathan est aussi un symbole alchimique qui représente l’un des trois principes fondamentaux, c’est-à-dire le souffre (attention quand même, les alchimistes ont leur propre vocabulaire et le « souffre » ne renvoie pas forcément à notre souffre) ; à noter que le souffre est aussi associé aux éléments de chaleur, sécheresse et masculinité (c’est pas par hasard que j’ai mis le garçon en-dessous). L’élément qui lui est opposé en alchimie est le mercure, associé également au froid, à l’humidité et à la féminité : c’est le symbole que j’ai placé sur la colonne opposée ^^ Il n’y a là que deux des trois principes fondamentaux, mais ce sont les deux qui sont considérés comme les « parents » de tous les autres éléments par les alchimistes ; souffre et mercure sont censés être associés grâce au sel, le troisième principe fondamental. Or, le Hiérophante est celui qui est chargé de faire le lien, donc on peut considérer qu’il fait tout le sel de la carte XD

Voilà, c’était long mais je vous jure que j’ai essayé de faire court, quand je suis lancée sur les symboles on m’arrête difficilement ^^’ J’espère quand même que ça vous a intéressé. Que pensez-vous de ma carte alors ? N’hésitez pas à me le dire en commentaire, je serai ravie d’en parler 🙂

Roman gothique #5 : Zofloya, ou le Maure

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! On va très prochainement entrer dans la période estivale, oui parce que pour moi l’été c’est quand il fait plus de 25°C, ni plus ni moins. Après, je me dis qu’à Lyon, la ville où il fait très chaud en été, et au septième étage de notre immeuble, l’été risque d’être périlleux pour moi et mon copain ^^’

Nouvelle chronique littéraire ! Je continue à vous proposer des chroniques de romans gothiques du début du XIXème siècle, j’espère que vous êtes chauds ! Le roman dont je vais vous parler aujourd’hui m’a été très utile pour mon mémoire, il faut dire qu’il est assez particulier : je travaille sur les romans gothiques féminins, qui parlent beaucoup de la condition féminine déplorable de l’époque, mais ce roman sort du lot car il est assez sanglant et présente pour une fois une héroïne pas vertueuse et innocente pour un sou. Il s’agit du roman Zofloya, ou le Maure, publié en 1806 par Charlotte Dacre (sous le pseudo de Rosa Matilda). Le roman se passe au XVIème siècle dans la région de Venise, que le roman présente comme un endroit plein de vices et de passions coupables. Navrée si la couverture vous paraît un peu floue, elle représente l’auteure et c’est la seule que j’ai pu trouver en qualité pas trop mauvaise ! Si vous souhaitez le lire, personnellement je l’ai trouvé en trois volumes sur Google Books, mais il est un peu plus connu que les autres romans gothiques dont je vous ai déjà parlés, alors vous pouvez essayer de le commander sur Internet ou en librairie… par contre ce sera probablement plus facile de le trouver en langue originale, en anglais. Lire la suite