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Pourquoi tu ne peux pas parler aux morts

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Il y a quelques mois, je vous avais présenté deux traductions de creepypastas que j’aimais beaucoup, et ça avait eu l’air de vous plaire aussi donc je remets le couvert 😀 Pour rappel, les creepypasta désignent des histoires effrayantes ou des légendes urbaines diffusées sur Internet. J’aime énormément ce format d’histoires, et j’en lis aussi beaucoup en anglais : deux langues, deux fois plus d’histoires ❤ Je voulais vous faire partager mes coups de coeur, donc je vous traduis mes préférées écrites en anglais ^^

J’ai découvert la creepypasta d’aujourd’hui via la chaîne Youtube de Madame Macabre que je vous conseille vraiment : elle lit des creepypasta anglais avec un accent très facile à comprendre, idéal si vous avez besoin de perfectionner votre écoute ^^ Elle s’intitule Why you can’t talk to the dead, littéralement « Pourquoi tu ne peux pas parler aux morts » C’est à la base une création de Daydalia (je n’ai que le pseudo) sur le réseau social Reddit 🙂 Je vous laisse le lien pour la lire dans la version originale et la vidéo de Madame Macabre :3

Ma tante était une escroqueuse qui avait appris du plus grand – son père. Grand-père n’avait jamais fait les choses en grand mais il vivait pour le jeu. Rester en-dessous des radars était probablement la raison pour laquelle il ne s’était jamais fait prendre. Pas une seule fois. Il en était très fier.
Maman n’a jamais repris l’affaire familiale. Elle s’est tournée vers la religion à la place et a épousé un inspecteur des impôts. C’est tellement ironique qu’on dirait une blague mais c’est la stricte vérité. Papa était le meilleur pour ce qui était d’aider à faire les devoirs de math. Les parents plus spéciaux de ma mère ont été tenus à distance pendant toute mon enfance, pour éviter qu’ils ne m’incitent à suivre des choix de vie plus intéressants.

Tante Cassie était la seule à pouvoir s’insérer dans ma vie. C’était une psychologue diplômée, ce qui la rendait un peu plus respectable. Mais Tante Cassie utilisait sa capacité à lire dans l’esprit des gens d’une toute autre façon, probablement pas celle prévue par l’université où elle avait suivi ses cours.

Tante Cassie était une véritable médium.

Elle avait une boutique et tout ce qui allait avec. Des cristaux, des herbes, des bougies. Tout ce dont vous aviez besoin pour combler le vide mystique dans votre vie pouvait être acheté pour un prix raisonnable dans sa petite échoppe. Il y avait même une salle privée à l’arrière qui était utilisée pour la divination et les séances de médium.

Comme mes deux parents travaillaient, on me déposait souvent à la boutique où j’aidais Tante Cassie lors de ses performances. Tout y passait, depuis les jeux de lumière jusqu’aux coups sur les murs. Jouer avec le thermostat était mon idée et elle était plutôt bonne. Les clients venaient pour avoir des frissons, pas vrai ? Pourquoi ne pas les satisfaire ?
Cassie m’a aidée à devenir la sceptique que je suis aujourd’hui. Elle m’a montré ce qui se passait en coulisses. Nous regardions tous les jours des talk shows avec des magiciens et des médiums, et Cassie expliquait chaque étape, de la lecture la plus basique au point culminant qui captive l’audience (j’ai eu du mal à traduire ce passage, j’ai dû improviser)

Après un épisode particulièrement, j’ai posé naturellement posé la question. N’y avait-il vraiment rien de réal ? La réponse de ma tante a été sans appel :
« Les morts ne parlent pas, gamine. Tous ceux qui affirment le contraire pètent plus haut que leur cul. »
C’était son assurance, plus que tout le reste, qui m’avait convaincue.

Je n’ai vu qu’une seule fois ma tante refuser un client. Il était vieux, chauve et recroquevillé sur lui-même. Il avait enlevé son chapeau quand il était entré et trituré ses mains en parlant. Cassie s’était aussitôt tendue en le voyant.
L’homme affirmait avoir travaillé dans le milieu pénitentiaire. Le couloir de la mort. Il avait été chargé des exécutions des pires criminels que la Terre ait porté. Cela le tourmentait avec l’âge, il était rongé de l’intérieur. Il voulait que Cassie contacte les âmes de ceux qu’il avait tués pour leur présenter ses excuses et implorer leur pardon avant qu’il ne les rejoigne.
Ma tante est entrée dans une colère incroyable. Je ne l’avais jamais vue aussi furieuse ! Elle mugissait et jetait des objets. Lui hurlait de fermer sa gueule et de dégager.
Je me suis cachée sous le comptoir avec mes mains sur mes oreilles jusqu’à ce qu’il s’en aille. Plus tard, j’ai pensé qu’elle avait réagi ainsi parce qu’elle avait peur du travail de cet homme. Un bourreau devait être la plus grande peur d’un arnaqueur.

Un jour, je me suis fait pincer. Je voulais organiser un spectacle de magie pour mes amis and stupidement j’ai pensé que je pourrais jouer les médiums, en prétendant parler à Grand-Père pour Maman, puisqu’il lui manquait tant. Enorme erreur. Maman a complètement paniqué et m’a interdit de revoir sa soeur.

J’avais laissé quelques cahiers à la boutique, alors j’ai dû y courir et les attraper pendant que ma mère fumait dans la voiture. Tante Cassie n’a même pas eu à demander ce qui se passait. Elle pouvait lire sur mon visage après tout. Je lui ai donné un câlin et lui ai dit aurevoir en pleurnichant. Toutefois, elle m’a dit un dernier secret.
« Gamine, il y a une malédiction dans cette famille qui se transmet comme un flambeau. Je prie tous les dieux, si tant est qu’il y en ait, pour qu’elle ne te soit pas transmise quand je m’en irai. »

Nous ne nous somme plus reparlé pendant plus de neuf ans. Jusqu’à ce que facebook devienne populaire et qu’aucun verrou parental ne puisse m’empêcher de me connecter. C’était malaisant. Sa vie avait pris un tour difficile ; on lui avait diagnostiqué un trouble schyzophrène, ce qui a fini par couler son magasin. Pour payer les factures, elle avait dû se ranger et avait perdu, avec son affaire, toute sa force et sa joie de vivre.

Un jour, en rentrant à la maison, j’ai trouvé un message qui m’a donné l’impression que mon estomac venait de se remplir de plomb.
« Je t’aime, gamine. Souviens-toi de ce que je t’ai dit. »
J’ai composé son numéro, déjà en pleurs. Pas de réponse. Mais j’ai continué à appeler encore et encore et encore et encore…
C’était trop compliqué de le dire à ma mère. La police s’en est chargé le lendemain. Accident de voiture. Alcool au volant.

Les funérailles étaient comme floues. Des parents que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam s’était rassemblés dans l’église. Je m’assis entre mes parents au premier rang et fouillai ma mémoire pour me rappeler ce que ma tante voulait me dire.
Nous avons suivi le corbillard jusqu’au cimetière en silence. Le prêtre fit ses dernières prières et je me retrouvai seule près de sa tombe, essayant toujours de me souvenir. Des bouts de la conversation de mes parents arrivaient à mes oreilles sans que j’y prête attention. Si seulement Cassie n’avait pas été aussi énigmatique.
« – m’attendais à un enterrement aussi vide. Quel dommage. »
Un enterrement aussi vide ? Ca m’a fait tiquer. Pendant le service l’église était pourtant pleine à craquer. Je me suis retournée pour dire quelque chose et j’ai enfin compris.

Derrière mes parents il y avait une foule de gens, debout et fixant le vide devant eux. Mes parents ne leur prêtaient pas la moindre attention. Le prêtre murmurait quelques condoléances apaisantes et présentait ses excuses, marchant en plein milieu du groupe sans déranger la moindre personne.
A la tête du groupe, avec la même apparence que le jour où je l’avais quittée, il y avait Cassie. Tous les « repose en paix » du monde ne lui auraient fait ni chaud ni froid. Sa bouche était grande, grande, largement ouverte, et juste alors, j’ai su.

Je sais quelle est la malédiction familiale. Je sais pourquoi les morts ne parlent pas.

Ils sont trop occupés à hurler.

Des crânes ! Des catacombes ! Musique !

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Bien le bonjour bande de petits Jean, comment allez-vous ? Je rédige cet article à chaud tant que toutes les impressions sont dans ma tête, j’ai enfin fait ce que je rêvais de faire depuis 3 ans que je suis sur Paris, aller visiter les catacombes ❤ Malheureusement, je n’ai pas de photos, mon appareil n’est pas assez performant pour l’obscurité qui y règne, et comment vous dire que qualifier d’appareil photo l’objectif de mon portable serait une insulte à la plus rustique des chambres noires ? Je n’ai que mes mots et mes souvenirs pour tout vous dépeindre, j’espère qu’ils vous suffiront et vous donneront envie !

Les catacombes de Paris étaient à l’origine des carrières de calcaire qui courent sous toute la ville, on en a extrait entre autres les pierres qui ont servi à construire Notre-Dame 🙂 Suite à des problèmes d’effondrement, il a fallu les fermer et/ou les consolider. Parallèlement, les cimetières de Paris débordent de cadavres, et en 1785 le roi ordonne que les morts soient transférés ailleurs, dans les carrières qui prennent le nom de catacombes. Les gens protestent, car ils sont attachés à leurs morts, et le lien à l’époque n’est pas très clair entre les problèmes d’hygiène et les cadavres qui émergent de la terre saturée. Bon gré mal gré, le transfert se fait et continue longtemps après la Révolution pendant près d’un siècle !

Alors pour les petites recommandations de base de pré-visite :

  • N’y allez pas si vous êtes claustrophobe, certains couloirs sont étroits et surtout bas de plafond. Moi qui suis une naine ça passe juste 😀 En outre, c’est surtout le fait de voir un gros bloc de pierre à 5cm au-dessus de soi, et d’imaginer les quelques mètres de profondeur en-dessous des rues de Paris qui peut impressionner fortement certains.
  • Il faut savoir une autre petite chose : la queue pour avoir son ticket d’entrée est extrêmement longue, 3 heures d’attente d’après le site. Ca va s’il fait beau, mais sinon c’est 3 heures sous la flotte voire dans le froid. Et c’est même pas en période touristique ! Donc soit vous vous y prenez très tôt avant l’ouverture, soit vous réservez un billet coupe-file sur Internet (3 jours à l’avance minimum !), mais il y a encore un hic : ce billet est très cher, 29 euros contre 17 pour le billet acheté sur place plein tarif, et ne propose pas de tarif réduit ! Je n’ai pas trop regretté la dépense après coup, mais je comprends que ça puisse refroidir certains.
  • Une fois à l’intérieur, couvrez-vous ! La gorge en particulier ! Il fait froid et surtout humide à cause des infiltrations d’eau, donc n’allez pas attraper un rhume. J’ai failli choper une angine parce que je voulais à toute force lire et traduire certains panneaux (je vous explique ensuite) ^^’
  • Une petite lampe torche peut s’avérer utile si vous voulez examiner les lieux ou certains détails de près !
  • Préparez un bon appareil photo ^^

La visite commence par une exploration d’un petit bout des anciennes carrières de calcaire, très intéressant par ailleurs ! C’est un petit prélude à l’entrée dans les catacombes, histoire de bien se mettre dans l’ambiance de grotte, et de bébé stalactites qui gouttent doucement ^^ Ce que j’ai aimé par-dessus tout et dès le début, c’était le silence. Par rapport aux rues de Paris ou au métro, même s’il y a du monde autour et des touristes qui discutent, la règle implicite reste une sorte de silence mi-respectueux mi-fasciné. Quelques échos de discussion et c’est tout. Un vrai rêve, rien que pour ça et s’il ne faisait pas aussi humide, je me serais taillé un petit nid ^^ 

Une fois dans les catacombes, c’est à mon grand regret une part du mythe qui s’effondre : moi qui croyait que les os avaient été disposés ainsi pour une raison mystérieuse et/ou par un mystérieux personnage, en fait pas du tout ! Quelques années après la reconversion des carrières en catacombes, l’inspecteur Louis-Etienne Héricart de Thury décide de réaménager les ossements qui avaient été jetés plus ou moins pêle-mêle. Dans une inspiration romantique et macabre, il les dispose de la manière que l’on connaît aujourd’hui : les os longs comme les tibias sont empilés avec les crânes, et le reste des squelettes est balancé en tas derrière, à l’abri des regards. Certaines parois sont superbes, sur l’une d’elle les crânes forment une arche, sur une autre un coeur ^^’ Interdiction de toucher bien sûr ! Thury a émaillé le parcours de plaques avec des citations bibliques ou poétiques ayant trait à la mort, pour faire réfléchir le passant sur la brièveté de la vie (majoritairement en français, mais il y a aussi du latin, de l’allemand et de l’italien, pas toujours traduit hélas). J’en ai recopié quelques uns qui me plaisaient :

Le Trépas vient tout guérir
Mais ne bougeons d’où nous sommes,
Plutôt souffrir que mourir,
C’est la devise des hommes

La Fontaine

Quid seminas non vivificatur nisi prius morietur
Ce que tu sèmes ne prendras pas vie à moins que cela ne meure d’abord

Ainsi tout change, ainsi tout passe
Ainsi nous mêmes nous passons
Hélas ! sans laisser plus de trace
Que cette barque où nous glissons
Sur cette mer où tout s’efface

Lamartine

Une fois entrée, je croyais que je pourrais rire un petit peu avec l’humour noir et la subtilité finesse délicatesse qui me caractérise, mais en fait, confrontée à tous ces ossements qui étaient des années auparavant couverts de chair, de sang, et vivaient comme n’importe qui, on se sent saisi de respect. Pas vraiment de la peur, en tout cas pas dans mon cas. Je me sentais plutôt dans mon élément, aussi étrange que ça puisse paraître, apaisée. Je m’arrêtais pour lire les citations, ou les traduire comme je pouvais, je regardais les crânes, j’essayais d’imaginer la vie de ces gens. Tant de vies réunies ici ! Ca m’a véritablement fascinée, il y a une solennité cachée dans la pierre et les os.

Dans une des salles, il y avait un puits. J’y ai jeté une pièce, qui sait ? Pour y retourner, ou simplement une offrande profane pour que ces gens reposent en paix. Un passage que j’ai tout particulièrement aimé, c’est à la fin, dans la dernière salle : il y a une colonne d’os bombée comme un gigantesque tonneau. D’après l’audioguide, en 1897 de jeunes gens amusés par l’idée ont convié une centaine de personnes à venir écouter un concert dans les catacombes, avec au programme des musiques de circonstance : entre autres la Marche Funèbre de Chopin, idem de Beethoven, et bien entendu la Danse Macabre de Saint-Saëns ! Je n’aime pas beaucoup la musique classique, mais celles-ci m’ont toujours touchée d’une manière ou d’une autre, et j’aurais presque tué pour remonter le temps et assister à ce concert, dans ce décor fantastique :3 

Et enfin, la boutique ! Je vous le dis tout de suite, rien que pour elle je retournerai dans les catacombes, surtout les livres ! Il y en a un qui m’intéresse beaucoup, The Ghost : A cultural History de Susan Owens, je n’ai pas pu me le prendre, mais j’ai hâte ! A la place, j’en ai pris un autre, que je ne pouvais pas ne pas prendre : The Nightmare before Christmas, écrit et illustré par mon idole, Tim Burton ❤ Le film animé que nous connaissons tous était au départ un très beau poème écrit par Burton, et je l’ai désormais dans un très bel album, un peu cher, mais je ne regrette RIEN !! Quelques cartes postales, et un cadeau pour mon chéri, trouvé après une bonne demie-heure à tourner en rond dans la boutique 😀 Je suis ressortie avec l’envie de revenir, en costume gothique, et d’y chanter « SPOOKY SCARY SKELETONS ! » XD

Bref, une super visite, j’ai dû y mettre le prix, mais je le referai sans hésiter, et je vous la conseille si un jour vous passez sur Paris 🙂 

L’Effroyable Encyclopédie des Revenants

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Esprit de mon lecteur, si tu es là clique trois fois ! Yo tout le monde, j’espère que vous allez bien ! Aujourd’hui, on revient aux classiques, avec un livre dont je voulais vous parler depuis très très longtemps :3

501 EFFROYABLE ENCYCLOPEDIE DES REVENANTS[BD].inddPour aujourd’hui, je vous propose une chronique d’un livre que j’ai reçu pour Noël, et qui était sur ma liste depuis très longtemps  ! (merci Maman ❤ ) Il s’agit de L’Effroyable Encyclopédie des Revenants, écrite par Pierre Dubois et illustrée par Carine M. et Elian Black’Mor. Si les noms vous disent quelque chose, c’est qu’ils ont déjà réalisé plusieurs autres livres, et surtout L’Epouvantable Encyclopédie des Fantômes, un vrai petit bijou ! L’encyclopédie des revenants vient après celle des fantômes, mais les deux peuvent très bien se lire indépendamment. Lire la suite

Rejoignez-moi dans la folie :)

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Alors, avant de rentrer dans le musée des horreurs, je vous enjoins à aller regarder la page du blog Mon projet de roman, car je viens d’ajouter de nouveaux dessins, qui si tout va bien, si je trouve un gentil éditeur et surtout si je termine le livre, seront dans mon roman.

Ceci étant dit, commençons. Quand j’étais en Sicile, il se trouve que j’ai pas mal dessiné, et pas trop mal ma foi. J’ai fait des scènes de la ville pour le cadeau de Noël de mes parents, et ils ont adoré ! Mon père a même proposé de m’inscrire à un cours de dessin pour peaufiner la technique et apprendre la peinture ! Mais pas pour le moment, je préfère attendre.  Pour l’instant, deux dessins, et on je vous les publierais petit à petit, histoire de pas vider le sac tout de suite (et me laisser un peu de marge, le lycée et Final Fantasy 7 bouffent tout mon temps, héhé !)

Et au fait, je viens de comprendre plus ou moins ce que c’est que le site DeviantART, et ça m’intéresse, qu’est-ce que vous en pensez ? Je pourrais m’inscrire ?

Pendu Poubelle