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Noir : Histoire d’une couleur

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ J’ai craqué, encore, sur un artbook, mais y a des circonstances atténuantes, je maintiens et j’affirme ! Je suis passée à la librairie chercher un cadeau pour une amie, et je suis passée à côté de deux librairies qui discutaient du livre qu’ils mettaient en rayon, en l’occurence un « artbook de fantasy gothique ». Vous voyez bien que les circonstances étaient contre moi X’D Et je ne regrette rien, il est trop beau 😍 Crimson de Abigail Larson pour les intéressé(e)s ^^

Nouvelle chronique littéraire ! Je vous présente cette fois un livre écrit par l’historien et enseignant-chercheur Michel Pastoureau : spécialiste de la symbolique et de l’histoire culturelle des couleurs, des emblèmes, de l’héraldique, et de l’histoire culturelle des animaux. Vous savez mon amour de la symbolique depuis que j’ai fait mes dessins de tarot ^^ Il a écrit plusieurs livres sur l’histoire des couleurs, et ma p’tite Maman m’a offert les deux volumes qui correspondent à mes couleurs préférées : le noir et le rouge ❤ A tout seigneur, tout honneur, j’ai donc commencé par le noir ! Noir, Histoire d’une couleur est paru en 2008 et a eu une réédition en poche récemment, mais je vous conseille tout de même la grande version si vous pouvez mettre la main dessus, vous profiterez des illustrations 🙂

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Un peu de poésie renfermée : Gris, gris, gris…

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Salutation bande de gens, comment vous portez-vous ? Cette fois-ci, après deux semaines, on revient enfin à la poésie pour ce samedi 😛 J’ai bien cherché, et j’ai enfin trouvé un nouvel auteur, mais je pense que d’ici quelques semaines je vais devoir retourner à des auteurs dont j’ai déjà parlé : c’est que j’ai trouvé pas mal de noms jusqu’à maintenant, il faudrait que je fasse le compte un de ces jours ^^

Bref, voici une nouvelle poétesse en la personne de Sandrine Davin, née en 1975. On lui doit huit recueils de poèmes, et elle a été primée par la Société des Poètes Français, qui entre parenthèses est la plus ancienne société française de poésie : 1884 ma gueule ! Toutes ses poésies que j’ai trouvée sur le site Poetica sont assez sombres, et parlent de la guerre ou de la tristesse. C’est à peu près tout ce que j’ai pu trouver comme informations à son sujet, je ne sais même pas duquel de ses recueils est tiré le poème dont je veux vous parler ! C’est un peu dommage, du coup si l’un de vous a des infos, je ne suis pas contre 🙂 Bref, voici la bête, intitulée « Gris, gris, gris… »

De ma fenêtre le ciel est gris
Des gens se pressent je ne sais pourquoi
La rue est remplie de débris
Et les chats hurlent sur les toits.
Je suis enfermée dans ma chambre
La musique inonde les murs
Est-ce le mois de mai ou décembre
Je ne sais plus, je te le jure.
De ma fenêtre le ciel est gris
J’ai la tête farcie de pourquoi
Mon intellectuel est tari
Une cigarette me tend les bras.
Plus rien ne compte, je divague
Le soleil peut pointer son nez
Je lui dirais peut-être une blague
Ou l’inviterait à dîner.
De ma fenêtre le ciel est gris
Je vais refermer les volets
Entends-tu la petite souris
Te chantonner un petit couplet.
La mélodie s’est égarée
Quelque part au fond de la nuit
Ma chambre je veux redécorer
Pour emmenoter tout ce gris.

 

J’aime bien cette petite poésie, et je crois que j’aurais adoré pouvoir la lire quand j’étais encore sur Paris : ça définit tellement bien l’état d’esprit que j’avais, coincée derrière ma fenêtre avec la vue sur la pauvre cour grisâtre de mon immeuble et éventuellement un coin de ciel gris en me dévissant le cou… Rien de tout ce que je voyais dehors ne me donnait envie de sortir, et pourtant j’avais vraiment l’impression de me sentir en cage. Du coup, j’essayais de retrouver un peu de sens en mettant un fond sonore permanent avec de la musique (et heureusement je pouvais la mettre assez fort, les voisins n’étaient pas trop contrariants, ou alors inexistants) ; la première chose que j’avais fait de toute manière en emménageant, c’était de remettre de la couleur, comme dans la poésie : un rideau rouge et un rideau vert, une lampe rouge à la place de celle couleur de rien du tout, les draps de lit les plus péchus possibles, des livres sur les étagères et des posters partout ! Bon, ça ne m’empêchait pas de déprimer toute seule, mais au moins il y a avait un petit îlot de couleur dans cette grisaille urbaine. Ce poème me fait aussi beaucoup penser aussi au cliché de l’artiste la clope au bec à sa fenêtre ^^’

J’ai vraiment cherché pour accompagner ce poème, j’avais déjà galéré pour le poème de Jane Delignac, qui était aussi sur le thème de la ville : c’est pas facile du tout de trouver un beau tableau sur la ville qui ait un peu d’originalité ! J’ai fini par dégoter celui-ci, et plus je le regarde plus il m’intéresse ^^ Il s’appelle Un soir de pluie, de Dominique Meier ; je ne suis pas fan de ses autres oeuvres, mais celle-ci, c’est tout l’inverse ! La situation représentée est un peu différente du poème, c’est la ville toute entière qui devient une prison grise et ruisselante sous un ciel presque noir de pluie et de mélancolie. La petite fille est la seule tâche rouge, c’est la seule note de chaleur. C’est un peu comme si elle était elle-même son seul refuge contre tout ce gris. Cependant, il y a un rayon de lumière qui descend du ciel, comme le soleil que Sandrine Davin recherche dans son poème : après la pluie le beau temps, et après les pensées sombres un peu de joie de vivre 🙂