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Chroniques du Bout du Monde #6 : Le Chevalier des Clairières Franches

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Demain j’aurai ma deuxième piquouze pour le vaccin, j’espère que les effets secondaires ne me mettront pas KO trop longtemps ! Etourdie comme je suis, je ferai mieux aussi de photocopier plusieurs fois mon pass sanitaire quand je l’aurai, je suis sûre que je vais le paumer une ou deux fois minimum (je vous dis pas le nombre de fois où j’ai failli égarer mon portefeuille)… J’espère qu’on n’en aura plus besoin rapidement, le plus tôt sera le mieux !

Nouvelle chronique littéraire ! Encore sur la série des Chroniques du Bout du Monde, plus ça va et plus je devient une fanatique de ces romans 😀 Pour rappel, elle est écrite par Paul Stewart, illustrée par Chris Riddell et traduite en français par Jacqueline Odin à partir de 2002. Ici, nous attaquons le sixième tome, qui ferme le deuxième cycle de la série : Le Chevalier des Clairières Franches, publié en 2005. Comme d’habitude, je vous laisse le lien vers les chroniques des tomes précédents, je ferai de mon mieux pour ne pas vous spoiler ici 🙂 

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L’Etrange Bibliothèque

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Il y a tellement de petites nouveautés dans ma vie en ce moment, tout arrive pêle-mêle et j’ai encore du mal à faire le tri pour retrouver un nouveau rythme. Le bon côté des choses, c’est du travail pour mon chéri et moi, et un canapé récupéré à moindres frais d’ici quelques mois pour orner le coin bibliothèque 😀 Le revers, c’est moins de temps pour les projets et continuer le fragile programme de muscu ^^’ Bah, après tout, qui a besoin de dormir ? 😛

Nouvelle chronique littéraire ! Aujourd’hui on cause d’un auteur archi-connu, Haruki Murakami. Il est l’un des écrivains japonais les plus lus au monde, son succès démarrant réellement avec le roman Kafka sur le rivage en 2002, puis avec la trilogie 1Q84. Je n’en avais lu que le premier tome, d’autres lectures m’avaient accaparé en suite, mais j’en garde un souvenir très onirique, une sorte de sentiment d’irréel difficile à qualifier. Cette fois-ci, je l’ai abordé avec une nouvelle intitulée L’Etrange Bibliothèque, illustrée par l’illustratrice allemande Kat Menschik et publiée en 2016.

Résumé : Japon, de nos jours. Un jeune garçon se rend à la bibliothèque municipale. Jusqu’ici, rien que de très banal, le garçon est scrupuleux, il rend toujours ses livres à l’heure.
Cette fois, pourtant, c’est d’abord l’employée qui l’envoie dans une salle qu’il ne connaissait pas. C’est un vieil homme, ensuite, qui le mène par les méandres d’un labyrinthe dans ce qui semble bien être une prison. C’est un homme-mouton qui l’y attend, qui aimerait bien l’aider mais qui redoute le pouvoir du gardien des livres.
Enfin, c’est une frêle jeune fille muette qui va l’aider à se libérer de cette bien étrange bibliothèque.

Mon avis : 

Ca a vraiment été une lecture particulière. J’écris cette chronique à froid, presque deux semaines après avoir terminé le livre, et pourtant je ne sais toujours pas quoi en penser. Par contamination ou parce que le style de dessin me déroute autant que l’écriture, les illustrations m’ont fait le même effet. En soi, j’ai beaucoup aimé les visages et la précision du trait, en particulier pour la couverture que je trouve magnifique. Mais les regards et la dimension angoissante sur fond noir redoublent encore cette impression que je viens de me réveiller d’un genre de rêve malaisant ou d’un cauchemar bizarroïde.

L’histoire commence avec un jeune garçon qui se rend à la bibliothèque. De nature curieuse, c’est là qu’il va dès lors qu’une question le taraude, afin de trouver la réponse dans un livre. Seulement, sa visite à la bibliothèque ne ressemblera à aucune autre. Les bibliothécaires cachent tous des secrets terrifiants, lui assure le vieil homme qui l’enferme et le force à apprendre ses lectures, jusqu’à ce que son cerveau soit bien juteux de connaissances. Le sous-sol de la bibliothèque semble être un lieu hors du temps et de l’espace, où plusieurs mondes ou dimensions parallèles se croisent : le garçon va ainsi faire la rencontre d’un homme-mouton craintif et soumis au bibliothécaire, et d’une jeune fille à la beauté irréelle qui va lui permettre de s’enfuir.

C’est assez délicat de s’attacher aux personnages dans le sens où ils ont l’air assez plats, pas forcément fades mais blasés de presque tout, détachés. Le garçon est obéissant à l’extrême, le bibliothécaire n’a aucun mal à le garder sous sa coupe jusqu’à l’enfermer. Bon, il n’est pas complètement passif parce qu’il cherche à s’enfuir, mais parfois je me disais qu’il était finalement aussi étrange par certains côtés que tous les autres personnages de cette étrange bibliothèque. L’homme-mouton est celui qui a fait bugger mon cerveau, je l’avoue : ça sortait vraiment de nulle part XD Et surtout, je trouve que ses illustrations sont franchement terrifiantes, mais après tout pourquoi pas. Le bibliothécaire est un personnage que j’ai adoré par contre ! Oui, là on peut dire que c’est moi qui ait un grain. Depuis son aspect jusqu’à son caractère, sa nature même, c’est un antagoniste de compétition, il est littéralement Dieu le Père dans cet espace et sa soif de connaissances aspirées à même le cerveau de ses victimes n’est jamais étanchée. Je m’interroge encore sur la jeune fille en revanche, on dirait un personnage qu’on ne peut appréhender que du coin de l’oeil, elle reste toujours hors de portée.

Bref, une nouvelle très particulière, très onirique encore une fois. Angoissante, mais avec une sorte de beauté froide, je pense que c’est le genre de livre qu’on va finir par relire au bout d’un moment tellement on a l’impression qu’on pourrait le redécouvrir indéfiniment.