Archives de Tag: alice au pays des merveilles

Blue au Pays des Songes

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Incroyable mais vrai, j’arrive a trouver mon rythme avec le nouveau boulot et même à gagner un peu de temps. Bon, j’ai toujours des moments de panique et de stress parce que c’est moi, fidèle au poste d’angoissée, mais je commence à émettre les prémisses de l’idée de l’hypothèse de la possibilité que je m’en sorte bien et que je fasse du bon boulot ^^’

Nouvelle chronique littéraire ! Cette fois-ci je vous présente une BD que j’ai découvert complètement par hasard, mais pas au festival d’Angoulême cette fois ! Je vous avais d’ailleurs déjà présenté les premières pages, que vous pouvez retrouver sur le site de Bedetheque : il s’agit de la série Blue au Pays des Songes de Davide Tosello. Avec trois tomes sortis depuis 2020, la série est toujours en court ; on a déjà un premier « cycle » qui s’achève avec la fin du tome 3, mais je meurs quand même d’envie d’avoir le tome 4 😀

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Cœur de Papier

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Hâte de voir enfin le soleil pointer le bout de son nez, ici il pleut à n’en plus finir ! Je vais bientôt devoir faire une lecture d’albums pour des tout-petits à la bibliothèque où je travaille, ma toute première ! Pour la circonstance, j’adopte les coutumes de mon public : coiffure avec deux couettes hautes 😁

Nouvelle chronique littéraire ! On entame les chroniques des BD que j’ai découvertes au festival d’Angoulême, vous aviez hâte et moi aussi 😀 Voici un de mes premiers achats, une occasion : Coeur de Papier, par Bruno Enna et Giovanni Rigano. La série ne comporte qu’un seul tome… depuis 2010 ! Ouep, il est fort possible que cette série n’aura jamais de suite. Mais dans ce cas, vous me direz, cruche que je suis, pourquoi diable l’ai-je achetée, surtout que l’information que je viens de vous donner, je l’ai vérifiée avant d’acheter. Eh bien, sans surprise, j’ai été faible, et même après l’avoir lue et en sachant que je n’aurai peut-être jamais le fin mot de l’histoire, je ne regrette rien !

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Alice au Pays des Morts-Vivants

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Je suis en train de planifier les cadeaux de Noël famille, belle-famille et amis, je vous dis pas la galère ^^’ Et oui, il me faut plusieurs mois pour étaler les dépenses (y a environ 30 cadeaux, et je mets un point d’honneur à trouver THE kado) et surtout, SURTOUT, éviter la galère des courses au mois de décembre XD Comment vous vous organisez, vous ?

Nouvelle chronique littéraire ! Ceux qui me connaissent bien vont rigoler en voyant le titre et dire que c’est du moi tout craché, fan d’Alice au Pays des Merveilles et de trucs bizarres devant l’éternel. J’ai craqué devant le titre, sans même remarquer qu’il s’agit d’un tome 1, mais heureusement je devrais pouvoir facilement trouver le tome 2… et la préquelle XD Voici Alice au Pays des Morts-Vivants de Mainak Dhar, publié en 2016 aux éditions Fleuve. J’avoue que, n’ayant pas lu beaucoup d’auteurs indiens, la nationalité du Monsieur m’intriguait autant que le titre du roman 😀 A votre avis, que se passe-t-il quand le Pays des Merveilles rencontre une apocalypse zombie ?

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Tarot divinatoire made by Juliet : Le Mat

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Bien le bonjour bande de gens ! On y est, ON Y EST, après presque deux ans depuis le 13 juillet 2019 où je vous présentais le premier de mes arcanes majeurs, je vous présente enfin le dernier dessin de tarot, ou en tout cas le dernier de mes arcanes majeurs ❤ Ca fait un bien fou, je vous raconte même pas ^^ Je ne sais pas encore bien ce que je ferai après, ce qui est sûr c’est que je ne compte pas abandonner le dessin ; en revanche, une pause pour pouvoir terminer mes autres projets, ça c’est plus que probable. Je me tâte encore à faire les arcanes mineurs mais je suis de plus en plus intéressée pour le faire ; mais pas tout de suite non plus : pendant deux ans et à chaque fois que j’au l’occasion de dessiner, c’était pour ce projet. Non pas que j’en suis dégoûtée, mais j’ai envie de dessiner un peu n’importe quoi, sans ligne directrice, histoire de me changer les idées 😀 En tout cas, merci beaucoup d’avoir suivi l’aventure jusqu’à maintenant, j’espère que cette nouvelle carte vous plaira !

Aujourd’hui, on va se concentrer sur l’arcane du Mat ou du Fou. De la même manière que l’arcane numéro 13 n’avait pas de nom, le Fou ou le Mat ne possède pas de numéro : elle peut aussi bien finir le jeu (on lui donne alors le numéro 22) que le commencer (et dans ce cas c’est le numéro 0), elle est à la fois la fin et le commencement d’un nouveau cycle. C’est aussi l’un des arcanes les plus incertains quant au sens, les différents éléments n’ont pas de signification arrêtée. Pourtant, c’est l’un de ceux qui m’a donné le moins de fil à retordre, c’est une carte que j’aime énormément en fait ^^ Comme d’habitude, je vais d’abord vous présenter la version du tarot de Marseille qui fait référence, puis je vous montrerai ma propre carte. N’hésitez pas à consulter les cartes précédentes, toutes les cartes de tarot sont liées entre elles de plusieurs façons :

Voici donc la carte du Fou ou du « Mat ». Ce dernier terme est vraiment intéressant et dérive de l’expression « échec et mat », qui vient elle-même de l’arabe « sheykh mat » (je ne suis pas sûre de l’orthographe) et signifie « le roi est mort ». Faut-il donc dire que le Fou est mort ? Oui et non : puisqu’il se trouve aussi bien à la fin qu’au début d’un cycle, on peut considérer qu’il est « mort » car il a atteint un point décisif (qu’il ait atteint ou non son objectif initial) et démarre maintenant une nouvelle vie. De plus, en italien, « fou » se dit « pazzo » ou « matto ». Voilà pour l’étymologie ! 

Le personnage que nous voyons est très particulier, jusque dans sa façon de se tenir. Il est habillé comme un bouffon (couleurs et grelots), d’où la difficulté de le prendre au sérieux, surtout avec les fesses à l’air et le chien qui s’apprête à le mordre comme dans un vieux cartoon. Il a également une blessure à la cuisse, qu’il ne cherche ni à soigner ni à cacher. Il a un bâton de marche, comme l’Hermite, et également un baluchon qu’il porte d’une étrange manière : sur l’épaule opposée à sa main ! En plus de ne pas être très confortable, on a l’impression que sa tête est séparée du corps, renforçant l’idée que le fou à littéralement perdu la tête. Enfin un chien se trouve avec lui : pour l’accompagner, pour le blesser, pour l’avertir ? Ici les interprétations divergent, mais la plupart voient dans l’animal la part « instinctive » de l’homme, le naturel qu’il est bon d’écouter si l’on ne veut pas qu’il revienne au galop… et vous laisse une trace de dents sur le derrière ! Dans beaucoup d’autres jeux, on peut aussi voir que le fou s’avance sur le bord d’une falaise et va tomber dans un précipice s’il ne prend pas garde : d’une part, cela renforce l’idée qu’il est bel et bien fou, insouciant et sans souci des conséquences. D’autre part, cela permet de supposer que le chien le mord pour essayer de le retenir. 

Grâce au chien, on associe également à l’arcane à Diogène, un philosophie grec ayant vécu au IVème siècle avant JC et dont la philosophie est le « cynisme » (qui étymologiquement vient du mot « chien ») ; pour lui et ses disciples les cyniques, la sagesse réside dans le fait de mépriser richesse, puissance, gloire et plaisirs, car ils ne font pas le poids face à la mort, la pauvreté, etc. Il vaut bien mieux se contenter de suivre la nature en toute chose et laisser de côté les comportements « civilisés » et codifiés qui nous rapprochent plus des animaux de cirque que de l’homme véritable. Diogène vivait donc de mendicité, presque en « autarcie » et dormait dans un tonneau, car pour lui la pauvreté lui apprenait bien plus que les livres de philosophie et il pouvait ainsi vivre détaché de toute chose. Pour vous donner deux anecdotes parmi les plus célèbres : lorsqu’Alexandre le Grand vint voir le célèbre philosophe dont tout Athènes parlait, Diogène lui demanda purement et simplement de s’écarter car il lui cachait le soleil ; on raconte aussi qu’un jour il se promena dans toute la ville avec une lanterne en pleine journée, se plaignant de ne trouver aucun homme véritable. 

De part son accoutrement, le Fou se place en marge de la société et l’assume totalement. C’est la carte de la liberté et de l’instinct, celle de tous les possibles et des idées parfois saugrenues. C’est d’ailleurs de là que viens le Joker dans nos jeux de 52 cartes : c’est l’atout que l’on place quand la situation est désespérée, on le joue quand on n’a plus rien à perdre et que l’on espère un retournement de situation. Le Fou, comme Diogène, se moque des conventions et du qu’en dira-t-on ; c’est aussi pour cela que son arcane est la seule à ne pas être numérotée : non seulement car elle se place aussi bien au début qu’à la fin du jeu, mais aussi car il refuse la soumission à un système de pensée ou à un code. Le seul attachement qu’il manifeste est pour son baluchon : il est petit, léger, on peut y voir aussi bien le strict nécessaire du voyageur que le bagage intellectuel. Mais si le Fou le manie avec autant de désinvolture, c’est peut-être aussi parce qu’il s’apprête à se défaire de ses dernières attaches. 

Le génie ou la sagesse ne sont que l’autre face de la folie : ne dit-on pas souvent des gens qu’on ignore s’ils sont des fous ou des génies ? La religion chrétienne dit également que la sagesse des hommes est folie pour Dieu, et que la sagesse de Dieu est folie pour les hommes. Le Fou peut aussi bien être vide de tout intellect (au début du jeu) qu’avoir atteint la sagesse ultime qui consiste justement à se détacher de tout (à la fin du jeu). Il se contente d’avoir foi, d’écouter ses instincts et de se laisser guider par la nature, que ce soit la sienne ou celle d’une puissance supérieure dont il reconnaît l’existence. S’il se dirige vers une falaise, sa chute (ou non ? car l’instant est figé, on ignore s’il va effectivement tomber) peut renvoyer soit à la stupidité, soit à un véritable saut de la foi, une confiance totale dans l’instant présent. La végétation présente sur la carte peut être un indice pour montrer que son action n’est pas vide de sens : l’herbe naît des pas du Fou, symbolisant la fertilité de son action spirituelle. Il ne faut pas y voir l’indice qu’il va réussir dans sa démarche, mais plutôt que toute démarche, même la plus ratée, est susceptible de porter ses fruits car on apprend aussi de ses échecs. 

Bref, c’est un peu l’arcane du « ptet ben qu’oui, ptet ben qu’non » XD Plus sérieusement, tirée à l’endroit c’est un arcane très positif, qui vous invite à suivre votre instinct et à vous laisser porter par le courant. Vous avez de l’énergie, de l’envie, des motivations, et même si vous ne savez pas exactement où ça vous mènera, cette force est précieuse et vous pouvez vous fier à elle, quitte à sortir des sentiers battus. Tirée à l’envers en revanche, il faut refaire le point sur vous avant d’entreprendre toute démarche : soit parce que vous n’arrivez pas à lâcher prise à cause d’une ou plusieurs raisons, soit parce que vous partez trop dans tous les sens pour que votre action puisse donner quelque chose de concret, ou bien encore que vous soyez trop téméraire ou trop naïf, donc pas prêt à vous lancer dans un projet de grande envergure. 

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Et voilà ma carte ! Attention, c’est très très très subtil, mais elle est inspirée d’Alice au Pays des Merveilles XD Je sais que pendant tout le projet, je voulais éviter d’attacher mon jeu à une oeuvre, une religion, ou que sais-je. Mais là j’ai craqué, c’était juste tellement évident que je ne voyais absolument pas quoi faire d’autre : la folie, le bâton qui coupe la tête (coucou la Reine Rouge), le chien dont on ne sait jamais quoi penser (coucou le Chat du Cheshire), la démarche « j’y vais et on verra bien yolo », mon petit lapin fétiche,… Nan vraiment, je ne pouvais que faire cette carte 😀 Et je me suis tellement amusée à la faire, j’ai pu mettre plein de petits détails ^^

Je n’ai pas gardé la blessure qui ne m’inspirait pas forcément ; surtout que techniquement, la folie est déjà une blessure mentale en soit, donc pas besoin d’en rajouter. J’ai donc repris le Chapelier qui devient une Chapelière parce que je fais c’que j’veux 😛 Et pour l’anecdote, ce n’est pas un hasard si Lewis Carroll a utilisé un chapelier dans son oeuvre : à son époque, les chapeliers travaillaient beaucoup avec du mercure, or les effets sur le physique et le comportement sont vite dévastateurs (je vous conseille cet article du blog Savoirs d’Histoire au sujet des chapeliers fous, ultra documenté et très bien écrit !). Je me suis bien amusée avec la pile de chapeaux, et la théière s’est imposée d’elle-même, il ne manquait plus que la tasse que j’ai glissée au bout du bâton… à moins que ce ne soit le sceptre de la Reine Rouge ^^ J’ai utilisé les ballons pour rappeler le jeu de carte, encore que j’aurais pu changer les symboles pour ceux des arcanes mineurs du tarot, qui fonctionnent sur le même principe que nos 52 cartes : coupes, deniers, bâtons et épées. Voilà pour le bagage de ma Chapelière ! Sans oublier le lapin qui nous suit partout dans ce jeu, à moins qu’en réalité, ce soient nous qui l’ayons suivi dans son terrier 😉 

Côté inspiration je suis à la fois partie sur Tim Burton (qu’est-ce que j’adore le travail de cet homme <3) et sur Walt Disney (les classiques quoi). Pour le premier, on a le Chat du Cheshire, ce chat tellement parfait, la meilleure version sans hésiter. Le seul qui rivalise (et encore), c’est la version du jeu Alice Madness Return (mais c’est un autre style un peu plus hardcore !). J’ai mis du temps à le faire mais je suis trop contente du résultat ! Et pour le Disney, j’ai récupéré les fleurs, en bas à gauche de la feuille, et les papillons : le tartinebeurrée et l’hippocampapillon 😀 Un petit parapluie flamand rose pour compléter le tableau et faire une dernière référence, l’incontournable montre à gousset, et le tour est joué ! 

Que pensez-vous de ce dernier arcane ? ^^ J’avoue que c’est un de mes préférés ! Et comme souvent, je remarque que pour chaque mois que je consacrais à la carte, la tendance générale suivait la signification de l’arcane, comme si les évènements suivaient le chemin des cartes ! Bon, pas totalement non plus, mais c’était assez bluffant à voir et c’est une jolie concordance que je ne suis pas prête d’oublier 🙂 Est-ce que je vais me mettre à tirer H24 les cartes pour autant, je ne pense pas XD Il faut de la spontanéité et au final, quoi qu’il se passe, je peux me contenter de garder les leçons du jeu en main : prudence, modération, toujours être en mouvement et savoir faire table rase pour repartir sur des bases saines si nécessaire 🙂 

Un peu de poésie d’évasion : Des livres ? Soit…

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Bien le samedi bande de poésies, nouveau bonjour et nouveaux gens !… Et bizarrement je trouve cette formulation beaucoup plus intéressante que la classique, pas vous ? Enfin bref ! Laissons aux siècles suivants le soin de décider si j’ai eu un trait de génie ou une parole qui sera oubliée à jamais. On se retrouve pour un nouveau rendez-vous poétique, j’ai enfin trouvé de la matière, et je vous propose une poétesse française qui s’appelle Sabine Sicaud. La connaissiez-vous déjà ? Moi pas du tout ! Elle est née en 1913 et morte en 1928 d’une ostéomyélite (une sorte de gangrène des os). 15 ans à peine, et pourtant un talent à couper le souffle : à déjà 11 ans elle avait remporté de nombreux prix littéraires, ses premiers recueils respirent la joie de vivre. En 1958 paraissent ses derniers poèmes à titre posthume, et ceux-là racontent toute la souffrance et la volonté désespérée de vivre encore un peu. Pour moi, s’il faut rajouter une injustice à celle de voir quelqu’un d’aussi jeune et aussi talentueux mourir à petit feu, c’est bien que personne ou presque ne se souvienne assez d’elle pour la faire vivre dans la mémoire collective. Au diable Victor Hugo, de toute façon celui-là même quand on l’oublie il nous revient en pleine figure. Essayons de réparer ça avec un très beau poème intitulé « Des livres ? Soit… », dans son recueil Poèmes d’enfant.

Des livres? Soit. Mais en hiver.
Que le jardin soit gris, la vitre grise!
Que la brise, dehors, soit de la bise
Et la chaleur, dedans, celle de tisons clairs.

Des livres… Mais un ciel de Londres
Et des larmes, sur les carreaux, en train de fondre…

Manteaux sentant le vétiver –
Chats en boule, manchons, marrons, l’hiver!

Alors, si vous voulez, un livre -pas des livres –
Un seul, mais beau comme le printemps vert,
L’été doré, le rouge automne grand ouvert,
Plein d’oisillons bavards et de papillons ivres!

Lequel m’offrirez-vous, lequel
M’apportera cela, demain, père Noël?

Des images, bien sûr… C’est le temps des images.
Saluons-nous, Bergers, Rois Mages!
Et des contes… Bonjour, prince Charmant!
Et de l’histoire… -que vois-je, mais autrement –
Et des voyages… que me gâtent les naufrages!
Père Noël, père Noël, ne cachez-vous
Dans votre hotte, un brin de houx,
Dans votre barbe, un grain de givre?

Ne remplaceraient-ils ce gros livre, entre nous?
Mon livre à moi n’est pas un livre
Comme ceux qu’on imprime, et, jusqu’au bout,
Vos feuillets bien coupés, je ne pourrais les suivre.

On ne lit pas un conte… On s’en souvient.
Je l’écoute, brodé par les flammes dansantes,
Ceux qu’on ne me dit pas, je les invente!

L’Histoire? Un conte aussi. Pour les voyages, rien,
Rien, sachez-le, ne me retient
Si quelque oiseau bleu me fait signe.

Quant aux poèmes… soit. Nous attendrons l’été.
L’été n’a pas besoin de rimes qui s’alignent.
Attendons seulement le pourpre velouté
De cette rose que je sais, près de la vigne…

Ce poème est vraiment très riche, léger, et surtout magnifique ! On dirait presque une berceuse qui invite à faire de beaux rêves, et en même temps pour une fois, on a envie de poser ces fameux livres pour aller voir dans le jardin s’il fait beau et s’il y a des papillons à suivre. La vie et l’énergie de l’enfance débordent de chaque vers du poème ; ni les vers ni les strophes ne s’accordent en nombre, le poème est aussi libre que s’il avait des ailes ! En quelques mots, la jeune Sabine recrée tout un paysage hivernal : cette saison où l’on lit les livres bien au chaud à l’intérieur au coin du feu, derrière la fenêtre froide et les arbres nus ; on se souvient encore du printemps coloré et vivant, que l’on retrouve dans les livres parfois ; mais en même temps, on est happé par la magie de Noël, l’imagination qui explose à l’approche des fêtes ou tout simplement en regardant les nuages, et la neige bien lisse qui n’attend que d’être façonnée. L’image du conte brodé par les flammes particulièrement me met des paillettes dans les yeux et dans la tête. Finalement, les livres apparaissent bien ternes face à l’imagination pure et à la nature, quelle que soit la saison. Même les poèmes qu’elle écrit si bien lui semblent peu de chose à côté des couleurs d’une fleur. En fait, elle me fait beaucoup penser à Alice au Pays des Merveilles ! Rappelez-vous, au début de l’histoire, la sœur d’Alice tente de lui lire un livre d’histoire, mais la petite Alice n’écoute rien, son oiseau bleu à elle se révèle être un lapin blanc qui l’entraîne au Pays des Merveilles. Et pour illustrer le poème de Sabine-Alice, partie trop tôt vers ses propres histoires merveilleuses, je vous propose une illustration de Thomas Kinkade, qui fait un travail fabuleux et fourmillant de couleurs avec l’univers des films Disney, allez tout de suite voir ses peintures si vous ne les connaissez pas ❤