Archives de Tag: Afrique

Les Abysses

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Pour briller en société ou juste parce qu’on est bizarre, on aime bien retenir le nom de certaines phobies : coulrophobie pour les clowns, trypophobie pour les trous, hippopotomonstrosesquippedaliophobie pour les mots trop longs (et le mec qui a inventé le mot a loupé une carrière de bourreau visiblement),… Aujourd’hui, j’ai appris le mot taphéphobie, ou la peur d’être enterré vivant : elle a connu un petit boum à la fin du XIXème siècle avec l’essor du roman gothique et notamment La Chute de la Maison Usher d’Egard Allan Poe. Voilà, c’était la minute « j’ai appris un truc et j’en suis fière allez savoir pourquoi » XD

Nouvelle chronique littéraire ! J’avais entendu plusieurs fois parler de Rivers Solomon via le blog Les Chroniques du Chroniqueur (que je vous conseille beaucoup), et j’avais très envie de la découvrir ! Auteure non-binaire américaine (elle tolère cependant le féminin en français parce qu’on galère avec le neutre), elle est associée à la science-fiction et à l’afrofuturisme, c’est-à-dire une redéfinition de la communauté noire à travers la science-fiction ou le réalisme magique. C’est un courant dont j’ai hâte de découvrir plus de livres ! J’ai sauté sur l’occasion de lire le dernier roman de Rivers Solomon, Les Abysses, paru en 2020 aux éditions Les Forges de Vulcain.

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Kariba

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Souvent au Village du Livre, on tombe sur des livres du XIXème siècle, qui me prennent d’ailleurs plus de temps à cataloguer sur le site puisqu’ils sont parfois abîmés et que je n’ose pas les manipuler trop brutalement. Mais hier, je suis tombée sur de l’inédit : un livre de mutations de propriétés datant de 1819, tenu par une mairie du Lot-et-Garonne ! Ca fait quelque chose de voir l’écriture du type qui a vécu il y a plus de 200 ans et de l’imaginer à ma place avec le livre :3
Et sinon les gens : c’est le 900ème article du blog, YAY ! Rendez-vous pour le 1000, on essaiera de vous proposer un bon p’tit concours de derrière les fagots 😉

Nouvelle chronique littéraire ! Aujourd’hui, je vous cause d’une bande dessinée que j’ai vu plusieurs fois passer à la librairie : la couverture et les dessins me faisaient baver ! J’ai finalement pu la dévorer, et quelle lecture :3 Voici Kariba, un one-shot paru en 2020 aux éditions Glénat, écrit et illustré par Daniel et James Clarke. Je précise ici que Kariba est le nom d’un barrage hydroélectrique bien réel situé sur le fleuve Zambèze (entre la Zambie et le Zimbabwe), et dont la création a provoqué de nombreux problème économiques et sanitaires auprès de la population locale. Menacé de rupture, le risque n’est aujourd’hui évité que parce que le réservoir du barrage est loin de sa pleine capacité ; cependant un niveau aussi faible pose des problèmes de production électrique.

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Premières lignes… #123

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

disons que le patron du bar Le Crédit a voyagé m’a remis un cahier que je dois remplir, et il croit dur comme fer que moi, Verre Cassé, je peux pondre un livre parce que, en plaisantant, je lui avais raconté un jour l’histoire d’un écrivain célèbre qui buvait comme une éponge, un écrivain qu’on allait même ramasser dans la rue quand il était ivre, faut donc pas plaisanter avec le patron parce qu’il prend tout au premier degré, et lorsqu’il m’avait remis ce cahier, il avait tout de suite précisé que c’était pour lui, pour lui tout seul, que personne d’autre ne le lirait, et alors, j’ai voulu savoir pourquoi il tenait tant à ce cahier, il a répondu qu’il ne voulait pas que Le Crédit a voyagé disparaisse un jour comme ça, il a ajouté que les gens de ce pays n’avaient pas le sens de la conservation de la mémoire, que l’époque des histoires que racontait la grand-mère grabataire était finie, que l’heure était désormais à l’écrit parce que c’est ce qui reste, la parole c’est de la fumée noire, du pipi de chat sauvage, le patron du Crédit a voyagé n’aime pas les formules toutes faites du genre « en Afrique quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle« , et lorsqu’il entend ce cliché bien développé, il est plus que vexé et il lance « ça dépend de quel vieillard, arrêtez donc vos conneries, je n’ai confiance qu’en ce qui est écrit, ainsi c’est un peu pour lui faire plaisir que je griffonne de temps à autre sans vraiment être sûr de ce que je raconte ici, je ne cache pas que je commence à y prendre goût depuis un certain temps, toutefois je me garde de le lui avouer sinon il s’imaginerait des choses et il me pousserait encore plus à l’ouvrage, or je veux garder ma liberté d’écrire quand je veux, quand je peux, il n’y a rien de pire que le travail forcé, je ne suis pas son nègre, j’écris aussi pour moi-même, c’est pour cette raison que je n’aimerais pas être à sa place quand il parcourra ces pages dans lesquelles je ne tiens à ménager personne, mais quand il lira tout ça je ne serai plus un client de son bar, j’irai traîner mon corps squelettique ailleurs, je lui aurais remis le document à la dérobée en lui disant « mission terminée« 

Solomon Kane

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Bien le bonsoir bande de gens ! J’ai pris une petite pause pour les fêtes, j’espère que vous en avez passées de super :3 Sans surprise, j’ai eu pas mal de livres à Noël 😀

Nouvelle chronique littéraire :3 Vous connaissez ma passion pour les éditions spéciales 10 euros intégrales de Bragelonne. Cette fois-ci, je suis tombée sur celle des aventures de Solomon Kane, un personnage créé par Robert E. Howard, apparu pour la première fois en 1928, donc ça remonte ! Si le nom de l’auteur vous dit quelque chose, il est aussi à l’origine du personnage de Conan le Barbare, un héros déjà plus connu même si on ne l’a jamais lu. Avec Tolkien et Lovecraft, Howard est considéré comme l’un des pères de la littérature fantastique moderne. Avouez que ça en impose ^^ Le nom de son personnage fait directement référence à la sagesse du Roi Salomon et à la malédiction de Caïn, coupable d’avoir tué son frère Abel et chassé de l’Eden par Dieu. L’intégrale rassemble les récits des aventures de Solomon Kane, qui sont surtout des nouvelles, et parfois des poèmes, avec en annexe des récits laissés inachevés par l’auteur. Un film a été fait en 2009, pas très bien noté, mais comme il est souvent comparé à Van Helsing, je pense que sans être brillant, il fait le taf 🙂 Lire la suite

Mma Ramotswe détective

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Hélas, 3 fois hélas, jour de deuil et de désespoir, demain commence le terrible concours blanc des Chartes, horreur, dysenterie, agonie, Trump. Et encore, heureusement pour moi que la géographie historique n’en fait plus partie, sinon je serais dans la mouise jusqu’au cou ! Et en parlant de géographie, une petite carte pour vous aider pour la suite 😉 

Nouvelle chronique littéraire, aujourd’hui je vous apporte un peu de soleil et de bonhomie, dans un écrin de littérature africaine et policière ^^ Les enquêtes de Mma Ramotswe est une série policière écrite par Alexander McCall Smith (un auteur écossais né et élevé à Bulawayo au Zimbabwe) à partir de 1998, et qui compte aujourd’hui 18 tomes. Les différentes intrigues se passent au Botswana (le pays juste au-dessus de l’Afrique du Sud, le Zimbabwe est à sa frontière est). La série a été adaptée à la télé de 2008 à 2009, 2011 pour la France sur Arte. Le livre que j’ai (grâce à ma p’tite Maman ❤ ) est une compilation des 3 premiers tomes, mais je ne vous parlerai ici que du premier 🙂 Lire la suite