Premières lignes… #32

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

J’étais arrêtée au feu rouge, à l’intersection de la 17e Rue et de Broadway, et avant même qu’il ne passe officiellement au vert, une meute de taxis arrogants s’est élancée à l’assaut du carrefour, de part et d’autre de cet engin de mort miniature que j’essayais de piloter. Appuie sur l’embrayage, lâche l’accélérateur, enclenche le levier de vitesse, lâche l’embrayage. Je psalmodiais ce mantra en boucle dans ma tête, mais parmi cette circulation rugissante, il n’était ni d’un grand réconfort, ni d’aucun secours. Après deux ruades sauvages, la petite voiture s’est décidée à avancer d’un bond jusqu’au milieu du carrefour. Mon coeur a fait un looping. Puis, sans crier gare, les secousses se sont stabilisées et l’engin a commencé à prendre de la vitesse. Pas mal de vitesse. Le temps de risquer un bref regard sur le levier pour vérifier que je n’étais bien qu’en seconde, l’arrière d’un taxi est venu s’encadrer en gros plan dans le parebrise. Je n’avais pas le choix. J’ai écrasé la pédale de frein, avec tant de force que le mouvement a arraché le talon de ma chaussure. Merde ! Encore une paire de pompes à 700 dollars sacrifiée à ma totale absence de grâce sous la pression. Si je faisais les comptes, c’était ma troisième casse de ce genre dans le mois. Quand le moteur a calé (en freinant pour sauver ma peau, je crois que j’avais oublié d’embrayer), j’ai presque été soulagée d’avoir gagné ce petit répit – qui n’avait pourtant rien d’une accalmie, compte tenu de l’ovation de klaxons hargneux et d’insultes qui s’est aussitôt élevée. J’en ai profité pour me déchausser et poser mes Manolo sur le siège passager. J’avais les paumes moites et rien pour les essuyer, sinon le pantalon Gucci que je portais – un pantalon tellement moulant que mon bassin et mes cuisses etaient totalement engourdis depuis l’instant ou je l’avais enfilé. Les doigts ont laissé une empreinte humide sur le daim souple. Essayer de piloter un cabriolet non automatique à 84000 dollars dans les rues de Manhattan à l’heure du déjeuner tenait vraiment de la course d’obstacles. Il me fallait absolument une cigarette.
– Alors, la p’tite dame, tu te bouges ? a beuglé un chauffeur de taxi. Tu te crois où ? A l’auto-école ? Avaaaaance !
Pour toute réponse, je lui ai montré mon index tremblant maisrésolument tendu, puis je me suis concentrée sur la priorité absolue du moment : faire circuler, séance tenante, de la nicotine dans mes veines. Mes mains étaient de nouveau humides et les allumettes s’obstinaient à glisser par terre les unes après les autres. Au moment précis où je réussissais enfin mon coup, le feu est passé au vert. Cigarette aux lèvres, j’ai recommencé à me débattre avec le subtil enchaînement de la conduite non automatisée tout en inspirant et recrachant la fumée au rythme de ma respiration. Appuie sur l’embrayage, lâche l’accélérateur, enclenche le levier de vitesses, lâche l’embrayage. Ce n’est qu’après avoir parcouru trois blocs entiers que j’ai atteint la vitesse de croisière qui me permettait d’ôter la cigarette d’entre mes lèvres. Mais trop tard : la tige dangereusement longue de cendres s’est effondrée sur mes cuisses, pile sur les traces de transpiration. Génial. Mais avant même que j’aie pu m’appesantir là-dessus (en comptant les Manolo, je venais de bousiller 3 100 dollars de marchandise en moins de trois minutes), mon téléphone s’est mis à piailler. Et comme si, en cet instantlà, ma vie n’était pas pourrie jusqu’au trognon, la présentation d’appel sur l’écran a confirmé ma pire crainte : c’était Elle. Miranda Priestly. Ma patronne.

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Un peu de poésie de Punky : La mort

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Bien le bonjour bande de gens ! Nouveau samedi, nouvelle poésie, la première après la grande pause du mois d’août ! Seulement voilà, j’ai glandé pendant le mois d’août, tout du moins j’ai glandé entre le temps passé au travail et cette vilaine grippe qui s’est attachée à moi avec fièvre et passion (surtout de la fièvre). Et, n’ayant pas cherché, fatalement je me suis retrouvé avec pas grand chose pour le premier article poésie de septembre. Punky est donc gentiment venu à mon secours, en mettant à disposition ses propres œuvres ! Je vais peut-être sauter le passage biographique que je mets d’habitude, pour d’autres renseignements je vous invite à consulter la page « Qui, quoi, pourquoi ? » du blog… ou à harceler Punky de questions, on ne sait jamais, ça peut marcher 😀

La mort

Symbole du mal, de la peur, du malheur.
Une étape à franchir pour certains,
Un obstacle insurmontable pour d’autres
Et tu ne pourras pas l’éviter…

Toi, être effrayé, il ne faut pas t’en faire,
Car un jour ou l’autre, elle viendra à ta porte.
Ne la refuse pas,
Mais invite-la, fais-la rentrer chez toi.

Et tu la suivras, car elle t’accompagnera…
Elle te guidera, et tu la remercieras…
Car c’est peut-être une nouvelle vie qui s’offre à toi.

Car après tout, être effrayé,
Il ne faut pas confondre
La fin du monde et la fin d’un monde…

Ma dignité m’empêche de trop m’enthousiasmer, ainsi que la crainte de voir Punky enfler prodigieusement façon Tante Marge dans Harry Potter ^^ Mais je veux bien concéder que j’aime bien ce poème, qui me fait beaucoup penser justement au conte des Trois Frères dans Harry Potter : accueillir la mort comme une amie, n’est-ce pas ce que fait le dernier des trois frères, le seul à avoir été assez intelligent pour lui échapper ? Et pour vous, la mort est-elle un obstacle ou une étape ? Tout le poème repose sur cette double image de la mort, avec apostrophe au lecteur pour l’interpeller et l’inviter à réfléchir. Ne pas avoir peur de l’inéluctable, accompagner le mouvement plutôt que de lutter. Et avec la dernière strophe, on a une jolie chute, qui permet d’échafauder ses propres hypothèses sur ce qu’on trouve au bout du tunnel. « La fin du monde ou la fin d’un monde », franchement je trouve ça très bien trouvé comme formulation, Punky tu m’épates ! Mais l’image que je garde de ce poème, c’est la mort que paradoxalement on craint mais qui vient en amie, et c’est pour ça que j’ai choisi le tableau pour accompagner le poème. Il s’agit de La femme en blanc, de Gabriel Von Max, un peintre allemand du XIXème siècle. Bon, on n’a pas forcément envie de l’accueillir chez soi, mais je maintiens, plus je regarde ce tableau et plus je l’adore : le visage en particulier, pâle comme celui d’un fantôme mais au regard incroyablement vivant ! Les voiles aussi lui donnent quelque chose de fantomatique, un peu comme les mythes de la Dame Blanche que vous rencontrez au bord de la route. Et puis les clefs à sa taille, le petit détail qui fait tout : les clefs du Paradis, de l’Enfer, de l’au-delà en général, de votre prochaine résurrection, à vous de vous faire votre idée ! Punky, ai-je bien choisi ? 🙂

Et j’ai même envie de faire un test : je vais relever tout ce que je reconnais comme une figure de style dans le poème, ou au moins un effet de style, et demander à Punky de dire honnêtement s’il l’avait écrit en y réfléchissant, ou si son génie s’est exprimé inconsciemment 😛 … Oui, mes cours de français me manquent !!! Et d’ailleurs, pour ceux qui ont besoin de révisions, allez voir la vidéo de LinksTheSun sur les figures de style, vous m’en direz des nouvelles 😉

  • Ligne 1 : rythme ternaire + effet d’assonance qui rapproche les termes et les renforce en les associant (mal/peur/malheur)
  • Ligne 2 et 3 : parallélisme entre les deux phrases
  • Ligne 4 : première apostrophe (ma préférée ^^)
  • Ligne 7 : les pieds ne sont pas accordés dans le poème mais ce vers est toutefois visiblement plus court que les autres, ce qui invite à s’arrêter dessus, pour mettre en valeur le conseil primordial du poème (si cet effet a un nom je ne le connais pas)
  • Ligne 9 et 10 : très joli chiasme entre les verbes à la deuxième et première personne
  • Ligne 12 : parallélisme construit en opposition, chute et fin !

Non j’ai juste écrit ça parce que c’était joli xD J’plaisante ^^

Par contre avoir tant de compliment de la Roussette d’un coup… Laissez-moi en profiter 5 min ……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….

Voilà c’est fait 😀

Alors le coup des figures de style personnellement… A part la comparaison et la métamorphose c’est tout xD J’ai fait comme en cuisine… J’ai piffé et ça a marché x) Ce poème m’est venu en pensant à la phrase que dit Gandalf (la phrase en elle-même vous parlera car je ne pourrais pas vous dire où, à qui, quand… xD)

« La mort n’est qu’un autre chemin… Qu’il nous faut tous prendre »

Bon je suis plus « c’est le voyage qui compte, pas la destination. » La mort me fait ni chaud ni froid personnellement ^^ Mais il y a pas que ça, car oui la Roussette, tu as raison le dernier vers force à réfléchir ^^

Je vais vous raconter une histoire.

Ma mère a vécu au Portugal pendant 17 ans. Elle avait pratiquement fait tout son parcours scolaire là-bas, avait ses amis, etc. Et un jour quand elle était au marché avec mes grands-parents, elle croise une petite vielle qui lui conte « la bonne aventure ». Ses paroles furent : « Vous aurez un enfant, vous le verrez grandir… Mais vous allez mourir à 17ans » aussitôt après elle a demandé à mes grands-parents de la protéger. (Je saute les détails sans importance).

A ses 17 ans la crise économique touche le pays et mon grand-père ayant senti le coup venir décide de tout plaquer pour revenir en France. Ma mère n’ayant pas eu son mot à dire à laisser tout derrière elle. Arrivée en France, elle fut obligée de reprendre ses études… A partir de la 3ème… A 17 ans… Sous prétexte qu’elle était étrangère (et que du coup on la prenait pour une conne) 17 ans pour le brevet… 21 pour le bac… Elle a tout pris en pleine gueule, par les élèves et par certains profs (dont un prof d’histoire raciste, auquel j’aurais volontiers mis le nom si je le connaissais :D) Du coup à cause de ça elle n’a pas eu le Bac malgré le fait qu’elle ait fait autre chose par la suite. Mais ça lui quand même mit un frein, car elle n’a fait que des petits boulots.

Quand ma mère m’a raconté son histoire, elle m’a dit que cette petite vielle avait raison. « Finalement je suis morte en retournant en France » qu’elle m’avait dit.

La mort peut prendre différentes formes 🙂 la mort d’une personne, d’une époque, etc. Et si cette mort n’était que le commencement ^^ Après tout j’ai du temps pour y réfléchir (ou pas :3) je verrai ça le moment venu 🙂

Néachronical #1

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Bien le bonjour bande de gens ! On se retrouve après cette longue pause, j’espère que vous allez bien, que vous avez bien vécu la chaleur si vous n’aimez pas l’été, et que vous avez kiffé votre life si vous aimez l’été 😛 Mon job d’été à la buvette m’a personnellement convertie aux douches froides, entre la température et la chaleur de la cuisine, plus le trajet en vélo pour rentrer… Autant vous dire que je suis proche d’un état de zombification avancée à la fin de la journée ^^’

Nouvelle chronique littéraire ! Un livre que Punky m’a offert, merci à lui, il peut reposer maintenant sa mitrailleuse puisque je l’ai enfin lu ! (Je la reposerai quand tu auras lu la trilogie entière plus celle des « Errants » >< ! Oui je fais une incruste sur ton article et alors :D) Comme Elvira Time, il est édité par les éditions du Chat Noir que j’aime de plus en plus, et que je vous recommande même si les livres seront peut-être un peu plus difficiles à trouver en librairie :3 Et donc ! Neachronical est une trilogie fantastique écrite par Jean Vigne à partir de 2014. L’auteur a quand même plus d’une vingtaine de livres à son actif, donc je vous encourage à aller regarder sa bibliographie, ça peut être intéressant 🙂 Lire la suite

« Insérez titre badass, flemme d’en chercher un original xD »

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Tchuss les gens :3 Je viens vers vous pour… Déjà, vous dire que j’suis pas mort, ce qui est une bonne chose en soi xD Et ensuite pour vous prévenir que mes articles risquent de diminuer un peu ^^ (Bon vu que j’en un sors un tous les 29 février, ça fait pas une grande différence xD), et ceux pour plusieurs raisons :

  • C’est l’été. Je déteste le soleil. Il fait chaud. Je supporte pas la chaleur. VIVEMENT L’HIVER P***** !!! :3
  • J’ai déménagé il y a peu, donc j’étais assez préoccupé par rapport à ça ^^
  • On ne peut pas dire que ce soit la grande forme au boulot XD
  • Je trouve pas la motivation pour écrire… Enfin techniquement je l’ai xD C’est juste que… Comment dire ?… J’arrive pas à bien trouver mes mots pour faire des articles potables x)

Voilà en gros ^^ Sachant aussi que je prépare un petit quelque chose pour le blog, mais que je publierais pas avant un moment, histoire qu’il soit d’une qualité extrême ^^

Sinon je peux toujours faire mon rôle de punk, et foutre le bordel sur le blog… À défaut d’avoir des articles, il y aura de l’animation xD Juste que ça fera bizarre à la Roussette quand elle reviendra en septembre :’D

Du coup à la prochaine, bla bla bla, pouce bleu et… Wait a minute.. J’suis pas sûr la bonne plateforme xD

Allez tchuss tout le monde 😀

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Pause estivale !! RDV en Septembre :)

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien 🙂

Je prends une petite pause pour le mois d’août dans le blog, pour diverses raisons qui sont les suivantes :

  • Un job d’été fatigant qui ne me laisse pas la possibilité d’écrire ou de lire aussi souvent que je le voudrais, et qui souvent fait que je suis trop fatiguée pour connecter deux neurones
  • Une nécessaire et délicate recherche d’appartement sur Lyon pour la rentrée (avis aux bonnes âmes) qui me prend pas mal de temps
  • Une fatigue due aux deux points précédents qui fait que je n’ai pas forcément la motivation ou la patience de rédiger des articles en ce moment
  • L’envie de profiter un peu de mes vacances après la prépa, de profiter de mes proches, et de me consacrer à des projets qui ont longtemps été mis en attente, bien trop longtemps, en particulier un certain manuscrit

Je reprendrai début septembre sans faute ; peut-être avant si j’en ai la possibilité et la motivation, mais début septembre, sûr et archi-sûr je reviens 🙂 Pour ce qui est de Punky, je ne sais pas ce qu’il veut faire, peut-être qu’il continuera à publier pendant le mois d’août, n’hésitez pas à lui poser la question sur ses articles 😉

Je vous fais de grosses bises, passez un bel été, méfiez-vous de la canicule, et on se retrouve très vite ❤