Une nouvelle recrue !!

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Hey hey hey ! Pas de poésie aujourd’hui, y a du changement sur le blog ! J’accueille, dans mon incommensurable bonté, un nouveau rédacteur ! Je vous ai déjà parlé de lui, c’est lui qui m’a offert le premier tome d’Elvira Time. C’est un bouquineur aussi, pas autant que moi mais il a de bons conseils de lecture 😀 Il écrit plutôt bien, alors je lui ai proposé de participer au blog, et il a fini par accepter ! Mais mieux vaut qu’il se présente avec ses mots, voici sa présentation, que je mettrai ensuite sur la page Qui, quoi, pourquoi ! Il est possible qu’on se charrie beaucoup par contre, autant vous habituer XD Sur ce, Punky c’est à toi ^^

Salut à tous ^^
D’un… Commun accord avec votre chère chroniqueuse préféré, elle m’a donné un double des clés pour pouvoir poster quelques critiques ^^ Critiques qui seront sur les jeux vidéo et si possible, avec son accord, d’autre chose (photo, musique, etc) Vous pouvez m’appelez Punky x3 (c’est court, facile à retenir, et on s’en souvient bien xD) j’essaierai de pas trop foutre le bordel 😀 (quoi que comme elle à dit sur sa critique de Elvira : « lui donner les codes d’accès au blog serait comme de donner un briquet à un pyromane… c’est pas faux, j’ai un peu peur de ce qu’il pourrait faire, et en même temps je me dis que ça pourrait être rigolo de tester 😀 ») Donc voilà la Roussette est prévenue et le doubles des clés est en ma possession niark-niark-niark 😀

Je vous rassure tout de suite le sujet principal restera quand même les livres, j’essaierai de faire quelques critiques en commun avec la Roussette (oui je l’appelle comme ça, je retiens mieux les gens avec un surnom x), et non elle est pas rousse (enfin ça c’est ce qu’elle dit xD)). Je veux juste partager avec vous mes opinions sur les jeux et, pourquoi pas, vous en faire découvrir ^^ J’ai déjà plein d’idée et j’espère que vous allez accueillir l’idée à bras ouvert ^^

A plus tard sur le blog 🙂

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Cueilleuse de thé

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien :3 Je continue à rédiger en avance, pour vous donner une petite idée, sachez que cet article est le 15ème que je rédige d’avance, je suis tranquille pour au moins un mois ! C’est sûr, il y aura un sacré délai pour vous, mais au besoin j’agence la planification pour mettre à l’honneur tel ou tel article :3 J’ai l’impression de jouer à être une gérante d’entreprise XD 

Nouvelle chronique littéraire ! Aujourd’hui l’un des deux livres que Pepparshoes du blog Sorbet-Kiwi m’a offert, dans le cadre de notre swap sur l’histoire du thé :3 Je savais qu’elle en avait déjà fait une chronique très enthousiaste (cliquez ici pour la lire), et j’avais déjà très envie de le lire, on peut dire que le swap est tombé à point nommé 😀 Il s’agit de Cueilleuse de thé, de Jeanne-Marie Sauvage Avit, publié en 2017 aux éditions Charleston. C’est une maison d’édition dont j’entends beaucoup parler, surtout via Pepparshoes je l’avoue, et à chaque fois les livres ont l’air d’être géniaux, donc je crois qu’après ce premier essai de lecture, je vais sérieusement m’intéresser à leur catalogue 😛  Lire la suite

Premières lignes… #15

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

Je laissai les pointes de mes deux sabres s’enfoncer dans le sable de l’arène. Ce mouvement était incorrect, mais la douleur irradiant mon ventre me forçait à m’accroupir. J’observai les pieds nus du maître d’armes Ranne qui s’avançait d’un pas traînant, en se mettant d’aplomb pour assener un grand coup. M’entraîner avec lui me rendait toujours malade d’angoisse, mais cette fois c’était différent. J’étais sur le point de perdre mon sang. Avais-je mal compté les jours de lune ?
– Qu’est-ce que tu fabriques, gamin? demanda-t-il.
Je levai les yeux. Ranne était en position, prêt à abattre ses deux sabres en un mouvement élégant qui pourrait me trancher la tête. Ses mains se crispèrent sur les poignées. Je savais qu’il avait envie d’aller jusqu’au bout et de débarrasser l’école de l’estropié. Mais il n’osa pas.
– Serais-tu déjà épuisé ? lança-t-il. Cette troisième figure était encore pire que d’habitude.
Je secouai la tête en serrant les dents pour résister à une nouvelle douleur fulgurante.
– Ce n’est rien, maître d’armes, déclarai-je en me redressant avec précaution.
Je gardai mes sabres pointés vers le bas. Ranne se relâcha et fit un pas en arrière.
– Tu n’es pas prêt pour la cérémonie de demain, dit-il. Tu ne seras jamais prêt. Tu n’es même pas capable de finir l’enchaînement d’approche.
Se retournant avec un mouvement circulaire, il regarda d’un air menaçant les autres candidats agenouillés autour de l’arène d’entraînement.
– Cet enchaînement doit être parfait si jamais vous voulez approcher des miroirs. C’est compris ?
– Oui, maître d’armes ! glapirent onze voix.
– Je vous en prie, lançai-je. Si vous le permettez, je vais essayer encore.
Une nouvelle crampe lacéra mon corps, mais je ne bougeai pas.
– Non, Eon-jah. Retourne dans le cercle.
Je perçus le malaise qui s’emparait des onze autres candidats. Ranne avait ajouté à mon nom le mot jah, une antique formule censée conjurer le mauvais sort.

Un peu de poésie animique : Mon livre

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Bien le bonjour bande de gens :3 J’espère que vous allez bien, pour ce samedi, j’ai beaucoup cherché, et je suis assez fière du résultat ! Je suis un peu à court d’auteurs poétiques, et je n’ai pas spécialement envie de resservir tout le temps les mêmes… Quand bien même leurs poèmes seraient tous magnifiques, je ne vous présente pas tout cela dans le but de vous faire connaître toutes leurs oeuvres, mais pour vous donner envie de découvrir avec moi de nouveaux noms :3 Et en fait, je me suis rendue compte que je ne vous ai jamais présenté de poétesse encore ! Malheureusement, je n’en connais pas beaucoup, et encore moins que j’apprécie. J’ai donc cherché au hasard, et j’ai fini par trouver Louise-Victorine Ackermann, née Choquet, née en 1813 et morte en 1890 😛 Elle a été très influencée par Voltaire grâce à son père et par les auteurs romantiques comme Hugo ou Shakespeare, au grand dam de sa mère. On voit donc déjà une certaine volonté d’émancipation féminine. Les critiques blâment son pessimisme dans sa poésie, et l’attribuent à une influence allemande (mais c’était l’époque de tout mettre sur le dos de l’Allemagne, particulièrement après la guerre de 1870). Son autobiographie révèle une pensée lucide, un amour de l’étude et de la solitude, ainsi que le souci de l’humanité qui transparaîtra dans ses textes. Le poème que j’ai trouvé s’intitule Mon livre, il fait partie du recueil des Poèmes philosophiques, et bien que je ne cherchais pas du tout ce type de poésie au début de ma recherche, celui-ci est tombé dans mes bras, et je suis tombée entre ses lignes ❤

Je ne vous offre plus pour toutes mélodies
Que des cris de révolte et des rimes hardies.
Oui ! Mais en m’écoutant si vous alliez pâlir ?
Si, surpris des éclats de ma verve imprudente,
Vous maudissez la voix énergique et stridente
Qui vous aura fait tressaillir ?

Pourtant, quand je m’élève à des notes pareilles,
Je ne prétends blesser les cœurs ni les oreilles.
Même les plus craintifs n’ont point à s’alarmer ;
L’accent désespéré sans doute ici domine,
Mais je n’ai pas tiré ces sons de ma poitrine
Pour le plaisir de blasphémer.

Comment ? la Liberté déchaîne ses colères ;
Partout, contre l’effort des erreurs séculaires ;
La Vérité combat pour s’ouvrir un chemin ;
Et je ne prendrais pas parti de ce grand drame ?
Quoi ! ce cœur qui bat là, pour être un cœur de femme,
En est-il moins un cœur humain ?

Est-ce ma faute à moi si dans ces jours de fièvre
D’ardentes questions se pressent sur ma lèvre ?
Si votre Dieu surtout m’inspire des soupçons ?
Si la Nature aussi prend des teintes funèbres,
Et si j’ai de mon temps, le long de mes vertèbres,
Senti courir tous les frissons ?

Jouet depuis longtemps des vents et de la houle,
Mon bâtiment fait eau de toutes parts ; il coule.
La foudre seule encore à ses signaux répond.
Le voyant en péril et loin de toute escale,
Au lieu de m’enfermer tremblante à fond de cale,
J’ai voulu monter sur le pont.

À l’écart, mais debout, là, dans leur lit immense
J’ai contemplé le jeu des vagues en démence.
Puis, prévoyant bientôt le naufrage et la mort,
Au risque d’encourir l’anathème ou le blâme,
À deux mains j’ai saisi ce livre de mon âme,
Et j’ai lancé par-dessus bord.

C’est mon trésor unique, amassé page à page.
À le laisser au fond d’une mer sans rivage
Disparaître avec moi je n’ai pu consentir.
En dépit du courant qui l’emporte ou l’entrave,
Qu’il se soutienne donc et surnage en épave
Sur ces flots qui vont m’engloutir !

Oh ces mots, je ne saurais vous dire à quel point ils me parlent, j’ai l’impression qu’ils résonnent tout au fond de mon être. Chaque strophe est un battement de coeur, un oiseau qui se déchaîne contre les barreaux de sa cage. J’y vois le refus de la condition féminine, le refus des dogmes religieux, la solitude et la tristesse, et par-dessus tout, le désir de se révolter envers et contre tout, de hurler à pleins poumons, de laisser une trace. Louise ressent la vie avec une telle intensité que tout semble mort à ses yeux, jusqu’à la Nature elle-même ; et quand bien même la mort l’engloutirait, elle est prête à tout pour que cette part d’elle ne disparaisse pas. Le livre de son âme, ce n’est pas simplement le livre de sa vie, comme on l’entendrait pour une simple autobiographie : c’est tout ce qu’elle a été, ses sentiments, son être profond. Non pas le récit de sa vie, mais la consignation au fil des jours de son esprit, la mise par écrit de pensées volatiles vouées à disparaître, mais toutes sont marquées de sa force vitale et de sa puissance évocatrice, la même qu’on retrouve dans le poème. Je ne saurais vous dire à quel point ces mots font écho pour moi, j’ai l’impression de ressentir la même chose pour mes carnets manuscrits. Ce ne sont peut-être pas les livres de mon âme, mais j’y ai mis tout ce que je pouvais, et ils valent plus que tout à mes yeux ><

Et pour ce qui est de l’image, je peux vous dire (sans mauvais jeu de mot) que j’ai ra-mé !! En fait, le poème m’a fait énormément penser, pour plusieurs raisons, à un passage très particulier de Jane Eyre de Charlotte Brontë (la version de 2006 par la BBC, je vous la recommande chaudement), lors de la première conversation avec Monsieur Rochester, alors qu’il découvre les aquarelles peintes par Jane. Outre le fait que le roman défend aussi une certaine émancipation de la femme, l’une des aquarelles me paraissait convenir parfaitement au poème, et j’ai fait de mon mieux pour vous en faire une capture d’écran… Et ça m’a pris environ une demie-heure : le DVD ne me laissait pas faire, Youtube avait tous les extraits dans plusieurs langues sauf celui que je voulais, et j’ai trouvé mon bonheur avec Dailymotion, en piètre qualité certes, mais reconnaissable ! Pour vous la décrire, je vous propose de lire les mots de Charlotte Brontë, qui la décrira bien mieux que moi ; je vois comme un parallèle à faire entre le livre de Louise et le bracelet, qu’en pensez-vous ? :

C’étaient des aquarelles. La première représentait des nuages livides sur une mer agitée. L’horizon et même les vagues du premier plan étaient dans l’ombre ; un rayon de lumière faisait ressortir un mât à moitié submergé, et au-dessus duquel un noir cormoran étendait ses ailes tachetées d’écume ; il portait à son bec un bracelet d’or orné de pierres précieuses, auxquelles je m’étais efforcée de donner les teintes les plus nettes et les plus brillantes. Au-dessous du mât et de l’oiseau de mer flottait un cadavre qu’on n’apercevait que confusément à travers les vagues vertes. Le seul membre qu’on pût voir distinctement était le bras qui venait d’être dépouillé de son ornement.

Enooormes

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien et que vous avez mangé plein de chocolat à Pâques 😉 Je me demande pourquoi ce sont spécifiquement des oeufs en chocolat qui sont offerts lors de cette fête, quelqu’un le sait ? J’aimerais bien en décorer comme à l’ancienne, je n’ai jamais essayé, mais ça doit être marrant ^^

Chronique de pièce de théâtre cette fois ! Ce weekend avec ma couzine Coralie je suis allée voir une comédie musicale au théâtre Trévise : Enooormes, jouée par Magali Bonfils (qui fait la voix de Bulda dans La Reine des Neiges ou Plumette dans La Belle et la Bête), Dalia Constantin (qu’on voit dans les pièces Raiponce, ou La Famille Addams) et Claire Pérot (qui a été tête d’affiche de Cabaret à Paris et a joué par exemple dans Mozart l’opéra Rock). C’était la dernière de la pièce quand on est allées la voir, mais elle sera peut-être rejouée, et j’ai vraiment envie de partager avec vous ce qu’il reste dans ma mémoire ^^ Lire la suite