Archives d’Auteur: juliet595

La Scribe

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Actuellement en pleine session ruminage, une cÂlice de porte chez moi qui refuse de se fermer et se rouvre toute seule. Je la brûlerai bien mais c’est la seule séparation entre la porte et le salon… 🤬🤬

Nouvelle chronique littéraire ! Aujourd’hui je vous propose de découvrir le roman La Scribe de Antonio Garrido, qui m’a été offert non pas par ma Maman mais par ma frangine 😀 L’auteur est un professeur d’université et un passionné d’histoire : La Scribe est son premier roman, publié en 2009 et devenu un best-seller dans son pays d’origine, l’Espagne. Il s’agit d’un roman historique avec une touche de policier, qui se déroule à l’époque de Charlemagne, soit à la toute fin du VIIIe siècle.

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Premières lignes… #216

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

Le 22 septembre 1887, le World me donna pour mission de me faire interner dans l’un des asiles de fous de New York. Mon rédacteur en chef, Joseph Pulitzer, souhaitait que je décrive en termes simples et directs les soins apportés aux patientes, les méthodes de la direction, ect. Mais avais-je les nerfs suffisamment solides pour supporter pareille épreuve ? Serais-je capable de me faire passer pour folle auprès des médecins ? D’évoluer une semaine entière au milieu de malades mentales sans que les autorités découvrent que je ne suis qu’une « moins que rien armée d’un calepin » ? Oui, j’avais foi en mes talents d’actrice et me pensais de taille à feindre la démence d’un bout à l’autre de mon séjour. Pourrais-je passer sept jours à l’asile d’aliénées de Blackwell’s ISland ? J’en étais convaincue. Et j’ai tenu parole.
Je reçus pour seule instruction de me mettre au travail dès que je me sentirais prête. On me demandait d’enquêter sur cette institution, si bien protégée du monde extérieur par des fenêtres à barreaux, des portes verrouillées et une armée d’infirmières à coiffe blanche.
« Nous n’attendons rien de sensationnel, mais un récit honnête des faits. Distribuez les blâmes et les louanges comme bon vous semble, du moment que vous vous en tenez à la vérité. Et prenez garde à ce sourire que vous affichez en permanence, ajouta mon rédacteur en chef.
– Je m’en départirai », lui promis-je avant de sortir de son bureau.
Dans mon esprit, si je réussissais à franchir les portes de l’asile – ce qui me semblait un exploit en soi -, ce serait pour vivre la paisible routine d’un hôpital psychiatrique. Comment pouvais-je imaginer qu’une telle institution soit dirigée en dépit du bon sens et tyrannise ses propres pensionnaires ? Les maisons de fous m’avaient toujours intriguée ; j’espérais au fond de moi que ces créatures vulnérables y recevaient les meilleurs soins. Je refusais de croire les histoires de maltraitance lues ici ou là, tout en éprouvant le désir secret de les élucider.
Je pensais avec effroi à la totale sujétion des aliénés en face de leurs gardiens. Rien ne leur servait d’implorer leur libération si ces derniers en avaient décidé autrement.
« Une fois ma mission accomplie, comment comptez-vous me faire sortir ? avais-je demandé à mon interlocuteur.
– Je ne sais pas encore. Je suppose qu’il nous suffira de révéler votre identité et les motifs de votre internement – mais tentez déjà d’y entrer. »

La baleine bibliothèque

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Et j’espère aussi que vous avez survécu sans trop de dégâts à la canicule de ce weekend ? Pensez à bien boire les enfants, et n’oubliez pas : on ferme tout en journée et on ouvre la nuit seulement 😋

Nouvelle chronique littéraire ! On repart du côté de la BD, encore et toujours, et on retrouve Zidrou qui est un auteur que j’aime beaucoup ! Comme la plupart d’entre vous, je l’ai découvert avec la BD L’élève Ducobu. Plus tard, j’ai lu la BD Lydie que je ne peux que vous recommander, et ça a été le coup de foudre. Voici donc un autre de ses albums, La baleine bibliothèque, illustré par Judith Vanistendael et publié en 2021. J’avoue, au départ, c’est le titre qui m’avait attirée 😀

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Le jour où l’humanité a niqué la fantasy

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Sachez (joie et chocolat) que j’approche doucement de la fin de mon premier tome bien rédigé et tout et tout, j’ai hâte de me mettre aux illustrations et au tome 2 ❤

Amis de la fantasy et du n’importe nawak, cette nouvelle chronique littéraire vous est spécialement dédiée ! Rien que le titre met la puce à l’oreille : Le jour où l’humanité a niqué la fantasy, de Karim Berrouka. L’auteur n’en est pas à son premier roman (j’ai très hâte de pouvoir lire ses autres écrits), et avant de prendre la plume romanesque, il a été chanteur et parolier d’un groupe punk… ce qui explique pas mal de choses 😀 Oubliez tout ce que vous savez sur la fantasy et préparez-vous à un sacré chambardement !

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Premières lignes… #215

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

Chapitre Premier : Requête au Lecteur
Ah, lecteur ; vous allez me reprocher d’écrire dans un style que six longs siècles séparent des évènements relatés, mais vous êtes venu à moi afin d’obtenir des éclaircissements sur les jours de transformation qui ont laissé notre monde tel qu’il est. Or la récente révolution est née du renouveau abrupt de la philosophie du XVIIIe siècle, grosse d’optimisme et d’ambition ; aussi n’est-il possible de décrire notre époque que dans la langue desLumières, empreinte d’opinion et de sentiment. Il faut me pardonner mes vouvoiements, mes « il » et « elle », mon renoncement aux termes et à l’objectivité modernes. Les débuts vont être difficiles, mais que vous soyez mon contemporain, toujours en proie à la stupeur devant l’ordre d’aujourd’hui, ou un historien considérant mon vingt-cinquième siècle d’aussi loin que je considère le dix-huitième, vous allez vous découvrir plus à l’aise avec la langue du passé que vous ne l’imaginez ; il en va ainsi de nous tous.
Je me demandais autrefois pourquoi les auteurs des jours enfuis se prosternent si souvent devant leur public, lui présentent leurs excuses, implorent son indulgence, s’adressent au lecteur comme à un empereur en lui expliquant leurs manquements et échecs ; mais à peine ai-je entamé mon travail que le besoin de ces obséquiosités s’impose. Si je veux faire preuve de la fidélité requise au style que j’ai choisi, cette oeuvre doit s’ouvrir sur la description de ma personne, de mon passé et de mes qualifications, puis vous conter par quel tour la Providence a placé entre mes mains les réponses à vos interrogations. Ami lecteur, maître, tyran, je vous implore de m’accorder en ces matières le privilège du silence. Si vous connaissez le nom de Mycroft Cranner, vous pouvez maintenant reposer ce livre. Si vous ne le connaissez pas, je vous implore de me laisser jouir de votre confiance quelques dizaines de pages encore, car mon récit vous donnera en lui-même tout loisir de me haïr.